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jpeg-OMENALDI-web--SEVI-25.05.11--fr-azk.JPG"Notre profonde douleur face à la mort, vendredi dernier le 20 Mai 2011 de Laudelina Galende, amatxu (grand-mère) du martyr communiste Kepa Crespo Galendequi est morte à Las Karreras (Bizkaia) à l'âge de 89 ans.

Nos saluts les plus intenses à la famille de Laudelina et aux Camarades de Kepa.

Que la Terre Mère te reçoive avec l'honneur que tu mérites, Laudelina."

Note de PRES.O.S (22.05.11. Comités pour un SRI)

 

DOSSIER SRI "Democracia? (État espagnol)":

1-OMENALDI/HOMMAGE. Mourir en Grève de la Faim, dernière arme contre le Fascisme (25.05.11. Comités pour un SRI)

1a-José Manuel Sevillano Martín. Mort le 25 mai 1990 après 177 jours en Grève de la Faim.

1b-L'IRLANDE rebelle: 30° Anniversaire de la Grève de la Faim de 1981

2-OMENALDI/HOMMAGE. En 1979: ils assassinaient des Antifascistes. En 2011: ils les incarcèrent pour des décennies. (26.05.11. Comités pour un SRI)

2ª-Biographie de Raúl CALERO, militant des GRAPO assassiné le 26.05.11 par la Guardia Civil à Teruel

2b-Biographie de Carmen LÓPEZ, militante des GRAPO, assassinée le 26.05.11 par la Guardia Civil à Teruel

3-David Garaboa, un jeune communiste qui a déjà réalisé 6 ans en prison, du fait d'être communiste (26.05.11. Comités pour un SRI)

3a-Elle arrive! La Véritable Mémoire Historique!

3b-Déclaration de tortures de David GARABOA BONILLO. Militant du PCE(r)

4-Lettre de Lucio García Blanco, Prisonnier politique du PCE(r). ( 08.05.11, prison de Topas)

5-Lettre de Carmela MUÑOZ MARTÍNEZ, Prisonnière politique du PCE(r). (Avril 2011, prison de Córdoba)

6-Nouvelles des prisons (16.05.11. Comités pour un SRI)

7-Réflexion nécessaire sur le 15M: Qu'est-ce qui est en train de se passer? (23.05.11. Boro, dans "La Haine")

8-Opinion: "Réflexion à la volée à minuit dans la nuit du grand orgasme démocratique du 22M (22.05.11. X.P.G.)

9-Opinion: “Lutte de Classes et ses formes” (Woltio. Valencia)

10-Quelques chiffres (22.05.11. Comités pour un SRI)

 

Mémoire Historique du jour (26.05.11):

-1831: Mariana Pineda est exécutée par le garrot vil à Granada pour avoir mis sur une banderole la légende “Loi, Liberté, Égalité" et avoir refusé de dénoncer ses compagnes/ons.

-1918: La Géorgie et l'Arménie proclament leur indépendance.

-1926: L'État français bombarde Damas (Syrie).

-1979: Raúl Calero Arcones, âgé de 25 ans et Carmen López Sánchez, âgée de 24 ans, habitant/e de Madrid et militant/e des GRAPO sont morts sous le tir d'arme à feu de la Guardia Civil au Rincón de Ademuz (Teruel). Des années plus tard, leurs proches sont mis en prison pour avoir rendu un hommage en leur mémoire.

 

1-OMENALDI/HOMMAGE. Mourir en Grève de la Faim, dernière arme contre le Fascisme (25.05.11. Comités pour un SRI)

-1a-José Manuel SEVILLANO MARTÍN. Mort le 25 mai 1990 après 177 jours en Grève de la Faim.

José Manuel SEVILLANO MARTÍN "Sevi", âgé de 31 ans, habitant de Marchena (Sevilla) et militant des GRAPO en prison, meurt le 177ème jour d'une Grève de la Faim contre la politique d'Isolement et de Dispersion des pres@s politiques. "Sevi" est né à Marchena (Sevilla, Andalousie) le 21 octobre 1959. Il est l'aîné de 3 frères d'une humble famille paysanne. Dans son village natal, il a réalisé ses études au Collège Juan XXIII puis postérieurement à l'Institut de Marchena où son esprit s'éveille au contact des livres et des études. Là, il y aussi connu d'autres jeunes qui plus tard s'incorporeront à la Lutte et à la Dignité. Il s'est toujours montré orgueilleux de se définir comme un ouvrier des champs.

"Sevi" va se forger à la fois comme combattant et paysan, durant les Occupations des propriétés de ces Messieurs les Salauds réalisées par les travailleurs/euses journaliers/ères avec de permanentes coupures de la circulation sur les routes et des affrontements extrêmement durs avec la Guardia Civil. Il entre au "Sindicato de Obreros del Campo" (Syndicat des Ouvriers/ères des Champs) et il donne force et impulsion au "Colectivo Cultural de Marchena" (Collectif culturel de Marchena).

Il entre aussi au "Comité Anti-OTAN" de cette localité. Soutenu par ses parents, il part à Sevilla pour étudier la carrière de Droit et c'est dans la capitale où il contacte le PCE(r). Il laisse sa carrière au niveau du second degré et il revient à Marchena pour travailler avec son père comme travailleur journalier. En 1985, au côté de sa compagne: Rosario Narváez, de son beau-frère: Antonio et de la compagne de celui-ci: María Jesús Romero, il passe à la clandestinité et il entre dans les GRAPO. Leur fille, Aida, naît dans la clandestinité.

Le 8 décembre 1986: il est détenu à Granada durant une action et il est jugé au Tribunal d'exception espagnol, l'Audiencia Nacional, en 1988, où il est condamné à 26 scandaleuses années de prison pour militance armée, possession d'arme à feu et expropriation d'une banque. Il passe par la torture et dans les prisons de Granada, Soria et Meco.

José Manuel Sevillano entre en prison juste au moment où commence la Dispersion des pres@s politiques du PCE(r), des GRAPO et d'ETA, décrétée par le Gouvernement PSOE [(1982-1996)Parti "Socialiste" "Ouvrier" Espagnol]de Felipe González dans une tentative d'obliger ces organisations révolutionnaires à abandonner la Lutte. Il s'agissait très clairement d'un chantage planifié par les "cerveaux" de la Guardia Civil: changer la vie des pres@s en échange du renoncement à continuer de combattre le Régime monarchique. L'un des responsables de ce plan, le Commandant Masa, avait été l'instigateur de la Campagne de tortures au Pays Basque depuis 1980 et l'une des personnes impliquées dans la Direction de l'assassinat du dirigeant nationaliste basque: Santiago Brouard, président d'Herri Batasuna. Depuis le premier moment, Sevillanoet ses compagnes/ons ont combattu la politique de dispersion en tentant d'accumuler des forces pour la bataille finale. Ils/elles ne voulaient pas tomber dans la provocation du Gouvernement mais ils/elles ne pouvaient pas non plus le laisser faire avec eux tout ce qu'il voulait. L'heure de la vérité est arrivée en novembre 1989 quand le directeur général de la prison de Mazmorras: Antoni Asuncióna communiqué aux pres@s qu'il ne pensait pas accomplir la promesse de les unifier dans une seule prison. Asunciónavait fait cette concession aux pres@s des GRAPO de la prison d'Almería qui avaient mené une grève de la faim depuis le 25 Août jusqu'à fin septembre, un peu avant les élections générales de cette année-là. La provocation était déjà impossible à supporter et les pres@s politiques décident d'y répondre avec la seule chose dont ils/elles disposent: la grève de la faim jusqu'à la mort.

Le 30 novembre 1989: au côté de ses 60 Camarades pres@s, il commence la grève de la faim contre la dispersion. Le 15 mai 1990, après la torture de l'alimentation forcée, il entre dans un état d'extrême urgence à l'Hôpital Pénitentiaire Gregorio Marañón (Madrid). Après les deux infarctus de "Sevi", le sioniste et GALeux [membre des GAL: Groupes Antiterroristes de Libération, l'un des instrument de la Terreur d'État exercée en articulation entre les États français, espagnol et italien]:Enrique Múgica-le Ministre de la "Justice" d'alors- dit encore que la grève de la faim est factice et que la Dispersion sera maintenue du fait d'être une mesure bonne et nécessaire.

La journée du 25 mai 1990: "Sevi"meurt après 177 jours en grève de la faim. Il a passé ses 5 derniers jours dans le coma tandis que les Ministres de l'Intérieur: Corcueraet celui de l'Injustice: Múgica tentaient d'obliger les médecins à le conserver en vie comme un végétal. Comme postérieure et sauvage torture contre sa compagne et sa petite fille Aida (Libertad), ils leur ont interdit de le voir pour la dernière fois: le fameux humanisme de l'État espagnol, c'est cela.

Après avoir appris son assassinat léGAL, des milliers de personnes sont sorties dans les rues de Vigo, Coruña, Madrid, Barcelona, Zaragoza, Cádiz, Sevilla, Vitoria, Bilbo, Margen Izquierda, Donosti, Arrasate, Hernani, Orereta et Iruña en son hommage. Des affrontements très durs ont eu lieu avec la Police. À Iruñea (Pamplona, en Nafarroa), un solidaire: Eduardo Albéniz est grièvement blessé d'une balle d'arme à feu tirée par des Policiers en civil et à Gasteiz (Vitoria, en Araba) de nombreuses succursales officielles et des banques sont attaquées de même qu'à Hernani et Orereta. Lors de son hommage et enterrement dans sa localité natale, il a été salué par des centaines de femmes et hommes solidaires.

Les RAF allemands ["Rote Armee Fraktion": Fraction Armée Rouge]ont donné le nom de "José Manuel Sevillano" à l'un de leurs commandos les plus actifs. Durant plusieurs années, un hommage a été rendu pour l'anniversaire de son décès à Marchena, parmi les pancartes et des peintures olives, les gens sifflaient:

"Ouvriers/ères et paysans/nes

L'heure est venue

Avançons décidés/es

Notre force est l'Unité."

BLOG des Comités pour un SRI "PRES.O.S": <http://www.presos.org.es>

-1b-L'IRLANDE rebelle: 30° Anniversaire de la Grève de la Faim de 1981

10 hommes sont morts dans le cadre de cette protestation, 7 d'entre eux sont des membres du P.IRA ["Provisional. Irish Republican Army" Armée irlandaise républicaine. Provisoire]et 3 sont de l'INLA ["Irish National Liberation Army": Armée de Libération Nationale Irlandaise Marxiste-Léniniste]

-Bobby SANDS 1° mars-5 mai 1981 (66 jours en grève de la faim) P.IRA

-Francis HUGHES 15 mars-12 mai 1981 (59 jours en grève de la faim) P.IRA

-Raymond MCCREESH 22 mars-21 mai 1981(61 jours en grève de la faim) P.IRA

-Patsy O'HARA 22 mars-21 mai 1981 ( 61 jours en grève de la faim) INLA

-Joe MCDONNELL 8 mai-8 juillet 1981 (61 jours en grève de la faim) P.IRA

-Martin HURSON 28 mai-13 juillet 1981(46 jours en grève de la faim) P.IRA

-Kevin LYNCH 28 mai-1° août 1981 (71 jours en grève de la faim) INLA

-Kieran DOHERTY 22 mai-2 août 1981 (73 jours en grève de la faim) P.IRA

-Thomas MCELWEE 8 juin-8 août 1981 (62 jours en grève de la faim) P.IRA

-Mickey DEVINE 22 juin-20 août 1981 (60 jours en grève de la faim) INLA

Pour voir l'information et l'énumération sur la grève de la faim de 1981: <http://nortedeirlanda.blogspot.com/>

 

2-OMENALDI/HOMMAGE. En 1979: les Antifascistes sont assassiné/es directement. En 2011: les Antifascistes sont en Régime carcéral d'Extermination lente, en prison pour des décennies. (26.05.11. Comités pour un SRI)

-1979: Raúl CALERO ARCONES, âgé de 25 ans et Carmen LOPEZ SANCHEZ, âgée de 24 ans, habitants de Madrid et militants des GRAPO sont morts sous le tir d'arme à feu de la Guardia Civil au Rincón de Ademuz (Teruel). Des années plus tard, leurs proches sont mis en prison pour leur avoir rendu un hommage en leur mémoire.

-2ª-Biographie de Raúl CALERO ARCONES, militant des GRAPO assassiné le 26.05.11 par la Guardia Civil à Teruel

Connu parmi ses Camarades avec le nom de "López", Raúl est né à Madrid au sein d'une famille ouvrière et antifasciste qui a combattu toute l'Horreur de la sanguinaire répression des hyènes Falangistes durant la Guerre Civil et la post-Guerre. Sa personnalité antifasciste s'est formé là. Il s'est mis à travailler très jeune dans un hôtel comme porteur de valises pour aider sa famille, tout en trouvant du temps et l'envie d'étudier l'électronique.

Depuis très jeune, il a travaillé comme ouvrier dans l'entreprise aéronautique "CASA" de Getafe (Madrid) et il s'est intégré dans les jeunesses révisionnistes [le PCE révisionniste et eurocommuniste]à une occasion, il a été arrêté et il a passé plusieurs mois en prison. En 1971, il rompt avec les révisionnistes pour s'intégrer dans l'OMLE (Organisation de Marxistes-Léninistes Espagnol/es). Il crée un fort Cercle d'Ouvrier/ères à "CASA" lié à l'OMLE et plus tard, il devient distributeur de propagande et membre de l'Appareil clandestin de l'impression du PCE(r) puis il passe finalement à la Commission d'Organisation du Comité Central du PCE(r).

Il a été arrêté deux autres fois et incarcéré de nombreuses fois. Sa réponse à la détention du Comité Central du PCE(r) à Benidorm parle par elle-même de son engagement sans réserve à la Cause: «Camarades, nous sommes en Guerre, il faut vaincre ou mourir».

En décembre 1978, il veut s'incorporer à la Lutte armée et le 25 mai 1979: il est la cible d'une fusillade à Sevilla dans une embuscade au cours de laquelle il est blessé et un autre militant est arrêté. Immédiatement, toutes les forces répressives sont mises en état d'alerte et elles mettent littéralement à sac plusieurs logements collectifs ainsi que le train Sevilla-Barcelona.

Le 26 mai 1979, à deux heures de l'après-midi, ils les ont tué: lui, âgé de 25 ans et sa compagne Carmen López Sánchez, au Rincón de Ademuz (Teruel) lors d'un contrôle de la Guardia Civil.

En 1987, sa mère, sa soeur et un ami ont été détenu/es et incarcéré/es à la prison de Cuenca après avoir visité sa tombe.

Son frère: Joaquín a été un prisonnier politique durant 20 ans.

Et si je tombe

Qu'est-ce-que la vie?

Pour perdue

Je l'ai donnée,

Quand le joug

de l'esclave

comme un brave

je l'ai frappé.

José ESPRONCEDA (Chanson du pirate)

Document original: <http://www.presos.org.es/ARCHIVOS/caidos.php?idc=0021>

 

-2b-Biographie de Carmen LÓPEZ SÁNCHEZ, militante des GRAPO, assassinée le 26.05.11 par la Guardia Civil à Teruel

Maria del Carmen LÓPEZ est connue parmi ses Camarades avec le nom de "Ana", Carmen est née dans le quartier de Quintana (Madrid) au sein d'une grande famille de travailleurs/euses. A coup de ténacité, elle étudie jusqu'au niveau pré-universitaire. Toujours avec une cigarette à la bouche, elle ressentait de la fascination pour la lecture, une curiosité insatiable pour les choses simples de la vie; tout l'intéressait, elle se préoccupait de tout. Après les études, elle a travaillé dans les bureaux de "AVON" et finalement en tant qu'ouvrière dans les ateliers textiles de "INTELSA".

Elle s'intègre dans l'OMLE ("Organización de Marxistas Leninistas Españoles": Organisation de Marxistes-Léninistes Espagnol/es) en 1970 où au côté de son compagnon: Raúl Calero Arcones, son travail politique a laissé une empreinte durable parmi les ouvriers/ères de Getafe et de Villaverde. En pleine étape franquiste, ils ont tout les deux été détenus et incarcérés à 3 occasions quand il/elle distribuaient des tracts et dans des assemblées d'ouvriers/ères métallurgiques. Il/elle durent passer à la clandestinité.

Elle a fait partie du réseau clandestin de distribution de propagande, l'une des tâches les plus dangereuses parce qu'il fallait se déplacer de toutes parts avec de grands sacs très lourds que la Police pouvait détecter avec une certaine facilité dans les stations d'autobus, de trains, métros et à l'entrée des usines. Plus tard, elle s'incorpore à l'Appareil central d'impression de propagande et au Comité de rédaction des publications. À l'école des Cadres du PCE(r), elle donne des cours aux Camarades moins expérimenté/es.

En 1977, elle est élue par l'Appareil de propagande pour participer au II Congrès du PCE(r). Cette même année, après la détention du Comité Central du PCE(r), elle est élue pour faire partie de la Commission de Propagande du nouveau Comité Central. Dans l'organe central de "Bandera Roja" (Drapeau Rouge) plusieurs de ses articles sont parus sous les signatures de "Lidia Chacón" et de "Aida Lafuente.

Carmen était aussi remarquée parsa défense de la femme travailleuse et par son ineffaçable action, elle a démontré que la femme pouvait donner l'exemple en s'intégrant pleinement dans la Lutte révolutionnaire et en assumant les tâches clandestines les plus risquées. C'est pourquoi, en comprenant que la Lutte armée est un élément clé de la Résistance Antifasciste, en décembre 1978: elle s'intègre aux GRAPO.

Sa photographie et celle de son compagnon ont été insérées dans une affiche distribuée par le Ministère de l'Intérieur qui appelait à la délation des terroristes les plus dangereux malgré le fait que Carmen n'intervenait plus dans des opérations armées car elle était enceinte de plusieurs mois. Elle en est arrivée à dormir dans des entrées d'immeubles, sous des voitures, en maintenant tout juste la faim sur le fil pour échapper au cercle policier.

Le 26 mai 1979: à l'âge de 24 ans, elle a été assassinée au Rincón de Ademuz (Teruel) dans un contrôle routier de la Guardia Civil à deux heures de l'après-midi. Quelques heures auparavant, son compagnon avait eu un affrontement armé avec la Police à Sevilla lequel a été criblé de balles par la Guardia Civil, à peine descendu de la voiture dans lequel il voyageait. Pour le défendre, Carmen est alors descendue de la voiture et elle à peine eu le temps de prendre son arme que les Guardias Civiles lui ont tiré des balles dans la tête et l'arme est tombée à ses pieds. Expulsant du sang par la bouche, elle a demandé une autre arme; ce furent ses dernières paroles. Les Guardias Civiles l'ont traînée au sol jusque dans un coin où ils l'ont laissée se vider de son sang sans même prendre la peine d'appeler une ambulance. Depuis le Coup d'État franquiste, elle est la première femme qui est tombée en Espagne en combattant le Fascisme couronné avec les armes à la main. Ses camarades ont donné son nom à la Commune des prisonnières politiques dans la prison de Yeserías.

Document original: <http://www.presos.org.es/ARCHIVOS/caidos.php?idc=0032>

 

3-David Garaboa, un jeune communiste qui a déjà réalisé 6 ans en prison, du fait d'être communiste (26.05.11. Comités pour un SRI)

-3a-Elle arrive! La Véritable Mémoire Historique!Le 30 mai 2011 s'accompliront 6 années de détention depuis que David Garaboa Bonilloa été détenu à Port Bou (Girona) par les effectifs de la Police Nationale, sauvagement torturé et incarcéré. Dispersé, isolé...Tandis que le Grand Assassin, narcotrafiquant, tortionnaire... léGAL: l'ex-Général GALINDO est comme une rose dans la rue avec 4 ans de "prison".

Ce militant du PCE(r) est passé à la clandestinité en 2001 après avoir souffert d'un harcèlement policier continuel en conséquence de son travail d'Organisation et de propagande communiste. Coiffeur de profession, il a travaillé de nombreuses années dans la capitale d'Hercule à A Coruña (Galiza). David qui s'est sorti audacieusement du coup de filet massif de juillet 2002 contre le PCE(r) et les GRAPO a été détenu quand il revenait de France, le 30 mai 2005. Il aurait pu être pris en territoire français mais l'État français a préféré laisser le travail sale aux "forces de sécurité" espagnoles. Garaboa a été torturé durant cinq jours au commissariat de Barcelona. Mais comme il le dirait lui-même: «Ils n'ont pas réussi à m'avoir». Les tortionnaires ont dû interrompre par deux fois les interrogatoires pour l'emmener à l'hôpital mais ils n'ont pas été capables de le faire parler ni de lui faire dire son propre nom.

D'insoumis et solidaire avec les pres@s politiques à militant Communiste. GARABOA est né en 1973 à Nimegem (Hollande). Âgé d'à peine 5 ans les «pais volveron da emigración»(les parents sont revenus de l'immigration) et ils s'installeront à Burgo (A Coruña, Galiza) où David a résidé depuis lors. Les premières expériences militantes ont lieu dans le cadre des manifestations étudiantes, à la fin des années 80. Dès lors, David est assidu dans "toutes" les manifestations, spécialement les antimilitaristes et les travailleurs/euses en Lutte. À l'âge de 20 ans, il devient insoumis et il s'unit à l'ANOC ("Asemblea Nacional de Obxección de Conciencia": Assemblée Nationale d'Objection de Conscience).

À cette même époque et après avoir lu les récits des brutales tortures policières souffertes par plusieurs militant/es du PCE(r) et des GRAPO détenu/es, il décide de lutter dans le Mouvement pro-Amnistie et il s'intègre dans l'ACPG ("Asemblea para Cebar aos Presos e Presas Políticos Galegos": Assemblée pour la Liberté des Prisonniers et prisonnières Galicien/nes). En 1998, il entre au PCE(r).

Son Procès-Farce: pas la moindre preuve contre le PCE(r). Le procès-farce par lequel David Garaboaa été condamné à 11 ans et 6 mois de prison s'est déroulé au Tribunal de l'Audiencia Nacional en 2008. La requête judiciaire a été de 14 ans de prison pour «intégration en bande armée en qualité de dirigeant». Durant le procès, GARABOA a nié être membre des GRAPO en se reconnaissant uniquement comme communiste et militant du PCE(r). La condamnation avait été dictée d'avance: 11 ans pour militer dans ce Parti et 6 mois pour disposer d'une fausse carte d'identité. Des preuves relatives à sa participation directe ou indirecte dans des actions guerrilleras?: aucune. Des fait répréhensibles depuis le point de vue juridique: écrire dans le bulletin du PCE(r) “Resistencia”, des documents de type politique, des actes de réunions, des entretiens... En définitive, on l'accuse d'être un militant révolutionnaire et pour cela il sera très sévèrement châtié.

En 6 ans: 4 prisons. David Garaboa est passé par les prisons de Soto del Real et Navalcarnero (toutes les deux à Madrid), Dueñas (Palencia) et Villena (Alacant), où il se trouve actuellement éloigné d'une distance de 1000 kilomètres de sa Galiza natale et familiale. Ce militant galicien est classé en Premier Degré de dangerosité au sein du Régime FIES ("Ficheros Internos de Especial Seguimiento": équivalent au prisonnier/ère particulièrement surveillé/e dans l'État français) ce qui lui entraîne plus de limitations et de restrictions par rapport au Régime “normal”.

Écrit-lui ! La Solidarité de Classe est notre arme.

David GARABOA BONILLO

C.P. Alicante II (Aislamiento)

03400 VILLENA (Alacant)

Blog du Comité SRI de Galiza: "Comite Solidariedade" <http://comitedesolidariedade.wordpress.com/>

-3b-Déclaration de tortures de David GARABOA BONILLO. Militant du PCE(r)

« J'ai été détenu le 30 mai 2005 à 20.30 en passant la frontière de Port Bou (Girona). Après m'avoir demandé mes papiers d'identité, plusieurs agents de la Police Nationale m'ont conduit au commissariat de la station où face à mon refus de m'identifier ils m'ont envoyé plusieurs coups de poings au visage et des coups sur les jambes et les côtes. Comme je commençais à perdre du sang abondamment par la narine et la bouche, ils m'ont donné un papier hygiénique pour que je me nettoie et suite à mon refus de le faire, ils m'ont violemment nettoyé tout le visage.

Ensuite, un autre policier est apparu. Il sera l'un de ceux qui dirigera les interrogatoires à Barcelona. Pour m'identifier, il a commencé à me frapper dans l'estomac et à la tête. L'un de ces coups à cassé ma montre ce qui lui a servi d'excuse pour me donner une autre rafale de coups. Après, ils m'ont levé et changé le ruban en plastique avec lequel ils m'avaient attaché les mains en les remplaçant par des menottes qu'ils ont serré avec force. Une nouvelle fois, ils me jettent à terre, la bouche au sol, avant de marcher sur moi au niveau de la poitrine et du ventre ce qui m'a provoqué une forte douleur dans les poignets.

Ensuite, ils m'ont dit qu'ils allaient m'emmener au commissariat de la Brigade Provinciale d'Information de Barcelona et que si je continuais à rester sans parler ils me feraient monter dans les montagnes de Girona pour me tirer une balle. Dans la voiture, ils ont continué à m'agresser et en arrivant à une zone peu illuminée de l'aire de repos sur l'autoroute, ils m'ont descendu de la voiture.

Comme je continuais à ne pas parler, ils m'ont de nouveau fait monter dans la voiture avec des coups terribles, en m'avertissant qu'en arrivant à Barcelona leurs supérieurs leur demanderont d'obtenir des résultats rapides. Une fois à Barna [Barcelona], ils me mettent dans une geôle dans laquelle défilent les gros bras qui participeront ensuite aux interrogatoires. Parmi eux, bien-sûr, le "bon policier" qui s'est offert pour «m'aider en échange du fait que je parle». Si les 3 premiers jours d'incommunication [mise au secret]se sont caractérisés par quelque chose, ils l'ont été par les mauvais traitements physiques: ils m'ont frappé, tordu le pénis et les testicules, ils m'ont tiré les polis du pubis et le duvet avec des gants de latex et ainsi avec un long exétéra. Par contre, oui, à la différence de ce qui s'est passé à Port Bou, ils ont beaucoup pris soin de ne pas me laisser de marques.

Les menaces ont elles aussi été constantes et de toute sorte. Ils ont insisté pour que je finisse par «chanter»et ils ajoutaient: «Si pour cela, il nous faut utiliser le sac, le cheval (table de tortures) et les électrodes, nous le ferons et si nous devons te suspendre du plafond par les couilles, nous le ferons aussi. Qu'il te soit clair que tu ne sortiras pas vivant d'ici sans nous dire ce que tu sais. Nous avons l'impunité. Pour les Juges de l'Audiencia Nacional tu es seulement un putain de terroriste et si par inattention tu te suicides dans ces lieux, personne ne viendra rien réclamer». Et tout cela combiné avec la privation de sommeil et de repos, l'obligation de rester debout, les humiliations, les insultes, etc.

De la même façon, ils se sont employés à fond avec les chantages émotionnels et l'utilisation de drogues. Et bien que j'ai refusé d'accepter leur nourriture et leur boisson, excepté l'eau du robinet, ils ont eu recours au remplissage de la geôle par dessous la porte avec un liquide qui m'a provoqué des hallucinations: il me semblait voir comme si ma peau se crevassait et que des serpents et des lézards s'en allaient jusqu'au sol et en tentant de m'appuyer sur le mur, celui-ci me paraissait acquérir des formes qui me provoquaient une certaine paranoïa.

J'imagine que c'est pour augmenter cette sensation de paranoïa qu'ils m'ont mis dans la geôle une espèce de couverture qu'ils laissaient pendre en dehors et elle adopté la forme d'une geôle dont l'intérieur était rempli de plusieurs rats et d'un serpent. Je sais qu'ils n'étaient pas réels parce que je leur ai lancé une chaise par-dessus. Un autre des effets provoqué par les drogues a été celui de la désorientation, l'étourdissement, la lenteur de réflexes et une grande sécheresse de la bouche. En plus, j'ai pu vérifier qu'ils suivaient et contrôlaient tout mes mouvements et réactions au moyen d'une caméra cachée située à l'intérieur de la cellule.

Quant aux chantages émotionnels, ils ont simulé avoir détenu mon antérieure compagne à la Coruña en déguisant une policière ayant la même coiffure et façon de s'habiller. Ils ont aussi tenté de me faire croire qu'ils avaient détenus mon actuelle compagne.

Ils m'ont menacé et exercé un chantage au moyen de l'incarcération pour «collaboration avec bande armée»de plusieurs ami/es qui ignoraient ma militance communiste et si je ne répondais pas: «à toutes et chacune»de leurs questions. Un autre argument qu'ils ont employé pour me persuader a été de m'interroger dans une salle dans laquelle ils avaient comme "trophée" les photos des Camarades du Parti et des GRAPO assassiné/es et tombé/es dans la Lutte.

Au cours des dernières 48 heures sur les 5 jours durant lesquels ils m'ont maintenu en incommunication, ils ont pas mal adouci le traitement: ils ont cessé de me frapper et ils m'ont permis de changer mes vêtements ensanglantés pour d'autres qui étaient propres. Le fait qu'ils m'aient provoqué une énorme hémorragie dans la narine qui les a obligé à appeler la Croix Rouge et à me conduire par deux fois à l'Hôpital pour l'interrompre a peut-être eu une influence sur ce fait. Ce dont je suis convaincu c'est qu'ils avaient des ordres expresse sur le fait que j'arrive à l'Audiencia NAZIonal [Tribunal d'exception fasciste] sans marques de tortures. Bien que, pour dire la vérité, la Juge María Teresa PALACIOS n'a pas paru accorder de l'importance au fait que je me présente face à elle avec d'évidents signes de violence et de mauvais traitements sur le visage car elle n'a rien demandé là-dessus. Et tout comme je l'avais fait auparavant au commissariat, j'ai refusé de parler. Avec tout cela, quand je suis entré en prison j'avais encore les séquelles des coups reçus: graves lésions à la narine, la bouche et l'oeil gauche.

Malgré les promesses de changement et régénération démocratique des GALeux, j'ai vérifié dans ma propre chair que les tortures n'entrent pas en contradiction avec le "bon talent" de ZAPATERO. La consigne semble être: torture oui, mais sans que cela ne se remarque trop. Avec tout cela, quand je suis entré en prison, j'avais encore les séquelles des coups reçus: graves lésions à la narine, la bouche et l'oeil gauche gonflés, une dent tordue et cassée, de nombreuses blessures sur le cuir chevelu et à la jambe droite, problèmes de circulation au pouce de la main droite et des cicatrice sur les deux poignets. Pour le reste, j'ai un bon moral et je suis disposé à continuer à lutter désormais dans ce Front de Lutte que sont les Centres d'Extermination de l'État fasciste. À BAS L'ÉTAT FASCISTE ET TERRORISTE!!! EN AVANT LA LUTTE OUVRIÈRE ET POPULAIRE!!!

David GARABOA BONILLO. Militant du Parti Communiste d'Espagne (reconstitué) Prison de Soto del Real. Juin 2005."

 

4-Lettre de Lucio GARCIA BLANCO, Prisonnier politique du PCE(r). ( 08.05.11, prison de Topas)

“... Comme vous le savez déjà, ils m'ont transféré à la prison de Topas (Salamanca). Le plus négatif de tout cela a été d'avoir à laisser Xurxo GARCÍA VIDAL [prisonnier politique des GRAPO]dans la prison d'Herrera de la Mancha et le plus positif est de pouvoir être plus proche de ma famille et concrètement de mon frère à Valladolid. En arrivant dans cette prison, ils m'ont mis en isolement lequel est encore plus un bunker que dans la prison d'Herrera. Après 15 jours, ils m'ont transféré dans un module normal de second degré. Mais comme je continue à être un FIES [Détenu particulièrement surveillé]classé au 1er degré de dangerosité [dispositif de sécurité maximale], je suis seul dans une cellule et je ne peux pas sortir dans la cour durant les matinées. Je sors de 17 à 20 heures, nous mangeons et ils nous enferment dans nos cellules.

Ici, dans le gymnase, il y a une bicyclette avec laquelle je fais des pédales ce qui me va bien pour l'arthrose. Un jour durant une demie-heure puis un jour sans. La vérité c'est qu'après avoir été 4 ans en isolement, je trouve que cela ressemble beaucoup à une "fête" (bien que sans esprit de fête, sans bières et avec une ébullition à laquelle il est difficile de s'habituer, ah,ah). J'ai aussi empiré au sujet de la nourriturede taule qui est la pire de toutes les prisons dans lesquelles je suis allé et aussi du Courrier car à la prison d'Herrera nous pouvions envoyer 4 lettres par semaine et ici seulement deux. Mais regarde, ici, il y a des personnes de tout les continents (la prison de Topas est spécialisée dans les “étrangers”), il n'est jamais mauvais de connaître d'autres cultures.

(…) Je vous raconte mon analyse du Jugement-Farce. Nous avons réussi à démonter clairement l'Accusation principale laquelle dit que le PCE(r) ferait partie intégrante des GRAPO. Comme il ne pouvait pas en être autrement, ils n'ont pas pu présenter de preuve concrète et ils se sont limités à désigner comme criminelles les analyses du PCE(r) que nous réalisons dans notre presse sur la Lutte armée. Quelques analyses consubstantielles au Marxisme-Léninisme qui naturellement n'impliquent aucun lien organique entre le Parti et la guerrilla. Alors qu'est-ce qui a changé dans leur législation? Quel est le motif par lequel ils nous -les militants/es du PCE(r)- ont jugé/es et enfermé/es jusqu'en 2003 pour «association illicite» ou«propagande illégale»et maintenant ils le font pour «appartenance à bande armée»?. La raison n'est autre que le renforcement de la législation répressive avec la mise en oeuvre de la "Loi des Partis”. Une Loi qui en réalité s'inspire de l'esprit ingénieux du “Fuero de los españoles” [Fuero des espagnols: l'une des 8 "Lois Fondamentales" du Franquisme par laquelle s'établissait une série de "droits", "libertés" et Devoirs du peuple espagnol.]de 1945 du "Movimiento Nacional"[Mouvement National]. En tant que communistes, nous remarquons l'analyse d'ENGELS dans l'Anti-Dühring: «En plus d'être l'agent du mal, la violence remplit un autre rôle dans l'Histoire, un rôle révolutionnaire, d'accouchement de la vieille société qui en porte une autre dans ses entrailles, un instrument avec lequel le Mouvement social ouvre le chemin et rompt les formes politiques mortes et fossilisées...». Et ce positionnement ne signifie en aucune manière le fait de militer dans une organisation guerillera. Par hasard, la bourgeoisie n'oublierait-elle pas comment sur la base de sa pratique ce fut elle qui a posé la reconnaissance internationale du Droit des peuples à exercer la Résistance et faire la Révolution? Tout comme il est notoire que la bourgeoisie se fit ensuite contrerévolutionnaire...

Ce fut ainsi que nous l'avons réaffirmé face au Juge Bermudez: la violence que nous condamnons est celle des crimes de lèse-Humanité perpétrés durant l'étape de Franco lesquels ont bien-sûr été amnistiés; le Terrorisme d'État qu'ils ont mis en oeuvre durant la Transition pour imposer la continuité du Fascisme; ainsi que la vaste répression qui continue à se développer actuellement contre les Antifascistes et l'ensemble des travailleurs/euses. Autrement dit, les 5 travailleurs/euses qui meurent chaque jour en "accidents" du travail en conséquence de la précarité et de la durée du travail qui entraîne d'épuisantes journées de travail. Oui, beaucoup de ces "accidents" sont de véritables crimes.

Partant de là, ils ont mis 11 ans de prison à chacun des 4 militant/es du PCE(r) pour «appartenance à bande armée»et «fausse documentation». En plus de cela, ils m'imposent 9 ans de plus -20 ans au total!!!- pour «possession d'explosifs».

La réalité: quelques infimes grammes de matériel pyrotechnique qui en aucune manière ne pourraient être qualifiés d'explosifs comme les experts policiers ont du le reconnaître eux-mêmes. Cela signifie qu'il s'agit de la peine maximale pour ce genre de fait et similaire à celle qu'ils donnent pour possession de 300 kilos de gomme-2 (explosif) ou d'une quantité supérieure, ce qui à tout les niveaux marque "le coup de grâce" et l'arbitraire.

Si nous ajoutons à cela les récentes 80 années de condamnation du militant du PCE(r): Juan García Martínparce qu'une personne "témoin" l'aurait "reconnu" «avec 80% de probabilité», ou le harcèlement judiciaire et carcéral sans précédent contre Manuel Pérez Martínezpour l'étrange «délit d'omission»... Il faut voir pour croire.

Ou bien, ils inventent n'importe quelle excuse -Loi ou présumé délit- pour criminaliser le travail de conscientisation politique, idéologique et d'organisation que le PCE(r) réalise parmi la Classe ouvrière et l'ensemble du Mouvement populaire. Ils utilisent l'autoritarisme, les Tribunaux d'Exception, les vieilles et nouvelles Lois fascistes pour exterminer les «Rouges». Oui, ce qui a changé c'est qu'ils ont annulé toute lueur de garantie ou de Droit des accusé/es au travers de la torture “démocratique” et du durcissement des peines. Depuis 1995, le Code Pénal a subit une vingtaine de Réformes -plus d'une par an- et toujours pour arroger à l'État une meilleure capacité répressive et criminalisatrice.

Une répression toujours plus ouverte: travailleurs/euses en Lutte, jeunes qui protestent, okupas... Le dernier cas dont j'ai connaissance: celui des 14 jeunes détenu/es à Barcelona le 1º Mai 2011.

Le retranchement du Gouvernement dans la voie répressive est une conséquence directe de la fracture totale de la dite Réforme politique avec laquelle ils ont tenté de résoudre les profonds problèmes politiques et économiques du Régime, dans tout les cas sans l'atteindre. Du falangiste: Suárez, au GAL du PSOE, à l'OTAN, aux brutales reconversions industrielles, à la Guerre Impérialiste... ils continuent sur le même point de départ mais clairement affaiblis avec de profondes contradictions et luttes internes, soumis à une corruption généralisée et apeurés par le fait que le panorama puisse changer. Le Système capitaliste est épuisé avec d'historiques coupes sociales-économiques, 5 millions de chômeurs/euses... (...)

Et c'est pourquoi ils nous enferment à vie, en justifiant la Répression, leur Corruption, la Surexploitation. Ils nous appellent «terroristes»du fait de défendre les idées communistes, eux qui -en plus de tout ce qui a été dit- ont un Roi désigné par l'assassin FRANCO, un FRAGA qui en plus d'être un Ministre fasciste a été le 3 mars 1975 l'assassin des ouvriers de Gasteiz-Vitoria (Euskal Herria), eux qui déclarent des titres d'excellence à des fascistes notables comme CARRERO BLANCO ou Melitón Manzanas... tout cela tandis que dans les fosses de cet État des décennies de milliers d'Antifascistes continuent d'être enterré/es et réduit/es à néant. C'est cela, dedans et dehors, la Résistance. Il faut l'armer.”

 

5-Lettre de Carmela MUÑOZ MARTÍNEZ, Prisonnière politique du PCE(r). (Avril 2011, prison de Córdoba)

“... Ils continuent à retenir des informations, bulletins et publications. Ils disent qu'il leur manque un Dépôt Légal. Et toujours plus, la même chose. Rien de nouveau, excepté les noms des solidaires qui les envoient. (…) Dans toutes les prisons de femmes, ils ont profité de l'instauration des «Modules de respect»pour nous restreindre encore plus les possibilités de réaliser une quelconque activité, excepté celle de piétiner dans la cour de promenade. Ceci, surtout à l'encontre des prisonnières politiques car aux hommes qui n'acceptent pas ce Régime comportemental avec des couvre-feu carcéraux, ils les emmènent dans d'autres Modules de prison mais comme pour les femmes il n'existe qu'un seul Module par prison, cela nous à toutes affectées. Dans mon cas, interdiction de sortir du Module pour faire des exercices dans la salle de sport. Et avec ma santé, la vérité c'est que cela m'aidait pas mal pour me maintenir en forme physique. Après plusieurs mois enfermée à double-tour, ils n'ont maintenant pas d'autre remède que de me laisser sortir sur ordre médical mais ils le font avec tellement de mauvaise volonté qu'ils me laissent sortir uniquement deux heures par semaine. Pour le reste, ça va, résistant ici aux rafales des "démocrates" de passage et j'en ai pour 28 ans de prison (...)”

Écrit-lui ! La Solidarité de Classe est notre arme.

Carmen Muñoz Martínez

Prison de Cordoba

a.c. 479

14007 Córdoba

 

6-Nouvelles des prisons (16.05.11. Comités pour un SRI)

-Enrique Kuadra Etxeandia, preso politique des GRAPO:actuellement incarcéré dans la prison de Basauri (Bizkaia) doit être opéré de la prostate. Cette fin de semaine, il a pu avoir la visite de sa mère laquelle à cause de son âge et de sa santé délicate ne pouvait pas aller le voir en visite à la prison de Sevilla II depuis de nombreuses années. De façon générale, il va bien, excepté la nécessité de l'opération. Après autant d'années hors d'Euskal Herria, il a pu aussi avoir des visites avec d'autres membres de sa famille.

-Isabel Aparicio Sánchez, prisonnière politique du PCE(r):continue à rester sans être opérée de nécessaires interventions chirurgicales et son transfert à la prison de Topas pour entrer dans l'hôpital de Salamanca ne s'est encore pas produit. Depuis une semaine, elle souffre d'une grave attaque de sinusite et ils ont dû lui appliquer de l'oxygène. En résumé, nous exigeons qu'elle bénéficie de soins urgents et qu'ils cessent d'opposer des excuses bureaucratiques.

-Israel Clemente López, preso politique des GRAPO:jugé en février 2011 à Madrid, il est arrivé fin avril à sa "destination" de la prison d'Algeciras. Il va bien et il développe de nouveau la correspondance avec les presos politiques irlandais/es et afroaméricain/nes. «La solidarité prolétarienne doit être internationale»signale-t-il.

-De nouvelles rétentions massives de lettres et publications ont lieu dans plusieurs prisons de l'État espagnol. Les pres@s politiques peuvent voir sur leurs postes de télévision les nouvelles des tauliers falangistes du dehors et d'autres déchets mais les lettres portant l'adresse des autres compagne/ons leur sont refusées, tout comme les revues alternatives ou les lettres personnelles qui «fomentent la rétroalimentation de postures radicales». Tout comme "Inter-Economía" non?

["Grupo Intereconomía": Groupe de communication multimédia espagnol (1995-...) conservateur monarco-fasciste qui cumule de multiples radios, journaux, télévisions et sites web en développant ses "services" en faisant ingérence dans la totalité des domaines de la vie sociale tout en bénéficiant de fonds publics au nom de sa "mission et compétence sociale" (contrôle des personnes et de la misère) avec la création d'une myriade de fondations dans tout l'État espagnol]

 

7-Réflexion nécessaire sur le 15M: Qu'est-ce qui est en train de se passer? (23.05.11. Boro, en "La Haine")

"Nous ne devons pas oublier la capacité qu'à le Pouvoir pour canaliser le mécontentement social et nous donner une "solution" light qui ne mette pas en péril le Système lui-même. Nous regardons la télévision, nous écoutons la radio, nous lisonsles journaux et il semble que la Révolution aurait commencée mais quelque chose ne va pas. Pourquoi les médias qui occultent les mobilisations contre la privatisation des services basiques, les Guerres Impérialistes, pour le Droit au logement ou contre les coupes sociales, couvrent désormais toutes les mobilisations avec grand fracas? Ont-ils soudain vu la lumière? Et pourquoi tout cela en période d'élections?

Il est évident qu'il existe un mécontentement généralisé dans l'État espagnol, quelque chose comme «Il n'y a pas de futur»s'est transformé en réalité pour beaucoup de gens dans tout l'État. Il n'y a pas de futur, il n'y a pas de travail, il n'y a pas d'argent, il y a seulement de la précarité, des coupes sociales, des privatisations, des suppressions de postes de travail, des licenciements, l'augmentation de l'âge de la retraite... Avec ce panorama, on ne manque pas de trouver de nombreuses raisons pour que les gens sortent dans la rue pour exprimer leur indignation. Il n'y en a que trop.

Mais... Comment est-il possible que ce Mouvement ait réussi en quelques jours ce que les Organisations et les Mouvements sociaux n'ont que rarement réussis? Et le plus inquiétant c'est pourquoi les médias ont-ils parlé des manifestations en leur donnant une couverture qui contraste avec la maigre voire nulle couverture normalement réservée aux manifestations qui défendent exactement la même chose?

Ceux qui comme nous avons du courir plus d'une fois depuis la Puerta del Sol pour éviter les coups de matraque de la IUP (Unité d'Intervention de la Police) nous savons à quoi nous faisons référence. Quand il a fallu aller à la Puerta del Sol pour le Droit au Logement digne ou contre les assassins Nazis et que la Police a chargé et arrêté des gens, quand il y a eu du "mouvement": dans les médias, le nom le plus joli dont il nous ont qualifié oscillait entre «radicaux antisystème», «violents» et «nomades urbains». Qu'est-ce qui se passe maintenant?

Certaines personnes parlent d'une stratégie pour canaliser le mécontentement et le contrôler pour qu'il ne leur échappe pas des mains. Cela a du sens. Dans un État comme l'espagnol avec de hauts taux de chômage, la montée des prix, l'inflation, les coupes dans les aides les plus basiques, le risque d'un soulèvement social est grand. De telle sorte que depuis la perspective du Pouvoir il vaut peut-être mieux le laisser passer, le soutenir depuis ses moyens, p

arler dans les médias des aspects qui lui conviennent et éviter le reste. La fameuse maxime de «Faire que tout change sansque rien ne change» [dixit FRANCO au moment de la dite "Transition" à... la "Démocratie"!]

Un antécédent: le 11-M, dans ce cas aussi il y avait une indignation populaire forte, après 200 mort/es dans un attentat et l'opinion générale qui pensait que l'État et les médias étaient en train de nous mentir, des milliers de personnes sont sorties dans la rue pour protester, elles sont sorties honnêtement contres les mensonges d'un Gouvernement qui était allé beaucoup trop loin. Mais le PSOE a bien su profiter de tout ça et beaucoup de gens ont cru que la solution pour quitter AZNAR [José María Alfredo AZNAR LÓPEZ président du Gouvernement PP (Partido Popular d'Extrême-Droite) de l'État espagnol monarco-fasciste (1996-2004)] passait par le vote pour le PSOE [Parti "Socialiste" "Ouvrier" Espagnol]. Ils l'ont appelé: «le vote utile».

Et c'est ainsi que nous enlevons AZNAR pour un ZAPATERO qui a sorti les troupes espagnoles d'Irak pour ensuite les maintenir en Afghanistan ou au Liban, Haïti... nous enlevons un moustachu pour mettre un aveugle qui suit parfaitement le travail commencé, en donnant lieu à des ERE suppressions de postes de travail ["Expediente de regulación de empleo": Recours de régulation d'emploi destinés aux patrons pour licencier massivement à moindre coût], des privatisations, des Réformes du travail, la facilitation à moindre coût des licenciements, l'augmentation de l'âge de la retraite... tout cela, oui, avec beaucoup de "talent".

Nous ne devons pas oublier la capacité qu'à le Pouvoir pour canaliser le mécontentement social et nous donner une "solution" light qui ne mette pas en danger le Système lui-même. Cela ne signifie pas que nous devrions laisser passer toute cette situation ni que nous devrions rester à la maison en attendant une Révolution plus "pure", non. Cela signifie que nous devons réaliser un travail de base avec tout ces gens qui s'en rapprochent et cela signifie aussi que nous devons être très attentif/ves sur comment le Pouvoir va tenter de rediriger cette situation.

Dans tout les cas, quelles que soient les intentions du Pouvoir (lequel, soyons clairs, a bien une intention avec tout cela): la réalité sur laquelle nous devons nous concentrer est celle qu'aujourd'hui des milliers de personnes sont dans la rue contre un Système politique qui condamne la majorité à la misère parce que quelques-un obtiennent d'immenses bénéfices. Il est de notre responsabilité de le faire savoir à tout ces gens que ce Système a un nom: il s'appelle Capitalisme. C'est la responsabilité des anticapitalistes, anti-impérialistes, de tisser des réseaux avec tout ces gens qui sortent aujourd'hui dans les rues ou qui sont en train de parler sur ce thème dans leur entourage. Nines MAESTRO* a raison quand elle dit que: «Seule l'organisation garantie la seule chose importante, l'accumulation des forces». *[Ángeles Maestro Martín, communiste qui a participé au côté d'Alfonso SASTRE à "Iniciativas Internacionalistas" en 2009 pour les élections européennes].

Nous ne devons pas oublier non plus que ce n'est pas un hasard si tout cela se passe au milieu d'une Campagne électorale mais pour les gens qui se rapprochent de la place Sol et les milliers de personnes qui observent les événements depuis leur télévision doivent savoir (pour ceux/celles qui ne le savent pas déjà) que le problème ce n'est pas le Gouvernement, ce n'est pas le PP ou le PSOE, le problème n'est autre que le Système injuste en lui-même. Il s'agit d'un Système injuste depuis sa base et sa Réforme ne vaut rien, sinon sa fin. Des centaines de rassemblements des mères des prisonniers et prisonnières politiques n'ont jamais été diffusés, presque toujours réprimés, en recevant des amendes et en étant arrêtées... Elles ont ouvert le chemin..."

 

8-Opinion: "Réflexion à la volée, à minuit, dans la nuit du grand orgasme démocratique du 22M (22.05.11. X.P.G.)

"Quelques chiffres, déjà oubliés, quelques minutes avant la fin de la mascarade du 22 Mai 2011:

-11.700.000 ABSTENTIONS, (33,8%), 1 sur 3 habitant/es en Espagne NE VOTE PAS, malgré le bombardement pro-Vote. Dans de nombreux noyaux ouvriers, il y a jusqu'à 40% d'abstention.

-1.000.000 immigrant/es pauvres sont sans aucun Droit de Vote et aux couvertures sociales.

-De nombreuses Organisations politiques révolutionnaires sont illégalisées et criminalisées.

-Des milliers de pres@s politiques, en Régime FIES (Maximale Sécurité correspondant aux Lois "antiterroristes") et sociaux sont sans aucun Droit de Vote et aux Droit minimaux.

-Totale normalité démocratique avec 100.000 policiers et 10.000 gardes du corps armés jusqu'aux dents.

-Occultation absolue des actes pour l'abstention ou le boycott ainsi que de certaines candidatures véritablement populaires.

-Face à l'énorme pression d'avoir à voter «comme un moindre mal»: 389.000 votes nuls et 584.000 votes blancs (4,25% du total des votes réalisés). Bildu: 314.000 votes. Autres candidatures ouvrières: 100.000.

Il ressort environ 14.000.000 millions "d'espagnol/es" pour lesquel/les les "élections démocratiques" n'entrent pas vraiment bien dans leurs projections personnelles et politiques. Si nous faisons le tri parmi tellement de chiffres, il reste le tiers de ces "banni/es" comme disait le poète. Il me reste environ 5 millions d'ouvrier/ères en travers de la gorge, des travailleurs/euses ruiné/es et répréhendés, de véritables antisystème... de nouvelles personnes combatives anarchistes et communistes... Ne serait-il pas l'heure de concentrer une partie de nos efforts en direction de cette grande masse sociale véritablement mécontente et dégoûtée? Par exemple, en expliquant dès aujourd'hui (il est déjà 00h20 du 23 mai 2011, gueule de bois post-électorale) l'inutilité du vote en blanc ou nul pour aller aborder les thèmes sur le long chemin par lequel ôter une bonne fois pour toutes à ces sans-honte leur carrière démocratique. Et en diffusant la Lutte pro-Amnistie pour tous et toutes les pres@s politiques en toutes circonstances. En avant les photocopieuses, les auto-collants et graffitis de vérités..."

 

9-Opinion: “Lutte de Classes et ses formes” (Woltio. Valencia)

"Le progrès de la connaissance de la "vie matérielle" acquière sa propre dynamique, plus encore, elle engendre des spécialités, des formes d'organisation, de richesse d'idées, autrement dit de: “Lutte de Classes”. Nous comprenons ce processus de la connaissance comme un acte qui va de la matière à la conscience (reflet subjectif de la réalité objective) et depuis la conscience qui va de nouveau à la matière. C'est ainsi comment se vérifie si la théorie est correcte; par conséquent, il ne s'agit pas d'une question théorique éloignée de la réalité sinon qu'il s'agit d'un problème pratique de transformation de la réalité dans le sens que nous considérons juste.

Il convient de remarquer le "mouvement", le développement, le changement d'attitude, le progrès en tant qu'aspect fondamental et considérer comme secondaire les différentes particularités de manifestation de la conscience sociale déterminée par la vie matérielle. La matière est le concept qui définit la réalité objective, autrement dit, la réalité objective est indépendante de notre pensée, que nous en ayons connaissance ou pas. La réalité est plus vaste que ce que nous pouvons appréhender et plus riche que ce que nous pouvons concevoir, autant du point de vue théorique que pratique. L'apport de ces expériences vécues et des processus historiques et sociaux contiennent beaucoup de contenu enrichissant à l'heure d'aborder une pratique conséquente et une orientation théorique; il ne s'agit pas d'une "recette" ni d'un Dogme de Foi, sinon l'expression vive d'une réalité en constant développement. Le Mouvement social et jusqu'à la pensée sont des "formes" du mouvement de la matière avec un plus ou moins important degré d'organisation et de complexité; mais en fin de compte, elles ne sont rien ne plus que des manières distinctes par lesquelles se manifestent les formes fondamentales du mouvement de la matière.

Pour terminer, je vais faire une réflexion personnelle subjective. Déterminer quel type d'organisation et d'expression de la pensée objective conforme avec la réalité objective est une question théorique et pratique. Théorique dans le sens d'évaluer le type de Régime qui règne dans l'État espagnol dans les contradictions elles-mêmes qui dérivent de ce Système et du développement économique atteint, autrement dit, sa base économique.

Et évaluer dans la pratique toute forme d'expression, de manifestation de la “lutte” et déterminer quelle en est la principale pour subordonner tout le reste à la connexion avec celle-ci; en comprenant l'indépendance de chaque manifestation et expression (organisation) au sein d'un tout unique et de ses parties. BOYCOTT!!!"

 

10-Quelques chiffres (22.05.11. Comités pour un SRI)

-5.000.000 chômeur/euses

-9.000.000 pauvres en dessous du seuil de la faim

-1.000 pres@s politiques

-Milliers de candidat/es corrompu/es, des saucisses, des sans-honte...

-Milliers de canditat/es du GAL (Groupes Antiterroristes de Libération), BVE (Bataillon Basco-Espagnol), Falange (fascistes espagnol/es) et autres

organisations terroristes

-BBVA, BSCH, .... terroristes économiques et sociaux

-76.000 pres@s sociaux

-Tribunal de l'Audiencia Nacional = Tribunal del Orden Público (Tribunal d'Exception franquiste)

-Roi = Successeur de FRANCO

-Loi des Partis = “Fuero de los españoles” de 1945 du "Movimiento Nacional" (Mouvement National franquiste et falangiste...: fascistes)

-Dizaines de milliers de banni/es, méprisé/es, insulté/es et ôté/es de la Mémoire Historique collective

-F.O.P.* = Celui qui a été sergent avec FRANCO est Colonel dans la "démocratie" (*Fuerzas del Orden Público: Forces de l'Ordre Public)

-Milliers de cas de torture, plusieurs révolutionnaires disparu/es

-Brutale répression contre les dissident/es politiques

-5 ouvrier/ères mort/es chaque jour dans des "accidents du travail". Terrorisme patronal

-Marionnettes, maires et Hauts responsables avec des salaires multimillionnaires

-Etc, etc, etc...

Et tu crois encore que ces pantomimes sont des élections démocratiques?

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DYNAMIQUE DE BAIONA

jpg-SR BAIONA-okPLUS D'INFOS (cliquer)

SOLIDARITÉ PCE(r), GRAPO ET SRI!

 AMNISTIE TOTALE !!!

SANS CONDITIONS !

AMNISTIA TOTALE

2013 : ADRESSES

COLLECTIF DES PRESXS DU PCE(r), GRAPO ET SRI

(2013) PRESXS-adresses

ENCORE 1 PROCÈS-FARCE !!!

PROCES FARCE 13.09.2012 (arenas)-azkPROCES FARCE 13.09.2012 (victoria)-azkMADRID, LE 13 SEPT 2012 :

PITOYABLE TRAGI-COMÉDIE !!!

Audios du dernier Procès-Farce contre "Arenas" et Victoria Gómez. Il n'y a rien de mieux pour rompre la Guerre Sale déployée contre le PCE(r) qui tente de le relier au faux amalgame criminalisateur : PCE(r)-GRAPO... que d'écouter leurs propre paroles. Quand "Arenas" parle sur la politique la Juge l'interrompt et l'expulse. L'avocat de la Défense rompt avec des données tranchantes et sans appel les inventions mises dans les Dossiers judiciaires pour impliquer "Arenas" dans les GRAPO.

  NI OUBLI, NI PARDON !

ABELARDOLIBERTÉ POUR LE COLLECTIF

DES PRESXS POLITIQUES

DU PCE(r), DES GRAPO ET DU SRI

DONT LE CAMARADE ARENAS!

camarade ARENAS

République Populaire

CAMPAGNE DE SOLIDARITÉ AVEC LES PRESXS MALADES

PRESXS MALADESPLUS D'INFOS (cliquer)

7 PRES@S DU COLLECTIF DES COMMUNISTES, ANTIFASCISTES ET SOLIDAIRES DU PCE(R), DES GRAPO ET DU SRI ONT DE GRAVES MALADIES INCURABLES ET ILS/ELLES SONT SÉQUESTRÉ/ES DE FACTO. NOUS EXIGEONS LEUR MISE EN LIBERTÉ IMMÉDIATE!

1-CARTE DIRECTEUR INSTITUTIONS PENITENTIAIRE-azk

MONTRE  TA SOLIDARITÉ !

IMPRIME LA CARTE ET ENVOIE-LA !

COPIE-LA ET FAIS-LA CIRCULER !

1bis-CARTE DIRECTEUR INSTITUTIONS PENITENTIAIRE

12-Enrike KUADRA ETXEANDIA-GRAPO

Enrique KUADRA ETXEANDIA, prisonnier politique des GRAPO. Né à Barakaldo (Bizkaia, Pays Basque) le 9 juin 1950. Militant des GRAPO et Historique militant du PCE(r), âgé de 62 ans. En prison 2 fois (22 ans au total). Sauvagement torturé. Mis une nouvelle fois en prison en 1995 : il est devenu gravement malade. Il se trouve actuellement dans la Prison de Daroca (Zaragoza). Opéré d'un cancer à la prostate. Prisión de Daroca Ctra. Nombrevilla 50360 Daroca (Zaragoza)

1-Manuel PEREZ MARTINEZ-PCE(r)-fr

Manuel PÉREZ MARTÍNEZ, prisonnier politique du PCE(r). Né à Melilla le 1er novembre 1944. Secrétaire Général du PCE(r), âgé de 68 ans. En prison 3 fois (19 ans au total). Toujours en situation d'Isolement extrême. Mis une nouvelle fois en prison 2000 : il est devenu un malade chronique. Actuellement, il se trouve dans la Prison de Castellón II. Il souffre de graves problèmes occulaires, de cataractes, migraine chronique, de rhumes continuels qui le maintiennent prostré, d'une hernie du hiatus et de plusieurs maux associés. Prisión de C.P. Castellón II 12140 Albocasser 

11-MARIA JOSE BAÑOS-GRAPO-fr

María José BAÑOS ANDUJAR, prisonnière politique des GRAPO. Née dans le Sud-Est de l'État français le 11 novembre 1964. Militante des GRAPO âgée de 48 ans. 18 ans en prison. Mise en prison en 2002 : elle est devenue encore plus gravement malade. Elle se trouve actuellement dans la Prison de Valencia II. Foie dans un très mauvais état. VIH. Elle a besoin d'une déviation coronaire. Fortement médicalisée. Prisión de Picassent-Valencia II - a.c. 1002, 46225 PICASSENT (Valencia).

28-Manuel R. ARANGO-PCE(r)

Manuel ARANGO RIEGO, prisonnier politique du PCE(r). Né à Villaseca de Laciana (León) le 12 décembre 1948. Historique militant du PCE(r), âgé de 64 ans. Il a été plus de 20 ans en clandestinité après avoir été détenu et incarcéré à de nombreuses occasions et blessé par les tirs de la Police lors de l'une d'entre elles. Mis en prison une nouvelle fois en 2007 : il est devenu gravement malade. Il est actuellement dans la Prison de Zuera (Zagazoza). Dans cette prison, il manque de physiothérapeute et de plusieurs médicaments dont il a besoin. Il a une sciatique chronique qui l'oblige à marcher en étant aidé; arthrose générale; hépatite chronique avec perte de masse hépatique. Ulcère duodénal chronique car il a été emputé de l'intestin grêle. Hypermédicalisé. Prisión de Zuera-Zaragoza - CN 338, km . 539, 50800 ZUERA (Zaragoza).

2-ISABEL APARICIO-PCE(r)-fr

Isabel APARICIO SÁNCHEZ, prisonnière politique du PCE(r). Née à Madrid le 2 février 1954. Militante du PCE(r), âgée de 58 ans. En prison 2 fois (9 ans au total). Incarcérée en 2007 : elle est devenue gravement malade. Elle se trouve actuellement dans la Prison de Zuera (Zaragoza). Arthrose générale, ostéoporose, hernies lombaires et discales, sinusite chronique, elle a besoin de plusieurs opérations. Récemment opérée de cataractes aux 2 yeux. Prisión de Zuera-Zaragoza - CN 338, km . 539, 50800 ZUERA (Zaragoza). 

21-Paco CELA SOANE-PCE(r)Paco CELA SEOANE, prisonnier politique du PCE(r). Né à Verin (Ourense) le 29 octobre 1958. Militant du PCE(r), âgée de 56 ans. En prison depuis 26 ans, en 3 fois. Incarcéré en 2007: il est gravement malade. Il se trouve actuellement dans la Prison de Picassent (Valencia). Diabète très problématique. Jusqu'en novembre 2010, il a eu besoin de 5 injections d'insuline par jour. Prisión de Picassent -Valencia II. ac 1002. 46225 PICASSENT (Valencia).

4-Résister c'est vaincre-fr3-adosB

HOMMAGES DÉC 2014

NI OUBLI,NI PARDON! 

xc-29 AOUT 2013 VIGO

BIOGRAPHIE (Lire) 

au-(05.12.1982)-JUAN MARTIN LUNA-PCE(r)NI OUBLI,NI PARDON!

ACTE DE SOLIDARITÉ

ÉLECTIONS BOURGEOISES :

BOYCOTT !!!

LA LUTTE EST DANS LA RUE PAS AU PARLEMENT-2

Lutte et organise-toi avec le SRI ! A l'école, université, usine, entreprise, quartier : partout tu peux Lutter pour abolir le Capitalisme et l'Exploitation de Classe en oeuvrant pour  LA RÉVOLUTION SOCIALISTE afin d'abolir définitivement toute Classe et Exploitation par LE COMMUNISME ! ET N'OUBLIE PAS LA SOLIDARITÉ AVEC LES ANTIFASCISTES ET COMMUNISTES EN PRISON : DEDANS ET DEHORS FACE A LA RÉPRESSION   !

  

  PREKARIOEN GAUA

CONTRE L'EXPLOITATION

Pour l'Unité des prolétaires

jpeg-xuria-KARTELA 08.12.2012-azk

  SAMEDI 8 DÉCEMBRE 2012

(à partir de 18h.  23bis Rue des Tonneliers. BAYONNE)

(plus d'infos) et Gadafiste Brothers

PHOTOS DE LA SOIRÉE

jpeg-IMP+WEB-rouge-AFFICHE NUIT DES PRECAIRES-BAIPRESOAK KALERA !

PRESOAK ETXERAT !

PRESOAK KALERA

SAMEDI 10 NOVEMBRE 2012 (BAIONA)

(15h30. Place des Basques)

Manifestation pour la liberté

des prisonnier-ère-s politiques basques

  Aux personnes qui ont Lutté

et qui Luttent contre le Fascisme...

LUCHA ANTIFA

VENDREDI 9 NOVEMBRE 2012

(18h30. Place Louis XIV. ST-JEAN-DE-LUZ)

JOURNÉE INTERNATIONALE : NUIT DE CRISTAL

Rassemblement contre le Fascisme : sexisme,

discriminations et racisme... (plus d'infos)

(9 NOV) KRISTALL NACHT 1938-2012-azk

  ZYED ET BOUNA

NI OUBLI, NI PARDON !

Zyed et BounaLUTTE CONTRE LE NON-LIEU ! (plus d'infos)

 

 

presosenferGrève de la Faim de Solidarité avec Iosu 

Dans les États français et espagnol : plus de 250 prisonnier(ère)s politiques sont en Lutte ouverte avec des Grèves de la Faim, refus des conditions de détention, protestations...

Le prisonnier politique des GRAPO : Enrike Kuadra Etxeandia s’est mis en Grève de la Faim illimitée en Solidarité avec la Grève de la Faim de Iosu Uribetxeberria Bolinaga, un prisonnier politique basque gravement malade en phase terminale dans la prison de Daroca à Zaragoza. Une Grève de la Faim de Solidarité a aussi été commencée par les militants des GRAPO : Nacho Varela Gómez (prison de Puerto I) et Marcos Martín Ponce (prison de Morón de la Frontera, Sevilla). Les autres prisonnier(êre)s du Collectif des prisonnier(ère)s poltiques du PCE(r), GRAPO et SRI informé(e)s rejoignent aussi cette Grève...

LIBERTÉ POUR LES PRISONNIER(ERE)S POLITIQUES !!!

Si l'Etat espagnol a concédé la "Liberté" conditionnelle à Iosu : celle-ci n'est toujours pas effective. En Italie et depuis le Secours Rouge International : des messages et des cartes de dénonciation de cette situation sont envoyées au Ministre de l'Intérieur  de l'État espagnol à Madrid.

Appel du Comité pour un SRI (Italie) : L'Etat espagnol laisse mourir en prison un prisonnier politique malade en phase terminale. Iosu Uribetxeberria Bolinaga est atteint d'un cancer maintenant en phase terminale. Selon les médecins de la prison elle-même, il ne dispose que d'une chance de 10% de vivre encore une autre année. Néanmoins, les "Autorités" refusent de lui concéder la Liberté et désormais 7 autres personnes de plus sont en prison car elles ont participé à une Marche de Solidarité pour Iosu lequel est incarcéré suite à l'accusation d'avoir tué un employé de la prison... Dans les Etats espagnols, français et turc : plus de 500 personnes sont en Grève de la Faim pour réclamer la liberté de ce prisonnier politique gravement malade. Le Collectif des prisonnier(ère)s politiques Antifascistes espagnol(e)s (1) souscrit à cette grève illimitée. Quiconque veut se solidariser avec Iosu peut envoyer une carte ou un télégramme au Ministre de l'Intérieur de l'État espagnol. Pour le texte il suffit de mettre : «NOUS EXIGEONS LA LIBERTÉ IMMÉDIATE DE Iosu Uribetxeberria Bolinaga» (N'oubliez de mettre la signature et le nom de l'expéditeur/trice !)" (1) PCE(r), GRAPO et SRI

IOSU ASKATULeçon de dessin. (Nizar Qabbani, poète syrien) Mon enfant pose en face de moi sa boîte de peintures et il me demande de lui dessiner un oiseau. Je trempe le pinceau dans la couleur grise et je dessine un carré avec des fermetures et des barreaux. Ses yeux se remplissent d’obscurité : “Mais... c’est une prison, papa ! Tu ne sais pas dessiner un oiseau ? Et je lui dis : “Mon enfant, pardonne-moi... J’ai oublié la forme des oiseaux.” Mon enfant pose alors en face de moi son carnet de dessin et il me demande de lui dessiner un épis de blé. Je prend la plume et je dessine une arme à feu. Mon enfant se moque de mon ignorance et il s’exclame : “Papa ! Tu ne connais pas la différence entre un épis de blé et une arme à feu ?“. Je lui dis : “Mon enfant, oui j’ai connu les formes des épis de blé, celle de la miche de pain, celle de la rose mais dans cette époque très dure que nous vivons actuellement les arbres de la forêt se sont unis à la Résistance pour Lutter.(…)”

Dessin d'AURORA(Juin 2012)(Juin 2012) Dessin d'Aurora Cayetano 

prisonnière politique du PCE(r) en Prison

  

  

(gorria)Résistance-1

(TOULOUSE) : PROCES-FARCE ! Face à la Répression de l'Etat français Solidarité avec le CREA (OKUPA) RÉSISTER C'EST VAINCRE ! (plus d'infos) SOLIDARITÉ !

21 JUIN 2012

JEUDI 21 JUIN 2012 (PARIS) (19H) RASSEMBLEMENT DEVANT LA PRISON DE LA SANTÉ Concert de dénonciation contre la Terreur d'État Plus d'infos (cliquer)

 

lamine-diengmanifestation-lamine-dieng-2011-avenue-gambettaNI OUBLI ! NI PARDON ! lamIne dieng, Un ouvrier assassinÉ par la Police de l'État français MARCHE COMMÉMORATIVE À PARIS (14h) Samedi 16 Juin 2012 (Plus d'infos)

vérité et justice pour ali ziri-2NI OUBLI ! NI PARDON ! ALI ZIRI, Un ouvrier assassinÉ le 9 Juin 2009 par la Police de l'État français Rassemblement À Argenteuil (14h30) Samedi 9 Juin 2012 (Plus d'infos)

LIBERTÉ POUR DENIZ

VENDREDI 25 MAI 2012 (NUREMBERG, ALLEMAGNE)15H RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ CONTRE LE PROCES-FARCE DE DENIZ : UN ANTIFASCISTE (plus d'infos)

 

jpeg-A3 AFFICHE 19-20 MAI 2012-azk

OU SONT-ILS ? OU SONT-ELLES ? CONTRE LA TERREUR D'ETAT SEMAINE CONTRE LES DISPARITIONS POLITIQUES (17-31 MAI 2012)  

Organisée par l'ICAD-Section française PLUS D'INFOS (cliquer)

euskal presoak euskal herriraJEUDI 31 MAI 2012 (devant la mairie de BAIONA) Jour du Procès en appel à Paris (19 H) RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ AVEC JON KEPA PAROT prisonnier politique basque d'ETA PRIS EN OTAGE PAR L'ÉTAT FRANCAIS DEPUIS 23 ANS

jpeg-(09.05.1976) ULRIKE MEINHOFazkPlus d'infos (en cours rédaction)

IBAI ASKTATU-1

IBAI ASKTATU-2 IBAI ASKATU ! GUK ZUREKIN ! LIBERTÉ POUR IBAI PEÑA BALANZATEGUI ! ON EST AVEC TOI ! EUROAGINDUEI EZ !  Plus d'infos  et Lutte Antifasciste  (Originaire de Gasteiz et réfugié politique à Baiona.Transféré en Juin 2012 de la prison de Seysses dans l'État français à celle de Soto del Real dans l'État espagnol) Pour lui écrire : IBAI PEÑA BALANZATEGUI - MADRID-V SOTO DEL REAL CENTRO PENITENCIARIO - CARRETERA COMARCAL 611 - 28.791 SOTO DEL REAL (MADRID) ESPAÑA.

 

 

 

HOMMAGE A LA CAMARADE YASEMIN DU MLKP

Yasemin Yoldas-3

La "Camarade Yasemin" du MLKP est morte le 9 février 2012

en luttant contre l'Etat turc fasciste

pour la révolution socialiste et le Communisme

en Turquie et au Kurdistan

PLUS D'INFOS (cliquer)

HOMMAGE, GRÈVE DE LA FAIM ET DÉTENTION

SOLIDARITÉ AVEC MANUEL ARANGO RIEGO

PRISONNIER POLITIQUE DU PCE(r)

LE 19 OCTOBRE 2011

FIN DE LA PROTESTATION AVEC

GRÈVE DE LA FAIM

DEPUIS LE 16 SEPTEMBRE 2011

CONTRE LE DÉNI DE LA CONDITION DE PRISONNIER/ÈRE POLITIQUE ET DE MILITANCE

MIS EN OEUVRE PAR L'ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE ET L'ÉTAT ESPAGNOL

28-Manuel R. ARANGO-PCE(r)-castLA SOLIDARITÉ DE CLASSE EST NOTRE ARME ! ÉCRIS-LUI !

Prision de C.P. Madrid VI - Aranjuez

C.P. Madrid VI 28300 Aranjuez (Madrid)

02.10.11-im1(lettre interceptée)

  11 OCTOBRE 2011 (BAIONA). DIFFUSION DE 300 TRACTS SRI* À DES PROLÉTAIRES DURANT UNE MANIFESTATION NATIONALE DANS L'ÉTAT FRANÇAIS CONTRE LA PRÉCARITÉ.

* En Solidarité avec la Grève de la Faim du Camarade Manuel Arango Riego, Prisonnier Politique du PCE(r) et pour rappeler l'existence de la Lutte dans les prisons du Collectif des presxs politiques du PCE(r), des GRAPO et du SRI.

BLOG(Manif 10oct2011)TRACT SRI-jpeg DÉTENTION ET MISE EN "LIBERTÉ" AVEC CHARGES

DE PABLO HASÉL, RAPPEUR DE 22 ANS 

LIBERTÉ POUR CE CAMARADE SOLIDAIRE ET COMBATIF!

pablo Liberté !LIBERTÉ IMMÉDIATE DE PABLO HASÉL !

Il est Communiste, les terroristes c'est vous.

SOLIDARITÉ AVEC PABLO HASÉL !

-COMMUNIQUÉ DE PABLO HASÉL

ET CAMPAGNE DE SOUTIEN

logo-radio-clash

RADIO CLASH DE LIMOGES

-Émission du 4 octobre 2011

-Émission du 11 octobre 2011

-Emission du 18 octobre 2011