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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 10:30

UNE COURTE TRAJECTOIRE

POUR UN LONG CHEMIN

Texte (biographie) d'Israel Torralba Blanco

prisonnier politique antifasciste des GRAPO

 

ÉCRIS-LUI ! :

ISRAEL TORRALBA BLANCO 

C.P. "A LAMA" . 36830 A LAMA (PONTEVEDRA)

 

10-ISRAEL TORRALBA-GRAPO-fr"LE QUARTIER ET LA FAMILLE. Je suis né un 24 Octobre de l'année 1974, la même année où Salvador PUIG ANTIC (1) a été assassiné par le garrot [exécution réalisée par l'État espagnol]; une année avant que les cloches de la mort reviennent sonner pour les exécutions par fusillade du 27 septembre 1975 (2) . À cette époque, je ne pouvais évidemment pas être conscient de tout ça mais je ne pense pas qu'il soit trop frilole d'en parler en tenant compte de la quantité de fois où j'ai dû entendre (et où je continue à entendre) la malencontreuse phrase: «Toi, que sais-tu? puisque tu es né en Démocratie!». Dans tout les cas, les archives sont là pour celui/celle qui veut revenir sur les centaines de Crime d'État (ou avec sa connivence) qui continuent sans interruption jusqu'à ce jour…

Pour mettre en scène mes souvenirs, je dois décrire un quartier collé à un polygone industriel semi-abandonné où les jeunes en âge de travailler continuaient à venir en troupe bien que déjà plus pour se mettre le bleu de travail sinon plutôt pour l'enlever (…). Ainsi était Leganés en grandissant, un quartier comme n'importe quel autre du Sud de Madrid, surgit de cette migration du champ à la ville dans ce qui fut la tardive et éphémère industrialisation en Espagne. Bientôt ce tissu industriel serait démantellé et le commerce de la spéculation et des "coups" immobiliers se développeront.

Entre des pâtés et des pâtés de logements, il restait toujours un terrain à découvert où nous, les dernières générations qui avons pu en profiter (plus tard arrivera le béton et la Play-Station) : nous dépensions nos énergies en apprenant à grandir dans la boue, en rivalisant de blessures et de coupures, avant l'arrivée des marques commerciales sportives et des jeans, une distraction qui nous éloignait de la partie véritablement importante du jeu. J'ai peut-être eu la chance de ne pas pouvoir me les permettre comme tant d'autres choses...

gnr-7Entre les ciments et les murs qui n'ont pas élevé l'édifice "résidentiel" moderne -lequel ne verra jamais le jour- nous développions nos aventures les plus risquées. Dans ces squelettes de béton, chaque fois que les excavatrices disparaissaient avec les gains obtenus, les batailles devenaient plus urbaines pour de nombreuses familles sous la forme d'une entrée pour un logement et par conséquent aussi pour le salaire des ouvrier(ère)s. Il ne restait plus que les tranchées et quelques décombres qui faisaient les délices de notre fantaisie. Que pouvions-nous savoir d'autant de vols réalisés contre les Parias de toujours? que pouvions-nous savoir tant que resteront des tranchées, des briques et des tôles ondulées parmi lesquels conspirer en petits commandos, au moins jusqu'à la trêve du goûter?

J'ai grandi ici avec la complicité de ma soeur Celia, main dans la main depuis tout petits, suppliant ces mains maternelles qui travaillaient toujours car ma mère, faute de bœuf, a du tirer seule la charette avec la souffrance ajoutée de devoir en plus batailler avec la plus sanglante angoisse des absences. Ma mère sera l'une de ces pionnières du divorce mais quand celui-ci a eu lieu cela faisait déjà longtemps qu'elle avait jeté le lest par-dessus bord pour que notre modeste embarcation ne coule pas. L'année 1977 était en cours lorsque mère resta seule avec deux enfants de 2 et 3 ans avec tout ce que cela suppose à cette époque, au-delà du purement "économique". Ma mère émigra de son Asturies natal, de même que ses 6 soeurs et 2 frères réparti(e)s dans la géographie péninsulaire et du Portugal car toutes les soeurs (elles sont la majorité...) sortiront des Asturies, excepté mon oncle Paulino qui a été mineur au "Pozo Maria Luisa" (Puit Maria Luisa) et militant à cette époque au PCE, bien que sur sa militance et sur les Luttes dans lesquelles il ait pu participer je n'ai pas réussi à recueillir de témoignage car quand j'étais nourisson il est mort dans un terrible accident tandis que -déjà retraité- il faisait sa route matinale en bicyclette.

Cette situation de dispersion familiale me permettra de connaître d'autres réalités différentes de celles de mon quartier, en plus du fait de me donner les meilleurs souvenirs de mes nombreux voyages par toute la géographie espagnole mais surtout de ma "brave" Asturies. Avec le temps, j'apprends des choses sur le sang qui a coulé dans ces monts, sur la Terreur des "oiseaux noirs", sur la souffrance et les pénuries qu'ont vécu –comme tant d'autres- mes grands-parents à cause de la sauvage Répression Franquiste.

leganésMais pour revenir à Leganés, je résumerais en disant que je suis passé de l'enfance entouré de diverses activités, principalement en étudiant le solfège et le piano, bien que je ne puisse pas dire que j'ai fini par beaucoup profiter de tout cela : pour moi ce n'était rien de plus qu'une montagne d'heures, sans jeux, bien que cela représentait un titanesque effort économique pour ma mère et la meilleure façon de nous tenir presque sous contrôle et éloigné(e)s de ce champ de bataille que Leganés était devenu dans lequel une grande partie de la Jeunesse de plusieurs générations commençait à disparaître. Selon moi, ils se débarassaient du danger que représentait l'accumulation de forces de travail pour le Capital. Que ce soit déjà par commission ou par ommission, ils se débarrassaient de cette menace au travers de l'usage abusif "d'armes chimiques de destruction massive". Quiconque a vécu durant ces dernières décennies dans un quartier ouvrier sait que ces armes n'ont jamais été très loin de la Guerre Sale, ceci à propos du GAL (3) et du narcotrafique... à de nombreuses occasions, elles semblaient être les pieds d'une même table.

 

san nicasio (leganés) anos 70RÉBELLION ADOLESCENTE.

Jamais je n'ai été spécialement remarqué dans l'étude. Tant que n'arrivait pas l'été, il n'y avait pas une personne qui aurait pu me surveiller et m'aider dans mes devoirs scolaires, c'est pourquoi j'ai accepté pour les mathématiques dans lesquelles j'étais remarqué et je finissais toujours par passer –sans difficulté- en Septembre. Quand je suis entré à l'Institut de Formation Professionnelle, mon intention était celle d'étudier l'électronique mais -par un fait absurde qu'il serait long à raconter- je finirai par étudier l'administration où je n'ai jamais été dans le moule. Même ainsi, je finirai par passer plus de temps à l'Institut d'électricité et d'électronique qui me correspondait mieux. Disons que je tentais de récupérer le temps perdu du jeu, bien que les jeux d'un gars de 14 ans ne soient déjà plus tellement innocents.

C'est alors que j'ai commencé à être au contact des musiques les plus combatives et où j'ai aussi commencé à m'interroger sur tout ce que les écoles nous avaient enseigné, sur cette réalité dans laquelle nous vivions, sur l'Histoire la plus récente. C'est aussi plus ou moins à cette époque que j'assisterai à mes premières courses dans les Manifestations contre la Guerre du Golfe. Avec le temps, j'entrerai dans l'environnement “Anarko-Punk” et Antimilitariste de Leganés.

Je me souviens qu'en profitant des fêtes, lors d'une incursion par la buvette du Collectif MILI-KK, mes compagne(on)s d'aventures ont commencé un bavardage facile et jusqu'à insultant à propos des sandwichs vegan (4), mais mon approche se distanciait beaucoup de ce ton moqueur et je restais seul sur la défensive face à cette forme de raisonnement et d'action en cohérence avec ces gens. Finalement, nous chantions et dansions tou(te)s sur ces chansons Anticapitalistes, nous mettions des autocollants et des pins tandis que nous parlions de Révolution mais jusqu'où étions-nous prêt(e)s à aller? Serions-nous capables de commencer le changement par nous-mêmes, de pratiquer par l'exemple? C'est de cette façon que j'ai surmonté les blagues des collègues et c'est quasiment suite à une "pique" que j'ai décidé de devenir vegan et je l'ai été durant quelques années.

Le temps passait rapidement et j'entrais dans un monde nouveau pour moi; je connaitrai les Mouvements de Libération Animale et les Collectifs Pro-Insoumission et Antirépressifs, ce sera un voyage dans lequel je m'embarquerai presque seul, les vieux/vieilles ami(e)s ne semblaient pas être disposé(e)s à me suivre sur le même chemin.

bar-34Parmi beaucoup d'autres choses, je m'interrogeais déjà alors sur ces manuels et affiches avec les photographies des prisonnier(ère)s politiques du PCE(r) et des GRAPO qui apparaissaient dans certains locaux. Avec ce panorama, les jours sont devenus plus courts pour écouter toutes ces Histoires sur comment fonctionne le monde et sur les personnes disposées à le changer. Je garde un bon souvenir de ces longues nuits où au côté de mon bon ami TRIKY “nous refaisions le monde” à la chaleur d'un radiocassette, quelques piles et un peu de kalimocho. À lui, le temps lui donnera raison; à moi, les coups m'encercleront.

Peu à peu, je me suis impliqué dans diverses Luttes avec le commencement de rassemblements, peintures, collages d'affiches et tant d'autres activités. À cette époque-là, des groupes de fachos ont commencé à apparaître à Leganés. Ceux-ci bougaient dans la zone piétonne en faisant peur aux gamin(e)s, cela nous touchait de loin car ce n'était pas notre environnement de telle sorte que lorque nous avons voulu le détecter, il était déjà un grouspucule important. Le jour est arrivé où les fachos ont blessé un gamin connu. Celui-ci est apparu dans le Bar "Tolo" (où nous avions l'habitude de nous réunir) avec tout les effets visibles de l'impuissance que laissent les abus sur le corps. De façon spontanée, nous décidons alors de faire peur aux fachos. Ces éléments étaient en majorité des fils/filles de militaires et d'autres Corps Répressifs, certain(e)s très connu(e)s et que nous retrouverons d'autre fois dans de nombreuses occasions. Il ne s'était pas passé une heure quand, de retour au Bar "Tolo”, j'assisterai à mon premier grand coup de filet où deux membres parmi les responsables du local ont été détenus. Il n'y avait rien à commenter c'est pourquoi nous nous sommes dirigé(e)s au commissariat pour exiger leur mise en liberté. Évidemment, nous n'en sommes pas revenu(e)s.

bar-20Jusqu'à ce moment-là, je n'avais pas souffert de charges policières d'une telle virulence, pas même pour le Koweit. À peine âgé de 17 ans, j'ai reçu là mon baptême répressif. Nous avions répondu à l'extortion et aux abus de leurs fils/filles qui par le Droit du Sang jouissaient eux/elles aussi de l'Impunité. La raison était de notre côté mais les armes (et d'autres instruments) c'est eux/elles –les Fascistes- qui les avaient. Ceci est seulement l'une de tant d'autres "anecdotes" mais il m'a paru intéressant de la rappeler; en fin de compte, elle sera la première d'une longue liste d'offenses similaires où je finirai tellement de fois insulté, vexé, frappé et détenu arbitrairement et qui se terminera toujours comme une plaisanterie macabre face au Juge en tant qu'agresseur. La couleur de l'uniforme donnait la même chose, le traitement était également toujours vexatoire, l'argot fasciste utilisé était toujours le même. Et c'est ainsi que parmi autant de violence, on ne choisit pas librement ce chemin : en dernière instance c'est le Juge -qui représente l'État entier- celui qui légitime avec sa signature l'impunité des mercenaires de l'État. Quelque fois, la peur peut te paralyser mais d'en vivre autant t'induit à réaliser d'autres pas. Nous n'avons pas commencé cette Guerre, nous avons seulement appris à nous défendre pour ainsi au moins sauver la Dignité.


ROUTE…

okupaMais quand il a été évident que je n'irai pas bien loin par le chemin des études, je commençais à passer par certains emplois très précaires, toujours sans contrat, pour une misère et sous la menace chronique du licenciement. Au vu de la plus grande expérience du travail de ceux/celles qui m'entouraient, le futur qui allait se jouer n'était pas très porteur d'espérances, le futur était déprimant. Le fait de se savoir être toujours sur la corde raide sur le marché du travail me produisait de la panique mais, tôt ou tard, j'aurais à m'affronter à ce chemin ténébreux si je voulais sortir de la maison. Je commençais à m'intéresser à tout ce qui était en relation avec le Mouvement Okupa [occupation politique de lieux], mon premier contact avec ce Mouvement coincidera avec un intéressant concert au Centre Social Autogestionné le “KASAL” de Valencia [Pays Catalans]. Un projet dans lequel une connaissance du quartier (avec le temps un grand ami) participait depuis longtemps. Inévitablement, en voyant renaître autant de vie dans ces tristes édifices abandonnés je tomberai dans l'ensorcellement de croire qu'ils endormaient le rêve des spéculateur(trice)s.

J'y ai passé quelques semaines en apprenant ce que signifie l'Autogestion, cela se montrait à mes yeux comme toute une "Révolution Culturelle". En assemblée, on gérait le repas populaire vegan, la caféteria où divers films documentaires étaient projetés et débattus, les locaux d'essai pour des groupes musicaux et de théâtre, la salle de concerts, les programmes de la radio pirate “radio Klara” etc… Sans aucune volonté de gain, de nombreuses activités nécessités culturelles et combatives étaient réalisées, toute une véritable richesse qui naissait de l'engagement et du travail d'un groupe de personnes qui ne se résignaient pas à attendre que les Exploiteur(trice)s ou les comparses politiques et syndicaux résolvent leurs problèmes et nécesités et par conséquent, ils/elles mettaient la main à la pâte. Là, bien que je n'ai pas été un familier, j'ai connu entre autres Guillen AGULLÓ (5) et son inséparable collègue: Davide, deux Antifascistes infatigables de ceux/celles dont on aura bientôt la pire des nouvelles…

L'âge de ma majorité s'approchait et si j'étais certain de quelque chose c'était que le travail salarié ne me faciliterait pas un rapide chemin vers l'émancipation. Avec quelques emplois précaires, j'économisais tout juste afin d'acheter un peu de matériel pour l'élaboration artisanale qui me donnera à peine de quoi tromper mon estomac mais l'heure était venue d'abandonner le matelas maternel et le vol nocturne (avec l'audace que donne la faim) dans le frigo qui coûtait tellement à ma mère pour le remplir.


…ET COUVERTURE.

2008-Centro Social LA GOTERA en Leganés (san nicasio)Par l'intermédiaire d'une amie, j'entre en contact avec le Mouvement Okupa de Madrid, et j'en arrive à vivre au quartier de Estrecho où j'ai connu des personnes intéressantes desquelles j'apprendrai beaucoup sur l'Anarchisme et le Veganisme. Mais ma tête continuait d'être occupée par le fait de monter un Centre Social Okupa à Leganés et ainsi, avec les personnes du quartier, nous finirons par le réaliser. La première tentative a échouée, en une semaine, mais la seconde réussira.

Après les premiers travaux de nettoyage, nous commençons à organiser quelques concerts à l'aide d'un générateur à gasoil, de cette façon, nous finançons les matériaux de construction pour élever la maison et peu à peu les premières activités se réaliseront. Mais avec le temps, cette expérience ne finira pas bien, cette fois ce ne sera pas le résultat de la Répression. Trop d'intérêts différents au sein d'un même espace finiront par porter la tension jusque dans l'assemblée. J'étais un gamin d'à peine 18 ans incapable de comprendre certains sujets et beaucoup d'intrigues. Je finirai par "déserter" de ce projet que j'avais moi-même propulsé mais qui commençait à faire des vagues, dès le début. Je quitte définitivement le quartier et je retourne à Madrid...

Un jour, la nouvelle arrivera que Guillen AGULLO a été assassiné, selon la presse par un groupe de "têtes rasées" [des fascistes] : une façon comme une autre de cacher la réalité. Guillen s'était fait remarquer comme Antifasciste à Valencia. Peu de temps auparavant, il était apparu à la télévision locale, avec son image floutée en noir, pour dénoncer des faits dont je ne me souviens pas mais l'image originale tout comme probablement d'autres informations ont du être transmises à ses assassins. CUEVAS (6) sera condamné à 9 ans de prison sur lesquels il n'en accomplira que 4. Peu de temps après, il sera de nouveau détenu avec 9 autres Fascistes (certains étant des militaires en activité) auxquels des armes seront saisies y compris un bazooka. Pedro CUEVAS sera rapidement mis en liberté du fait d'être en tête de la candidature municipale de la localité de Xiva au sein de Alianza Nacional (7). À ce jour, le père de Guillen continue à recevoir des menaces. Une fois de plus, la Loi continue d'être pour "l'Autre côté", tandis que la Justice attend toujours son heure. Pour avoir une référence, si nous comparons: dans de multiples Procès-Farces, des dizaines de militant(e)s du PCE(r) (Parti Communiste d'Espagne reconstitué le 8 Juin 1975) sont condamné(e)s à 11 ans et 6 mois de prison qu'ils/elles accomplissent jusqu'au dernier jour... En 35 ans d'existence de ce Parti, ils n'ont jamais pu le mettre en relation avec d'autres armes que celle du Marxisme. Peu de temps après, la nouvelle arrivera que Davide, son inséparable compagnon a lui aussi été assassiné, cette fois en défendant le “KASAL” de la présence d'un indésirable.

NO PASARANLe poids de la réalité que nous vivons me conduira à approfondir les règles qui régissent la Lutte contre le Fascisme, finalement, la prise d'empoigne que nous maintenions avec ces groupuscules était seulement la pointe de l'iceberg et tôt ou tard nous devrions nous affronter à tout ce qui se cache sous la surface. Tandis que nous nous forgions dans ces sujets, les Lois répressives allaient en augmentant. Le Mouvement Antifasciste de Madrid semblait prendre de l'impulsion mais c'était à la fois quand les divisions au sein de celui-ci semblaient affleurer le plus : les conceptions sur la Lutte et leurs formes d'Organisation prenaient des chemins différents, quand ce n'était pas directement les rumeurs et intrigues celles qui semaient la méfiance entre les un(e)s et les autres, bien que finalement ce fut la Répression elle-même qui a atténué ces différences. Il nous restera toujours la porte d'un Juge pour les retrouvailles. Dans ce contexte, au milieu des années 90, naîtra ce que les médias appelleront “Guerrilla de Malasaña” correspondant à une journée annuelle de Mobilisations Antirépressives qui, sans rendre les forces égales, montrait au moins que nous savions combattre et, le plus important, que nous étions disposé(e)s à le faire.


DEUX PAS EN AVANT...

bar-27Notre capacité et prédisposition pour affronter la Lutte était chaque fois un peu plus importante mais l'État, ce “groupe d'hommes et de femmes armées" nous le rendait aussi chaque fois un peu plus difficile. Tout cela n'était pas un jeu et ce même État montrait toute sa volonté de combattre toute voix qui sortirait du bercail. Son expérience Antisubversive est énorme, elle vient de loin, c'est pourquoi –y compris avant nous- ils revenaient déjà sur les pas que nous venions déjà de réaliser, plus encore, maintenant je pense que, très probablement, si nous n'étions pas déjà “neutralisé(e)s” c'était pour éviter de nous montrer toutes leurs cartes car l'objectif de l'État était plus ambitieux. Si la pression et la peur ne nous paralysaient pas, la logique de l'ennemi était d'attendre le moment adéquat pour lancer le "Coup de Grâce" définitif. Celle-ci est l'une de ces Lois de la Guerre et si nous l'avions comprise à ce moment-là, nous aurions pu l'utiliser en notre faveur, mais ceci est une autre Histoire.

Pour en finir avec le fait de jeter plus de bois dans le feu, mon Procès pour Insoumission arrivera et je serai condamné à 1 an et demie de prison; du fait d'être condamné à une peine inférieure à 2 ans, je resterai automatiquement en "Liberté" conditionnelle, en ayant l'obligation d'aller signer les 1er et 15 de chaque mois [au commissariat], chose que je ne ferai jamais et finalement, je n'étais déjà plus un Insoumis, seulement à leur armée (qui n'était déjà plus obligatoire) et je n'avais pas non plus précisémment d'allergie à la poudre, simplement je me suis déclaré Insoumis à tout ce que ce même "groupe d'hommes et femmes armées" défend. Malgré le fait d'avoir déjà un pied en prison, j'étais incapable de me séparer de la première Ligne de chaque barricade. Je n'envisageais pas de renoncer à ce qui était déjà la partie la plus importante de ma vie. Quand je m'en suis rendu compte, nous avons été aussitôt mis(e)s dans la PAPA (Plateforme d'Aide aux Prisonnier-ère-s Politiques Antifascistes), une plateforme depuis laquelle un groupe de personnes connues voulaient porter la voix des prisonnier(ère)s dans la rue. Parallèlement et de façon discrète, nous tentions de créer les Jeunesses Antifascistes, au début un groupe réduit de compagne(on)s expérimenté(e)s où nous tentions d'apporter un soutien aux différentes Luttes ouvrières et de Résistance Antifasciste au moyen de différentes actions.

bar-16Un jour, quelqu'un me présente la possibilité de passer à la clandestinité pour militer dans les GRAPO (Groupes de Résistance Antifasciste Premier Octobre 1975). J'avais tellement rêvé de cette possibilité que je l'avais peut-être réduite à cela : un simple rêve; c'est pourquoi, malgré le fait de l'avoir devant moi, sous mon nez, je la voyais comme quelque chose de lointain. Le moment était venu et je n'avais rien à penser contre et encore moins à perdre. Ce fut durant l'été 1997 quand -au côté d'un autre compagnon et d'autres compagnes- nous nous intégrons dans les GRAPO. Parmi les premières impressions que j'ai eu en me réunissant avec les vieux/vieilles militant(e)s, ce qui a pris le dessus c'est la sensation que tout ce que j'avais appris jusqu'à ce moment sur la Lutte était bien peu, même si j'aurais voulu penser le contraire, et c'était peut-être dû au fait de prendre confiance en moi-même. Une nouvelle vie commençait dans laquelle je devais tout donner pour acquérir les nécessaires connaissances théorico-pratiques sur la Lutte Guerrillera, en particulier, et sur la Lutte de Classes en général. Mes caractéristiques et mon expérience propres correspondaient parfaitement dans les questions plus directement liées à la Lutte armée mais, depuis le premier moment, j'avais une grande carence flagrante quant à ma formation idéologique qui produisait chez moi une grande insécurité qui parfois me rendait difficile l'indispensable approche pour y remédier, d'autant plus que je tentais de le dissimuler extérieurement. Dans ce domaine, mon autoestime diminuait en cheminant, jusqu'à des niveaux insoupçonnables, bien que nous pourrions dire que tout ce sujet était plus "psychosomatique" que naturel (le temps montrera mes capacités réelles), cette insécurité m'empêchait de me concentrer sur l'étude et de comprendre tout ce que je lisais sur la longue expérience dans la Lutte de Classes. Tandis que je tentais de palier à ces carences que je m'étais moi-même créés, je me développais avec plus d'aisance sur les questions techniques et opératives. Mais "Le Politique doit toujours diriger le fusil" et quand ils/elles ont voulu diminuer les problèmes et difficultés de l'Organisation Antifasciste, tout cela est passé dans le compte...

bar-30Un autre aspect à souligner est celui du vide générationnel qui avait lieu entre les nouveaux/nouvelles et les vieux/vieilles militant(e)s avec les enjeux que cela supposait pour nous qui venions d'arriver. Souvent, je pense que si j'en avais profité plus longtemps dans la Légalité pour la formation politique avec des vues déjà mises dans le futur immédiat : les enjeux du saut auraient été moindres mais il est évident que la nécessité de réaliser la relève se faisait pressante car la réalité s'impose et il faut savoir s'adapter aux circonstances; il n'existe pas de formules magiques pour soustraire au temps l'objectif de se renforcer pour maintenir bien haut -depuis plus de 30 ans- le drapeau de cette Organisation Antifasciste d'avantgarde. Nous sommes allé(e)s ainsi, en affrontant de nombreuses difficultés. Durant ce temps, avec un résultat meilleur ou pire, avec plus ou moins d'assurance : j'ai participé à la préparation et la réalisation de nombreuses actions armées que je ne détaillerai pas comme cela est compréhensible. Aujourd'hui, je peux dire que ce que je suis, ma façon de ressentir, de penser, l'intégrité que je tente de forger chaque jour en tant que personne : je le dois majoritairement à ma militance dans les GRAPO, à la discipline et à l'engagement contagieux des Camarades, à cette poignée de Communistes que j'ai connu avec le temps...


camarada…QUELQUES PAS EN ARRIÈRE.

J'aimerais pouvoir raconter que j'ai toujours été là, avec la barre bien haut, mais ce ne serait pas honnête de ma part. Avec les années, nous avons dû nous affronter aux éléments opportunistes au sein de l'Organisation et au milieu d'une des batailles les plus dures dans ce domaine, j'en suis venu à être neutralisé avant même de commencer le combat. De vieilles concessions de ma part, tout comme les problèmes personnels et l'évident manque de formation politique, m'ont annulés en commençant la bataille, jusqu'à ce que finalement, sous l'énorme pression, tout le pire que je pouvais porter en moi finisse par éclater.

Après avoir été immergé dans une dépression chronique pour avoir failli comme militant, j'entrerai dans un cercle vicieux dans lequel je retomberai chaque fois que je croyais en être sorti. Pour autant d'efforts –avec plus ou moins de succès- qu'aussi bien moi comme les compagnes(on)s voulions faire pour comprendre et résoudre toute cette question, la clandestinité n'était pas le lieu idoine pour la résoudre avec les pressantes nécessités qu'avait l'Organisation : c'est pourquoi au lieu de soigner le problème, cela l'agravait... Je ne pouvais pas continuer à conditionner l'Organisation et indépendamment de la décision qui pourrait être prise sur ma personne depuis le Commando Central, une seule solution tournait dans ma tête depuis déjà quelques temps, je devais me séparer de ce qui était le plus important pour moi : l'Organisation Guerrillera, mais c'était un exercice de cohérence et je n'avais déjà plus aucune confiance en moi et mes rechutes étaient chaque fois plus importantes... Je l'ai présenté ainsi face à la Direction, comme une "sortie temporaire" jusqu'à résoudre mes problèmes, alors qu'en réalité pour moi, tout laisser, faire un virage de 180 degré dans ma vie me faisait penser que cela ne méritait pas la peine que je continue à vivre. Ce n'était pas la première fois que je le pensais mais cette idée prenait force. Mais si ce n'était pas pour moi, au moins pour ceux/celles qui m'aimaient, je devais sortir de ce puit obscur de la folie, je devais continuer à vivre, je devais continuer à lutter.

Liberdade Arenas 1 Mayo 2002C'est ainsi que le voyage le plus terrible de ma vie a commencé, cette fois complètement seul. Pour terminer de poser la cerise aigre sur le gateau de mes frustrations, j'arriverai à Bilbo (Pays Basque), en pleine manifestation du 1er Mai 2002. La tension s'acumulait de jour en jour, le rêve durait pendant les nuits de veille, la paranoia, le poids pesant de l'échec et tout cela sans cesser d'être l'un des plus recherchés par les flics. J'en suis arrivé y compris à développer un tric nerveux et un bégaiement latent (parmi d'autre maux) de ceux dont il m'a coûté d'en sortir, et il n'y avait pas la possibilité de trouver un refuge ni un lieu décent où vivre. Le temps continuait de passer et l'argent s'en allait rapidement dans des pensions lesquelles représentaient un risque supplémentaire de tomber aux mains de la Police, aussi, j'ai décidé d'acheter un sac de couchage et "d'aller à la montagne". Je voyais seulement un choix pour continuer à aller de l'avant, faire ce que je savais le mieux : exproprier une banque. Il y avait uniquement une difficulté, en le réalisant concernant la propriété il ne s'agirait pas d'une expropriation, cet argent ne couvrirait pas les nécessités d'une Cause juste, sinon un bénéfice personnel. Je me promis à moi-même de ne prendre aucun chemin facile. Je me suis agrippé avec force à l'orgueil qui me restait, j'ai fais appel au plus profond de la conscience et j'ai commencé à avancer.

J'ai trouvé plusieurs emplois dans différents environnements mais face à mes excuses pour ne pas avoir de contrat (à cause des recherches policières), cela durait très peu de temps. Un jour, les jounaux ont apporté la pire des nouvelles : une grande partie des GRAPO et autant du PCE(r) étaient tombé(e)s dans les griffes de l'ennemi, quelque temps plus tard j'ai su que cela était dû au travail d'un infiltré. Deux ans n'étaient pas passés, lorsque nous avons vu la chute des “7 de Paris”. Je connaissais bien la situation dans laquelle ils/elles étaient et le rôle que je devrais être en train d'accomplir. Le coup a été terrible et je ne pouvais pas cesser de me noyer dans le sentiment de culpabilité du fait de m'en être tout juste tiré. Mais si je voulais jouer un jour un rôle je devais me déconnecter des informations et en général de tout ce qui conditionnerait ma récupération, je devais commencer par récupérer la confiance en moi et c'est ainsi que j'ai commencé à chercher un emploi dans quelque chose où je puisse me sentir réalisé, et je suis alors passé par de nombreuses cuisines. Un jour, je suis devenu chef de cuisine, avec quelques expositions de peinture dans les cafés de Bilbo et en enquêtant sur le chemin des mystères de la psyché avec chaque fois plus de distance. C'est aussi à cette époque que j'ai connu Idoia, celle qui sera ma compagne sentimentale et malgré le fait de ne pas tout-à-fait comprendre ma vision du monde, elle a montré sa bravoure en me supportant durant un certain nombre d'années. En février 2006, je suis détenu avec Idoia par la Ertzaintza (8).


Israel TORALBA BLANCO-2JUSQU'OÙ LE CORPS PEUT SUPPORTER.

Idoia sera mise en liberté et je serai emmené à la prison de Soto del Real. Après avoir été conduit une cinquantaine de fois à l'Audiencia Nacional [Tribunal fasciste espagnol] et une montagne de Procès, je serai condamné à plus de 200 ans de prison. Dans la majorité d'entre eux, je connaitrai mon avocat 5 minutes avant le début du Procès au moment même où celui-ci savait pour quel dossier j'allais être jugé. Je pense qu'il est inutile en dire plus sur le "Droit à la Défense" qui nous assiste, bien que je garde des anecdotes pour écrire un livre. Sur les 5 ans et demie de prison que j'ai réalisé, j'en ai passé 4 dans un “bunker” d'Isolement dans la prison de Villena. Au début, ce type de Module était destiné aux détenu(e)s sanctionné(e)s et pour de courtes périodes de temps mais nous, les prisonnier(ère)s politiques, avons passé de nombreuses années dans ces oubliettes sans soleil. À ce jour, je n'ai partagé de Module avec aucun autre prisonnier politique, excepté de rares occasions où on s'est croisé(e) durant un bout de chemin pour l'Audiencia Nacional. En pratique, je suis donc maintenu dans un Isolement total ce pour quoi j'ai dû tout réapprendre quant à l'attitude que nous devons maintenir en prison à partir de nombreuses erreurs commises et en les corrigeant. Mais la prison m'a aussi apporté la retrouvaille avec les mien(ne)s et d'une certaine façon, cela m'a ouvert un monde de possibilités nouvelles. Finalement, la prison est une tranchée de plus depuis laquelle il nous faut défendre les intérêts de la Classe ouvrière et il me reste encore beaucoup à apprendre et à partager..."


NOTES:

(1) Salvador PUIG ANTIC (1948-1974) anarchiste catalan assassiné par l'État espagnol au moyen du Garot le 2 mars 1974.

(2) Assassinats par l'État espagnol des militants du FRAP (Front Révolutionnaire Antifasciste et Patriotique) : José Humberto BAENA, José Luis SÁNCHEZ BRAVO et Ramón GARCÍA SANZ au côté des militants d'ETA : Juan PAREDES MANOT (Txiki) et Ángel OTAEGUI.

(3) GAL : Groupes Antiterroristes de Libération, l'un des instruments du Programme de la Terreur d'État exercée ensemble notamment par les États espagnol, français et italien.

(4) Véganisme : non usage et non consommation de produits issus de l'exploitation des animaux.

(5) Guillen AGULLÓ (1975-1993) Antifasciste de Valencia (Pays Catalans) assassiné  le 11 avril 1993 à Montanejos par des fascistes.

(6) Pedro CUEVAS, un fasciste du FAS (Frente Antisistema, fasciste) et d'Alianza Nacional l'un des assassins de Guillem AGULLÓ.

(7) Alianza Nacional (Alliance Nationale), Parti politique fasciste espagnol surgit en 2005.

(8) Ertzaintza: Police basque formée par la Guardia-Civil espagnole fasciste.


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DYNAMIQUE DE BAIONA

jpg-SR BAIONA-okPLUS D'INFOS (cliquer)

SOLIDARITÉ PCE(r), GRAPO ET SRI!

 AMNISTIE TOTALE !!!

SANS CONDITIONS !

AMNISTIA TOTALE

2013 : ADRESSES

COLLECTIF DES PRESXS DU PCE(r), GRAPO ET SRI

(2013) PRESXS-adresses

ENCORE 1 PROCÈS-FARCE !!!

PROCES FARCE 13.09.2012 (arenas)-azkPROCES FARCE 13.09.2012 (victoria)-azkMADRID, LE 13 SEPT 2012 :

PITOYABLE TRAGI-COMÉDIE !!!

Audios du dernier Procès-Farce contre "Arenas" et Victoria Gómez. Il n'y a rien de mieux pour rompre la Guerre Sale déployée contre le PCE(r) qui tente de le relier au faux amalgame criminalisateur : PCE(r)-GRAPO... que d'écouter leurs propre paroles. Quand "Arenas" parle sur la politique la Juge l'interrompt et l'expulse. L'avocat de la Défense rompt avec des données tranchantes et sans appel les inventions mises dans les Dossiers judiciaires pour impliquer "Arenas" dans les GRAPO.

  NI OUBLI, NI PARDON !

ABELARDOLIBERTÉ POUR LE COLLECTIF

DES PRESXS POLITIQUES

DU PCE(r), DES GRAPO ET DU SRI

DONT LE CAMARADE ARENAS!

camarade ARENAS

République Populaire

CAMPAGNE DE SOLIDARITÉ AVEC LES PRESXS MALADES

PRESXS MALADESPLUS D'INFOS (cliquer)

7 PRES@S DU COLLECTIF DES COMMUNISTES, ANTIFASCISTES ET SOLIDAIRES DU PCE(R), DES GRAPO ET DU SRI ONT DE GRAVES MALADIES INCURABLES ET ILS/ELLES SONT SÉQUESTRÉ/ES DE FACTO. NOUS EXIGEONS LEUR MISE EN LIBERTÉ IMMÉDIATE!

1-CARTE DIRECTEUR INSTITUTIONS PENITENTIAIRE-azk

MONTRE  TA SOLIDARITÉ !

IMPRIME LA CARTE ET ENVOIE-LA !

COPIE-LA ET FAIS-LA CIRCULER !

1bis-CARTE DIRECTEUR INSTITUTIONS PENITENTIAIRE

12-Enrike KUADRA ETXEANDIA-GRAPO

Enrique KUADRA ETXEANDIA, prisonnier politique des GRAPO. Né à Barakaldo (Bizkaia, Pays Basque) le 9 juin 1950. Militant des GRAPO et Historique militant du PCE(r), âgé de 62 ans. En prison 2 fois (22 ans au total). Sauvagement torturé. Mis une nouvelle fois en prison en 1995 : il est devenu gravement malade. Il se trouve actuellement dans la Prison de Daroca (Zaragoza). Opéré d'un cancer à la prostate. Prisión de Daroca Ctra. Nombrevilla 50360 Daroca (Zaragoza)

1-Manuel PEREZ MARTINEZ-PCE(r)-fr

Manuel PÉREZ MARTÍNEZ, prisonnier politique du PCE(r). Né à Melilla le 1er novembre 1944. Secrétaire Général du PCE(r), âgé de 68 ans. En prison 3 fois (19 ans au total). Toujours en situation d'Isolement extrême. Mis une nouvelle fois en prison 2000 : il est devenu un malade chronique. Actuellement, il se trouve dans la Prison de Castellón II. Il souffre de graves problèmes occulaires, de cataractes, migraine chronique, de rhumes continuels qui le maintiennent prostré, d'une hernie du hiatus et de plusieurs maux associés. Prisión de C.P. Castellón II 12140 Albocasser 

11-MARIA JOSE BAÑOS-GRAPO-fr

María José BAÑOS ANDUJAR, prisonnière politique des GRAPO. Née dans le Sud-Est de l'État français le 11 novembre 1964. Militante des GRAPO âgée de 48 ans. 18 ans en prison. Mise en prison en 2002 : elle est devenue encore plus gravement malade. Elle se trouve actuellement dans la Prison de Valencia II. Foie dans un très mauvais état. VIH. Elle a besoin d'une déviation coronaire. Fortement médicalisée. Prisión de Picassent-Valencia II - a.c. 1002, 46225 PICASSENT (Valencia).

28-Manuel R. ARANGO-PCE(r)

Manuel ARANGO RIEGO, prisonnier politique du PCE(r). Né à Villaseca de Laciana (León) le 12 décembre 1948. Historique militant du PCE(r), âgé de 64 ans. Il a été plus de 20 ans en clandestinité après avoir été détenu et incarcéré à de nombreuses occasions et blessé par les tirs de la Police lors de l'une d'entre elles. Mis en prison une nouvelle fois en 2007 : il est devenu gravement malade. Il est actuellement dans la Prison de Zuera (Zagazoza). Dans cette prison, il manque de physiothérapeute et de plusieurs médicaments dont il a besoin. Il a une sciatique chronique qui l'oblige à marcher en étant aidé; arthrose générale; hépatite chronique avec perte de masse hépatique. Ulcère duodénal chronique car il a été emputé de l'intestin grêle. Hypermédicalisé. Prisión de Zuera-Zaragoza - CN 338, km . 539, 50800 ZUERA (Zaragoza).

2-ISABEL APARICIO-PCE(r)-fr

Isabel APARICIO SÁNCHEZ, prisonnière politique du PCE(r). Née à Madrid le 2 février 1954. Militante du PCE(r), âgée de 58 ans. En prison 2 fois (9 ans au total). Incarcérée en 2007 : elle est devenue gravement malade. Elle se trouve actuellement dans la Prison de Zuera (Zaragoza). Arthrose générale, ostéoporose, hernies lombaires et discales, sinusite chronique, elle a besoin de plusieurs opérations. Récemment opérée de cataractes aux 2 yeux. Prisión de Zuera-Zaragoza - CN 338, km . 539, 50800 ZUERA (Zaragoza). 

21-Paco CELA SOANE-PCE(r)Paco CELA SEOANE, prisonnier politique du PCE(r). Né à Verin (Ourense) le 29 octobre 1958. Militant du PCE(r), âgée de 56 ans. En prison depuis 26 ans, en 3 fois. Incarcéré en 2007: il est gravement malade. Il se trouve actuellement dans la Prison de Picassent (Valencia). Diabète très problématique. Jusqu'en novembre 2010, il a eu besoin de 5 injections d'insuline par jour. Prisión de Picassent -Valencia II. ac 1002. 46225 PICASSENT (Valencia).

4-Résister c'est vaincre-fr3-adosB

HOMMAGES DÉC 2014

NI OUBLI,NI PARDON! 

xc-29 AOUT 2013 VIGO

BIOGRAPHIE (Lire) 

au-(05.12.1982)-JUAN MARTIN LUNA-PCE(r)NI OUBLI,NI PARDON!

ACTE DE SOLIDARITÉ

ÉLECTIONS BOURGEOISES :

BOYCOTT !!!

LA LUTTE EST DANS LA RUE PAS AU PARLEMENT-2

Lutte et organise-toi avec le SRI ! A l'école, université, usine, entreprise, quartier : partout tu peux Lutter pour abolir le Capitalisme et l'Exploitation de Classe en oeuvrant pour  LA RÉVOLUTION SOCIALISTE afin d'abolir définitivement toute Classe et Exploitation par LE COMMUNISME ! ET N'OUBLIE PAS LA SOLIDARITÉ AVEC LES ANTIFASCISTES ET COMMUNISTES EN PRISON : DEDANS ET DEHORS FACE A LA RÉPRESSION   !

  

  PREKARIOEN GAUA

CONTRE L'EXPLOITATION

Pour l'Unité des prolétaires

jpeg-xuria-KARTELA 08.12.2012-azk

  SAMEDI 8 DÉCEMBRE 2012

(à partir de 18h.  23bis Rue des Tonneliers. BAYONNE)

(plus d'infos) et Gadafiste Brothers

PHOTOS DE LA SOIRÉE

jpeg-IMP+WEB-rouge-AFFICHE NUIT DES PRECAIRES-BAIPRESOAK KALERA !

PRESOAK ETXERAT !

PRESOAK KALERA

SAMEDI 10 NOVEMBRE 2012 (BAIONA)

(15h30. Place des Basques)

Manifestation pour la liberté

des prisonnier-ère-s politiques basques

  Aux personnes qui ont Lutté

et qui Luttent contre le Fascisme...

LUCHA ANTIFA

VENDREDI 9 NOVEMBRE 2012

(18h30. Place Louis XIV. ST-JEAN-DE-LUZ)

JOURNÉE INTERNATIONALE : NUIT DE CRISTAL

Rassemblement contre le Fascisme : sexisme,

discriminations et racisme... (plus d'infos)

(9 NOV) KRISTALL NACHT 1938-2012-azk

  ZYED ET BOUNA

NI OUBLI, NI PARDON !

Zyed et BounaLUTTE CONTRE LE NON-LIEU ! (plus d'infos)

 

 

presosenferGrève de la Faim de Solidarité avec Iosu 

Dans les États français et espagnol : plus de 250 prisonnier(ère)s politiques sont en Lutte ouverte avec des Grèves de la Faim, refus des conditions de détention, protestations...

Le prisonnier politique des GRAPO : Enrike Kuadra Etxeandia s’est mis en Grève de la Faim illimitée en Solidarité avec la Grève de la Faim de Iosu Uribetxeberria Bolinaga, un prisonnier politique basque gravement malade en phase terminale dans la prison de Daroca à Zaragoza. Une Grève de la Faim de Solidarité a aussi été commencée par les militants des GRAPO : Nacho Varela Gómez (prison de Puerto I) et Marcos Martín Ponce (prison de Morón de la Frontera, Sevilla). Les autres prisonnier(êre)s du Collectif des prisonnier(ère)s poltiques du PCE(r), GRAPO et SRI informé(e)s rejoignent aussi cette Grève...

LIBERTÉ POUR LES PRISONNIER(ERE)S POLITIQUES !!!

Si l'Etat espagnol a concédé la "Liberté" conditionnelle à Iosu : celle-ci n'est toujours pas effective. En Italie et depuis le Secours Rouge International : des messages et des cartes de dénonciation de cette situation sont envoyées au Ministre de l'Intérieur  de l'État espagnol à Madrid.

Appel du Comité pour un SRI (Italie) : L'Etat espagnol laisse mourir en prison un prisonnier politique malade en phase terminale. Iosu Uribetxeberria Bolinaga est atteint d'un cancer maintenant en phase terminale. Selon les médecins de la prison elle-même, il ne dispose que d'une chance de 10% de vivre encore une autre année. Néanmoins, les "Autorités" refusent de lui concéder la Liberté et désormais 7 autres personnes de plus sont en prison car elles ont participé à une Marche de Solidarité pour Iosu lequel est incarcéré suite à l'accusation d'avoir tué un employé de la prison... Dans les Etats espagnols, français et turc : plus de 500 personnes sont en Grève de la Faim pour réclamer la liberté de ce prisonnier politique gravement malade. Le Collectif des prisonnier(ère)s politiques Antifascistes espagnol(e)s (1) souscrit à cette grève illimitée. Quiconque veut se solidariser avec Iosu peut envoyer une carte ou un télégramme au Ministre de l'Intérieur de l'État espagnol. Pour le texte il suffit de mettre : «NOUS EXIGEONS LA LIBERTÉ IMMÉDIATE DE Iosu Uribetxeberria Bolinaga» (N'oubliez de mettre la signature et le nom de l'expéditeur/trice !)" (1) PCE(r), GRAPO et SRI

IOSU ASKATULeçon de dessin. (Nizar Qabbani, poète syrien) Mon enfant pose en face de moi sa boîte de peintures et il me demande de lui dessiner un oiseau. Je trempe le pinceau dans la couleur grise et je dessine un carré avec des fermetures et des barreaux. Ses yeux se remplissent d’obscurité : “Mais... c’est une prison, papa ! Tu ne sais pas dessiner un oiseau ? Et je lui dis : “Mon enfant, pardonne-moi... J’ai oublié la forme des oiseaux.” Mon enfant pose alors en face de moi son carnet de dessin et il me demande de lui dessiner un épis de blé. Je prend la plume et je dessine une arme à feu. Mon enfant se moque de mon ignorance et il s’exclame : “Papa ! Tu ne connais pas la différence entre un épis de blé et une arme à feu ?“. Je lui dis : “Mon enfant, oui j’ai connu les formes des épis de blé, celle de la miche de pain, celle de la rose mais dans cette époque très dure que nous vivons actuellement les arbres de la forêt se sont unis à la Résistance pour Lutter.(…)”

Dessin d'AURORA(Juin 2012)(Juin 2012) Dessin d'Aurora Cayetano 

prisonnière politique du PCE(r) en Prison

  

  

(gorria)Résistance-1

(TOULOUSE) : PROCES-FARCE ! Face à la Répression de l'Etat français Solidarité avec le CREA (OKUPA) RÉSISTER C'EST VAINCRE ! (plus d'infos) SOLIDARITÉ !

21 JUIN 2012

JEUDI 21 JUIN 2012 (PARIS) (19H) RASSEMBLEMENT DEVANT LA PRISON DE LA SANTÉ Concert de dénonciation contre la Terreur d'État Plus d'infos (cliquer)

 

lamine-diengmanifestation-lamine-dieng-2011-avenue-gambettaNI OUBLI ! NI PARDON ! lamIne dieng, Un ouvrier assassinÉ par la Police de l'État français MARCHE COMMÉMORATIVE À PARIS (14h) Samedi 16 Juin 2012 (Plus d'infos)

vérité et justice pour ali ziri-2NI OUBLI ! NI PARDON ! ALI ZIRI, Un ouvrier assassinÉ le 9 Juin 2009 par la Police de l'État français Rassemblement À Argenteuil (14h30) Samedi 9 Juin 2012 (Plus d'infos)

LIBERTÉ POUR DENIZ

VENDREDI 25 MAI 2012 (NUREMBERG, ALLEMAGNE)15H RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ CONTRE LE PROCES-FARCE DE DENIZ : UN ANTIFASCISTE (plus d'infos)

 

jpeg-A3 AFFICHE 19-20 MAI 2012-azk

OU SONT-ILS ? OU SONT-ELLES ? CONTRE LA TERREUR D'ETAT SEMAINE CONTRE LES DISPARITIONS POLITIQUES (17-31 MAI 2012)  

Organisée par l'ICAD-Section française PLUS D'INFOS (cliquer)

euskal presoak euskal herriraJEUDI 31 MAI 2012 (devant la mairie de BAIONA) Jour du Procès en appel à Paris (19 H) RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ AVEC JON KEPA PAROT prisonnier politique basque d'ETA PRIS EN OTAGE PAR L'ÉTAT FRANCAIS DEPUIS 23 ANS

jpeg-(09.05.1976) ULRIKE MEINHOFazkPlus d'infos (en cours rédaction)

IBAI ASKTATU-1

IBAI ASKTATU-2 IBAI ASKATU ! GUK ZUREKIN ! LIBERTÉ POUR IBAI PEÑA BALANZATEGUI ! ON EST AVEC TOI ! EUROAGINDUEI EZ !  Plus d'infos  et Lutte Antifasciste  (Originaire de Gasteiz et réfugié politique à Baiona.Transféré en Juin 2012 de la prison de Seysses dans l'État français à celle de Soto del Real dans l'État espagnol) Pour lui écrire : IBAI PEÑA BALANZATEGUI - MADRID-V SOTO DEL REAL CENTRO PENITENCIARIO - CARRETERA COMARCAL 611 - 28.791 SOTO DEL REAL (MADRID) ESPAÑA.

 

 

 

HOMMAGE A LA CAMARADE YASEMIN DU MLKP

Yasemin Yoldas-3

La "Camarade Yasemin" du MLKP est morte le 9 février 2012

en luttant contre l'Etat turc fasciste

pour la révolution socialiste et le Communisme

en Turquie et au Kurdistan

PLUS D'INFOS (cliquer)

HOMMAGE, GRÈVE DE LA FAIM ET DÉTENTION

SOLIDARITÉ AVEC MANUEL ARANGO RIEGO

PRISONNIER POLITIQUE DU PCE(r)

LE 19 OCTOBRE 2011

FIN DE LA PROTESTATION AVEC

GRÈVE DE LA FAIM

DEPUIS LE 16 SEPTEMBRE 2011

CONTRE LE DÉNI DE LA CONDITION DE PRISONNIER/ÈRE POLITIQUE ET DE MILITANCE

MIS EN OEUVRE PAR L'ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE ET L'ÉTAT ESPAGNOL

28-Manuel R. ARANGO-PCE(r)-castLA SOLIDARITÉ DE CLASSE EST NOTRE ARME ! ÉCRIS-LUI !

Prision de C.P. Madrid VI - Aranjuez

C.P. Madrid VI 28300 Aranjuez (Madrid)

02.10.11-im1(lettre interceptée)

  11 OCTOBRE 2011 (BAIONA). DIFFUSION DE 300 TRACTS SRI* À DES PROLÉTAIRES DURANT UNE MANIFESTATION NATIONALE DANS L'ÉTAT FRANÇAIS CONTRE LA PRÉCARITÉ.

* En Solidarité avec la Grève de la Faim du Camarade Manuel Arango Riego, Prisonnier Politique du PCE(r) et pour rappeler l'existence de la Lutte dans les prisons du Collectif des presxs politiques du PCE(r), des GRAPO et du SRI.

BLOG(Manif 10oct2011)TRACT SRI-jpeg DÉTENTION ET MISE EN "LIBERTÉ" AVEC CHARGES

DE PABLO HASÉL, RAPPEUR DE 22 ANS 

LIBERTÉ POUR CE CAMARADE SOLIDAIRE ET COMBATIF!

pablo Liberté !LIBERTÉ IMMÉDIATE DE PABLO HASÉL !

Il est Communiste, les terroristes c'est vous.

SOLIDARITÉ AVEC PABLO HASÉL !

-COMMUNIQUÉ DE PABLO HASÉL

ET CAMPAGNE DE SOUTIEN

logo-radio-clash

RADIO CLASH DE LIMOGES

-Émission du 4 octobre 2011

-Émission du 11 octobre 2011

-Emission du 18 octobre 2011