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5-L'AQUILA (italie)  

DOSSIER SRI 02.06.2011 "SOLIDARITÉAVEC LES PRESXS REVOLUTIONNAIRES ITALIEN/NES":

1-ÉTAT ITALIEN. Le 11.06.2011: Tous/tes à L'Aquila. La Solidarité est une Arme (Assemblée pour la journée de Lutte du 11 juin 2011)

-1a/ L'Aquila 11 juin 2011: la Solidarité se met pas en Procès!

-1b/ Texte de l'Affiche. Mobilisation du 11 Juin 2011 à L'Aquila.

2-ÉTAT ITALIEN. Omenaldi/Hommage à Luilli FALLICO, révolutionnaire italien.

-2a/ Un camarade est mort (25.05.11. Secours Rouge APAPC, Bruxelles)

-2b/ Le prisonnier politique Luilli FALLICO est mort dans les prisons italiennes le 23 mai 2011 (29.05.11. RHI, Zurich)

-2c/ ÉTAT ITALIEN. Manifeste et thèses de fondation (Octobre 1985. Union des Communistes Combattants)

 

1-ÉTAT ITALIEN. Le 11.06.2011: Tous/tes à L'Aquila. La Solidarité est une Arme (Assemblea per la giornata di lotta dell' 11 giugno 2011)

-1ª/ L'Aquila 11 juin 2011: la Solidarité se juge pas !

"Le 3 Juin 2007, à L'Aquila, un cortège et un rassemblement ont eu lieu devant la prison de Preturo, là où il y a la plus importante concentration de détenu/es en Régime 41bis dont, parmi eux, la prisonnière politique: Nadia Lioce.

Le Régime 41bis, un article de l'Ordre pénitencier, représente le plus haut niveau d'Isolement du monde extérieur et la plus haute restriction de l'environnement intérieur à la prison. L'accusé/e en 41bis est mis/e en position de devoir affronter un procès en vidéo-conférence lequel annule toute forme de réplique, de présentation physique à la salle d'audience du Tribunal et d'une possible défense de sa propre identité; placé/e derrière une vitre -en étant simultanément obligatoirement enregistré/e en vidéo- il/elle doit réaliser les visites au parloir au travers un micro et une caméra vidéo statiques ultérieurement limitées dans la durée.

Enfin, avec le paquet de mesures sécuritaires approuvé en 2009, la visite au parloir est restreinte de 2 à 1 par mois. Celui-ci impose une limite à la visite avec l'avocat/e et il met aussi en place un Tribunal d'Exception par lequel passer pour faire une réclamation contre l'application du 41bis, désormais, seul un Tribunal de Surveillance à Rome en aura le Pouvoir de décision.

Par conséquent, les prisonniers/ères soumis au Régime du 41bis sont privé de tout contact humain.

En 2005, la détention dure a été étendue à certain/es prisonnier/ères révolutionnaires, selon la logique de la différenciation qui vise à diviser le collectif des prisonniers/ères politiques pour les isoler et réduire à néant leur identité. Ce n'est pas le fait du hasard si la seule possibilité pour sortir du Régime 41bis est de passer par une Collaboration avec la "Justice".

Nous rapportons la phrase d'un compagnon, très significative: «Je veux dire une autre chose, c'est que l'article 41 bis n'est pas seulement réservé à celui/celle à qui il est attribué -ce qui est déjà un fait très grave-, mais c'est comme dans une usine, avec une répartition X augmentée d'un quota de 100 pièces au lieu de 80 initialement. Sans aucun frein, la condition du cota attribuée à cette répartition s'étend à toute l'usine. Ainsi, les travailleurs partent et tentent de l'arrêter, s'ils n'y réussissent pas, la condition s'étend.»

Dénoncer l'application de l'Art.41bis aux révolutionnaires veut dire se mobiliser contre tout le Système carcéral, parce qu'il n'est autre que la plus haute expression de l'organisation interne avec son application et des conditions en cascades toujours plus étendues, tout au long de la vie dans les cachots. La manifestation du 3 Juin 2007 était précisément réalisée contre tout cela et en solidarité avec les prisonnier/ères révolutionnaires.

Le mois précédent cette date, nous sommes venus à L'Aquila pour distribuer des tracts et afficher des manifestes pour informer les habitant/es. Nous nous souvenons aussi que le matin du 3 Juin 2007, vous avez accompagné et observé notre cortège avec curiosité. Quatre années sont passées et nous sommes là, une nouvelle fois, parce que nos 22 compagne/ons ont été condamné/es uniquement pour ce seul cortège.

Les condamnations sont diverses selon l'infraction ou l'appartenance politique. Les compagne/ons communistes ont été condamnés à deux ans de prison uniquement pour le slogan: «L'usine nous tue et l'Etat nous emprisonne tous/tes, ils s'en foutent de nous mais ils prennent soin de BIAGGI et D'ANTONA»[Marco BIAGI: consultant au Gouvernement de l'État italien et artisan du projet de Réforme du statut des salarié/es incluant l'assouplissement du Droit au licenciement et Massimo D'ANTONA: consultant au Ministère du Travail du Gouvernement de l'état italien respectivement tués «Au nom du combat contre l'Impérialisme bourgeois» par les "BP-PCC: Brigades Rouges pour la constitution du Parti Communiste Combattant", en 1999 et 2002.] tandis que les compagne/ons anarchistes ont été condamnés seulement à sept mois, et à une sanction pécuniaire pour avoir écrit sur le mur, endommagé le réseauet envahit la zone autour de la prison.

Nous revendiquons cette Journée de Mobilisation et pour cela, nous considérons indispensable d'en organiser une autre pour le 11 Juin 2011. Il est important de donner une riposte forte et décisive pour démontrer que les condamnations ne sont pas en mesure de faire cesser les combats ni de nous intimider, sinon de nous donner encore plus de force et de détermination.

Le 3 Juin 2007, la population de L'Aquila a subi un tremblement de terre dévastateur sur lequel l'Etat, les entrepreneurs et les patrons avides d'argent ont profité de l'occasion pour expérimenter et perfectionner de nouvelles formes de contrôle afin de réprimer durement tout habitant/e et pouvoir mettre facilement la main sur la ville.

Un élément indispensable pour pouvoir mieux spéculer sur les ruines et les éparpiller sur les cadavres est d'obtenir la complète main mise fiduciaire sur la population: autrement dit avoir le contrôle sur les gens. Cela a été le rôle de la Protection Civile de Bertolaso et des militaires envoyés sur les lieux. Empêcher toutes forme de solidarité, de confrontation et d'auto-organisation des personnes pour pouvoir mieux les contrôler et aussi garantir la main mise sur Anemone[localité en Sicile]et ses associés en place. Aucune reconstruction, la dévaluation du patrimoine artistique, une "New Town" [Nouvelle Ville]déjà marchant "au pas", la dispersion des habitant/es, des militaires pour la route, des couvre-feux, des contrôles et des arrêts par sommation quotidiens: c'est la réponse donné au séisme par le Gouvernement dans les Abruzzes.

Tout cela, nous l'avons appris en lisant et par vos communiqués sur l'échafaudage qui a eu lieu sur les ruines de vos ex-habitations. De là, vous avez été expulsé, votre ville a été militarisée et ensuite on vous a imposé de partir, en empêchant toute forme de regroupement, pour pouvoir mieux faire du profit sur votre souffrance.

Nous sommes ici pour nous solidariser avec vous: nous sommes confronté/es au même ennemi qui utilise les mêmes méthodes.

-Il s'agit d'une seule Lutte à leur encontre, de diverses formes, contre la Répression de l'État et c'est ce qui nous unit malgré la diversité des situations.Les objectifs de l'ennemi sont toujours les mêmes, nous affaiblir er nous réduire au Silence pour faire valoir ses intérêts.

-Un mois après le tremblement de terre, la prison était déjà en état de réactivation et les Procès des spéculateurs responsables des nombreux/euses mort/es en vain ont bénéficié d'une totale impunité (malgré un bref Procès) tandis que, simultanément, les procès aux compagne/ons ont été réalisé avec célérité.

-Cette logique est propre à ce Système, lequel utilise le 41bis, les enquêtes et les tribunaux pour réprimer celui/celle qui se bat et absoudre les rapaces avides de profit.

Mobilisons-nous tous/tes le 11 juin 2011 à L'Aquila, uni/es nous vaincrons!

Contre le 41bis, la prison et la répression!

Solidarité avec les prisonniers révolutionnaire et les luttes des prisonnier/ères!

Solidarité avec les luttes sur le territoire!

Assemblea per la giornata di lotta dell 11 giugno (Assemblée pour la Journée du 11 juin)

Contact email: <aquila11giugno@autistici.org>"

 

-1b/ Texte de l'Affiche. Mobilisation du 11 Juin 2011 à L'Aquila.

"Samedi 11 Juin 2011. Mobilisation à L'Aquila et rassemblement devant la prison, en solidarité avec les compagne/ons qui sont en Procès.

Contre l'incarcération, l'article 41 bis c'est un Régime d'Exception.

En soutien aux prisonnier/ères révolutionnaires et à la lutte de tout/es les détenu/es.

En solidarité avec ceux/celles qui portent en avant la pratique de Résistance du territoire.

3 juin 2007: manifestation dans la ville et rassemblementdevant la prison de L'Aquila, en solidarité avec les détenu/es et contre la session du 41 bis par lequel une prisonnière politique a été détenue.

24 compagne/ons sont mis/es en procès: 11 condamné/es à 2 ans pour avoir hurlé le slogan: «L'usine nous tue et l'Etat nous emprisonne tous/tes, ils s'en foutent de nous mais ils prennent soin de BIAGGI et D'ANTONA»; 10 condamné/es à 7 mois de prison pour dommages et invasion du terrain de la prison. Ils en criminalisent quelques un/es pour tous/tes nous intimider et attaquer le Mouvement de Solidarité et de Lutte!

6 avril 2009:un tremblement de terre dévastateur frappe L'Aquila avec des centaines de mort/es, blessé/es et évacué/es. La Maison de l'Étudiant s'écroule: 8 mort/es. La prison de Haute Sécurité reste debout! Une reconstruction qui n'a jamais été commencée, vaine promesse, passages à tabac et répression pour ceux/celles qui ont décidé de résister et de ne pas garder le silence. C'est ça leur "Justice": les Procès des spéculateurs assassins sont clos et les Procès contre la Lutte passent en procédure rapide.

Ne faisons pas passer au Silence cette condamnation,

transformons le procès de la Lutte en un processus de Lutte:

Revenons avec plus de force à L'Aquila! Mobilisons-nous! Tous/tes, unissons la Lutte!

L'UNIQUE SECURITÉ C'EST LA LUTTE CONTRE CE SYSTEME!

Assemblea per la giornata di lotta dell 11 giugno (Assemblée pour la Journée du 11 juin)

Contact email: <aquila11giugno@autistici.org>"

 

2-ÉTAT ITALIEN. Omenaldi/Hommage à Luilli FALLICO, révolutionnaire italien.

-2a/ Un camarade est mort (25.05.11. Secours Rouge APAPC, Bruxelles)

"Luigi Fallico, 59 ans, est mort dans sa cellule de la prison de Mammagialla à Viterbe. Dans les dernières semaines, il avait signalé de fortes douleurs à la poitrine. A l’infirmerie de la prison, on s’est contenté de lui mesurer la pression, celle-ci allait de 110 à 190, ce qui aurait dû commander son hospitalisation d’urgence, mais on l’a simplement ramené en cellule.

Militant de l’Union des Communistes Combattants et emprisonné à ce titre dans les années ’80 et ’90, Luigi Fallico avait été arrêté une nouvelle fois en 2006 et accusé de tentative de reconstruction des Brigades Rouges et de projet d’actions armées contre la caserne de la Division d’Élite Folgore (fer de lance des interventions italiennes outre-mer) et contre le sommet du G8 à la Maddalena (le sommet s’étant finalement tenu à l’Aquila)"

Blog du "SECOURS ROUGE APAPC" <http://www.secoursrouge.org/>

 

8-HOMMAGE à Luigi FALLICO, communiste-2b/ Le prisonnier politique Luilli FALLICO est mort dans les prisons italiennes le 23 mai 2011 (29.05.11. RHI, Zurich)

Blog RHI/SRI <http://www.rhi-sri.org/>

 

-2c/ ÉTAT ITALIEN. Manifeste et thèses de fondation (Octobre 1985. Union des Communistes Combattants)

En Italie, la Lutte révolutionnaire reprend naissance dans les années 1968-1969, sur la base de la poussée politique effectuée par les vastes mobilisations ouvrières, prolétariennes et étudiantes. Après de nombreuses années d'hégémonie révisionniste -indiscutée- sur la Classe prolétarienne, après des années durant lesquelles le Mouvement ouvrier ne s'éleva pas au-delà d'une lutte trade-unioniste [lutte syndicale, économique], d'une lutte dans les limites de la société bourgeoise, le mot d'ordre de la conquête du pouvoir politique et de la dictature du prolétariat redevint d'une actualité brûlante.

Dès l'explosion initiale des Luttes de masse, un problème apparaît comme primordial aux yeux des véritables avant-gardes: comment donner au Mouvement de Classe une direction politique qui forgerait les formes d'action révolutionnaire en mesure de guider les travailleurs vers la prise du pouvoir d'État? En effet, toute Lutte de Classe est une lutte politique et le but de cette lutte, qui se transforme inévitablement en guerre civile, est le monopole du pouvoir politique. Le cours des événements, marqué en 1968-1969 par le développement impétueux du Mouvement de masse et aussi par la Réaction et la contre-attaque de la bourgeoisie, mit précisément au grand jour la nature inconciliable de l'antagonisme existant entre Capital et travail, et montra que les Classes combattent, en dernière instance, pour conquérir le pouvoir d'Etat.

En résumé, l'histoire de ces années imposa au prolétariat et à ses avant-gardes conséquentes, un devoir pratique et urgent: créer un Parti de type nouveau, un Parti réellement communiste, capable de combattre sans réserve pour la dictature du prolétariat, sans se laisser attirer par les sirènes de la démocratie bourgeoise. Mais le prestige du Parti Communiste Italien (P.C.I.) était grand dans les masses, et par conséquent aussi grand était le dégât que causait son évolution révisionniste et la politique pacifiste honteuse dont ce Parti usait quotidiennement dans les salles du Parlement bourgeois. Une telle trahison ne pouvait être considérée comme un accident, et l'on ne pouvait pas non plus différer un examen responsable de révolution apparue dans le rapport entre les Classes, dans les institutions politiques de la société bourgeoise et dans les expériences acquises par les Mouvements révolutionnaires.

En somme, la recherche de voies nouvelles s'imposait, de voies propres à relancer la révolution dans le contexte des nouvelles conditions du second après-guerre. L'organisation des Brigades Rouges se saisit de ce problème avec précision et exactitude et réussit à y répondre de manière extrêmement conséquente au niveau pratique grâce à sa décision d'initier la Lutte armée contre l'Etat de manière systématique et continue.

Constituées en 1970, les Brigades Rouges durent d'abord naviguer à contre-courant: en effet, non seulement elles se trouvaient confrontées à de nombreux groupuscules pseudo-révolutionnaires qui, - s'ils étaient disposés à prendre part aux explosions violentes de la Lutte de masse -, battaient en retraite dès qu'il s'agissait de se mettre à la tête du Mouvement de manière organisée et conséquente, dès qu'il s'agissait de remplir une fonction politique et de direction dans la lutte spontanée du prolétariat; mais, pire encore, les Brigades Rouges rompaient sciemment avec une masse de préjugés ancrés dans les milieux révolutionnaires, préjugés qui considéraient la lutte armée comme impossible en dehors d'un contexte insurrectionnel et qui trouvaient, bien que de manière détournée, une signification immédiate dans la grande tradition de l'Internationale Communiste. Pourtant, c'est la justesse même de cette vision politique -commencer la lutte armée en créant ainsi les bases du regroupement pour la fondation du Parti du prolétariat- qui fut à la base du fait que les Brigades Rouges eurent raison, de manière décisive, de ces tendances retardataires et opportunistes.

Très vite, les Brigades Rouges se sont étendues dans les principales villes italiennes, dans les principaux pôles industriels; très vite, le sens et la signification de leur choix subjectif d'avant-garde devinrent évidents; et très vite, par leur juste action de Lutte contre l'Etat, elles conquirent pour la lutte armée communiste un rôle central dans le panorama politique italien; et d'autres groupes commencèrent à suivre leur exemple.

Marxistes-Léninistes dans leur réfèrent théorique, fortement enracinées dans la Classe ouvrière et dans les couches les plus combatives du prolétariat des villes, les Brigades Rouges s'affirmèrent donc comme détachement d'avant-garde avant tout parce que leur proposition s'avéra être la réponse politique concrète à une situation historique concrète.

Si d'un côté l'inutilité du parlementarisme en ce qui concerne l'activité révolutionnaire était apparue absolument clairement, d'un autre côté les communistes risquaient bien malgré eux de se transformer en propagandistes stériles, extrémistes dans la lutte économique mais incapables d'influer sur l'évolution politique du rapport entre les Classes. Or les groupes qui ne savent pas imposer à la société toute entière les exigences politiques du prolétariat, les groupes qui ne savent pas s'opposer aux institutions bourgeoises à l'aide des moyens adaptés pour affirmer ces exigences, les groupes qui n'œuvrent pas à la conquête de conditions générales plus favorables au développement de la révolution, ne sont certainement pas des groupes communistes et n'exercent certainement pas une fonction dirigeante dans la Lutte des Classes.

Les communistes sont les interprètes conscients d'un processus inconscient: telle est la thèse incontestable du Socialisme scientifique.

Et par l'intermédiaire de l'initiative politico-militaire, l'avant-garde retrouva place dans la vie politique nationale et se conduisit précisément comme le représentant conscient des intérêts du prolétariat: elle s'éleva au-dessus de la lutte économique des masses, au-dessus du bourbier groupusculaire, et elle s'opposa clairement aux agents de la bourgeoisie dans le Mouvement ouvrier. A travers la pratique de la lutte armée, les Brigades Rouges montrèrent clairement que l'objectif de la Classe ouvrière n'est pas telle ou telle réforme partielle, mais la prise violente du pouvoir politique, le bouleversement complet de la société toute entière; et ainsi, dans les faits, dans l'action concrète conforme aux spécificités de notre situation historique, les Brigades Rouges se rattachèrent au contenu réel, à la substance immortelle de la tradition communiste.

En quelques années en effet, il apparut clairement que le parti des Brigades Rouges constituait l'avant-garde du prolétariat italien, sa direction politique révolutionnaire. Sur la base d'une activité combattante intense et d'un travail constant de pénétration dans les masses, les Brigades Rouges purent légitimement déclarer, en 1978, la clôture de la première phase de leur lutte politico-militaire: suite à la Campagne de Printemps de cette année-là, à la séquestration et à l'exécution d'AIdo Moro, président de la Démocratie Chrétienne (D.C.) et principal instigateur de la politique dite du "compromis historique" entre la D.C. et le P.C.I., la lutte armée s'affirmait définitivement comme un point de référence obligatoire et déterminant pour tout révolutionnaire et, en même temps, comme l'unique opposition politique cohérente face au gouvernement bourgeois et aux manœuvres des partis contre les plus larges masses. L'unité du politique et du militaire dans l'attaque au cœur de l'Etat, l'initiative combattante du Parti comme direction politique consciente de la Lutte des Classes vers la prise du pouvoir politique, se présentait donc comme la conquête historique, comme le résultat essentiel de cette période.

L'Histoire cependant ne va pas en ligne droite.

Elle a certes une direction, une direction nécessaire, mais cette direction se présente précisément comme le résultat d'un parcours qui n'a rien de facile, plat et direct: c'est à travers d'innombrables sacrifices et aussi d'erreurs, à travers de grandes offensives et aussi des retraites désagréables, qu'une Classe opprimée parvient à connaître la voie de son émancipation. S'il est manifeste et irréfutable que les Brigades Rouges ont rendu au prolétariat italien la capacité politico-pratique d'organiser la lutte révolutionnaire contre l'Etat bourgeois (et cela constitue leur inestimable valeur historique), il est aussi vrai que, dans leurs actions, elles se basaient sur une conception politique éclectique, qui ne peut être définie comme Marxiste que dans une certaine mesure. La transposition à la situation sociale d'un pays impérialiste des schémas révolutionnaires propres aux pays dépendants, la sous-évaluation du rôle spécifiquement politique de l'avant-garde communiste, les nombreux mélanges entre le Marxisme-Léninisme et des idéologies antimatérialistes d'origine purement petite-bourgeoise, telles sont les plus marquantes des diverses erreurs commises sur le plan théorique par les Brigades Rouges.

Et, dans la Lutte des Classes, à chaque erreur théorique correspond une erreur pratique: d'une part, de telles fautes théoriques provoquèrent l'incapacité d'exploiter pleinement les conquêtes réelles que l'expérience elle-même avait apportées aux communistes; et d'autre part, elles conduisirent à l'exaltation d'aspects secondaires, tout à fait étrangers à la lutte armée en tant que politique révolutionnaire. Les Brigades Rouges avaient réussi à jouir d'un énorme prestige politique, un prestige et une autorité de Parti; elles avaient réussi à créer une machine organisationnelle très puissante, une machine qui constituait un des plus importants facteurs politiques de la société italienne. Mais cette machine était à l'intérieur politiquement faible, il lui manquait une solidité théorique et un centre dirigeant fort, capable de bâtir une cohérence idéologique et pratique dans les diverses institutions de l'Organisation.

Précédée d'un balancement entre économisme et militarisme, de scissions symptomatiques et éloquentes, de premières défections et collaborations avec l'ennemi de classe, la défaite tactique de 1982 ne fut donc que le résultat logique d'une accumulation de contradictions qui, bien que clairement liées à la période qui suivit 1978, trouvaient indubitablement leur origine bien auparavant. La vision théorique particulière, la manière de penser et d'agir qui accompagnèrent la naissance et le premier développement de la lutte armée dans notre pays attribuèrent ainsi à son bilan même certaines erreurs essentielles, certaines faiblesses politiques fondamentales. Mais on peut parler de faiblesses pour ainsi dire nécessaires; d'erreurs et de faiblesses que le Mouvement communiste, pour se frayer un chemin et acquérir de l'expérience, ne pouvait pas ne pas commettre; d'erreurs et de faiblesses par ailleurs facilement compréhensibles, étant donné le cadre historique dans lequel a surgi la lutte armée comme forme de la politique révolutionnaire et dans lequel elle a trouvé ses premiers référents idéologiques.

Donc, s'il n'y a aucun doute que dans notre pays une période de la lutte armée révolutionnaire s'est achevée, il est encore plus vrai que ce qui s'est achevé là n'est que la période de jeunesse de la lutte armée, la période au cours de laquelle il était avant tout impératif d'affirmer la lutte armée comme caractère fondamental et obligatoire de l'activité de Parti. Pendant ces quinze dernières années, la lutte de classe a, donc, finalement découvert par elle-même la formule politique adaptée à la relance de l'activité communiste dans notre période historique. Elle l'a découverte à travers de nombreuses contradictions, elle l'a découverte tant dans les erreurs que dans l'ingénuité, mais au moins elle l'a découverte! Et c'est l'essentiel.

C'est pourquoi toute la période historique qui va de 1978 à 1982 est extraordinairement instructive pour la révolution. Durant ces années, à travers l'expérience accumulée par les Brigades Rouges, il est apparu nettement que la lutte armée est la méthode décisive de la lutte politique communiste contemporaine, le caractère fondamental et obligatoire de l'activité de Parti. En outre, tous les travailleurs isolés, les éléments avancés du prolétariat, les révolutionnaires sincères et les groupes organisés ont pris connaissance et vu à l'œuvre toutes les principales tendances depuis toujours présentes dans l'arène de la lutte politique comme reflet mis en avant du mouvement plus général des classes; ils ont pu en évaluer la portée et en observer la parabole théorique et pratique, examiner leur rapport réciproque et ils ont appris à discerner une ligne réellement Marxiste, réellement révolutionnaire, de ses habiles contrefaçons.

Tout cela constitue indéniablement un patrimoine immense pour le Mouvement communiste, une contribution énorme à la théorie et à fa pratique de la révolution prolétarienne, non seulement pour notre pays mais aussi pour toute l'aire du centre impérialiste. Tout cela, surtout, représente indubitablement les bases réelles de tout progrès ultérieur. En même temps cependant, l'expérience de la période traversée a sans aucun doute prouvé que sans une vision scientifique et organique de notre révolution, sans une conception Marxiste des devoirs et du rôle du Parti, même les plus grandes conquêtes de la Lutte de Classe risquent de rester inopérantes, de la même manière que les plus grands succès peuvent s'évanouir, engloutis par les pièges de l'Histoire. Années de gigantesques défis et de courageux choix d'avant-garde, ces années passées ont consacré la lutte armée comme forme de la politique révolutionnaire. Aujourd'hui, le point principal est d'apprendre à perfectionner cet enseignement, à faire plus et mieux pour dépasser les résultats obtenus, afin que la Ligne révolutionnaire puisse être portée plus avant sans la moindre hésitation. Cependant la situation requiert des choix appropriés, des choix précis capables de se traduire en pratique.

En effet, non seulement les Brigades Rouges se montrent actuellement incapables de progresser, mais elles ne peuvent s'élever au niveau politique requis par l'évolution des choses elles-mêmes; et ce alors que dans des secteurs plus inexpérimentés et disséminés du Mouvement révolutionnaire, se profile déjà clairement le développement d'une tendance révisionniste, laquelle consiste de manière marquante en la théorisation (explicite ou sous-entendue) de l'abandon de la lutte armée. La situation d'actuelle désorientation existant dans le Mouvement de Classe; le danger croissant de voir disparaître les plus grandes conquêtes de ces quinze dernières années de Lutte d'avant-garde; la nécessité de battre définitivement, dans la théorie et dans la pratique, les orientations subjectivistes qui ont causé tant de dommages à la potentialité politique de la lutte armée; le devoir de défendre avec intransigeance, face à la bourgeoisie et face à ses laquais, la justesse du chemin parcouru par les communistes ces dernières années et de transmettre aux nouvelles générations révolutionnaires l'expérience accumulée; et enfin l'évolution du contexte national et international, qui montre l'imminence de batailles décisives pour le prolétariat; toutes ces données posent clairement à l'ordre du jour le problème - et font un devoir - de la construction d'un nouveau groupe politique, capable de se baser sur la grande expérience des Brigades Rouges et sur le Marxisme-Léninisme pour déterminer une théorie et une pratique révolutionnaires réellement adaptées à la situation italienne.

C'est sur la base de toutes ces considérations -ainsi que sous l'impulsion ou à l'initiative de quelques ex-militant/es des Brigades Rouges expulsés de cette Organisation suite à leur bataille pour l'adoption des thèses politiques énoncées dans la dite Seconde Position- que s'est constituée au mois d'octobre 1985 l'Union des Communistes Combattants, qui a adopté les thèses suivantes.

1-L'Union des Communistes Combattants est une organisation Marxiste-Léniniste.

Comme telle, elle donne pour guide de l'action la doctrine du matérialisme historique et dialectique, et reconnaît comme ses propres principes incontournables la dictature du prolétariat et le pouvoir des Soviets, c'est-à-dire la substance de cette doctrine. L'Union des Communistes Combattants n'a donc pas d'intérêts différents de ceux du prolétariat tout entier; elle ne s'en distingue pas puisque, possédant une vision d'ensemble du chemin historique que cette Classe doit nécessairement parcourir, elle s'efforce de défendre, dans tous les méandres de la Lutte des Classes, non pas les intérêts de groupes ou professions particuliers mais les intérêts de la Classe ouvrière dans sa totalité.

2. L'Union des Communistes Combattants, avant-garde consciente de la Classe ouvrière, œuvre pour transformer toute lutte réduite ou partielle en une Lutte générale pour le renversement de l'Ordre capitaliste.

Elle organise et dirige la Lutte du prolétariat dans le but précis de le conduire jusqu'à l'insurrection armée contre l'Etat bourgeois, jusqu'à l'affrontement direct pour la conquête du pouvoir politique. Pour pouvoir s'émanciper de l'esclavage du travail salarié, pour pouvoir instaurer sa dictature sur les autres classes sociales et organiser le Socialisme - stade inférieur du Communisme -, la Classe ouvrière doit avant tout conquérir le pouvoir politique dans son pays et détruire sans hésitation la machine de l'Etat bourgeois.

D'autre part, à travers leur mouvement spontané, les masses prolétariennes ne sont pas en mesure de s'élever à la conscience achevée de leurs propres intérêts, à la conscience de l'irréductible antagonisme qui existe entre elles et toute l'organisation politique et sociale contemporaine.

C'est précisément en cela que consiste le rôle de l'avant-garde communiste: rendre le prolétariat capable de réaliser sa grande mission historique, l'organiser en Parti politique autonome - comme détachement d'avant-garde opposé à tous les Partis bourgeois et principalement à l'Etat -, diriger toutes les manifestations de la Lutte des Classes vers leur nécessaire aboutissement: la dictature du prolétariat.

L'Union des Communistes Combattants, qui sait que le devoir fondamental des communistes est de rester toujours en contact le plus étroit possible avec toutes les couches du prolétariat, affirme cependant la ferme conviction que les concepts de Parti et de Masse doivent être rigoureusement séparés. Le Parti est une part de la Classe, mais il s'en distingue: il en est le noyau d'avant-garde, conscient et organisé. Dans toutes les phases de la Lutte, il sait être, par sa nature, à la tête de la mobilisation, comme guide des éléments les meilleurs et les plus dévoués du prolétariat: c'est à lui qu'incombé la responsabilité de faire avancer la Révolution, de hâter la crise des Classes dominantes, et non de s'aligner sur le niveau de la Masse. Par conséquent, toute dévaluation dans la théorie et dans la pratique du rôle conscient du Parti, toute concession au spontanéisme et au trade-unionisme, qui conduit inévitablement (et principalement dans les pays impérialistes comme le nôtre) à adopter des positions révisionnistes, à dénaturer la fonction même du Communisme, doit donc être combattue comme le pire des ennemis de la Cause prolétarienne.

3. L'Union des Communistes Combattants adopte la lutte armée en tant que méthode avancée et décisive de la lutte politique communiste.

Structurée avec cohérence comme organisation armée et clandestine, qui réunit dès maintenant le rôle politique et le rôle militaire dans l'action générale comme dans l'action de chacune de ses institutions et de chacun de ses militants particuliers, l'Union des Communistes Combattants s'oppose à toutes les conceptions qui, proposant une division des rôles entre organismes militaires et politiques, minent à la base l'unité d'action, la cohérence, et la nature communiste de l'avant-garde contemporaine. L'époque révolutionnaire exige des communistes l'utilisation de méthodes de lutte aptes à concentrer toute l'énergie du prolétariat jusqu'à la dernière de ses conséquences logiques: l'affrontement direct, la guerre ouverte avec la machine d'Etat bourgeois.

D'une part, il est absolument nécessaire que chaque travailleur particulier sache bien clairement la différence qui existe entre les vraies avant-gardes communistes, qui luttent pour conquérir le pouvoir politique, et les vieux Partis officiels qui, dans leur pacifisme parlementaire, ont honteusement trahi le drapeau de la Classe ouvrière. D'autre part, il est évident qu'à l'époque actuelle, marquée dans nos pays par le développement et la consolidation maximale du contenu réactionnaire de fa démocratie bourgeoise, le centre de gravité de la vie politique se déplace de manière totale et définitive en dehors des limites du Parlement, qui n'est plus que la façade formelle de la dictature de la bourgeoisie en même temps qu'un moyen efficace pour enfermer dans les limites de la légalité capitaliste chaque poussée réelle d'opposition prolétarienne.

Dans un tel contexte historique, l'indépendance politique du prolétariat, sa vocation historique à la dictature, se lient indissolublement au refus des circuits institutionnels et de l'action parlementaire. Le terrain de la lutte d'avant-garde, de la lutte des communistes, se place ailleurs: dans la lutte armée, dans l'action autonome et énergique d'un Parti combattant qui, tout en représentant les intérêts généraux de la classe laborieuse en opposition à l'Etat bourgeois, sait néanmoins influer sur l'évolution politique du rapport entre les classes, examiner et accentuer la crise politique de la bourgeoisie en contrecarrant ses menées réactionnaires et donner en même temps une claire indication révolutionnaire aux plus larges masses. L'Union des Communistes Combattants, instruite par l'expérience pratique accomplie jusqu'ici par le Mouvement révolutionnaire national et international, comme par la théorie du Socialisme scientifique, défend et affirme les intérêts généraux du prolétariat par le combat contre l'Etat et considère donc l'utilisation actuelle de la lutte armée (la lutte armée d'avant-garde dans des conditions non révolutionnaires) comme la principale et fondamentale distinction politique et pratique entre les vrais et les faux communistes, entre les vraies et les fausses avant-gardes du prolétariat.

4-Pour atteindre la Révolution, l'avant-garde communiste doit conquérir une influence prédominante dans les masses prolétariennes, condition pour pouvoir les guider effectivement à la prise du pouvoir politique et au renversement de l'Etat bourgeois. Il est démontré dans les faits par toute l'histoire de la Révolution prolétarienne que, dans sa lutte pour la dictature, cette classe n'obtiendra la victoire que quand - dans des conditions objectives précises - ses couches politiquement déterminantes se seront alignées du côté du Communisme et disposeront de forces suffisantes pour briser la résistance de la Réaction bourgeoise. D'où la nécessité inconditionnelle du respect du principe qui veut que, dans la bataille constante et quotidienne contre les déviations opportunistes et économistes présentes dans le prolétariat, les communistes révolutionnaires arrivent à conquérir la direction politique des masses et de leurs Mouvements de Lutte.

L'Union des Communistes Combattants - qui affirme son propre rôle combattant pour le Socialisme à travers la lutte armée et conserve en toute occasion son autonomie politico-organisationnelle, quelle que soit la direction que prennent les événements et quelle que soient les formes du Mouvement - se pose explicitement comme but, dès le premier jour de sa constitution, non pas la création d'une secte de propagande, non pas une activité politico-militaire exclue de la dynamique et du contexte réels de la Lutte entre les Classes, mais bien la participation consciente à ce conflit, l'intervention d'avant-garde sur la scène politique et la conduite de la Lutte prolétarienne selon une direction communiste. Son objectif déclaré est d'élever, au cours de la Lutte, le prolétariat à la conscience accomplie de ses propres intérêts, en en conquérant la direction politique pour le mener à la prise du pouvoir.

5. L'Union des Communistes Combattants rejette catégoriquement toute conception subjectiviste qui prétend possible la Révolution prolétarienne sans un travail adéquat de conquête des masses laborieuses à la ligne politique du Communisme.

C'est précisément pour que ce travail soit efficace, c'est précisément pour empêcher le balancement néfaste entre extrémisme et économisme, c'est précisément pour combattre la tendance erronée qui voudrait la conquête du soutien de masse immédiate et sans obstacles, qu'il est nécessaire d'établir un juste rapport entre l'avant-garde et le Mouvement prolétarien dans son ensemble. L'agitation communiste en direction des masses prolétariennes, la Ligne de Masse de l'avant-garde, doit être conduite de manière à ce que les travailleurs en Lutte soient portés à reconnaître par leur propre expérience notre Organisation comme le guide énergique et fidèle de leur Mouvement commun.

Pour y parvenir, il est nécessaire, avant tout, que l'avant-garde intervienne par son action combattante en syntonie et en apogée des mouvements généraux du prolétariat, qu'elle les soutienne et les guide en les dirigeant contre les Gouvernements et l'Etat bourgeois, qu'elle soit capable de généraliser avec vigueur les mots d'ordre politico-organisationnels les plus avancés, jaillis des luttes et de la situation générale.

D'autre part, dans chacune des phases de la Lutte politique et économique, les communistes doivent répandre au sein du prolétariat la connaissance de ce que ces Mouvements ne constituent qu'une partie, qu'une étape dans la lutte des classes plus générale, qui est une lutte pour le pouvoir politique de l'Etat.

Jamais ils ne devront renoncer à leur trait distinct et particulier, à la proposition du renversement complet de l'ordre social existant; jamais ils ne devront abdiquer leur rôle spécifique: affirmer l'intérêt général du prolétariat et faire progresser la situation politique. C'est à travers ce travail, absolument nécessaire, qu'un groupe communiste peut devenir l'avant-garde réelle de millions de prolétaires; en guidant les masses laborieuses dans la Lutte constante contre les exactions du Capital, il sera possible - et c'est aussi un devoir - de rendre compréhensible et actuel le lien qui existe entre la vie quotidienne, entre le mouvement de toutes les Classes et de tous les Partis politiques d'une part et le mot d'ordre de la dictature du prolétariat de l'autre.

L'Union des Communistes Combattants qui, en tant qu'organisation armée et clandestine ne peut pas ne pas se fixer des limites précises et infranchissables dans les moyens par lesquels se déploie sa propre activité vers les masses, reconnaît en tout cas pleinement l'importance fondamentale que revêt ce travail dans la perspective de la Révolution. Guider, élargir, approfondir les actuelles luttes générales du prolétariat et, en conformité avec le cours de leur développement et de l'expérience pratique acquise par les masses elles-mêmes, les transformer en Luttes politiques finales, est et reste en somme le critère à suivre dans ce travail. Mais cela ne sera enfin possible que quand l'Union des Communistes Combattants, autonome et en mesure de combattre les institutions bourgeoises et leurs politiques en toute circonstance de la Lutte des Classes, saura éviter tant le sectarisme que le manquement aux principes.

6. L'Union des Communistes Combattants se base organisationnellement sur le centralisme démocratique, dont les principes essentiels sont:l'éligibilité des organes supérieurs à partir des inférieurs, le caractère absolument impératif de toutes les directives des organes supérieurs aux inférieurs, l'existence d'un centre dirigeant fort dont l'autorité et les décisions, dans les intervalles entre les Congrès, ne peuvent être mises en discussion par personne. Il va de soi que, dans les conditions de clandestinité dans lesquelles se développe la lutte, le principe électif peut néanmoins souffrir de limitations: les organismes dirigeants ont donc le droit de coopter dans leurs propres effectifs des militants particuliers si la nécessité pour l'organisation s'en fait sentir.

7. L'Union des Communistes Combattants reconnaît comme sienne la Cause de la fondation du Parti Communiste Combattant du prolétariat italien.

En travaillant dans ce sens, elle s'efforce aussi d'affirmer, de consolider et de renforcer la tendance communiste révolutionnaire contre toutes les déviations aventuristes et contre toutes les tentations liquidatrices - qui s'expriment aujourd'hui dans le refus de l'utilisation de la lutte armée - et appelle résolument dans ses rangs organisés les Marxistes militants de notre pays.

Dans la période actuelle, caractérisée par un état de désorientation particulière du Mouvement révolutionnaire, il est nécessaire de mener un travail décisif d'orientation politique, théorique et pratique, tendant à clarifier tant la nature de la stratégie, des principes et des tactiques du Parti révolutionnaire, que celle de l'éventail des forces intéressées à sa fondation.

L'Union des Communistes Combattants, qui reconnaît comme ses interlocuteurs premiers les forces et les groupes Marxistes qui se placent déjà sans hésitation sur le terrain de la lutte armée, est en tout cas animée par la conviction que l'Unité des communistes dans le Parti doit se baser sur la clarté de vue et que cette clarté, à l'heure actuelle, ne peut naître que d'une réelle et approfondie confrontation interne sur les questions principales que l'expérience pratique de la Révolution prolétarienne a mises à l'ordre du jour dans notre pays.

L'Union des Communistes Combattants souligne en outre l'importance fondamentale de la bataille anti-révisionniste.

Il doit en effet être clair pour chaque révolutionnaire qu'une préparation, même seulement préliminaire, du prolétariat au renversement de la bourgeoisie n'est pas possible sans une Lutte inévitable, systématique, large et ouverte, contre les vieux Partis officiels - et en particulier contre le P.C.I. - qui détiennent toujours des positions fortes dans le Mouvement ouvrier, et qui, dans leur pacifisme parlementaire, illusionnent les masses sur la nature réelle de la démocratie bourgeoise.

Enfin, l'Union des Communistes Combattants s'aligne fermement aux côtés de la Lutte communiste combattante menée dans les pays capitalistes avancés et aux côtés des luttes de libération nationale qui se développent dans les pays dominés par l'Impérialisme. Dans ses aspirations à atteindre l'émancipation complète de la Classe ouvrière, et sachant que la Révolution prolétarienne est par sa nature même Internationaliste, elle ne ménage aucun effort pour contribuer à l'Unité des communistes et des travailleurs de tous les pays.

 

7-INTERNATIONALISME. Omenaldi/Hommage "Dehors, les chiens fascistes !" (14.12.1994. Erlantz CANTABRANA. Quotidien "Egin. Kolaborazioak")

Le 29mai 1993: Cinq immigrés turques sont assassinés lors de l'incendie de leur habitation par des nazis à Solinger (Allemagne). En Espagne, les peintures fascistes en leur "honneur" dureront des années.

"Dehors, les chiens fascistes !". «Dehors chiens d'arabes», «Les Turcs au feu»... Ainsi sont composées les multiples peintures apparues ces derniers jours dans l'historique rue Zapatería de Vitoria-Gasteiz. Ce mauvais sang émané de quelques sprays nous a fait souffrir comme s'il s'agissait d'un coup de marteau, nous, les gens de la rue, ceux/celles qui suons et souffrons chaque jour. Ça fait bien de reconnaître dans des groupes de paroles que nous ne sommes pas racistes, que nous apprécions les Droits humains, que l'important c'est de converser, de respecter la vie humaine. Quelle hypocrisie quand autant de merde émane de certaines bouches!

De certaines parce que la présence d'«arabes»troublent leurs commerces. On le sait déjà, des gens d'autre couleurs et cultures, toujours inférieures à la nôtre, qui font que beaucoup de personnes clinquant/es ne se risquent pas à entrer dans la rue. Et d'autres parce que ça les emmerde que certain/es d'entre eux -et seulement certain/es- leur aient donné leur dernières pièces du prix avec des odeurs d'essence. Et l'une des peintures portait une svastika de mort [croix détournée par les nazis]. Cette fois, certainement, se seront les mêmes con/nes qui ensuite parlent de «Terrorisme»et de défendre les idées: «avec des mots et non pas avec violence».

Aux pédés, gouines, rouges, noirs, drogué/es, latinos, arabes, et attardé/es mentaux qui «inventons»la "Sape" que nous modelons jusqu'à la rébellion, nous l'a rendons enceinte d'idées, de rires, de pleurs ou de peintures, nous n'avons jamais pensé qu'une telle chose pourrait avoir lieu. Parce que ça fait mal de voir des vidéos de racisme à mille kilomètres d'ici, de parler de xénophobie en Allemagne ou dans le Bronx, mais ce qui est le plus dur c'est qu'il faut articuler toutes les mesures inimaginables pour que la merde, la scorie et les cerveaux secs qui ont peints: «Dehors les chiens d'arabes...»ne puissent pas faire plus de mal et par l'action directe, si c'est nécessaire. Autodéfense, ça leur rappelle quelque chose?

Détestable a aussi été le travail de la Municipalité de Vitoria-Gasteiz, comme quasiment toujours dans ce quartier (le plus populaire de toute la ville). En juin dernier, jour de la "Sape insoumise". Des centaines de petits drapeaux ont rendu la rue très belle, des affiches lui ont enlevé la froideur pour des rêves à la pelle. En 6 heures, l'hyper-efficace équipe de nettoyage de la Municipalité -toujours démocratique- en a fini avec le souvenir d'une nuit d'Insoumission: à coup de censure, de brigade anti-pancartes et beaucoup de toute-puissance. Malgré la dénonciation publique de plusieurs voisin/nes sur les peintures fascistes, finalement ce furent des mains anonymes qui ont du effacer ces insultes à l'intelligence humaine. D'ici, une étreinte à tout/tes les immigré/es. (...) Malgré tout, qu'ils/elles n'oublient pas de se vitaminer et de se minéraliser. Nous nous verrons dans le quartier."

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DYNAMIQUE DE BAIONA

jpg-SR BAIONA-okPLUS D'INFOS (cliquer)

SOLIDARITÉ PCE(r), GRAPO ET SRI!

 AMNISTIE TOTALE !!!

SANS CONDITIONS !

AMNISTIA TOTALE

2013 : ADRESSES

COLLECTIF DES PRESXS DU PCE(r), GRAPO ET SRI

(2013) PRESXS-adresses

ENCORE 1 PROCÈS-FARCE !!!

PROCES FARCE 13.09.2012 (arenas)-azkPROCES FARCE 13.09.2012 (victoria)-azkMADRID, LE 13 SEPT 2012 :

PITOYABLE TRAGI-COMÉDIE !!!

Audios du dernier Procès-Farce contre "Arenas" et Victoria Gómez. Il n'y a rien de mieux pour rompre la Guerre Sale déployée contre le PCE(r) qui tente de le relier au faux amalgame criminalisateur : PCE(r)-GRAPO... que d'écouter leurs propre paroles. Quand "Arenas" parle sur la politique la Juge l'interrompt et l'expulse. L'avocat de la Défense rompt avec des données tranchantes et sans appel les inventions mises dans les Dossiers judiciaires pour impliquer "Arenas" dans les GRAPO.

  NI OUBLI, NI PARDON !

ABELARDOLIBERTÉ POUR LE COLLECTIF

DES PRESXS POLITIQUES

DU PCE(r), DES GRAPO ET DU SRI

DONT LE CAMARADE ARENAS!

camarade ARENAS

République Populaire

CAMPAGNE DE SOLIDARITÉ AVEC LES PRESXS MALADES

PRESXS MALADESPLUS D'INFOS (cliquer)

7 PRES@S DU COLLECTIF DES COMMUNISTES, ANTIFASCISTES ET SOLIDAIRES DU PCE(R), DES GRAPO ET DU SRI ONT DE GRAVES MALADIES INCURABLES ET ILS/ELLES SONT SÉQUESTRÉ/ES DE FACTO. NOUS EXIGEONS LEUR MISE EN LIBERTÉ IMMÉDIATE!

1-CARTE DIRECTEUR INSTITUTIONS PENITENTIAIRE-azk

MONTRE  TA SOLIDARITÉ !

IMPRIME LA CARTE ET ENVOIE-LA !

COPIE-LA ET FAIS-LA CIRCULER !

1bis-CARTE DIRECTEUR INSTITUTIONS PENITENTIAIRE

12-Enrike KUADRA ETXEANDIA-GRAPO

Enrique KUADRA ETXEANDIA, prisonnier politique des GRAPO. Né à Barakaldo (Bizkaia, Pays Basque) le 9 juin 1950. Militant des GRAPO et Historique militant du PCE(r), âgé de 62 ans. En prison 2 fois (22 ans au total). Sauvagement torturé. Mis une nouvelle fois en prison en 1995 : il est devenu gravement malade. Il se trouve actuellement dans la Prison de Daroca (Zaragoza). Opéré d'un cancer à la prostate. Prisión de Daroca Ctra. Nombrevilla 50360 Daroca (Zaragoza)

1-Manuel PEREZ MARTINEZ-PCE(r)-fr

Manuel PÉREZ MARTÍNEZ, prisonnier politique du PCE(r). Né à Melilla le 1er novembre 1944. Secrétaire Général du PCE(r), âgé de 68 ans. En prison 3 fois (19 ans au total). Toujours en situation d'Isolement extrême. Mis une nouvelle fois en prison 2000 : il est devenu un malade chronique. Actuellement, il se trouve dans la Prison de Castellón II. Il souffre de graves problèmes occulaires, de cataractes, migraine chronique, de rhumes continuels qui le maintiennent prostré, d'une hernie du hiatus et de plusieurs maux associés. Prisión de C.P. Castellón II 12140 Albocasser 

11-MARIA JOSE BAÑOS-GRAPO-fr

María José BAÑOS ANDUJAR, prisonnière politique des GRAPO. Née dans le Sud-Est de l'État français le 11 novembre 1964. Militante des GRAPO âgée de 48 ans. 18 ans en prison. Mise en prison en 2002 : elle est devenue encore plus gravement malade. Elle se trouve actuellement dans la Prison de Valencia II. Foie dans un très mauvais état. VIH. Elle a besoin d'une déviation coronaire. Fortement médicalisée. Prisión de Picassent-Valencia II - a.c. 1002, 46225 PICASSENT (Valencia).

28-Manuel R. ARANGO-PCE(r)

Manuel ARANGO RIEGO, prisonnier politique du PCE(r). Né à Villaseca de Laciana (León) le 12 décembre 1948. Historique militant du PCE(r), âgé de 64 ans. Il a été plus de 20 ans en clandestinité après avoir été détenu et incarcéré à de nombreuses occasions et blessé par les tirs de la Police lors de l'une d'entre elles. Mis en prison une nouvelle fois en 2007 : il est devenu gravement malade. Il est actuellement dans la Prison de Zuera (Zagazoza). Dans cette prison, il manque de physiothérapeute et de plusieurs médicaments dont il a besoin. Il a une sciatique chronique qui l'oblige à marcher en étant aidé; arthrose générale; hépatite chronique avec perte de masse hépatique. Ulcère duodénal chronique car il a été emputé de l'intestin grêle. Hypermédicalisé. Prisión de Zuera-Zaragoza - CN 338, km . 539, 50800 ZUERA (Zaragoza).

2-ISABEL APARICIO-PCE(r)-fr

Isabel APARICIO SÁNCHEZ, prisonnière politique du PCE(r). Née à Madrid le 2 février 1954. Militante du PCE(r), âgée de 58 ans. En prison 2 fois (9 ans au total). Incarcérée en 2007 : elle est devenue gravement malade. Elle se trouve actuellement dans la Prison de Zuera (Zaragoza). Arthrose générale, ostéoporose, hernies lombaires et discales, sinusite chronique, elle a besoin de plusieurs opérations. Récemment opérée de cataractes aux 2 yeux. Prisión de Zuera-Zaragoza - CN 338, km . 539, 50800 ZUERA (Zaragoza). 

21-Paco CELA SOANE-PCE(r)Paco CELA SEOANE, prisonnier politique du PCE(r). Né à Verin (Ourense) le 29 octobre 1958. Militant du PCE(r), âgée de 56 ans. En prison depuis 26 ans, en 3 fois. Incarcéré en 2007: il est gravement malade. Il se trouve actuellement dans la Prison de Picassent (Valencia). Diabète très problématique. Jusqu'en novembre 2010, il a eu besoin de 5 injections d'insuline par jour. Prisión de Picassent -Valencia II. ac 1002. 46225 PICASSENT (Valencia).

4-Résister c'est vaincre-fr3-adosB

HOMMAGES DÉC 2014

NI OUBLI,NI PARDON! 

xc-29 AOUT 2013 VIGO

BIOGRAPHIE (Lire) 

au-(05.12.1982)-JUAN MARTIN LUNA-PCE(r)NI OUBLI,NI PARDON!

ACTE DE SOLIDARITÉ

ÉLECTIONS BOURGEOISES :

BOYCOTT !!!

LA LUTTE EST DANS LA RUE PAS AU PARLEMENT-2

Lutte et organise-toi avec le SRI ! A l'école, université, usine, entreprise, quartier : partout tu peux Lutter pour abolir le Capitalisme et l'Exploitation de Classe en oeuvrant pour  LA RÉVOLUTION SOCIALISTE afin d'abolir définitivement toute Classe et Exploitation par LE COMMUNISME ! ET N'OUBLIE PAS LA SOLIDARITÉ AVEC LES ANTIFASCISTES ET COMMUNISTES EN PRISON : DEDANS ET DEHORS FACE A LA RÉPRESSION   !

  

  PREKARIOEN GAUA

CONTRE L'EXPLOITATION

Pour l'Unité des prolétaires

jpeg-xuria-KARTELA 08.12.2012-azk

  SAMEDI 8 DÉCEMBRE 2012

(à partir de 18h.  23bis Rue des Tonneliers. BAYONNE)

(plus d'infos) et Gadafiste Brothers

PHOTOS DE LA SOIRÉE

jpeg-IMP+WEB-rouge-AFFICHE NUIT DES PRECAIRES-BAIPRESOAK KALERA !

PRESOAK ETXERAT !

PRESOAK KALERA

SAMEDI 10 NOVEMBRE 2012 (BAIONA)

(15h30. Place des Basques)

Manifestation pour la liberté

des prisonnier-ère-s politiques basques

  Aux personnes qui ont Lutté

et qui Luttent contre le Fascisme...

LUCHA ANTIFA

VENDREDI 9 NOVEMBRE 2012

(18h30. Place Louis XIV. ST-JEAN-DE-LUZ)

JOURNÉE INTERNATIONALE : NUIT DE CRISTAL

Rassemblement contre le Fascisme : sexisme,

discriminations et racisme... (plus d'infos)

(9 NOV) KRISTALL NACHT 1938-2012-azk

  ZYED ET BOUNA

NI OUBLI, NI PARDON !

Zyed et BounaLUTTE CONTRE LE NON-LIEU ! (plus d'infos)

 

 

presosenferGrève de la Faim de Solidarité avec Iosu 

Dans les États français et espagnol : plus de 250 prisonnier(ère)s politiques sont en Lutte ouverte avec des Grèves de la Faim, refus des conditions de détention, protestations...

Le prisonnier politique des GRAPO : Enrike Kuadra Etxeandia s’est mis en Grève de la Faim illimitée en Solidarité avec la Grève de la Faim de Iosu Uribetxeberria Bolinaga, un prisonnier politique basque gravement malade en phase terminale dans la prison de Daroca à Zaragoza. Une Grève de la Faim de Solidarité a aussi été commencée par les militants des GRAPO : Nacho Varela Gómez (prison de Puerto I) et Marcos Martín Ponce (prison de Morón de la Frontera, Sevilla). Les autres prisonnier(êre)s du Collectif des prisonnier(ère)s poltiques du PCE(r), GRAPO et SRI informé(e)s rejoignent aussi cette Grève...

LIBERTÉ POUR LES PRISONNIER(ERE)S POLITIQUES !!!

Si l'Etat espagnol a concédé la "Liberté" conditionnelle à Iosu : celle-ci n'est toujours pas effective. En Italie et depuis le Secours Rouge International : des messages et des cartes de dénonciation de cette situation sont envoyées au Ministre de l'Intérieur  de l'État espagnol à Madrid.

Appel du Comité pour un SRI (Italie) : L'Etat espagnol laisse mourir en prison un prisonnier politique malade en phase terminale. Iosu Uribetxeberria Bolinaga est atteint d'un cancer maintenant en phase terminale. Selon les médecins de la prison elle-même, il ne dispose que d'une chance de 10% de vivre encore une autre année. Néanmoins, les "Autorités" refusent de lui concéder la Liberté et désormais 7 autres personnes de plus sont en prison car elles ont participé à une Marche de Solidarité pour Iosu lequel est incarcéré suite à l'accusation d'avoir tué un employé de la prison... Dans les Etats espagnols, français et turc : plus de 500 personnes sont en Grève de la Faim pour réclamer la liberté de ce prisonnier politique gravement malade. Le Collectif des prisonnier(ère)s politiques Antifascistes espagnol(e)s (1) souscrit à cette grève illimitée. Quiconque veut se solidariser avec Iosu peut envoyer une carte ou un télégramme au Ministre de l'Intérieur de l'État espagnol. Pour le texte il suffit de mettre : «NOUS EXIGEONS LA LIBERTÉ IMMÉDIATE DE Iosu Uribetxeberria Bolinaga» (N'oubliez de mettre la signature et le nom de l'expéditeur/trice !)" (1) PCE(r), GRAPO et SRI

IOSU ASKATULeçon de dessin. (Nizar Qabbani, poète syrien) Mon enfant pose en face de moi sa boîte de peintures et il me demande de lui dessiner un oiseau. Je trempe le pinceau dans la couleur grise et je dessine un carré avec des fermetures et des barreaux. Ses yeux se remplissent d’obscurité : “Mais... c’est une prison, papa ! Tu ne sais pas dessiner un oiseau ? Et je lui dis : “Mon enfant, pardonne-moi... J’ai oublié la forme des oiseaux.” Mon enfant pose alors en face de moi son carnet de dessin et il me demande de lui dessiner un épis de blé. Je prend la plume et je dessine une arme à feu. Mon enfant se moque de mon ignorance et il s’exclame : “Papa ! Tu ne connais pas la différence entre un épis de blé et une arme à feu ?“. Je lui dis : “Mon enfant, oui j’ai connu les formes des épis de blé, celle de la miche de pain, celle de la rose mais dans cette époque très dure que nous vivons actuellement les arbres de la forêt se sont unis à la Résistance pour Lutter.(…)”

Dessin d'AURORA(Juin 2012)(Juin 2012) Dessin d'Aurora Cayetano 

prisonnière politique du PCE(r) en Prison

  

  

(gorria)Résistance-1

(TOULOUSE) : PROCES-FARCE ! Face à la Répression de l'Etat français Solidarité avec le CREA (OKUPA) RÉSISTER C'EST VAINCRE ! (plus d'infos) SOLIDARITÉ !

21 JUIN 2012

JEUDI 21 JUIN 2012 (PARIS) (19H) RASSEMBLEMENT DEVANT LA PRISON DE LA SANTÉ Concert de dénonciation contre la Terreur d'État Plus d'infos (cliquer)

 

lamine-diengmanifestation-lamine-dieng-2011-avenue-gambettaNI OUBLI ! NI PARDON ! lamIne dieng, Un ouvrier assassinÉ par la Police de l'État français MARCHE COMMÉMORATIVE À PARIS (14h) Samedi 16 Juin 2012 (Plus d'infos)

vérité et justice pour ali ziri-2NI OUBLI ! NI PARDON ! ALI ZIRI, Un ouvrier assassinÉ le 9 Juin 2009 par la Police de l'État français Rassemblement À Argenteuil (14h30) Samedi 9 Juin 2012 (Plus d'infos)

LIBERTÉ POUR DENIZ

VENDREDI 25 MAI 2012 (NUREMBERG, ALLEMAGNE)15H RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ CONTRE LE PROCES-FARCE DE DENIZ : UN ANTIFASCISTE (plus d'infos)

 

jpeg-A3 AFFICHE 19-20 MAI 2012-azk

OU SONT-ILS ? OU SONT-ELLES ? CONTRE LA TERREUR D'ETAT SEMAINE CONTRE LES DISPARITIONS POLITIQUES (17-31 MAI 2012)  

Organisée par l'ICAD-Section française PLUS D'INFOS (cliquer)

euskal presoak euskal herriraJEUDI 31 MAI 2012 (devant la mairie de BAIONA) Jour du Procès en appel à Paris (19 H) RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ AVEC JON KEPA PAROT prisonnier politique basque d'ETA PRIS EN OTAGE PAR L'ÉTAT FRANCAIS DEPUIS 23 ANS

jpeg-(09.05.1976) ULRIKE MEINHOFazkPlus d'infos (en cours rédaction)

IBAI ASKTATU-1

IBAI ASKTATU-2 IBAI ASKATU ! GUK ZUREKIN ! LIBERTÉ POUR IBAI PEÑA BALANZATEGUI ! ON EST AVEC TOI ! EUROAGINDUEI EZ !  Plus d'infos  et Lutte Antifasciste  (Originaire de Gasteiz et réfugié politique à Baiona.Transféré en Juin 2012 de la prison de Seysses dans l'État français à celle de Soto del Real dans l'État espagnol) Pour lui écrire : IBAI PEÑA BALANZATEGUI - MADRID-V SOTO DEL REAL CENTRO PENITENCIARIO - CARRETERA COMARCAL 611 - 28.791 SOTO DEL REAL (MADRID) ESPAÑA.

 

 

 

HOMMAGE A LA CAMARADE YASEMIN DU MLKP

Yasemin Yoldas-3

La "Camarade Yasemin" du MLKP est morte le 9 février 2012

en luttant contre l'Etat turc fasciste

pour la révolution socialiste et le Communisme

en Turquie et au Kurdistan

PLUS D'INFOS (cliquer)

HOMMAGE, GRÈVE DE LA FAIM ET DÉTENTION

SOLIDARITÉ AVEC MANUEL ARANGO RIEGO

PRISONNIER POLITIQUE DU PCE(r)

LE 19 OCTOBRE 2011

FIN DE LA PROTESTATION AVEC

GRÈVE DE LA FAIM

DEPUIS LE 16 SEPTEMBRE 2011

CONTRE LE DÉNI DE LA CONDITION DE PRISONNIER/ÈRE POLITIQUE ET DE MILITANCE

MIS EN OEUVRE PAR L'ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE ET L'ÉTAT ESPAGNOL

28-Manuel R. ARANGO-PCE(r)-castLA SOLIDARITÉ DE CLASSE EST NOTRE ARME ! ÉCRIS-LUI !

Prision de C.P. Madrid VI - Aranjuez

C.P. Madrid VI 28300 Aranjuez (Madrid)

02.10.11-im1(lettre interceptée)

  11 OCTOBRE 2011 (BAIONA). DIFFUSION DE 300 TRACTS SRI* À DES PROLÉTAIRES DURANT UNE MANIFESTATION NATIONALE DANS L'ÉTAT FRANÇAIS CONTRE LA PRÉCARITÉ.

* En Solidarité avec la Grève de la Faim du Camarade Manuel Arango Riego, Prisonnier Politique du PCE(r) et pour rappeler l'existence de la Lutte dans les prisons du Collectif des presxs politiques du PCE(r), des GRAPO et du SRI.

BLOG(Manif 10oct2011)TRACT SRI-jpeg DÉTENTION ET MISE EN "LIBERTÉ" AVEC CHARGES

DE PABLO HASÉL, RAPPEUR DE 22 ANS 

LIBERTÉ POUR CE CAMARADE SOLIDAIRE ET COMBATIF!

pablo Liberté !LIBERTÉ IMMÉDIATE DE PABLO HASÉL !

Il est Communiste, les terroristes c'est vous.

SOLIDARITÉ AVEC PABLO HASÉL !

-COMMUNIQUÉ DE PABLO HASÉL

ET CAMPAGNE DE SOUTIEN

logo-radio-clash

RADIO CLASH DE LIMOGES

-Émission du 4 octobre 2011

-Émission du 11 octobre 2011

-Emission du 18 octobre 2011