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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 01:30

kh1-AFFIC HE Appel LANNEMEZAN (25oct2014)

kh3-BANDEROLE LANNEMEZAN coord antifa (25oct2014)

 

COMMUNIQUÉ DU 24 OCTOBRE 2014

DE LA COORDINATION ANTIFASCISTE

Par le COMITÉ POUR UN SRI DE BAIONA (Secours Rouge International) - IPEH ANTIFAXISTA - RASH IPEH - VEGAN PAYS BASQUE - ACTION ANTIFASCISTE PAU - SECOURS ROUGE ARABE.

  Télécharger le tract  

Et Lire déclaration de Georges Abdallah

 

COORDINATION ANTIFASCISTE DE LUTTE :

CONTRE L'EXTERMINATION CARCÉRALE,

LA CRIMINALISATION DE LA LUTTE ANTIFASCISTE, ET POUR LA LIBÉRATION

DES PRISONNIER.ÈRE.S POLITIQUES*

- Situation politique dans l'État français : la prison du Dehors et celle du Dedans

Le 24 octobre 2014 marque la 31° année d'incarcération de Georges Abdallah, un prisonnier politique communiste libanais des FARL (Fractions Armées Révolutionnaire Libanaises) pris en otage par l'État français impérialiste depuis 1984.

Georges Ibrahim Abdallah, prisonnier politique communiste libanais

pris en otage depuis 31 ans par l'État français impérialiste

GEORGES ABDALLAHCet infâme anniversaire dessine avec précision les traits du visage réel de l'État français d'aujourd'hui. Quels que soient les partis en place, de Droite comme de "Gauche", cet État français impérialiste n'a plus rien de "démocratique".

Le prouve aussi l'impunité accordée à la police, l'armée et aux organisations fascistes, la criminalisation de Damien Camélio, antifasciste du GADI (Groupe d'Action Directe International) et celle des 96.000 prisonnier.ère.s dont 30.000 immigré.e.s sans papiers emprisonné.e.s dans les Centres de Rétention, des centaines de militant.e.s politiques basques et kurdes mais aussi toutes les autres personnes issues des quartiers populaires qui forment 90% des détenu.e.s.

Ibon Fernandez Iradi "Susper"

prisonnier politique basque gravement malade

SUSPERLe prouve encore les violences et tortures carcérales, la négligence médicale mettant en péril la vie, les longues peines, l'isolement, les nouveaux Quartiers de Haute Sécurité (QI) destinés à briser les prisonnier.ère.s non-repenti.e.s.

L'État français nous exploite toujours plus, il brise une à une nos conquêtes sociales, il tue et massacre des personnes et des peuples, il réprime toute contestation et résistance, il tente de nous inculquer par la force le mépris de nous-mêmes et de notre Histoire collective de classe. Il n'hésite pas à écraser tous ceux et celles qui gênent ses intérêts capitalistes/impérialistes et le fascisme est un instrument qu'il peaufine de jour en jour face à la révolte qui gronde dans les quartiers populaires...

 

- Le jeu de séduction du réformisme et de l'opportunisme complice du système capitaliste

Le ballet quotidien des "alternatives" (vertes, etc...), "autres sociétés" hypothétiques et "réformes" joué par les partis, syndicats, organisations et associations réformistes de "Gauche" face à des lois scélérates et à un système capitaliste destructeur ne trompe quasiment plus personne. Leur opportunisme et manque de courage politique démontre de façon flagrante leur complicité avec le système capitaliste/impérialiste qui les nourrit et les entretient.

Seul.e.s les exploité.e.s, les prolétaires -avec ou sans papier, quelle que soit leur nationalité- veulent en finir réellement avec ce système capitaliste qui volent leurs vies et toute vie en général. Les prisons en sont remplies, ce sont eux et elles qui luttent et qui tentent de s'organiser au Dehors et au Dedans des prisons.

 

Construire un mouvement de résistance populaire antifasciste et révolutionnaire

Face à la réaction et au fascisme, l'unité et l'organisation conséquente de la lutte sont 2 éléments vitaux pour combattre ce système capitaliste qui ne s'effondrera jamais de lui-même sans révolution sociale décisive. Fermer les yeux sur cette réalité, par peur ou ignorance, c'est devenir complice.

C'est pourquoi, nous avons décidé de créer cette coordination antifasciste révolutionnaire. Celle-ci est composée d'organisations, collectifs et groupes : communistes ML, maoïstes, libertaires; anarchistes, autonomes, marxistes, vegans... Notre objectif est d'agir contre l'extermination carcérale et la criminalisation de la lutte antifasciste ainsi que pour la libération des prisonnier.ère.s politiques .

Cette coordination est 1 étape qui vise à construire par l'action un mouvement de résistance populaire antifasciste et révolutionnaire dans l'État français dont les pays et les terres d'autres peuples qu'il occupe, tels le Pays Basque Nord/Ipar Euskal Herria et les pays arabes parmi bien d'autres...

 

AMNISTIE TOTALE** POUR LES PRISONNIER.ÈRE.S !

LIBÉRATION IMMÉDIATE POUR GEORGES ABDALLAH

ET IBON FERNANDEZ IRADI "SUSPER", GRAVEMENT MALADE !

 

* Chaque prisonnier.ère en lutte contre le système capitaliste est un.e prisonnier.ère politique.

** L'Amnistie étant inséparable de la lutte révolutionnaire visant à abattre le Capitalisme.
TORTURE-PRISON

(16 Septembre 2014. Patxa plazan, Baiona)

Solidarité avec Alfon !

SOLIDARITÉ ALFONSolidarité avec les prisonnier-ère-s politiques

contre l'extermination carcérale !SOLIDARITÉ PRESXS MALADES

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 01:30

TRACT DES COMITÉS POUR UN SRI

(Décembre 2012)

marcosLETTRE DE MARCOS MARTIN PONCE

PRISONNIER POLITIQUE ANTIFASCISTE

DES GRAPO

1-SRI-marcos-fr2-SRI-marcos-fr

3-SRI-marcos-frADOS4-SRI-marcos-fr

 

 

COMPLÉMENTS D'INFORMATIONS :

HOSPITALISATION D'1 ANTIFASCISTE DES GRAPO SUITE À UNE VIOLENTE VOLÉE DE COUPS

AMNISTIA-2Le prisonnier politique des GRAPO : Marcos Martín Ponce a été sauvagement frappé par les Gardiens dans la Prison de Moron (État espagnol). Il se trouve à l'hôpital. Le mercredi 14 novembre 2012, dans la prison de Moron de la Frontera (Séville) : le prisonnier politique des GRAPO : Marcos Martín Ponce a souffert d'une volée de coups brutaux administrés par les Gardiens de prison lors d'une tentative de dénudement forcé. Marcos s'est défendu de l'agression multiple et il semblerait qu'un gardien de prison soit lui aussi blessé. Malgré les détecteurs de métaux, ils ont voulu obliger Marcos à se dénuder. Confronté à cette mesure non-nécessaire : Marcos l'a refusée. Depuis, il a été mis à l'hôpital : en Régime d'Incommunication [Mise au Secret : autrement dit torture physique et psychologique]. L'un des Gardiens de prison semble souffrir de plusieurs coups donnés par Marcos pour se défendre de cette violente agression.

(14) DESSIN DE MANUEL ARANGOCependant, face à cette situation, la presse bourgeoise raconte : “Marcos Martín Ponce, entré au Module d'Isolement et classé en tant que prisonnier FIES [Ficheros de Internos de Especial Seguimiento : prisonnier considéré très dangereux], a refusé d'accomplir "l'ordre de fouille" obligatoire quand ces dangereux internés vont sortir dans la cour [de prison]. Le terroriste a insulté et menacé les fonctionnaires de prison et, alors que celui-ci allait être transféré dans sa cellule de prison, le prisonnier "s'est agité en agressant brutalement le fonctionnaire" Une fois dans ce Module, tandis les 2 gardiens de prison assignés à ce département de la prison se disposaient à le fouiller, comme cela est obligatoire, "non seulement il les a menacé de mort mais il a aussi foncé sur eux, en les blessant et ceux-ci ont dû recevoir l'aide d'autres fonctionnaires afin de pouvoir le neutraliser". Le travailleur agressé a été pris en charge par les services médicaux de la Prison de Moron de la Frontera et après avoir reçu les 1ers soins, il a été évacué jusqu'aux Services d'Urgence où il est soigné en présentant un pronostique "réservé". Le fonctionnaire a reçu de violents coups au visage, au thorax et sur une main. Le coordinateur des prisons de CSIF [Centrale Syndicale Indépendante et de Fonctionnaires] : Claudio Esteban a souligné une nouvelle fois le "manque de sécurité dans les centres pénitentiaires dû principalement au manque de fonctionnaires.”

Dessins de Manuel Arango Riego, prisonnier politique du PCE(r)

(9) DESSIN DE MANUEL ARANGO

 BIOGRAPHIE

DE MARCOS MARTIN PONCE

MARCOS-2Marcos MARTIN PONCE est né le 8 Juillet 1971 dans une famille espagnole émigrée à Bardem (Suisse), comme tant d'autres durant la Dictature franquiste. Après quelques années, ils sont revenus à Madrid.

Le développement de sa jeunesse se réalise dans des environnements alternatifs et des Okupas politisées. En 1994 : il est détenu à Pontevedra (Galice) par la guardia civil pour des accusations juridiques de Droit Commun.

À Madrid, dans l'une de ces Okupas, dans le quartier de Usera, il fait la connaissance de plusieurs autres jeunes aux mêmes idées. Dans une lettre adressée à un Camarade prisonnier politique en Russie, Marcos dit que «Au cours de cette même année 1994, nous formons les "Jeunesses Antifascistes" et nous éditons une publication "Revuelta" (Révolte). La principale tâche était de tenter de nous politiser et de politiser les Luttes spontanées et sectorielles de la jeunesse ouvrière et marginalisée».

Selon les paroles de son amie, María Ángeles Ruíz Villa actuellement elle aussi prisonnière politique : «Nous nous sentions solidaires de tou(te)s les prisonnier(ère)s en général pour leur façon de Résister au Fascisme dans les pires conditions. Depuis déjà très longtemps, nous avions perdu tout intérêt pour les drogues, nous sortions à peine dans des fêtes, tandis que nous nous intéressions toujours plus à tout ce qui allait contre le Système. Des sabotages ont été réalisés et quelques peintures revendicatives. Nous étions chaque fois plus organisé(e)s mais nous sentions que c'était insuffisant. Nous avions beaucoup d'affrontements directs (certains très dangereux) avec les têtes rasées (nazi-e-s) mais très vite nous sommes tombé(e)s d'accord sur le fait que le problème ce n'était pas eux/elles sinon ceux/celles qui les poussaient et les protégeaient, que l'ennemi c'était le Système Capitaliste. Nous avions besoin de formes d'organisations supérieures, d'une structure... les GRAPO (1) étaient ce que nous cherchions. Et à cause de la Répression, nous nous y sommes incorporé(e)s en passant à la clandestinité».

(12) DESSIN DE MANUEL ARANGODans la même lettre au communiste russe, Marcos raconte : «Nous tentions de conscientiser cette jeunesse et sur le fait que les Luttes contre la pauvreté, l'Exploitation, le Chômage, la Répression, etc... avaient et ont comme cause commune un cadre beaucoup plus vaste qui est celui de l'État Fasciste, dirigé depuis tout les ressorts du Pouvoir de la bourgeoisie pour maintenir ses intérêts privilégiés.» Cela, c'était en 1997.

Selon ce que dit Marcos lui-même, à partir de 1999 et durant plusieurs années : il participe à de nombreuses actions armées de soutien au Mouvement de Résistance Organisés et Populaire et de dénonciation contre l'État Fasciste.

Sa déjà Camarade, Marian, dans le même commando que lui revient sur les années vécues dans les GRAPO : «Elles furent intenses en émotions, apprentissage et maturité en tant que personne et militant/e face à tout ce que nous n'avions pas pas acquis auparavant. La clandestinité est très dure du fait d'être séparé/e de ta famille et de tes ami(e)s, de constamment mettre en jeu la Vie et la Liberté... Mais c'est compensé par le fait de sentir que tu fais ce que ta conscience te dicte et que tu es en train de contribuer à construire un futur en Liberté. Ces années nous ont enrichi(e)s, nous avons beaucoup appris de nos Camarades et nous avons acquis des principes et des valeurs qui auparavant étaient éloignés de nous».

(11) DESSIN DE MANUEL ARANGOLe 18 Juillet 2002 : Marcos est détenu à Paris au côté de 19 Solidaires -des compagne(on)s et des Camarades- lors d'une campagne de Guerre Sale internationale à laquelle ont participé 3 États et 4 Polices distinctes avec une successions de détentions à Paris, Madrid, Vitoria-Gazteiz et Rome.

Marcos passe 5 ans dans les prisons de l'État français où il est soumis aux conditions répressives carcérales de la "démocratie" française. Extradié dans l'État espagnol en 2007 : il accomplit une véritable condamnation à perpétuité de plus de 40 ans, au moyen du nouveau Code Pénal. Avant les faits du 14 novembre 2012 : il est isolé dans la prison de Haute Sécurité de Morón de la Frontera à Sevilla (Andalousie), en Régime de 23 heures de cellule et soumis à la Torture blanche [psychologique], pour briser sa Dignité.

(1) GRAPO : Groupes de Résistance Antifasciste Premier Octobre 1975

GAL CARCÉRAL (Lire)

LUTTE EN PRISON (Lire)

AUTRES LETTRES DE PRESXS (Lire)(13) DESSIN DE MANUEL ARANGO

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 01:45

  GAL CARCÉRAL

  AVEC PROGRAMME D'EXTERMINATION LENTE EN PRISON

  RÉALISÉ PAR L'ÉTAT ESPAGNOL

AMNISTIA TOTALE“Il n'y a pas eu de Transition

mais des fosses communes, la crise capitaliste,

le Monument Fasciste de "El Valle de los Caídos" (1), des Juges corrompu(e)s...” (Arantza. EH.)

(29 Mars 2012. Catalunya)  Répression  "Prison du Dedans-Prison du Dehors" de l'État espagnol contre la Lutte des Exploité-e-s

(29 mars 2012-Catalunya) Grève Générale-2

Note. (1) "La Vallée de ceux qui sont tombés" Monument glorifiant le Fascisme où le dictateur franquiste : Francisco Franco et le Falangiste : Diego de Rivera ont été enterrés. Toujours considéré aujourd'hui comme Patrimoine national de l'État espagnol, il a été construit durant 20 ans par des centaines de milliers de prisonnier(ère)s politiques travailleurs forcés et sur leurs cadavres de 1940 à 1958. Ce monument fasciste s'est élevé sur la mort de 27.000 d'entre eux durant sa construction...

AMNISTIA COLECTIVO PRESXS POLITICXS

AGRESSION CONTRE LA PRISONNIÈRE POLITIQUE COMMUNISTE ARANTZA DÍAZ VILLAR

ARANTZA DIAZ VILLAR-PCE(r)(25.08.2012) Ce samedi 25 Août 2012, dans la prison de Brieva (Ávila) : Arantza Díaz Villar, prisonnière politique du PCE(r) originaire de Gasteiz (Pays Basque) a souffert d'une sérieuse agression qui lui a provoqué plusieurs hématomes, de nombreux coups et deux contusions extrêmement fortes au bras droit. La personne qui l'a agressée est une prisonnière de Droit commun dont la violence a déjà été dénoncée de façon répétée par les prisonnières politiques de la prison de Brieva du fait de ses provocations permanentes et de ses menaces de mort réitérées contre plusieurs d'entre elles dont y compris le cas dénoncé publiquement des menaces de mort à l'encontre de la militante des GRAPO : Marijose Baños Andujar .

11-Marijose BAÑOS-GRAPOLes prisonnières révolutionnaires ont déjà réalisé des protestations et des écrits pour dénoncer cette situation mais, malgré cela, la Direction de la Prison continue à maintenir la détenue provocatrice dans les mêmes Modules : cette agression ou une autre était donc ainsi prévisible, cela n'était plus qu'une question de temps et d'opportunité.

Ce samedi matin, dans les douches, cette individue a commencé à insulter Arantza laquelle lui a seulement répliqué la connaître déjà et de la laisser en paix. La prisonnière de Droit commun a pris un manche à balai et elle a commencé à frapper sauvagement Arantza avec une telle intensité et aversion qu'elle a rompu le manche sous les coups donnés contre Arantza. Cette dernière a réussi à attraper une chaise pour se défendre et seule l'apparition d'autres prisonnières sociales (dûe aux cris d'Arantza) a permis de parvenir à réduire la portée de la violence de l'agresseure jusqu'à faire cesser sa volée de coups extrêmements violents.

FRANCO et Compagnie... Jusqu'à quand ?

FRANCO Y COMPAÑIAL'arrivée d'une gardienne de prison et du chef de service est venue parachever la tâche car, selon Arantza, elles leur ont annoncé que «L'agression s'étant réalisée sans témoins, la part de châtiment concerne les deux !»... Après son passage par l'infirmerie avec l'élaboration d'un constat médical de lésions, Arantza a eu une visite d'amis au parloir et ceux-ci sont restés stupéfaits de la virulence des blessures du bras gauche avec la présence de 2 hématomes et d'autres symptômes indiquant la gravité des coups reçus. Nous exigeons la séparation immédiate d'avec les prisonnières révolutionnaires de cette prisonnière de Droit commun qui provoque et agresse sans cesse.

(31.08.2012) Les choses dans la Prison de Brieva ne se sont pas normalisées, loin de là. La prisonnière qui agresse continue de le faire dans les mêmes Modules et elle tente de semer la zizanie parmi d'autres prisonnières sociales pour qu'elles agressent les prisonnières politiques. Une nouvelle fois, nous exigeons de la Direction de la Prison qu'elle sépare cette provocatrice des prisonnières révolutionnaires.

  Bon... La cour de ma maison est "particulière" quand il pleut elle se mouille...

Continuons ! Comme les autres !AMNISTIA-3

 

FACE À L'AGRESSION, MESSAGES DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALISTE :

AAAAAHHHHH DESSIN DE GÜNTHER FINNEISEN- (B. et G. Italie) : “Toute notre Solidarité et tendresse"

- (Galiza) : “Nous enverrons des cartes à Arantza, en protestation face à cette agression et au consentement de la Direction de la prison de Brieva relatif à ces provocations"

- (D. Euskal Herria) : “Nous ne pouvons pas permettre ce type d'actions fascistes contre les prisonniers et prisonnières politiques"

- (Alex) : “Réenvoyé et diffusé à tout endroits à ma portée. Salut et Amnistie ! ★"

- (B.) : “Traduit dans différentes langues et diffusé dans des pages internationales"

- (Madrid) : "Les raisons ne manquent pas. Dans une assemblée de l'Okupa, en parlant des prisonnier(ère)s, suite à la dénonciation du SRI : nous avons débattu sur les coups reçus par Arantza Díaz. Soudain une personne lance : «...mais ce sont des communistes !», comme si c'était un péché, merde !!! Un bon débat a eu lieu, et le "puriste" a du baisser les oreilles. Nous avons mis la dénonciation du cas de cette prisonnière et sa photographie sur le panneau du bistrot."

- (Elena) "Permettre les agressions contre les prisonnier(ère)s politiques relèverait aussi de la Raison d'État ? J'ai envoyé une carte postale à Arantza, j'espère qu'on la lui donnera."

(29 Mars 2012. Catalunya)  Répression "Prison du Dedans-Prison du Dehors"

de l'État espagnol contre la Lutte des Exploité-e-s

(29 Mars 2012-Catalunya) Grève Générale-1

THOMAS MEYER FALK-2Depuis les prisons de l'État Allemand : lettre du prisonnier Antifasciste allemand : THOMAS MEYER-FALK (En Isolement durant 11 ans jusqu'en Mai 2007, depuis 16 ans en prison) à la prisonnière politique communiste Arantza Diaz.

"(Thomas. 6 Juillet 2012) : Salut, chère Arantza ! Merci beaucoup pour la belle photo et tes aimables saluts que j'ai reçu récemment. J'espère que tu vas bien et toujours en Résistance. Je te joins un article de Mai que j'ai écris et qu'une compagne a traduit en espagnol. Je te souhaite le meilleur et beaucoup de force ! Il(elle)s enchaîneront nos pieds mais jamais notre coeur et nos esprits ! Je t'embrasse"

(2012. Grèce) Répression "Prison du Dedans-Prison du Dehors"

de l'État grec contre la Lutte des Exploité-e-s

(2012-Grèce) Manifestation contre l'Etat grecFIES (1)

3-LUCIO GARCIA BLANCO-PCE(r)-frPoème de Lucio GARCÍA BLANCO,

Prisonnier politique du PCE(r)

A coups d'Obscurité :

c'est le silence acéré qui

cache dans ses recoins le sursaut

et le cri qui rompt le sang oublié

dans les murs des cellules de prison.

C'est le gardien de prison surveillant les ombres du jour

et nos vols au ras des rêves,

cherchant à faire bouger les fondations.

Ce sont 20 pas dans la cour

et ici la prison se prolonge

par un tunnel insondable

qui tend l'Isolement et la Menace

qui planent dans les airs,

en les grillageant avec son agression métallique,

en niant la caresse dans les yeux

du bleu chaud du ciel et du vol des oiseaux.

C'est le plomb de l'Incertitude

sur le futur de ces modestes vers

dans les doigts de l'Inquisiteur

et la Vérité en chair et en os qui vit en s'asfixiant

et en demandant de la lumière et de l'oxygène.

 

ILS CONTINUENT A APPORTER DE LA LUMIEREIci, le Temps guette,

implacable comme de la chaux vive dans les cours,

les consciences et les racines de notre Mémoire,

cherchant à assécher les regards dans l'horizon.

Mais dans ce puits inhumain

on voit aussi face à face,

sans nuances ni artifices

les yeux rouges de la Haine de l'Humain

et ceux de cet océan clair et fier de la Résistance.

Et ici, Résister c'est le poings ferme

et la tranchée de la Dignité toujours alerte,

c'est sentir beaucoup plus loin que notre blessure

c'est le pain et l'air vital

qui alimente et agrandit l'âme.

Résister ici, c'est l'Arme et la chanson

avec une fenêtre de couleurs dans les ténèbres.

NOTE.

(1) FIES (Ficheros de Internos de Especial Seguimiento) : Régime Spécial de Haute Sécurité destiné aux prisonnier(ère)s politiques (sans reconnaissance de leur condition de militant(e)s incarcéré(e)s pour leurs idées et actes politiques conséquent(e)s...) et aux prisonnier(ère)s sociaux en Lutte collective contre le Système répressif (fruit d'une analyse de Classe) passant ainsi à un niveau politique.

reunificación pancarta asturies

(29 Mars 2012. Asturies) Répression "Prison du Dedans-Prison du Dehors"

de l'État espagnol contre la Lutte des Exploité-e-s

(29 Mars 2012-Asturies) Grève Générale

LETTRE DE XAIME SIMON QUINTELA,

PRISONNIER POLITIQUE DES GRAPO

EN GRÊVE DE LA FAIM TOUT LES VENDREDIS

aj-SORTIE DE PRISON(29ans) LE 20.11.2013(18.07.2012. Prison d'Herrera de la Mancha). “ (...) Je fais la Grève de la Faim tout les vendredis. Je n'ai envoyé aucun requête à aucun Juge car je pense que les Tribunaux sont des Tribunaux d'Exception. Que ce soit le Tribunal Constitutionnel, le Tribunal Suprême ou le Juge Central de Surveillance Pénitentiaire : tous légalisent la politique répressive contre les prisonnier(ère)s gravement malades et ceux/celles qui ont accompli déjà les ¾ de leur condamnation. Mes protestations vont à l'encontre de la permanence en prison des prisonnier(ère)s gravement malades et de ceux/celles qui ont déjà accompli les ¾ de leurs peines, contre la "Doctrine Parot" (prison à vie) et les Tribunaux d'Exception (Tribunal Constitutionnel, Tribunal Suprême et Juge Central de Surveillance Pénitentiaire...). Et ma revendication est pour une véritable Amnistie (Totale) et pour les pleines Libertés politiques. Selon moi, le problème ce n'est pas la Prison d'Herrera, par exemple, ni sa politique répressive : dans une plus ou moins grande mesure c'est un problème commun à toutes les prisons car toutes et chacune d'entre elles, avec leurs caractéristiques propres, nous soumettent au même Régime de vie Répressif, Inhumain, Vexatoire, Violateur des Droits et Libertés, exerçant le Chantage, etc... Je suis en prison depuis 27 ans et demi consécutifs. Je suis tombé en prison en 1985 (je n'avais pas encore 25 ans) et depuis cette année-là, je n'ai pas vu la rue. Ils me disent que la date de sortie est prévue pour le 31 décembre 2014. Touchons du bois puisque c'est censé être l'heure de toucher le Dehors…”

RASH MADRID

BIOGRAPHIE DE XAIME SIMON QUINTELA,

PRISONNIER POLITIQUE DES GRAPO

EN PRISON DEPUIS 10.000 JOURS (27 ANS 1/2)

AMNISTIAOn pourrait dire qu'avec ses 30 ans de condamnation : Xaime “Moreno” passera toute une vie en prison mais ce serait inexact car il s'agit une vie entière avec 6 années d'une autre vie (car quand il a été détenu et incarcéré : il avait alors 24 ans). C'est étrange... mais cela ne l'est qu'en apparence. Non. Non, ces hommes et ces femmes qui se sont consacré à la vie révolutionnaire n'ont pas 7 vies comme les chats, non. Mais les Appareils de l'État espagnol soigneux de leur propre santé se sont dit : "On ne sait jamais !" et ils ont établi la Perpétuité dans l'accomplissement des condamnations pour tou(te)s les prisonnier(ère)s politiques.

punho prisom30 années de prison pour les condamné(e)s par le vieux Code Pénal : 40 ans pour tou(te)s ceux/celles qui sont condamné(e)s sous la Réforme du Code Pénal de 2003 : et comme, en plus, des prisonnier(ère)s gravement malades et/ou avec des maladies incurables sont maintenu(e)s en prison (c'est le cas de María José Baños : prisonnière politique des GRAPO, de Carmen Muñoz Martínez : prisonnière politique des PCE(r), de Manuel Arango Riego : prisonnier politique PCE(r), de Manuel Pérez Martínez : prisonnier politique du PCE(r), d'Isabel Aparicio : prisonnière politique du PCE(r), de Laureano Ortega : prisonnier politique des GRAPO, d'Enrike Kuadra Etxeandia : prisonnier politique des GRAPO et des 14 prisonnier(ère)s politiques basques malades) : tout cela sert à ce que la population travailleuse de ce pays dans lequel nous vivons puisse se faire une idée fidèle de la teneur morale de ceux/celles qui se consacrent à gérer leurs destins politique, économique et social.

Et il dépend seulement du peuple travailleur de décider combien de temps cette situation générale va perdurer (manque total de Libertés politiques, montée du chômage et baisse des salaires, coût élevé de la vie, etc.) sans arracher au Régime d'authentiques améliorations dans ses conditions de vie... et de le jeter définitivement à la poubelle de l'Histoire.

PRISON-1

(Février 2012-Vlalencia) Manifestation d'étudiant-e-s-2

(Février 2012. Valencia) Répression "Prison du Dedans-Prison du Dehors"

de l'État espagnol contre la Lutte des étudiant-e-s Exploité-e-s en Lutte.


LETTRE D'ISABEL APARICIO SANCHEZ,

PRISONNIÈRE POLITIQUE DU PCE(r)

NON AU REPENTIR ET AU "CONTRAT DE RÉINSERTION" : "JE NE SIGNE PAS !"

2-ISABEL APARICIO-pce(r)(16 Juillet 2012. Prison de Zuera à Zaragoza, Module n°13) : “Mes ami(e)s, je suis en train de vous écrire depuis ce Centre Pénitentiaire parce que "Madrid" [une façon de faire référence aux Institutions Pénitentiaires] a décidé que ce sera ma nouvelle destination carcérale et celle de Manolo [Arango Riego, prisonnier politique du PCE(r) et son compagnon].

Tout indique que je passerai au moins l'été ici dans ce conglomérat de ciment et de barreaux, comme tant d'autres prisons car elles sont toutes taillées sur le même patron, à cheval entre les provinces de Huesca et Zaragoza; pour arriver là, en venant de Madrid, il faut entrer à Huesca, tourner à Zaragoza et, immédiatement, la prison est là à environ 17 km de Zuera qui est une localité très proche : son nom vient de là.

(2011. Prison de Brieva) Les prisonnières politiques :

Isabelle, Concha et Arantza

(JUIN 2011) isabel,concha, aranCe 24 juillet 2012 : je suis sortie de la prison de Brieva, juste le temps pour eux de préparer les choses pour m'envoyer à la prison de Soto durant le 1er trajet après que l'ophtalmologue m'ait confirmée le bon état de mon oeil opéré et qu'elle me délivre une autorisation de sortie. À la prison de Soto, j'ai eu de la chance parce que j'ai dû attendre seulement 4 jours et le 28 juillet, j'étais déjà sur le chemin du retour jusqu'ici. Je dis que j'ai eu de la chance pour 2 raisons : la 1ère c'est parce que la prison de Soto del Real est un "puit" duquel personne ne sait quand on en sort et les conduites pour celles-ci se réalisent tout les 15 jours au minimum; et la 2ème raison c'est que mon arrivée en Juillet 2012 aurait pu beaucoup compliquer le fait d'avoir des parloirs en Juillet avec Manolo car il faut les demander à la fin du mois antérieur.

LIBERTAD PRESXSQuand je suis arrivée au Module, le seul existant destiné aux femmes, j'ai jeté un coup d'oeil et j'ai parfaitement vu ce que c'était. Un fonctionnaire s'est mis à me chercher une cellule et pour éviter qu'il se casse trop la tête, je lui ai dit que je suis une FIES-3 (1) et, comme ici, soit parce qu'ils soutiennent le fait que nous devons rester seul(e)s dans le taudis (Manolo est lui aussi maintenu seul en cellule parce qu'il est "terroriste") soit parce qu'ils ont vu mes cheveux blancs et qu'ils se sont dit "voyons un peu qui est à la hauteur de ses années" : le fait est que le fameux lieu m'a été "épargné" pour avoir refusé de me soumettre.

Peu de temps après, une fonctionnaire m'appelle pour me dire que je me trouvais dans un Module de Respect (je l'ai vu tout de suite en arrivant, en jetant seulement un coup d'oeil) et si j'allais signer le contrat. Le fameux contrat ! Les fameux "bénéfices" pénitentiaires ! D'après eux/elles, ici c'est obligatoire ce qu'évidemment je savais déjà. Dans la majeure partie des prisons de l'État : il existe uniquement 1 Module de femmes qui, invariablement, porte le ruban de "Respect"... Moi, je dirais plutôt de "Rire jaune" parce qu'il soit grand ou petit : tout simplement ça ne lui va pas. Le fait d'avoir passé 3 ans dans Module qui N'EST PAS de "Respect" m'a donné une connaissance de ceux-ci (à la Prison de Topas, c'était pareil) qui me permet d'affirmer qu'ils sont une version "light" [allégée] du fameux Module des Conflictuelles de la Prison de Brieva où j'ai passé ces 3 dernières années par ma volonté propre ou, autrement dit, du fait de refuser de signer le non moins fameux Contrat de la Réinsertion. Ce qui dans notre cas, celui des prisonnier(ère)s politiques- est la porte pour s'enfoncer dans le chemin du Repentir.

Dibujo. Policía calaverasMais le plus curieux, c'est qu'ici -contrairement à ce qui arrive dans d'autres prisons y compris dans celle de Brieva-, de nombreuses "vanités" s'usent et le Contrat est ainsi devenu obligatoire : une chose devenue comme l'emblême de la "Maison" depuis qu'elle a été élue avec celles de Villabona et de Logroño comme prison d'essai pour la Voie du Repentir connue sous le nom de "Via Langraiz" [Voie Langraiz].

Et le comble c'est qu'il est totalement illégal d'obliger quelqu'un d'être dans un Module de "Respect" mais vous m'avez ici, par l'oeuvre des Institutions Pénitentiaires qui n'ont pas dû trouver une autre prison meilleure où nous rassembler Manolo et moi pour accomplir l'Arrêt du J.V.P [Juge de Vigilance Pénitentiaire] disant que nous avons le Droit de communiquer en personne et non pas par téléphone ou par lettre comme jusqu'à présent. Évidemment, dans le bureau du Juge : j'ai signé l'Arrêt disant que les Institutions Pénitentiaires doivent mettre en oeuvre tout les moyens pour le réaliser dans un délai le plus court possible. Et jusqu'à ce que cela soit rendu effectif : 8 mois sont passés durant lesquels j'ai dû batailler pour l'obtenir et en allant jusqu'à faire savoir au Juge que soit il intervenait pour faire en sorte d'accomplir ce qu'il avait signé, soit il s'exposait à un délit de prévarication.

(11.02.2012. Madrid) Répression "Prison du Dedans-Prison du Dehors"

de l'État espagnol contre la Lutte des Exploité-e-s

(11.02.2012) MadridVoilà, c'est comme ça que ça s'est passé le 1er jour. Il était déjà 18h, la fonctionnaire n'a rien dit à mon : «JE NE VAIS RIEN SIGNER», en fin de compte ce n'était pas son travail. La personne compétente pour cela, l'éducateur, est arrivé le lendemain matin pour poser en face de moi le bout de papier et l'Avis relatif au fait qu'ici c'est comme les lentilles : «Soit tu signes, soit nous te jetons» comme cela est déjà arrivé à Iolanda Fernández Caparrós [Prisonnière politique du PCE(r)]. Quand je lui ai dit : «JE NE SIGNE PAS», la question a aussitôt surgit : «Pourquoi Madrid t'a envoyée ici ?». Excellente question mais c'est Madrid qui a la réponse et pas moi. Moi, je sais seulement qu'ils sont obligés de nous rassembler, Manolo et moi, dans une même prison. Je sais seulement que pour nous, cette prison revient au même que n'importe qu'elle autre; je sais seulement que notre Collectif de prisonnier(ère)s politiques n'a pas comme revendication de demander que chacun/e soit dans la prison qui le/la rapproche le plus de "chez lui/elle". Notre Collectif a une revendication claire : la Réunification dans 1 ou 2 prisons de tout(e)s les militant(e)s prisonnier(ère)s du PCE(r) et des GRAPO.

MANUEL ARANGOEt, évidemment, l'éducateur était dans l'obligation d'informer Madrid de mon refus. Mais bien-sûr ! Qu'il les informe de cela et de notre revendication répétée maintes et maintes fois ! «Madrid (fameuse et curieuse façon qu'il(elle)s ont d'appeler les Institutions Pénitentiaires) décidera». Bien, c'est évident : qu'il décide ce qu'il veut, qu'on me largue d'ici dans quelques mois s'il(elle)s le veulent : qu'on m'envoie en prison ! Dans ce cas, s'ils prennent cette voie, ils devront envoyer Manolo, avant ou après, car l'Arrêt du Juge continue d'être là, signé et il doit être accompli. Les chefs de la Répression peuvent décider ce qu'il(elle)s veulent, mais nous : Manolo et moi, avons la capacité et le Pouvoir de décision et celui-ci n'est précisément pas de choisir leur Voie échouée du Repentir. Les Fascistes n'ont même pas réussi ça.

RépressionBon, le fait est que Manolo et moi, nous avons déjà eu 2 visites : une au parloir et une autre en vis-à-vis et que l'éducateur est revenu (2 semaines venaient juste de passer) pour me présenter une autre fois le fameux papier du "Respect". La Direction Carcérale a dû penser que dans mon cas (ici, il y a des femmes très tranquilles qui ont déjà fait plusieurs mois sans signer), c'était un temps suffisant pour la réflexion. De telle sorte que, malgré le fait qu'il y a des choses que je n'aime pas répéter, une fois qu'il est arrivé, j'ai dû une nouvelle fois dire : «NON». Et comme il avait déjà dû regarder tout ce qui concernait son numéro face à moi : il m'a demandé quand j'avais été classée en tant que prisonnière. «Et moi qu'est-ce que j'en sais, je ne le sais même pas et cela ne me préoccupe pas !». Cela oui, je le savais, en Juin : ce qui signifie que dans 6 mois on me classera de nouveau et “Madrid” décidera s'ils continuent à me garder ici ou s'ils m'envoient dans une autre prison.

Autrement dit, c'est pour ça que je vous dis que je passerai l'été ici. Bien-sûr, ils pouvaient déjà au passage me mettre le 1er degré [de dangerosité], car je n'ai pas besoin d'autant d'heures de cour ni de manger du Module; que cela leur plaise ou non et malgré les 1.000 entraves qu'on nous met et leurs plans pour faire plier nos consciences et notre engagement de militant(e)s communistes, nos vies c'est nous-mêmes qui les organisons comme nous l'entendons, bien que nous soyons chacun/e dans une prison isolé(e)s du reste de nos Camarades.

Attention !!! Cet homme est un danger

CET HOMME EST DANGEREUXAujourd'hui, nous avons réussi à rompre en partie cet isolement et dans cette prison nous sommes 2 militant/es du Parti qui, en plus de pouvoir nous embrasser après 5 années, formons un collectif, petit.. oui ! mais un collectif avec un même objectif : continuer la Lutte contre ce Système qui apporte seulement la Douleur, la Faim, la Misère, l'Exploitation, l'Inculture, la Répression et la Mort pour l'immense majorité du peuple; un Système qui a lancé aux ouvrier(ère)s et à tou(te)s les travailleur(euse)s la Déclaration de Guerre avec les dernières mesures économiques et par conséquent politiques qui vont diriger cet État; une Guerre qui va être à mort parce que : soit ces millions de travailleur(euse)s se laissent mourir jusque par des maladies erradiquées depuis de nombreuses années et qui reviennent s'étendre comme des fléaux, soit ces millions de travailleur(euse)s se lancent dans la Lutte à mort pour en finir avec ce Système aussi caduque que décrépit. Il n'a pas d'autre issue : «S'il n'y a pas de charbon, il y aura la Révolution» ont dit les Mineurs; «S'il n'y a pas d'éducation, il y aura la Révolution», ont dit les étudiant(e)s; «S'il n'y a pas de travail, il y aura la Révolution». Contre la Répression : Révolution ! Contre la faim : Révolution ! Contre l'Inculture : Révolution ! Contre les banques, les monopoles, la guerre : Révolution ! Parce que Oui, il y a un Futur : la Révolution !

(2012) Répression "Prison du Dedans-Prison du Dehors"

de l'État français contre la Lutte des Exploité-e-s

legitimedefenseEt après ce cri de Révolution, je devrais presque être en train d'achever cette lettre; en réalité, ce serait un bon final pour celle-ci mais comme il me reste quelques petites choses à commenter et parce que l'Amour est l'un des composants de la Révolution, parlons d'Amour ! Manolo est dans un Module normal, pas celui des prisonniers qualifiés de "conflictuels", comme s'il ne l'était pas; il est l'unique prisonnier politique de ce Module, les basques sont dans un autre. Par rapport à la Prison d'Aranjuez, ses conditions de vie ont empiré de plusieurs façons. D'une part, il a moins de tranquilité pour étudier et pour écrire, en définitive, pour travailler. De plus, dans cette prison, tu peux seulement rester dans la cellule durant l'après-midi, les samedis et les dimanches; heureusement, ils lui ont permis d'avoir une lampe dans la cellule pour pouvoir étudier la nuit bien qu'il ait dû acheter le modèle de lampe autorisé dans cette prison (celle qu'il a emporté de la Prison d'Aranjuez est resté en dépôt car elle ne répond pas aux "normes" de cette "maison", question de Sécurité, disent-ils); d'autre part, quant au thème médical, ici, il doit acheter par commande une partie des médicaments pour la sciatique qui lui étaient donné dans la Prison d'Aranjuez : le commerce c'est le commerce... Et il ne lui reste pas d'autre solution s'il ne veut pas marcher plié en quatre parce qu'ici il n'y a pas de physiothérapeute : ce "service" existe seulement dans la Prison d'Aranjuez c'est la seule de tout l'État qui en a un.

Appel à l'organisation pour l'Insurrection

de la Classe ouvrière et des prolétaires

hombre hablando a los obrerosPour l'instant, il n'a pas eu d'attaque de sciatique dans cette prison mais même ainsi, droit, ce qu'on appelle droit : il ne marche pas. Mais ce qui m'a le plus attiré l'attention ce sont ses yeux : ils sont dans un tel mauvais état que cela me fait peur. Ils ne l'ont pas sorti à l'ophtalmologue, vous savez que les choses de l'Hôpital vont lentement et le médecin de la prison lui a dit ainsi, "au hasard", que ce ne sont pas des cataractes sinon un virus et il lui a prescrit du collyre à gogo... Jusqu'à quand ?

Pour le reste, comme toujours, il a toute ses facultés : sa capacité de travail et sa volonté n'ont absolumment pas diminuées, au contraire. À 63 ans, il continue d'étudier à l'UNED [Université Nationale d'Éducation à Distance], cette année, il commence le 5° d'Histoire; il continue d'écrire et de faire des dessins. Dans un acte réalisé à A Coruña [en Galiza] avec 4 mineurs en Lutte (donnez-leur tout le soutien au nom du Mouvement de Solidarité avec les prisonnier(ère)s politiques) un dessin de Manolo sur la Lutte des mineurs leur a été remis. Le fait est que ce dessin est allé jusqu'à la télé car les Luttes des mineurs ont une grande répercution médiatique.

(Juillet 2012. Madrid) Répression "Prison du Dedans-Prison du Dehors"

de l'État espagnol contre la Lutte des Exploité-e-s.

Manifestation et Grève Générale des Mineurs.

(Juillet 2012-Madrid) Manifestation des MineursÀ part tout cela, je peux te raconter que, pour moi, Manolo continue d'être toujours aussi beau. Nous avons 4 communications par mois : 2 par visite en parloir d'une ½ heure et 2 autres en vis-à-vis de 2 heures chacun. La 1ère communication a été réalisée en parloir au travers de vitres et il est arrivé une chose normale après tellement d'années sans avoir eu un moment face à face pour parler et tellement de choses à nous dire... et voilà, nous nous sommes bousculés l'un et l'autre pour parler.

Lors des communications suivantes, tout a pris un autre rythme, le rythme de toujours parce que je me suis rendu compte que c'est comme si ces 5 années de séparation imposées ne l'avaient pas été, comme s'il n'existait pas de lacunes ni même de parenthèse.

(2 octobre 2010. Stuttgart, Allemagne)

Répression "Prison du Dedans-Prison du Dehors" de l'État allemand

contre la Lutte des Exploité-e-s.

Manifestation contre un projet ferroviaire.

(2 octobre 2010. Stuttgart, Allemagne) Manifestation contreIl semble qu'une seule chose a changée : avant, je ne portais pas de lunettes mais pour récupérer mon image il doit se conformer au fait que je doive mettre les lunettes pour voir de près; oui, celles qui sont vertes, selon le "plan grenouille" Gustavo ! Et bien, pour lui, elles sont merveilleuses. Ce que peut faire l'Amour...

Je vais m'inscrire à l'UNED, il me semble que c'est le moment, non pas de continuer en Histoire : cela ne me plaît pas sinon de prendre une autre matière qui m'inspire : l'Antropologie. Avant qu'elle soit mise dehors une putain de bonne fois pour toutes, je demanderai à Carmen López Anguita [prisonnière politique du PCE(r)] de m'envoyer toutes les notes car c'est ce qu'elle a étudié. Bon, pour cette lettre, ça va. Savourez les vacances si vous le pouvez car la Lutte est longue et il faut aussi prendre un peu d'air relaxant pour continuer dans les brèches. Une montagne de baisers et de calins."

NOTE. (1) FIES-3 : Le Régime Carcéral de l'État espagnol qualifie les prisonnier(ère)s politiques "d'interné(e)s". Voici les différentes catégories de prisonnier(ère)s, selon les termes des Institutions Pénitentiaires elles-mêmes : FIES 1 CD (Contrôle Direct) Prisonnier(ère)s considéré(e)s très dangereux/euses, conflictuel(le)s et agressif(ve)s qui ont été les protagonistes d'altérations très graves du Régime carcéral au sein de la prison ou des transféré(e)s mettant en danger la vie ou l'intégrité des fonctionnaires, Autorités, autres interné(e)s ou du personnel n'appartenant pas à l'institution. FIES 2 DO (Délinquance organisée) Personnes condamnées ou accusées d'appartenir ou de collaborer à des organisations délictueuses nationales ou étrangères dont la finalité est l'obtention de bénéfices économiques. Par exemple, le narcotrafic, le blanchiment d'argent ou le trafic des personnes. [Finalement, le Capitalisme en tant que tel, la totalité des Appareils de l'État espagnol capitaliste-monopoliste autrement dit Impérialiste devraient être invalidé et l'ensemble des personnes impliqué(e)s -du PSOE au PP, via une multitude de Partis collaborateurs et de "syndicats" marchands d'ouvrier(ère)s- devraient être déjà en prison!]. FIES 3 BA (Bandes Armées) Tout(e)s ceux/celles qui appartiennent à une bande armée ou à des groupes terroristes et incarcéré(e)s pour être en lien avec ces groupes. FIES 4 FS (Forces de Sécurité et Fonctionnaires). Reclus(e)s qui ont été [???] membres des Forces de Sécurité ou du Système Pénitentiaire. Dans ce cas, le Régime F.I.E.S leur est appliqué pour les protéger du reste des prisonnier(ère)s et éviter des conflits ou des agressions [En fait, un Régime de Luxe où la peine en "prison" est quasi inexistante voire annulée et les fonctions MAINTENUES voire PROMUES]. FIES 5 CE (Caractéristiques Spéciales). Cette catégorie regroupe toute sorte d'interné(e)s : la délinquance de Droit commun de type international; les auteur(e)s de délits très graves qui ont généré une importante alarme sociale; les reclus/es appartenant ou lié(e)s à des groupes violents à caractère raciste ou xénophobe [??? en réalité, ceux/celles-ci, les Fascistes, sont promu(e)s!!!]; les interné(e)s qui sans être accusé(e)s ou condamné(e)s pour terrorisme islamiste sont connus pour leur fanatisme radical analogue à l'idéologie terroriste [s'agirait-il du Communisme et de l'Antifascisme qualifiés ainsi... sans les nommer???] ou pour diriger ou intégrer des groupes de pression ou de recrutement dans le Centre Pénitentiaire; les interné(e)s condamné(e)s par le Tribunal Pénal International et ceux/celles qui ont collaboré avec la Justice contre des bandes terroristes ou d'autres organisations criminelles [dont les fameux repenti(e)s...].

(6 octobre 2011. Chili) Répression "Prison du Dedans-Prison du Dehors"

de l'État chilien contre les étudiant-e-s Exploité-e-s en Lutte 

rendant hommage à la Journée du Jeune Combattant-e

(6 octobre 2011. Chili) Manifestation des étudiant-e-s-2

MARCOS MARTIN PONCE,

PRISONNIER POLITIQUE DES GRAPO

LUTTES EN PRISON : EN GRÈVE DE LA FAIM

8-MARCO MARTIN PONCE-GRAPO-fr"Ce 22 Août 2012 : j"ai reçu un appel de Marcos Martín Ponce, prisonnier politique des GRAPO qui est en attente, depuis je ne sais combien de jours, des maigres nouvelles qui parviennent en prison. Il semblerait que le Système de communication "ait choisi de ne pas fonctionner". Il est triste que les prisonnier(ères) puissent s'informer d'un façon sûre et rapide uniquement au travers d'appels téléphoniques ou de lettres... Marcos commence une Grève de la Faim, je cite littéralement ses paroles : «Si la pression augmente, la Solidarité augmente...». Hier, j'ai parlé avec Israel Torralba Blanco, prisonnier politique des GRAPO et il m'a dit avoir décidé de réaliser des journées de jeûne (pas de Grève de la Faim) parce qu'il prend des médicaments pour son problème de sciatique. Selon ce qu'il m'a dit : Israel Clemente López est lui aussi en Grève de la Faim depuis quelques jours. Un salut. LIBERTÉ POUR LES PRISONNIER(ÈRE)S POLITIQUES MALADES ! LIBERTÉ POUR TOU(TE)S LES PRISONNIER(ÈRE)S POLITIQUES !"

 

IOSU ASKATU(14.08.2012) Grève de la Faim de Solidarité de plusieurs prisonnier(ère)s politiques du Collectif du PCE(r), des GRAPO exigeant la liberté immédiate du prisonnier politique basque en phase terminale d'un cancer : Iosu Uribetxeberria. Ces jours-ci, Iosu est harcelé par la Ertzaintza dans sa chambre d'Hôpital à Donostia [Où il reçoit des soins intensifs]. Déjà 240 prisonnier(ère)s basques sont en lutte dont beaucoup d'entre eux/elles sont en Grève de la Faim. D'autres refusent de sortir de leurs cellules, de manger les repas de la prison, réalisent des rassemblements et envoient des cartes au Ministère de l'Intérieur de l'État espagnol.

PRESXS-SOS

 

(Février 2012-Valencia) Manifestation d'étudiant-e-s-4(Février 2012. Valencia) Répression "Prison du Dedans-Prison du Dehors"

de l'État espagnol contre la Lutte des étudiant-e-s Exploité-e-s en Lutte.

LETTRE DE MARCOS MARTÍN PONCE,

PRISONNIER POLITIQUE DES GRAPO

RÉFLEXIONS SUR LE 15-M ET LA RÉPRESSION

Les barreaux de prison ne feront pas taire la vérité !

ILS ENFERMENT LA VERITE ENTRE LES MURS"(13.05.2012. Prison de Sevilla 2, Morón de la Frontera). Hier les 1ères manifestations pour le 1er anniversaire du 15-M ont commencé. A Madrid, depuis longtemps, la place Puerta del Sol s'est remplie comme bien d'autres places et rues adjacentes. Avec le peu que j'ai pu capter depuis la télé, je pense que la participation sociale dans ces protestations a réussi à se maintenir et augmenter grâce au travail qui doit être fait dans les Assemblées de Quartier. Au cours de cette année écoulée, très certainement, plus et de meilleures perspectives ont dû s'ouvrir dans beaucoup de fronts : les expulsions ont augmenté en passant à presque 300 par jour associé au fait que la frustration et la rage des gens s'accroîssent de façon accélérée; de même, des alternatives assez créatives sur le terrain de la Désobéissance Civile ont surgi dont les exemples les plus clairs sont les milliers de personnes qui refusent (et qui en plus le revendiquent) de payer les transports publics ou les autoroutes : une chose impensable à peine 1 an auparavant; il faut signaler les sabotages dans le métro qui ont fait perdre des millions aux entreprises de transports.

Affiche soviétique de 1933 :

"Que vive la Révolution d'Octobre partout dans le monde !"

(1933. AFFICHE SOVIETIQUE° VIVE LA REVOLUTION MONDIALED'autre part, on nous donne très rarement l'information qu'il y a 30 manifestations quotidiennes en Espagne. Et ce n'est pas pour rien à cause du coup de sabre donné par l'État espagnol dans les Droits et les Libertés de vastes secteurs de la population : ce n'est pas une chose exclusive du Gouvernement qui est un simple exécuteur des dictats de l'Oligarchie financière. Il serait très difficile de se mettre à énumérer ici toutes ces initiatives qui se sont développées en défense de la santé, de l'enseignement, des relations de travail, de l'autogestion et de la Solidarité entre voisins tellement brisées qu'elles en étaient restées sous l'influence de l'idéologie néolibérale bourgeoise que l'État avait pris un soin énorme de diffuser quotidiennement depuis les Monopoles médiatiques.

 Ainsi, en elles-mêmes, séparées les unes des autres, il est possible de ne pas accorder de l'importance aux manifestations, mais prises dans leur ensemble et en jetant un coup d'oeil sur quelques années en arrière : il ne serait pas juste, ni objectif, de ne pas se rendre compte qu'un processus a commencé dans lequel la société vermoulue est en train de s'enlever toute sa poussière et de sortir d'une dégradante régression sociale pour récupérer peu à peu des espaces et des méthodes d'Organisation populaire et solidaire. En soi, ce seul fait est déjà positif.

Lutte de Classe : ce sont NOS chaînes, ce sont VOS chaînes

FAIRE TOMBER LES MURS DES PRISONS-3Je suis conscient d'avoir tendance à voir la bouteille à moitié pleine, malgré le fait qu'au cours de cette année de "commencement" du processus évolutif social précédemment mentionné : il est évident que les tares "pacificatrices" et les tendances à la Légalité promues par les syndicats-marchand(e)s d'ouvrier(ère)s et les salarié(e)s du Capital ont été une "chanson" qui a plombé une évolution plus radicale et combative de ce processus. Mais la réalité est têtue et elle nous montre jour après jour que la crise systématique du Capitalisme accélère sa chute et qu'avec celle-ci les véritables formes de la politique d'imposition Fasciste sortent à la lumière du jour, lesquelles ne sont pas autre chose que les cartes posées sur la table des intentions de la Bourgeoisie visant à faire payer à la Classe ouvrière tout le poids de la chute de son Système. C'est ainsi qu'il ne se passe pas une semaine sans que de nouvelles mesures ne soient adoptées pour réduire les droits et les libertés des citoyen(ne)s tout en adoptant toute une série d'autres mesures qui tentent d'empêcher la réaction et la Résistance des secteurs populaires qui tendent à s'organiser.

(31 Mars 2012. Chili) Répression "Prison du Dedans-Prison du Dehors"

de l'État chilien contre la Lutte des étudiant-e-s Exploité-e-s en Lutte

(31 Mars 2012.-CHILI) Manifestation d'étudiant-e-s pour le

La Bourgeoisie réagit elle aussi au processus social évolutif mais dans le sens d'une Régression Fasciste qui requiert de prendre des «mesures préventives». Les membres de la Bourgeoisie disent que «Toute personne offrant une Résistance active ou passive face aux ordres de la Police sera accusé/e de désobéissance ou/et d'attentat à l'Autorité» ou «Toute personne qui appelle à réaliser une manifestation qui se termine par des altercations sera accusée d'Association Illégale et pourra être incarcérée durant 6 ans». C'est ainsi que continue de se refermer le cercle qui a commencé avec l'intention de Légaliser le Terrorisme d'État avec le Gouvernement d'AZNAR(1).

(29 Mars 2012. Catalunya) Répression "Prison du Dedans-Prison du Dehors"

de l'État espagnol contre la Lutte des Exploité-e-s

(29 mars 2012) Grève Générale-2Le fait est que la Police a le champ libre absolument sur TOUT. Sans aller plus loin, le Commissaire Général de Coordination Territoriale des Mossos d'Escuadra (2) lui-même nous a donné une piste relative à la cible sur laquelle porteront les tirs : en imposant aux médias de publier les photographies des militant(e)s qui ont formé des piquets dans la Grève Générale du 29-M (3), il a aussi réalisé des menaces en s'appuyant sur le fait que la Police avait élaboré une Liste Noire (comme les SS (4) !) de 80 de ces jeunes anticapitalistes envers lesquel(le)s

(29 Mars 2012)  Riposte des Exploité-e-s face à la Répression

"Prison du Dedans-Prison du Dehors" de l'État espagnol

il faisait (29 Mars 2012-Catalunya) Grève Généraleappel à la population pour les dénoncer, comme dans l'Allemagne Nazie et avec cela il ajoutait : «Nous allons les chasser. Que ce soit dans une cuvette, dans un cloaque, là où se cachent les rats, dans une asemblée qui ne représente personne ou derrière une chaise dans une Université». Comme tu le vois, tandis que quelques-un(e)s pensent à dénigrer les pas qui, peu à peu, se réalisent pour atteindre un niveau optimal de vie en commun populaire qui permette de gravir un échelon dans l'organisation du Mouvement Politique de Résistance (MPR), la Répression de l'État [espagnol] prend son travail très au sérieux en sachant que si le MPR se renforce et se consolide, ce dernier peut perdre patience et se lancer dans un enjeu qui passe au-dessus de tou(te)s. Et c'est à cela qu'il nous faudra travailler avec l'expérience et la légitimité que nous ont donné ces 30 dernières années de Résistance au Capitalisme."

NOTES.

(1) José Maria AZNAR LOPEZ : président du PP (Parti Populaire, d'Extrême-Droite) et du Gouvernement de l'Etat espagnol de 1996 à 2004.

(2) Mossos d'Escuadra : Guardia Civil-bis en Catalogne.

(3) 29-M : Grève Générale du 29 Mars 2012.

(4) Waffen-SS : corps de combat d'élite du Régime Nazi de l'État et Empire allemand créé par Himmler sur le modèle de la Légion étrangère de l'Etat français pour développer la Croisade contre le Communisme. 26 nationalités ont combattu dans les Waffen-SS.

(29 Mars 2012. Catalunya) Répression "Prison du Dedans-Prison du Dehors"

de l'État espagnol contre la Lutte des Exploité-e-s

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(29 mars 2012-Catalunya) Grève Générale-3

LIBERTÉ POUR LES PRISONNIER(ERE)S POLITIQUES

LIBERTÉ POUR LE CAMARADE "ARENAS'

(Poème de Daniel Fernández Abella*, en Asturies)

La Dictature du Capital a tenté de le réduire au Silence

mais il ne se taira jamais

Il utilise les vers comme des bombes avec des mitrailles

plus effectives que 40kg d'amonal

Résistant toujours au Front

Jamais il ne s'est rendu

Combattant toujours depuis la prison

Il ne tombera jamais dans l'Oubli

 

(Février 2012-Valencia) Manifestation d'étudiant-e-s-3Fidèle exemple de Lutte et de Résistance

Fidèle exemple de Dignité

Révolutionnaire par excellence

auquel s'adresse ma Solidarité

 

Jamais tu ne t'ai laissé soumettre

Ils ont voulu faire taire ta voix

mais tes vers traversent les murs de la Répression

en créant de nouveaux sentiments de Révolution

 

Tu nous rappelles toujours que le Capitalisme continue d'opprimer

tout(e)s ces

révolutionnaires qui continuent de souffrir

pour changer cet injuste Système politique

qui tente de réduire au Silence les penseur(e)s critiques par la censure

 

Il n'y a pas de meilleur manière pour se souvenir de toi que les vers

et entonner des milliers de chansons

qui, dans ces temps adverses,

aspirent à devenir des chants de Révolutions

(*) Ces vers sont dédiés au Camarade "Arenas" : Manuel Pérez Martínez, lequel, au côté du reste des prisonnier(ère)s du PCE(r), nous rappellent le fait que d'être toujours Communiste et Révolutionnaire est condamné en tentant de réduire au Silence leurs voix et de les faire tomber dans l'Oubli.


Il a un Livre ! Il a un Livre !

Répression-2

(6 Octobre 2011-Chili) Manifestation des étudiant-e-s-3(6 octobre 2011. Chili) Répression "Prison du Dedans-Prison du Dehors"

de l'État chilien contre les étudiant-e-s Exploité-e-s en Lutte

rendant hommage à la Journée du Jeune Combattant-e

 

LETTRE D'ISRAEL CLEMENTE LOPEZ,

PRISONNIER POLITIQUE DES GRAPO

EN GRÈVE DE LA FAIM COLLECTIVE

SOLIDAIRE AVEC "IOSU"

ISRAEL CLEMENTE LOPEZ-GRAPO(18.08.2012. Prison d'Algeciras, Module n°8) : "Salut les ami(e)s : comment allez-vous ? Vous passez certainement un bon été avec autant de fêtes locales à Marchilla. Avec plaisir, je prendrais quelques verres avec vous mais il faudra le laisser pour une autre occasion, ah! ah!... D'abord, je vous remercie de l'envoi des livres que je vous ai demandé de la maison d'édition Templando el Acero. Une lecture agréable et instructive.

Ici, j'en suis à mon 9° jour de Grève de la Grève car je me suis uni solidairement à celle des prisonnier(ère)s politiques basques pour revendiquer la Libération de Iosu Uribetxeberria. C'est ce qui m'a semblé correct de faire. La situation de cet homme est véritablement cruelle. J'ai aussi appris ces jours-ci la Grève de la Faim pour les mêmes motifs de mes Camarades prisonnier(ère)s : Laureano, Enrique, Carmela, Arango, MªJose, Isabel. "Arenas" et Paco Cela.

Je suis conscient que cette Lutte actuelle, de fait, présente des singularités et des spécificités dont certaines sont évidentes et d'autres beaucoup moins et par conséquent il est difficile d'extrapoler dans des termes généraux sa répercussion et la perspective d'autres à venir. (...)

Quant à l'aspect positif de ce sujet au niveau personnel, hi ! hi !, c'est que je suis devenu un modèle estival : je pèse maintenant le même poids qu'à mes 17 ans. Je suis redevenu un gamin... Et maintenant c'est le moment propice pour arrêter définitivement de fumer. Cela fait une semaine que je n'ai pas fumé et je n'ai pas le corps adéquat pour des cigares et c'est donc le moment ou jamais, ah ! ah !. 

(2012. Egypte) Répression "Prison du Dedans-Prison du Dehors"

de l'État égyptien contre la Lutte des Exploité-e-s

(2012-Le Caire, Egypte) Manifestation contre le Régime fas(…) La dernière lecture intéressante que j'ai faite a été celle de : “Stalin y España. La ayuda militar soviética a la República” de Yuri Rybalkin (Staline et l'Espagne. L'aide militaire soviétique à la République). L'auteur est un colonel et un historien militaire russe qui a eu accès à toutes les archives déclassifiées sur le sujet à une date précoce. Pour moi, c'est l'étude la plus complète sur la question. Très bien documenté. La figure de l'auteur n'est pas exempte d'intérêt sociologique et politique : un archétype du militaire professionnel désireux de se libérer du contrôle du Parti sur l'Armée, nationaliste déguisé en communiste à l'époque de l'URSS et critique féroce des purges politiques de 1937-38.

(6 octobre 2011. Chili) Répression "Prison du Dedans-Prison du Dehors"

de l'État chilien contre les étudiant-e-s Exploité-e-s en Lutte

rendant hommage à la Journée du Jeune Combattant-e

(6 Octobre 2011-Chili) Manifestation des étudiant-e-s-1Tout cela ne l'empêche pas de réaliser une bonne étude sur le sujet et de commenter la participation de ses compatriotes dans des actions belliqueuses durant la Guerre Civile. C'est vrai que, ces derniers temps, je lis pas mal. C'est normal il n'y a que de la merde à la télévision... Bon, mes neurones fonctionnent à régime moyen, une forte accolade pour tou(te)s. A la prochaine, les ami(e)s ! Note : Je viens de voir à la télé la fusillade massive par la Police d'un piquet de Grève de Mineurs Sud-Africains. Aucun Gouvernement Occidental ne s'en scandalise : les intérêts des Monopoles commandent..."

(Août 2012) Répression "Prison du Dedans-Prison du Dehors"

de l'État d'Afrique du Sud contre la Lutte des Exploité-e-s.

Assassinat de 34 Mineurs en Lutte au cours d'une Grève Générale

(Août 2012 Afrique du Sud) Assassinat de 34 Mineurs par l'

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 01:30

MARDI 19 JUIN 2012 (BAYONNE)

HOMMAGE AU CAMARADE ANTIFASCISTE "KEPA"

L-19.06.12-SousPréfecture Baiona-11Le mardi 19 Juin 2012, quelques personnes solidaires ont répondu présent à l'appel lancé par le Comité pour un SRI de Baiona pour réaliser un rassemblement d'1 heure devant la Sous-Préfecture de l'Etat français à Bayonne en commémoration à la journée internationaliste de Solidarité avec les Antifascistes et Révolutionnaires en prison et en hommage au "Camarade Kepa" du PCE(r) assassiné le 19 Juin 1981 à 15 heures, au 90° jour de la Grève de la Faim collective menée par les prisonnier(ère)s politiques du PCE(r), des GRAPO et du SRI contre l'Extermination lente en prison et la Dispersion. (Plus d'infos) cliquer.

Accompagnée de la diffusion de la lettre d'Enrike KUADRA ETXEANDIA, prisonnier politique du PCE(r) et des GRAPO intitulée "Par cohérence et dignité, Mr. le Ministre" publiée le jour-même dans le quotidien basque "GARA", la déclaration suivante des Comités pour un SRI a été lue :

Resistencia"Dans cette période de déchaînement d'une Répression sans limite dans tout les États capitalistes : la Criminalisation des idées et l'étouffement de la plus minime Liberté d'Expression est devenue un fait quotidien. Nous la vivons d'une façon démesurée dans n'importe quelle localité du Pays Basque, dans les États français et espagnol comme dans toute cette Europe forteresse; et nous savons qu'il en est ainsi ailleurs pour les peuples du monde entier.

Ici, les listes de prisonniers et prisonnières politiques, de dizaines de milliers de réprimé(e)s s'allongent encore avec l'arrivée incessante de prisonniers et prisonnières de la Classe ouvrière dont ceux et celles qui occupent des lieux vides, des antisystème, des militant(e)s contre le TGV... Aujourd'hui, plus que jamais, il est nécessaire de revendiquer la Solidarité avec les prisonniers et prisonnières politiques que le Capitalisme sauvage et l'Impérialisme assassin jette par flots dans toutes les prisons, casernes et commissariats. Avec ce rassemblement, nous déclarons ensemble toute notre Solidarité à l'occasion de cette Journée Internationale de l'homme et de la femme Antifasciste et Révolutionnaire en prison."

I-19.06.12-SousPréfecture Baiona-9

31° ANNIVERSAIRE DE LA MORT EN GREVE DE LA FAIM DU "CAMARADE KEPA" (20.06.2012) Comité pour un SRI (Catalogne) Le 19 Juin 1981, Juan José Crespo Galende, un militant PCE(r) âgé de 28 ans et habitant de la localité de Las Karreras (Bizkaia), meurt après 90 jours en Grève de la Faim collective contre le Programme d'Extermination des prisonnier(ère)s politiques dans la prison d'Herrera de la Mancha à Madrid. Après ses funérailles, de nombreuses personnes ont été détenues au cours de manifestations de protestation. Le livre "Combattant contre l'Injustice, herri baten urguilua” (en castillan et basque) est édité en 2006, lors du 25° anniversaire de sa mort. Kepa, tu es une semence de Liberté !!!

 

COMBIEN SOMMES-NOUS?

(Resistencia Nº51, Septembre 2000. Par J. AGIRRE)

KEPA (livre dessins Arenas)En Juin, le supplément dominical du quotidien "El Mundo" commençait son intoxication en évoquant la réception d'Aurora, Lago et Hierro par 200 personnes, à Vigo (Galice), une réunion qui, selon ce que disait cet énergumène de plumitif, n'était ni clandestine, ni vraiment publique. Le chiffre coïncide avec celui d'une autre réunion en Catalogne où un camarade, récemment sorti de prison, avait parlé devant un groupe équivalent.

Pour moi 200 personnes c'est beaucoup. Peut-être que le plumitif du quotidien "El Mundo" donne ce chiffre comme symbole de marginalité mais j'insiste 200 personnes c'est beaucoup. Durant la "Décade Infâme" c'était un triomphe de réunir 6 personnes pour causer, il est arrivé que l'on en trouve qu'une seule; nous courrions derrière les gens et c'était difficile de les réunir et de les faire s'arrêter un moment pour nous écouter. Il(elle)s étaient las et non sans raison. La "Décade Infâme" est aussi appelée l'époque du désenchantement. Personne ne nous a expliqué que pour qu'il y ait désenchantement il fallait d'abord qu'il y ait enchantement, en réalité nous n'avons jamais été enchantés mais trompé(e)s. C'est pourquoi le désenchantement fut en réalité une désillusion.

ouvrierQue faire lorsque tou(te)s ceux/celles qui sont autour de toi te trompent ? Eh bien tu rentres chez toi. Dans les années 80 : il n'y avait pas moyen de faire sortir les gens de chez eux. Nous, les Justes, allions aux manifestations pour tenir la pancarte. Dans les années 70 : les pancartes étaient accrochées à de grands piquets pour être vues; dans les années 80 : elles descendirent à la hauteur du sol parce que ce n'était pas nécessaire d'en faire plus.

Quand tou(te)s se terraient dans leur maison la conséquence était évidente : tous les coups de bâton étaient pour nous. C'était bien simple pour la Police car nous étions toujours les mêmes, aux mêmes endroits, disant la même chose. Il y n'avait pas deux solutions : on t'attrapait 100 fois, tu entrais et tu sortais des commissariats de manière routinière, habitué/e aux bastonnades comme si c'était naturel.

(1ère Guerre Mondiale Impérialiste. 1914-1917)

Ouvrières dans l'Industrie d'Armement de l'Etat français Impérialiste

(1ère guerre mondiale) Ouvrières dans l'Industri-copie-1Évidemment, cela ne pouvait pas durer longtemps. À la fin des années 80 : on a commencé à sentir un petit changement; quelques personnes nous posaient des question. Nous qui étions accoutumé(e)s au néant absolu, au vide le plus effrayant, nous étions capables de détecter (précisément pour cela) ces changements minimes de cycle. Enfin quelqu'un commençait à se poser de questions ! Cela ne voulait pas dire que quelqu'un commençait à penser : le pire était qu'ils ne nous posaient pas de questions directes. La question la plus commune était : «Comment se fait-il que vous suiviez la même voie après tous les coups de bâton qu'ils vous ont mis dans les côtes, et après tous les changements dans le pays ces dernier temps ?». La vérité étant que, moi au moins, je n'étais pas préparée à ce type de question. Qu'il(elle)s me posent des questions sur la stratégie, la tactique, les exportations de Capital, la négation de la négation !

combien sommes-nousQuand STALINE parlait de "Bolcheviks de fer", j'avais compris que (maintenant, je sais que je me trompais) pour cela il était indispensable de faire abstraction de notre sensibilité. Comment survit-on quand tou(te)s vous tournent le dos? Franchement je l'ignore, j'étais tellement dans le bain que je ne prenais pas le temps de me poser ce type de questions. Ce serait effrayant si tu te posais ce type de questions. Je me souvenais de Martín LUNA (1), de EIZAGUIRRE (2), de "Kepa" (3), l'image souriante de Valen (4) m'a réveillée bien des nuits plus tard.

Maintenant, j'y pense et il me paraît terrible que nous ayons subi tout cela comme si c'était absolument normal. Du moins, pour moi, tout cela me paraissait normal comme s'il y avait un scénario écrit d'avance. Peut-être parce que je passais une partie du temps au commissariat entre coups et menaces de Mort avec le revolver sur la nuque et le flic tirant avec le cran de sécurité enclenché. Je pensais toujours qu'une fois il oublierait de mettre la sécurité et que ma cervelle finirait collée au mur sale de la cellule et que la stratégie et la tactique, l'exportation du Capital, et la négation de la négation finiraient ainsi, dans cette crasse.

combien sommes-nous-2Je n'ai jamais eu peur mais il n'y a là aucun mérite parce qu'en vérité je n'ai pas eu le temps d'y penser. Tu sortais de ta dernière détention et il y avait toujours quelque chose à faire : une protestation à diffuser, une manifestation à suivre et ainsi jour après jour. J'ai toujours pensé aujourd'hui nous sommes 4 personnes, avant nous étions 4 millions : c'est peut-être une question de chance; aujourd'hui c'est la malchance, ensuite viendra la bonne et nous serons à nouveau 4 millions.

BARRIONUEVO (5) me procura une première joie. En 1985 : dans une entrevue à l'hebdomadaire "Tiempo", il a dit que les GRAPO (Groupes de Résistance Antifascistes Premier Octobre 1975) étaient une douzaine d'activistes et je dis étaient parce que ceux/celles-là on les compte avec le Parti. Ce fut un ballon d'oxygène qui m'aida dans la traversée du désert. Je me rappelais immédiatement que le Parti Communiste de Chine fut fondé par 11 personnes, une de moins que nous. Naturellement nous n'atteindrons jamais 40 millions de militant(e)s comme eux/elles mais nous avançons sans aucun doute: nous étions un de plus au commencement, nous avons noté cette petite Histoire (nous venons de publier un livre sur cette Histoire).

(Juin 2012. Oviedo, Asturies) Grève Générale

des ouvrier(ère)s en lutte dans les Mines (État espagnol)

oviedo1Oui je me rends compte que la bonne chance tarde à venir, que tout est désespérément lent. Mais il est normal que la réalité ne comble pas mes désirs parce que je voudrais la Révolution demain et je me rends compte que ce n'est pas possible que l'Histoire a son rythme propre et que ce rythme n'a rien à voir avec le mien. Ni avec le mien, ni avec celui de personne; c'est à dire non plus avec celui de Gonzalez (PSOE : Parti "Socialiste Ouvrier" Espagnol), d'Aznar (PP : Parti Populaire, d'Extrême-Droite Fasciste), de n'importe quel voleur. De même que malgré ma volonté, la Révolution ne peut pas avoir lieu demain, eux/elles non plus ne pourront pas l'éviter après-demain. L'Histoire est un objectif qui échappe à la main des un(e)s et des autres.

Pour une amatrice de comptabilité comme moi, ces chiffres ne peuvent pas m'échapper : nous sommes en l'année 2000 et 200 personnes viennent rendre hommage ou écouter le discours d'une ex-prisonnière. Dans mon compte de pertes et profits, il n'y a pas de place pour les nombres de plus de trois chiffres, aussi j'en ai acheté un autre qui en contiendra des centaines. Je suis convaincue que ces livres de comptabilité resteront trop petits, il en manquera des milliers.

(Juin 2012. Asturies et Léon) Grève Générale

des ouvrier(ère)s en lutte dans les Mines (État espagnol)

Lucha-de-mineros-en-asturiasIl n'y a aucune autre Organisation qui réunit ce nombre de personnes pour un fait de cette nature. Nous autres, nous n'appelons pas à voter ni à aller au Parlement. Nous appelons à Lutter, et quand tu t'affrontes à eux/elles, il(elle)s te mettent le revolver sur la nuque. Mais malgré tout, il(elle)s viennent nous écouter parce que nous, oui, nous avons quelque chose à dire, une expérience à raconter. Ce n'est pas que nous soyons les meilleur(e)s, ni même que nous soyons bon(ne)s sinon que nous sommes uniques. Il n'y a personne d'autre. Non pas parce que les autres se soient seulement rendu(e)s mais parce que après s'être rendu(e)s il(elle)s ont disparu(e)s. Seule reste la momie d'Izquierda Unida (Gauche unie) grâce à la respiration assistée et au sérum intraveineux qu'ils lui injectent depuis le budget de l'État et des banques.

Parlant de nombre je dirai que nous avons imprimé 3000 exemplaires de "l'Histoire du PCE(r) et des GRAPO" et que nous avons loué une pièce pour les ranger car nous pensions que nous ne réussirions jamais à les vendre. Aujourd'hui heureux est celui qui en conserve un exemplaire parce que c'est un bijou de collection qui se valorisera avec le temps. Dans une bibliothèque il se détache entre les dictionnaires et les collections bien reliées que personne ne lit jamais. Quand quelqu'un vient chez toi et voit le livre, il attire de suite son attention, il/elle te le demande pour le lire et ne te le rend jamais parce que lorsque tu lui redemandes il/elle ne l'a plus, il/elle l'a prêté à un ami.

NOTES.

(1) Juan Martín LUNA : ouvrier communiste andalou et militant du PCE(r).

(2) Francisco Javier MARTÍN EIZAGUIRRE : secrétaire général du PCE(r) mort le 28 juin 1979 assassiné à Paris par l'exercice de la Terreur des États français et espagnol.

(3) "Camarade Kepa" : José CRESPO GALENDE.

(4) Valen : Valentín BENITO IÑIGO, ouvrier émigré au Pays Basque avec sa famille et militant des GRAPO mort à l'âge de 21 ans, le 7 avril 1993 : assassiné par la Police de l'État Fasciste espagnol au cours d'une action de réappropriation financière contre un fourgon blindé à Zaragoza avec d'autres Camarades.

(5) José BARRIONUEVO PEÑA : Ministre de l'Intérieur du Gouvernement PSOE*-GAL de l'État espagnol Monarco-Fasciste. *Parti "Socialiste Ouvrier" Espagnol l'un des principaux protagoniste du Programme de Guerre Sale (ou Terreur d'Etat) exercé au moyen de groupes de mercenaires assassins comme le GAL (Groupe Antiterroriste de Libération) et d'autres sigles au service de cette politique...

M-19.06.12-SousPréfecture Baiona-12

HOMMAGE AU "CAMARADE KEPA" (18.06.2012) Comités pour un SRI (État espagnol) Pour cette journée de l'Antifasciste et Révolutionnaire prisonnier/ère : nous rendons hommage au "Camarade Kepa" : José CRESPO GALENDE du PCE(r) (Parti Communiste d'Espagne reconstitué le 8 Juin 1975). Nous ne t'oublions pas ! L'un de ses Camarades se souvient de lui en ces termes : "Il me revient en mémoire ces inénarrables et émouvants rendez-vous à 5 heures du matin dans chacune des localités de Meatzaldea pour distribuer la propagande du Parti, faire des peintures contre la Police, vendre la presse aux portes des usines ou... conspirer. Toi, Kepa, abordant la région de Margen Izquierda (1), de bas en haut, en expliquant patiemment la tâche révolutionnaire. Cette époque était celle d'une grande activité militante, de nombreux débats avec les ouvrier(ère)s, de contacts avec des personnes d'autres Organisations...

KEPATu étais très aimé et tu étais respecté parce que tu étais «Très communiste», Kepa ! Grâce à ton immense travail politique, nous avons pu connaître l'idéologie de la faucille et du marteau, de la dignité, de l'amour et de la force. Tu portais l'espoir en abondance : du fait d'être comme les fourmis, petites et discrètes mais gigantesques dans leurs diverses tâches.

Tu es devenu un membre du Comité National d'Euskadi (2) du PCE(r) chargé de la presse et de la propagande, en déployant une grande activité. Pour ce travail politique, tu as été détenu mais alors -comme aujourd'hui- les Tribunaux Fascistes t'ont collé sur le dos «la militance armée» (le stylo les atteint autant que le fusil !) et en plus de t'avoir torturé, il(elle)s se sont gavé d'un Procès-Farce avec une condamnation astronomique en prison.

kepa10La prison est devenue immense avec des personnes comme Toi. Tellement amoureux des montagnes, de la mer et des gens humbles et combatifs. Le Collectif des prisonnier(ère)s politiques en son entier a été blessé du fait que l'État espagnol ait tenté de nous mettre dans le troupeau des mort(e)s, en s'accordant totalement par cela avec le prototype de "paix" défendu alors. Les imbéciles !!! Il(elle)s n'apprendront donc jamais que les êtres libres le sont autant dans la rue que derrière des centaines de murs de ciment et de barreaux d'acier !!!

En Décembre 1979 : 5 dirigeants des GRAPO ont accomplit le 1er devoir de tout/e prisonnnier/ère et ils se sont évadés de la Prison de Zamora. Des pointes acérées nous sont tombées dessus durant la brutale Répression mise en oeuvre dans les sinistres Prisons d'Herrera de la Mancha et de Puerto. Depuis le 1er jour et durant une année : ce furent des coups, des mitards, le dénuement intégral, l'Isolement total, les Insultes, le Nazisme, les fouilles, la censure absolue de toute communication (visites au parloir, téléphone et courrier), des ampoules de 25 watts en guise de lumière...

kepa8Et comme si cela ne suffisait pas, le Montage politique du Coup d'État militaire du 23 février 1981 (3) a surgit... Alors, une nouvelle fois, nous avons fait face avec toutes nos armes : les Grèves de la Faim pour obliger le Gouvernement et son chef : GALAVÍS (4) à reculer dans sa politique d'Extermination.

La tactique que nous avons employée a été celle de nous mettre en Grève de la Faim chaque semaine 2 prisonnier(ère)s ensemble. Le premier qui l'a commencé c'était Toi. Il ne pouvait pas en être autrement. Tu étais un flot de courage, d'amour et d'engagement.

kepa11Ce 14 mars 1981 : tu savais que le compte à rebours commençait... jusqu'à la Victoire ou la Mort ! Mais ta décision a été un fruit mûr et parfait, un exemple pour nous tou(te)s qui l'avons continuée.

Ce furent 4 mois de famine terrible, de violence inouïe de la part du Gouvernement "Socialiste", des flics, des gardien(ne)s de prisons et de certain(e)s médecins. Un silence total et complice de leurs médias de Contrôle informatif. Mais aussi de Borroka (Lutte) dans les rues, de coups tenaces de la part de la Guérilla (GRAPO : Groupes de Résistance Antifascistes Premier Octobre 1975). Tandis que le tic-tac de l'horloge s'égrenait seconde après seconde...

Les dernières paroles que tu as prononcées à notre avocat Juanma, quelques jours avant ton assassinat par l'État espagnol, résonnent toujours dans mes oreilles : «Les Fascistes ne cèdent pas, c'est vrai ? Alors : Grève de la soif et jusqu'à la mort !».

Ce 19 Juin 1981 : ton coeur énorme d'homme bon a cessé de battre. Les murs de la Prison d'Herrera de la Mancha ont tremblés, les rues de tellement de villes et villages ont pleuré et les honnêtes gens ont continué à Lutter car tu es un exemple de Lutte et de Résistance.

Nous avons fait cesser -tu as fait cesser !- le Régime d'Extermination de la Prison d'Herrera et les Communes de prisonnier(ère)s politiques ont surgit... L'État Terroriste espagnol n'a pas réussi à nous arracher les meilleurs fruits de ces Peuples avec la Prison, l'Exil et la Déportation... ou la Mort. Mais il a trouvé et il trouvera toujours la Lutte et la Résistance en face de lui."

NOTES.

(1) Margen Izquierda (ou Ibai-Ezkerraldea, en basque) : région de localités minières et très industrialisées située sur la rive gauche du Grand-Bilbo en Bizkaia, au Pays Basque.

(2) Euskadi : (ou Euskal Herria) Pays Basque.

(3) 23 Février 1981 : pseudo Coup d'État militaire fomenté par l'État espagnol pour protéger ses intérêts et rendre Légal le Régime Monarco-Fasciste.

(4) Enrique GALAVIS REYES (1979-1982) : Ministre de l'Intérieur du Gouvernement PSOE-GAL* de l'État espagnol. *Parti "Socialiste Ouvrier" Espagnol : l'un des protagoniste de l'exercice de la Terreur d'État au travers notamment du GAL (Groupe Antiterroriste de Libération) et autres sigles de mercenaires à la solde du Fascisme.

N-19.06.12-SousPréfecture Baiona-12

NI OUBLI, NI RÉCONCILIATION !

(ANTORCHA, N°7, Février 2000)

chiens se serrant la mainLes faits importants demeurent toujours dans la Mémoire des Peuples et tôt ou tard ces souvenirs remontent à la surface malgré l'oubli et la peur du Pouvoir. C'est ce qui arrive actuellement pour les bestialités commises par les Fascistes durant et surtout après la Guerre de Résistance Antifasciste de 1936. Regardez comme les nouveaux Falangistes (1), les Psoistes (2), les Carrillistes (3) s'efforcent obstinément de cacher, en vain aujourd'hui, ces horreurs au nom de la "Transition Démocratique" dans les librairies, les universités, les pages de presse et jusque dans les cinémas. La barbarie qui s'est abattue sur la terre et les peuples d'Espagne, après la déroute des Forces Populaires et Antifascistes est devenu un thème usuel.

pancartaarenasIl est clair que nous n'avons pas l'ingénuité de croire qu'il s'est éveillé chez les intellectuel(le)s du Régime un irrésistible "Amour de la Vérité". C'est la crise qui les affecte tou(te)s qui a fait surgir inopinément ces épisodes qu'il(elle)s croyaient enterré(e)s pour toujours. Mais même ainsi il(elle)s ne reconnaissent pas l'évidence et une fois renversés les tabous que le Régime avait imposé, tou(te)s s'empressent de détourner l'attention, d'édulcorer le message; il en résulte que l'on doit se souvenir mais pour oublier, pour pardonner et pour atteindre une véritable Réconciliation.

Mourir pour survivreNous devons reconnaître que la chose n'est pas facile pour ces canailles "néo-réconciliatrices". Où cacher les 200.000 fusillé(e)s avec la même proportion de morts de faim et de maladie, les 300.000 à 500.000 emprisonné(e)s, les 700.000 ancien(ne)s combattant(e)s enfermé(e)s dans les camps de concentration? Comment taire le million d'exilé(e)s dont beaucoup finirent dans les camps d'Extermination Nazis où plus de 10.000 furent assassiné(e)s? Hé bien, maintenant il(elle)s prétendent que le peuple "s'est réconcilié" avec toute cette Horreur, qu'il remercie la Monarchie imposée par FRANCO (4), qu'il oublie les années pendant lesquelles chaque famille, du fond de l'Espagne, gardait la mémoire de ses "paseados", fusillé(e)s, emprisonné(e)s, torturé(e)s, disparu(e)s, dans un Silence justifié par la Peur.

semente de liberdade 17 xuc3b1o 1981Les académiciens nous disent et les humanitaires nous répètent que toute cette Histoire fut : «Une douleur inévitable provoquée par les excès des deux parties» pendant que l'Église demande : «Le pardon de Dieu» pour tou(te)s victimes et bourreaux. Peut-être ce vain bavardage va-t-il faire taire les cris des milliers d'hommes et de femmes humilié(e)s et torturé(e)s par les bandes Falangistes dans les postes militaires et les commissariats? Va-t-on réintégrer les 300.000 licencié(e)s parmi lesquel(le)s 7.000 maître(sse)s d'école? Et maintenant que nous parlons de restitution : que va-t-il se passer avec les libertés volées? Leur "Réconciliation" va-t-elle nous ramener les milices ouvrières et paysannes, l'expropriation des latifundistes et des entreprises monopolistiques, l'amnistie des prisonnier(ère)s politiques, les authentiques libertés démocratiques votées par le peuple le 16 février 1936? En somme, vont-il(elle)s nous rendre la République populaire?

liberté arenasQuand ce collaborateur des tortionnaires qu'est le Juge GARZON (5) annonce la fausse inculpation des Dictateurs du cône Sud-Américain, tou(te)s ces "apôtres de la vérité" donnent leur Amen démocratique. Que se passe-t-il pour nos VIDELA (6) et PINOCHET (7)? Si au Chili il y eut, selon Amnesty International, 3.197 mort(e)s et disparu(e)s entre 1973 et 1990, que faudrait-t-il faire pour "notre" million d'assassiné(e)s? C'est un fait qui ne résiste à aucune comparaison et qu'ils se sont chargés de garder secret : l'orgie de sang à laquelle se sont livrés FRANCO, la Légion, la Falange et les propriétaires terrien(ne)s n'a eu ni précédent ni modèle dans l'Histoire de l'Occident. Aucune Dictature qui vint par la suite, pas même les Nazi(e)s en leur temps, ne se livrèrent contre leur propre peuple aux sauvageries que perpétuèrent les Fascistes espagnol(e)s ! Et il(elle)s n'ont jamais été puni(e)s !

Nous ne pouvons pas oublier, nous ne pouvons pas nous réconcilier, nous ne vendrons pas notre silence contre les miettes de leur sale Démocratie ! Les causes de l'origine du soulèvement des militaires contre la République, la défense des intérêts des grands Monopoles sont toujours présents et le bain de sang dans lequel il(elle)s noyèrent le désir de Liberté de toute une Classe et des peuples continue à nous menacer pour peu que nous tentions de résister à l'Exploitation à laquelle ils nous soumettent. Nous devons être prêt(e)s.

NOTES.

(1) Falangistes : ceux/celles de la Falange espagnole des JONS, un parti politique fasciste créé en 1933 par Diego PRIMERO DE RIVERA.

(2) Psoistes : ceux/celles du PSOE (Parti "Socialiste Ouvrier" Espagnol) protagoniste de la Terreur d'État à l'encontre de toute Opposition sociale et politique gênant les intérêts du Monopolisme Capitaliste.

FRANCO :

(3) Carrilistes : ceux/celles du PCE (Parti Communiste d'Espagne) devenu Réformiste et Eurocommuniste (Anticommuniste) par la mise en oeuvre notamment de Santiago CARILLO, son secrétaire général (1960-1982) promouvant "la Réconciliation Nationale" (avec le Régime Fasciste) et la "Transition Démocratique" (Légalisation du Régime Fasciste)...

(5) Baltazar GARZON REAL : magistrat instructeur du Tribunal d'Exception de l'Audiencia Nacional (continuité du Tribunal de l'Ordre Public franquiste)

(3) Jorge Rafael VIDELA : Commandant en chef de l'Armée argentine et auteur d'un Coup d'Etat avec l'instauration d'un Régime Fasciste dictatorial (1976-1983)

(4) Augusto PINOCHET UGARTE : Commandant en chef de l'Armée chilienne et auteur d'un Coup d'Etat contre le Gouvernement de coalition de Salvador ALLENDE (Unité Populaire) avec l'instauration d'un Régime Fasciste dictatorial (1976-1983)

C-19.06.12-SousPréfecture Biaona-3

ESPAGNE 1936-2012 : UNE GUERRE SALE (TERREUR D'ÉTAT) PERMANENTE 

La Guerre Sale dans l'État espagnol

- À partir de 1936 : le Terrorisme d'État est mis en oeuvre par les Fascistes dans les zones prises sous leurs bottes et à partir d'Avril 1939 : dans tout l'État espagnol. Parmi d'autres aberrations, 60.000 personnes civiles ont été fusillées, poignardées ou exécutées et plusieurs centaines de milliers d'autres ont été incarcérées : c'est l'holocauste espagnol. Plus de 150.000 victimes civiles sont mortes aux mains des Fascistes.

23F. El boca a boca- Camps de concentration : coordonnés par le SCPM (Service de Colonies Pénitentiaires Militarisées), dépendant de l'État Major de l'Armée : 700.000 prisonnier(ère)s. Les prisonnier(ère)s politiques sont utilisé(e)s systématiquement comme esclaves; il(elle)s meurent des conditions de vie et de travail extrêmement mauvaises auxquels on les soumet. De même que leurs homologues Nazis, les Camps d'Extermination Franquistes étaient des Centres destinés fondamentalement et presque exclusivement à la pure et simple exécution des prisonnier(ère)s.

- Jusqu'au 27 septembre 1975 : Peines de Mort, exécution par fusillades d'hommes et de femmes révolutionnaires...

- En 1974 et jusqu'en 1982 : la Guerre Sale s'articule entre les divers corps répressifs "Légaux" et leurs effets de sigles : Alianza Apostólica Anticomunista (AAA "Triple A" : Alliance Apostolique Anticommuniste), Antiterrorismo ETA (ATE : Antiterrorisme ETA), Grupos Armados Españoles (GAE : Groupes Armés Espagnols), Guerrilleros de Cristo Rey (Guérilleros du Christ Roi), Batallón Vasco Español (BVE : Bataillon Basco-Espagnol), Comandos Antimarxistas (Commandos Antimarxistes)... Le service secret SECED (Service Central de Documentation) a la tutelle des attentats avec de l'argent et les mains libres pour agir.

- De 1983 à 1987 : les Grupos Antiterroristas de Liberación (GAL : Groupes Antiterroristes de Libération) assassinent, séquestrent et torturent avec une totale liberté de mouvements et d'Impunité. La tutelle est située au Ministère de l'Intérieur.

- Depuis 1988 : aucun sigle n'est plus revendiqué ni assumé. La tutelle revient au Ministère de l'Intérieur. Dernier cas mortel : Jon ANZA, un militant basque d'ETA.

- De 1936 à 2012 : l'Armée, la Police, la Guardia Civil de l'État espagnol... ne sont toujours pas épurées, ni mises en Procès pour l'Holocauste espagnol mais seulement promues, protégées et glorifiées.

(19.06.12-gallarta)anniversaire mort de Kepa-copie-1

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 01:30

Lettre de Enrike KUADRA ETXEANDIA

Prisonnier Politique du PCE(r) et des GRAPO.

(Prison de Daroca. État espagnol)

Postal S.R viva la solidaridad popular 001

(19 juin 2012) Appel Comité SRI BaionaAZK-jpeg

SENTENCE INFAME DONNÉE À JUAN GARCÍA MARTÍN,

UN MILITANT COMMUNISTE DU PCE(r)

CONDAMNÉ À 80 ANS DE PRISON (cliquer)


enrikekuadra-bis"Récemment, vous avez fait une offre pour que : «les prisonniers des organisations ETA, GRAPO et autres qui se séparent des bandes terroristes puissent se réinsérer». Après, vous avez égrené le parcours qui sera exigé aux prisonnier(ère)s réinsérables pour mériter la magnanime générosité de votre Gouvernement et d'autres palmes politiques. En tant que potentiel destinataire de cette annonce, c'est à celle-ci que je répondrai au travers de cette lettre ouverte que je vous adresse.

 

De plus, je la réalise comme une partie d'un testament politique car vous, Ministre, m'avez condamné à mort en silence, acceptons la réalité. Je l'assume déjà.

Je vais avoir 62 ans, je viens de sortir d'une opération pour un cancer et ma santé est un peu brisée. Je porte 16 ans de prison sur le dos et il m'en reste 14 à accomplir avec l'augmentation de la Loi PAROT (1) à laquelle il faudra probablement ajouter la condamnation perpétuelle révisable. Tu vois, Ministre ! ça n'arrive pas. Par contre, j'ai réussi et je réussirai à Résister le plus possible en maintenant bien haut le drapeau de la Conséquence et de la Dignité, de l'exemple et de l'orientation pour les générations à venir de Révolutionnaires qui demandent à prendre la Relève. C'est la dialectique de la vie.

(2012) Hauts Fourneaux en Bizkaia. Pays Basque

altos hornosÉvidemment, en vous adressant ces lignes, je ne peux pas éviter de jeter un regard rétrospectif sur le processus d'engagement social et politique qui a marqué mon existence. Quand j'ai commencé la Lutte syndicale dans le Groupe A.H.V (2) (Hauts Fourneaux de Biskaia, au Pays Basque) , il y a 43 ans, je ne pensais pas que ma vie prendrait le cours qu'elle a pris par la suite.

Au cours de l'année 1973 : j'ai pris contact avec l'OMLE (Organisation de Marxistes Léninistes d'Espagne) qui travaillaient à la reconstruction du Parti Communiste, dégénéré par la bande Carrilliste (3). Cette phase culminera avec la réalisation du Congrès, en Juin 1975 lequel donnera lieu au PCE(r) -Parti Communiste d'Espagne, reconstitué- dont je suis devenu l'un des militant(e)s.

Le 3 Mars 1976 : alors que je m'adresse en assemblée à mes compagnons du Groupe A.H.V, on nous transmet que la Police de l'État espagnol a assassiné 4 ouvriers à Gasteiz-Vitoria (en Araba, au Pays Basque). C'était la goutte qui fait déborder le vase de la Répression soufferte par les travailleur(euse)s et le Peuple en général. Notre Parti appelle à la Grève Générale et lance la consigne de : «Chercher des armes et d'apprendre leur maniement». Quelques mois après, les GRAPO (4) (Groupes de Résistance Antifasciste Premier Octobre 1975) feront leur apparition publique. Ces faits vont avoir un impact historique sur le devenir du processus révolutionnaire dans l'État Espagnol.

(Fin des années 80-début 90) Ouvriers des Hauts Fourneaux de Bizkaia. Pays Basque

A.H.VD'une part, le Congrès reconstitutif du Parti ratifie la thèse suivante : «Le Monopolisme financier tend à la Réaction politique, à la suppression des Libertés et non à la Démocratie». Conséquent avec cette thèse, le Parti maintient que : «Face à la pression des Masses ouvrières et populaires, l'Oligarchie a mis en marche le changement de ses vieilles méthodes de Domination».

L'Oligarchie avait donc décidé de blanchir l'édifice étatique du vieux Régime au travers de sa Réforme politique : «En changeant quelque chose pour que tout reste identique». Elle empêchait ainsi toute possibilité de changement profond dans les causes économiques, politiques et sociales qui étouffent les familles travailleuses et oppriment les Peuples dans l'État Espagnol. À ce jour, les faits objectifs nous ont donné raison; un reflet de l'escroquerie politique qu'a été cette Transition à la "démocratie" a pu être constaté sur les banderoles des dernières manifestations populaires : «Ceci n'est pas une Démocratie, c'est une Dictature !».

2012-Dedans et Dehors-RésistanceD'autre part, nous étions conscient(e)s qu'en nous situant en tête du Mouvement de Résistance Populaire, en donnant tout notre appui moral et politique au Mouvement Guérillero, nous devenions le centre de la haine répressive de l'État espagnol. Les conséquences de cette haine ne se sont pas fait attendre.

Les fins limiers de votre Ministère ont reçu des ordres précis en mettant la main sur l'arme à feu. Ce furent les années de plomb : de longues nuits et journées dans les commissariats et les casernes de la "démocratie" récemment étrennée où plus d'un/e y a perdu la vie comme José ESPAÑA VIVAS (5) sympatisant du PCE(r) (6) que vous avez tué sous les coups de matraque. Le 20 avril 1979 : vous avez assassiné Juan Carlos DELGADO DE CODEX (7), le Secrétaire Général du PCE(r) en fonction car vous aviez incarcéré tout le Comité Central issu du 2ème Congrès réalisé par le Parti. Deux mois plus tard, tombait Francisco Javier MARTIN EIZAGUIRRE (8), le Président du Parti. Ils furent ainsi les premiers d'une longue liste.

19.06.1981--KEPA-frEn 1977 : le Tribunal Suprême, véritable caverne du Franquisme et de l'Injustice, nie l'application de l'Amnistie Politique pour plusieurs militant(e)s des GRAPO et du PCE(r). Il s'agit d'un prélude à d'autres murs plus récents imposés aux prisonnier(ère)s politiques par ce Tribunal. La vague répressive lancée contre le Parti a emporté beaucoup de militant(e)s et de sympatisant(e)s et en prison nous n'avons pas échappé à cette orgie répressive. Nous avons été transferé(e)s par petits groupes dans la Prison d'Extermination d'Herrera de la Mancha (région de Madrid) et soumi(e)s à un Régime de vie carcérale extrême. Une situation qui nous a obligé à la Grève de la Faim en tant qu'ultime recours de dénonciation et de Résistance. Le 19 Juin 1981 : Juan José CRESPO GALENDE, le Camarade "Kepa" (plus d'infos) militant du Parti meurt après 90 jours de Grève de la Faim collective. Il était le premier mais d'autres Grèves de la Faim viendront avec d'autres morts et blessé(e)s.

(2012) Aciéries à Barakaldo, Bizkaia. Pays Basque

(barakaldo) acerias Bessemer altos hornos de vizkayaEn complément à cette Campagne d'encerclement et d'annihilation contre notre Mouvement, vous avez lancé vos scribes abonnés aux finances de rapaces de votre Ministère, en propageant la consigne qu'avec nous : seules l'Intoxication et le Silence sont valables. Et vous continuez avec votre idée fixe.

L'objectif de toute cette stratégie de Terreur n'est pas autre chose que l'Élimination du Parti. En aucune façon, vous ne pouvez permettre que la Classe ouvrière nous identifie comme son Organisation d'avant-garde, son Parti Politique. A l'époque où votre Ministère avait été pris d'assaut par la portée Falangiste des Martín Villa, Rosón… cela vous a conduit à dire que : «Si on n'en finit pas avec le PCE(r), on ne peut pas penser éliminer les GRAPO».

Nous savions que la bataille à laquelle nous nous affrontions était inégale mais nous ne pouvions pas manquer de courage si nous voulions démontrer ce que disons être. Nous ne pouvons pas trahir notre Classe et nos Peuples et devenir des escrocs politiques.

Monument d'hommage à Kepa à Muskiz, en Bizkaia. Pays Basque

19 juin 2012- Hommage à KepaEt bien, Mr. le Ministre, nous continuons d'être là, exténué(e)s avec plus de blessures de Guerre qu'un vieux chien de rue. Nous sommes “grapifié(e)s" (transformé(e)s en GRAPO) comme le propagent vos scribes en se référant à cette faiblesse organique que vous nous attribuez. Presque un demi-siècle de bataille prolongée nous a laissé avec la mort de certain(e)s de nos meilleur(e)s combattant(e)s mais pour que l'acier militant coule, nous avons aussi séparé la scorie du creuset par la forge de la Lutte de Classe; nous sommes passé(e)s par des sacrifices et des peines inimaginables mais nous n'avons pas cessé de tisser d'une main ferme et douce la Ligne Politique, le Programme et les objectifs à court, moyen et long terme, du processus révolutionnaire.

Vous, Mr. le Ministre, avec l'éloquence qui vous caractérise, vous nous demandez de renier notre passé, notre présent et notre futur. Vous dites que l'Exploitation du Capital n'existe plus et qu'il est l'unique Système possible et par conséquent que c'est la Fin de l'Histoire. Ministre ! nous disons qu'avec notre humble connaissance de l'Économie Politique et du Matérialisme Historique, le Système capitaliste est caduque et qu'il conduit l'Humanité à la barbarie et à l'esclavage salarié; de plus, il ne peut pas subsister sans l'extraction de la plus-value à partir de la force de travail et de l'appropriation privée des moyens sociaux de production. Autrement dit, pour bien nous faire comprendre : sans les Travailleur(euse)s : le Capital n'est rien et sans le Capital : les Travailleur(euse)s sont Tout.

(Mai 1988) Ouvriers des Hauts Fourneaux de Bizkaia. Pays Basque

(Mai 1988) altos hornos de Sestao (Vizkaya)Ministre ! Les vôtres nous disent que les Droits du Travail et Sociaux sont des vieilleries, que le moderne, le progressiste c'est la Compétitivité et la Loi du Gain Maximal. Les vôtres nous disent que la protection sanitaire et l'éducation gratuite sont des utopies du Communisme; que le Droit au travail, à un salaire ou à un logement digne atrophient la flexibilité et la Liberté d'Exploitation du marché du travail ou immobilier parce que ces Droits ne seraient pas réalistes.

Ou alors, les vôtres nous disent que les Peuples opprimés n'ont aucun Droit à l'Autodétermination, autrement dit, qu'ils n'ont pas le Droit de décision sur leurs destins et que ce Droit à l'Autodétermination a été inventé par un certain LÉNINE pour embobiner les Peuples opprimés par l'Empire tsariste et que ce n'est pas l'expression d'un Droit démocratique.

(2012) Hauts Fourneaux de Bizkaia. Pays Basque

(1992) Altos-hornos-de-VizcayaEt les vôtres nous disent que la Paix est un reflet terrestre du Divin accordé à l'Humanité par les flottilles, les aviations et les soldats des armées Impérialistes.

Enfin, Ministre ! les vôtres nous demandent d'embrasser l'Infamie (nommée avec euphémisme : "la Voie Langraiz-Nanclares” : autrement dit, celle du Repentir et de la Délation) et que nous abandonnions nos Principes et valeurs de Classe, collectives et solidaires sans intérêts frauduleux. Ce à partir de quoi, vous nous ouvririez un peu la porte de votre Régime pourri, de votre Gouvernement bourgeois vide où rien n'est décidé par le Peuple et pour le Peuple.

Tandis que pour nous aider à réfléchir, vous et votre Gouvernement poursuivez votre leitmotiv pédagogique : «La règle entre mieux avec le sang». Là où nous sommes, on nous maintient dispersé(e)s, isolé(e)s de nos compagne(on)s et Camarades, proches et ami(e)s, soumis(e)s à des mesures humiliantes qui nous empêchent de communiquer avec eux/elles et de pouvoir mener une vie digne en prison.

Oui, je sais déjà Ministre ! Je sais qu'il s'agit de l'Empire de la Loi -la vôtre et celle de vos coreligionnaires, évidemment- la même à laquelle est soumise l'ensemble de la société et que le Gouvernement bipartite modifie à sa guise.

Désolé, Ministre ! Merci pour votre effort rédempteur mais je ne peux pas renier mon existence et accepter votre proposition. PAR COHÉRENCE ET DIGNITÉ POLITIQUE, nous ne pouvons baisser aucun de nos drapeaux qui sont essentiels par principe car ils sont la clé avec laquelle notre Classe et nos Peuples ouvriront la porte du futur."

(1986-87) Hauts Fourneaux de Bizkaia. Pays Basque

(1986-1987) Altos Hornos de Bizkaia

NOTES*.

(* rédigées par la dynamique de Baiona des Comités pour un SRI)

(1) Loi PAROT : condamnation à vie

(2) AHV : Altos Hornos de Vizcaya (Hauts Fourneaux de Bizkaia au Pays Basque). Ce groupe a surgit de la fusion en 1902 de plusieurs entreprises de sidérurgie-métal en Bizkaia (Pays Basque) et il a été la plus grande entreprise de l’État espagnol jusqu'à son démantèlement en 1997 et rachat par la multinationale ARCELOR-MITTAL installée à Sestao, en Bizkaia.

(3) Santiago CARRILLO : secrétaire général du PCE-Parti Communiste d'Espagne (1960-1982) un traître à la Cause de la Classe ouvrière en le faisant devenir Réformiste (1956), en collaborant à la "Réconciliation Nationale" (1956) avec les Franquistes et Fascistes au Pouvoir et en mettant en oeuvre la poursuite de ce Régime garantissant les intérêts du Capitalisme avec la dite "Transition Démocratique" (1975).

(4) GRAPO : Groupes de Résistance Antifasciste Premier Octobre 1975, plus d'infos (cliquer) et lire l'article sur Abelardo ARAUXO, un Antifasciste fondateur des GRAPO (cliquer)

 (5) José ESPAÑA VIVAS : plus d'infos (cliquer)

(6) PCE(r) : Parti Communiste d'Espagne (reconstitué, le 8 Juin 1975), plus d'infos (cliquer)

(7) Juan Carlos DELGADO DE CODEX : assassiné à Madrid le 20 avril 1979 par la Police de l'État espagnol.

(8) Francisco Javier MARTÍN EIZAGUIRRE : assassiné à Paris le 28 juin 1979 par la Terreur d'État français et espagnol.

(19 juin 2012) Appel Comité SRI BaionaAZK-jpeg 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 01:00

SOLIDARITE INTERNATIONALISTE !

IMPRIME ET ENVOIE

LA CARTE DANS L'ETAT ESPAGNOL !

1-CARTE DIRECTEUR INSTITUTIONS PENITENTIAIRE-azk

VERSION EN EUSKARA (basque)

KARTA IIPP

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 01:00

TOUS LES ARTICLES

(pour la Libération des prisonnier(ère)s politiques communistes et antifascistes espagnol(e)s

et contre l'Extermination lente en prison)

  1-Livrets Campagne contre Extermination Lente en prison

CAMPAGNE DE SOLIDARITÉ DANS L'ÉTAT ESPAGNOL

 POUR LA LIBÉRATION

DES PRISONNIER(ÈRE)S POLITIQUES MALADES

(lire l'article)

 

CAMPAGNE DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

DANS L'ÉTAT FRANCAIS

Lancement à Toulouse (20 mars 2012)

(lire l'article)

 

LUTTE DE RÉSISTANCE DEDANS-DEHORS

(CAMPAGNE INTERNATIONALE DE SOLIDARITÉ)

Texte de la "Camarade Betta" des Comités pour un SRI (à Rome)

(lire l'article)


CAMPAGNE CONTRE L'EXTERMINATION LENTE EN PRISON

Message du Secours Rouge Arabe

aux Camarades communistes

et antifascistes espagnol(e)s en prison.

(lire l'article)

 

ENTRETIENS RADIOPHONIQUES

Annonce et entretien sur Campagne de Solidarité Internationale

avec Radio Canal Sud Toulouse

(lire l'article)

 

VIDÉOS DE LUTTE

(partie 3) "435 JOURS EN GREVE DE LA FAIM"

(version intégrale en castillan, non sous-titrée)

Film élaboré en 1991 par les AFAPP (1) sur les Grèves de la Faim (1989-91) des Collectifs de prisonnier-ère-s politiques du PCE(r), des GRAPO et du SRI contre la politique de Dispersion et d'Extermination Lente mis en oeuvre par le Gouvernement PSOE/GAL (2) de Felipe GONZALEZ. (1) Association des Familles et Ami(e)s des Prisonnier(ère)s Politiques antifascistes et communistes (2) GAL (Groupe Antiterroriste de Libération) : l'un des instrument du Programme de Terreur d'Etat mise en oeuvre par l'État espagnol et lancé notamment par le Gouvernement "socialiste" du PSOE.                              

 (lire l'article)

 

MÉMOIRE ANTIFASCISTE (LUTTE EN PRISON)

TÉMOIGNAGE SUR LA LUTTE EN PRISON

Extraits de : "Mémoire Antifasciste.

Souvenirs au milieu du chemin"

 de Francisco BROTÓNS*, militant du PCE(r)

Éditions Kale Gorria. Sept.2002 (en castillan)

(lire l'article)


L'ÉTAT ESPAGNOL SONDE LE COLLECTIF DES PRESXS

(Novembre 2011) Lettre de David Garaboa Bonillo,

prisonnier politique du PCE(r)

(lire l'article)

 

LUTTES EN PRISON

Dénonciation de la famille de Manuel PÉREZ MARTÍNEZ,

le "Camarade Arenas"

(lire l'article)

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 01:00

CAMPAGNE DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALISTE

Pour la Libération des Prisonnier(ère)s Politiques

Communistes et Antifascistes espagnol(e)s

et contre l'Extermination lente en prison

CANAL SUD(30 ans de radio libre)

1. (ANNONCE RADIO) CAMPAGNE DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

Entretien réalisé le lundi 20 mars 2012

par "Radio Canal Sud Toulouse"

avec la Dynamique de Baiona des Comités pour un SRI

lors du lancement de la Campagne de Solidarité Internationale

dans l'État français.

( cliquer pour écouter l'annonce de 17.59 min )

 

CANAL SUD

2. (ENTRETIEN RADIO) CAMPAGNE DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

Entretien réalisé le mercredi 21 mars 2012 par "Radio Canal Sud Toulouse" avec la Dynamique de Baiona

des Comités pour un SRI

( cliquer pour écouter l'entretien de 34.42 min )

 

1-Livrets Campagne contre Extermination Lente en prisonBrochures de la Campagne de Solidarité Internationale

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 01:15

MESSAGE DU SECOURS ROUGE ARABE

AUX CAMARADES COMMUNISTES

ET ANTIFASCISTES ESPAGNOL(E)S EN PRISON

(Extrait) Texte* du "Camarade Mohamed" du Secours Rouge Arabe pour l'Exposition Internationaliste sur les Luttes de Résistance Dedans et Dehors des prisonnier(ère)s politiques Révolutionnaires *(Contribution sur la Répression et la détention politique au Maroc)

  RESISTENCIA A LA DESMEMORIA-es

VOUS ÊTES UN EXEMPLE POUR TOUT(E)S LES EXPLOITÉ(E)S !

VIDÊO SUR LE COLLECTIF DES PRISONNIER(ÈRE)S POLITIQUES

DU PCE(r), DES GRAPO ET DU SRI

 

 Introduction

Ces dernières années : les contradictions qui ont surgi de la crise structurelle du Capitalisme Monopoliste -l'Impérialisme- s'accroissent au niveau mondial. Pour tenter de contenir voire "d'apaiser" ces contradictions de Classe insolubles, les États impérialistes ont mené plusieurs Guerres d'influence dans divers pays comme l'Afghanistan, l'Irak ...

Cela a eu un grand impact économique, social et politique sur les États qui dépendent de l’Impérialisme dont notamment les Régimes réactionnaires du Maghreb et d'autres pays arabes; cela les a conduit à mener une Guerre intérieure contre les exploité(e)s de leur propre nation. (...)

La contribution du Secours Rouge Arabe ne prétend pas faire autre chose que de dénoncer la Répression, les Détentions et les Disparitions politiques en participant à la Lutte générale pour montrer le vrai visage des Régimes réactionnaires (...).

SECOURS ROUGE ARABE

 

Message aux Camarades espagnol(e)s

À cette occasion, le Secours Rouge Arabe veut dire à ses Camarades d’Espagne que les Camarades au Maroc ont vécu un semblable itinéraire de Lutte, de Sacrifice et cela continue encore aujourd'hui car il(elle)s luttent non seulement contre un Régime réactionnaire avec un tyran à sa tête mais aussi contre la Répression du Capital Monopoliste mise en oeuvre et soutenu au Maroc notamment par les États Impérialistes espagnol et français...

Dans toute société de Classe, l'État n'est qu'un outil de la Classe dirigeante qui permet d'imposer et de maintenir le contrôle de la richesse d'un pays. La bourgeoisie tente de créer la confusion en présentant la figure d'un "État" au-dessus des intérêts de Classes que la population devrait respecter unanimement.

Or, ce n'est que du mensonge ! Quel que soit le pays et les circonstances, l'objectif de la Classe bourgeoise est de garantir la continuité de l’Exploitation à son profit, en instaurant des Instances et des Institutions au service de ses intérêts telles que l'Armée, la Police, les Tribunaux, les Prisons, l'École et bien d'autres... qui forment ensemble un Instrument de Violence et de Répression autant moral que physique.

Lorsque les intérêts de la bourgeoisie sont menacés, celle-ci a recourt à l'utilisation de la Violence sous toutes ses formes et couleurs. C'est ainsi que l’arrestation et la Disparition politique comptent parmi les formes les plus utilisées par le Capitalisme pour réprimer les militant(e)s et les Mouvements qui défendent les intérêts de la Classe ouvrière et prolétaire.

Les exploité(e)s sont considéré(e)s comme des "Hors la Loi" partout dans le monde dès lors qu'il(elle)s revendiquent leurs Droits fondamentaux c’est pourquoi nous considérons que la Détention et la Disparition politiques sont la conséquence d'une Répression systématisée au niveau International et organisée par les États impérialistes et non pas pas un épiphénomène. Cette Répression est intrinsèquement liée au système Capitaliste et si la pratique de la Détention et de la Disparition politique existe dans un Régime réactionnaire c'est bien évidement pour défendre les intérêts de la bourgeoisie, du Capital.

Seul le Socialisme visant au Communisme défend réellement les intérêts de la Classe ouvrière.

Et c'est pourquoi, le Secours Rouge Arabe défend au Maroc l'ensemble des prisonnier(ère)s politiques détenu(e)s car ces militant(e)s issu(e)s du Mouvement de Résistance Populaire marocain poursuivent avec toujours plus d'intensité cette Lutte jusque dans les prisons et les détentions politiques ne cesseront pas tant que le Régime réactionnaire n'aura pas été renversé puis vaincu par la Révolution pour le Socialisme et le Communisme.

1-MARTYR-E-S MOYEN-ORIENTExtrait de l'exposition Internationaliste sur les Luttes de Résistance Dedans et Dehors

des prisonnier(ère)s politiques Antifascistes

Partager les expériences de Lutte

et s'organiser Internationalement

(…) si les formes et étapes des Mouvements de Lutte diffèrent d'un pays à un autre, dans le cadre de la Lutte de Classe Internationaliste c'est un devoir et une nécessité d'en partager les leçons et expériences avec les autres. La Lutte de Résistance du Dehors s'articule avec celle du Dedans des militant(e)s en prison.

Afin de développer nos expériences de Lutte, le Secours Rouge Arabe propose de :

1. Développer les formes de Solidarité combatives pour soutenir les Luttes des prisonnier(ère)s politiques et leurs familles par le biais de : festivals, marches de solidarité, rassemblement, occupations de lieux...

2. Exprimer notre soutien politique aux prisonnier(ère)s et leurs familles contre la Terreur d'État exercée au Maroc surtout avec la dernière attaque lancée contre les prisonnier(ère)s politiques communistes Basistes (VDB-ML et MLM) en Grève de la Faim depuis décembre 2011 et d'autres qui les ont rejoints en Grève de la Faim depuis le 23 janvier 2012 dont Ezedine ERROUSSI...

3. Créer des Comités pour la défense des prisonnier(ère)s politiques ainsi que des Comités de jeunesses révolutionnaires de solidarité avec les prisonnier(ère)s politiques.

4. Commémorer la date du 24 Janvier comme une Journée contre la Répression et la Détention politique pour dénoncer le vrai visage du Régime réactionnaire marocain, pour manifester notre Solidarité avec la Lutte des prisonnier(ère)s politiques au Maroc et des prisonnier(ère)s de Mouvements révolutionnaires dans le monde (en Europe, Asie, Afrique, Moyen-Orient, Amérique…).

2-MARTYR-E-S MOYENS-ORIENTExtrait de l'exposition Internationaliste sur les Luttes de Résistance Dedans et Dehors

des prisonnier(ère)s politiques Antifascistes

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 01:00

  TEXTE DE

LA "CAMARADE BETTA"

DES COMITÉS POUR UN SRI (à Rome)

20 MARS 2012 (TOULOUSE)

21.03.12-toulouse14(20 mars 2012. Université du Mirail. Toulouse.

Lancement de la Campagne Internationale de Solidarité 

pour la Libération des prisonnier(ère)s communistes et antifascistes espagnol(e)s gravement malades

et contre l'Extermination lente en prison)

"Bonjour à toutes et et à tous ! Selon le programme prévu, j’aurais dû être parmi vous. Hélas mes soucis de santé ne me permettent pas de me déplacer et d’affronter un voyage avec tous les problèmes que cela comporte. Je désire quand même être présente par la parole et je vous prie de m’excuser en espérant que nous aurons bientôt l’occasion de nous rencontrer personnellement.

Aujourd'hui commence, comme vous le savez, la Campagne Internationale en faveur des prisonniers et prisonnières politiques Antifascistes gravement malades dans l’État espagnol. Cette Campagne a commencé en Espagne en 2011; elle continue maintenant en partant de la France et se poursuivra ensuite en Italie et en Turquie qui sont, en ce moment, les pays où le Secours Rouge local a pris contact avec nous. Bien évidemment, nous espérons que la Campagne se poursuivra dans toute l’Europe et pour cela, nous nous en remettons à l’organisation du Secours Rouge International, organisme dont nous faisons partie.

(20 mars 2012. Université du Mirail. Toulouse 

Tables des intervenant(e)s avec les portraits des prisonnier(ère)s politiques

communistes et antifascistes espagnol(e)s gravement malades)

21.03.12-toulouse17En essayant de répondre aux questions que vous voudriez probablement poser, j’essaie de me mettre à votre place et de donner une réponse à ce qui, selon moi, pourrait vous intéresser et/ou vous étonner, c’est-à-dire le MOTIF de cette Campagne:

- QUI sont les prisonniers et prisonnières politiques antifascistes présents dans l’État espagnol ?

- QU’EST-CE que le Secours Rouge ?

- POURQUOI le Secours Rouge est-il nécessaire ? QUI peut en faire partie ? etc...

Il y a beaucoup de prisonnier(ère)s politiques dans l’État espagnol; aujourd'hui, nous allons parler des prisonnier(ère)s  politiques Antifascistes du PCE(r) , des GRAPO et du SRI. Pour commencer, une brève présentation de ces organisations est nécessaire.

(20 mars 2012. Université du Mirail. Toulouse 

Exposition de dessins du "Camarade Arenas")

21.03.12-toulouse131. Le PCE(r) : Parti Communiste d'Espagne reconstitué le 8 juin 1975

En 1968, à cause de la Répression de l'État espagnol, de nombreux femmes et hommes Antifascistes ont été contraint(e)s de s’exiler. Une partie d’entre eux/elles, formée de jeunes issu(e)s de la Jeunesse Communiste Espagnole, des Cercles Guévaristes et d’autres organisations espagnoles se sont transféré(e)s en Belgique et là, ils ont fondé l'OMLE (Organisation des Marxiste-Léninistes d’Espagne). Naturellement, l'OMLE était aussi présente, de façon clandestine en Espagne. Les bases les plus actives dans l’État espagnol étaient à Vigo (Galice) où beaucoup de militants et militantes de l’Organisation Ouvrière (Organización Obreira) confluèrent dans l'OMLE en 1972, mais aussi à Cadix et à Madrid, en particulier dans le quartier du "Puits de l’Oncle Raimond" (El Pozo del Tio Raimundo) où vivait, entre autres, le "Camarade Arenas" : Manuel PEREZ MARTINEZ qui deviendra le secrétaire général du PCE(r).

Plus de 3.000 militants et militantes ont été arrêté(e)s et jeté(e)s en prison; Beaucoup ont été assassiné(e)s et parmi eux des dirigeants de l’OMLE comme Juan Carlos DELGADO DE CODES ou Francisco JAVIER EIZAGUIRRE.

(20 mars 2012. Université du Mirail. Toulouse

Exposition de dessins du "Camarade Arenas"

et stands d'information d'organisations solidaires)

21.03.12-toulouse15Le premier objectif de l'OMLE était la reconstruction du Parti Communiste d’Espagne (PCE), retenu désormais révisionniste. Le PCE(r) -Parti Communiste d’Espagne (reconstitué)- a donc été fondé le 8 Juin 1975. Dans un premier temps, tout de suite après le passage à la dite “Démocratie”, le PCE(r) a eu la possibilité de faire de la politique en plein jour, même s’il ne s’est jamais présenté aux élections. Comme on le sait, la Démocratie dans l’État espagnol est seulement une farce : en réalité le Régime fasciste s’est simplement travesti. Vu l’impossibilité de s’exprimer librement, le PCE(r) est donc entré en clandestinité. En d’autres termes, depuis toujours, le PCE(r) est un parti a-légal. Toutefois, en 2002 : la Loi des Partis (Ley de Partidos) (1) est entrée en vigueur par laquelle, en avril 2003 : les Tribunaux ont suspendu toute activité du PCE(r), en le déclarant «illégal» parce que «partie intégrante des GRAPO». Il s’agit bien sûr d’une accusation sans fondements car, comme nous le verrons, le Parti est une chose et les GRAPO en sont une autre.

Le PCE(r) est un Parti communiste Marxiste-Léniniste. Pour ceux qu’intéressent les positions du Parti, nous conseillons la lecture du livre du "Camarade Arenas", intitulé: "Thèse sur la crise du Communisme" (Tesis sobre la crisis del comunismo).

En ce qui concerne l’activité politique du PCE(r), ses positions sont clairement mises en évidences dans le journal "Resistencia" (Résistance) et dans la revue "Antorcha"; il est clair que l’objectif du PCE(r) est la création d’un État socialiste en Espagne.

 

2. Les GRAPO ("Grupos de Resistencia Antifascista Primero de Octubre" : Groupes de Résistance Antifasciste Premier Octobre)

(19 mars 2012. Université du Mirail. Toulouse

Stand d'information et exposition)

19.03.12-toulouse3Les GRAPO sont une organisation qui pratique la Lutte armée. L’action dont dérive le nom du groupe a eut lieu le 1 octobre 1975 et elle a été la réponse à l’assassinat de 5 personnes de la part de la Dictature franquiste. Il s’agissait de trois militants du FRAP ("Frente Revolucionario Antifascista y Patriotico" : Front Révolutionnaire Antifasciste et Patriotique) et de 2 militants de ETA ("Euskadi eta Askatasuna" : Pays Basque et Liberté) qui furent fusillés le 27 septembre 1975. En réponse, le Commando des GRAPO élimina 4 fascistes.  

Après la mort de FRANCO, les GRAPO ont continué leur activité armée avec des enlèvements et des attentats qui ont eu une forte répercussion sociale.

Il ne s’agit pas du «bras armé» du PCE(r), comme souvent le Pouvoir veut le laisser croire, mais d’un groupe armé ayant ses propres dirigeant(e)s qui ne reçoivent pas d’ordre du Parti. Il est évident que les Communistes étant l’Avant-Garde de la Classe ouvrière, dans les GRAPO il peut y avoir AUSSI des militant(e)s du PCE(r) même si, pour faire partie des GRAPO, il n’est absolument pas nécessaire d’être partie intégrante du Parti.

(20 mars 2012. Quartier du Mirail. Toulouse)

20.03.12-toulouse6Plusieurs fois, l’État en a annoncé la fin. Mais les faits démontrent que les GRAPO continuent d’exister : la preuve en sont les arrestations des hommes et femmes guerrillerxs qui continuent encore à l’heure actuelle.

En 2006, sans aucune preuve, le Tribunal d'Exception de l'Audiencia Nacional a décidé que les GRAPO seraient le bras armé du Parti Communiste d’Espagne (reconstitué) lequel dirigerait toutes leurs actions. Il s’agit d’un mensonge sans aucun fondement qui sert uniquement à faire dire que «Tout est GRAPO» (y compris le Secours Rouge) et à mettre en prison les militant(e)s des trois organisations.

 

3. La situation actuelle relative au collectif des prisonnier(ère)s politiques Communistes et Antifascistes dans l’État espagnol

(20 mars 2012. Quartier du Mirail. Toulouse)

20.03.12-toulouse10Le Collectif des prisonnier(ère)s politiques Communistes, Antifascistes et Solidaires est actuellement composé de 33 prisonnier(ère)s (18 hommes et 15 femmes) dont un militant solidaire qui fait partie du SRI (Secours Rouge International), 14 du Parti Communiste d’Espagne (reconstitué) et 17 autres militant(e)s des Groupes de Résistance Antifasciste Premier Octobre (GRAPO). En outre, il y a 6 autres activistes du SRI qui, après avoir été détenus sont actuellement en «liberté provisoire».

Le contexte de la politique de Criminalisation et de Répression dans laquelle s’insère la dite «Politique de Dispersion pénitentiaire» de l'État espagnol a fait en sorte que le Collectif ait eu des prisonnier(ère)s dans 3 pays : l'Espagne, l'Italie et la France.

Actuellement, les 33 prisonnier(ère)s politiques se trouvent dans 25 prisons et tout(e)s sont en Isolement Maximal (Premier degré du Régime spécial d'incarcération). À l’intérieur des prisons où se trouvent le plus de prisonnier(ère)s, la Direction carcérale les garde dans des modules distincts et donc, en pratique, chaque prisonnière et chaque prisonnier se trouve dans l’Isolement le plus total. Il y a même des cas où, en étant dans la même prison, des détenu(e)s ne se sont jamais rencontré(e)s.

En outre, la Direction -toujours elle- est allée jusqu'à faire en sorte que les prisonnier(ère)s politiques appartenant à d’autres Organisations ne soient pas dans le même module.

 

4. Condamnation à vie.

jpeg-1-AFFICHE(20mars)-azkUne autre situation alarmante et qu’il faut dénoncer c'est la condamnation de fait à la Perpétuité bien qu’il y ait des prisonnier(ère)s qui devraient être en Liberté pour avoir désormais accompli, selon “leurs” Lois, la partie proportionnelle de leur peine.

Les 4 militants qui ont été de fait condamnés à “perpète” sont :

- Miguel Angel BERGADO MARTINEZ. Après 30 ans de prison, il n’a été remis en liberté que le 1er mai 2011.

- Xaime SIMÓN QUINTELA est en prison depuis 26 ans. Il a fini sa peine mais on lui a appliqué la “chaîne perpétuelle” ce qui signifie en fait qu’il ne sera pas remis en liberté avant janvier 2015.

- Suso CELA SEOANE. En deux fois, il a passé 27 ans en prison; sa peine est accomplie mais on lui a appliqué la “chaîne perpétuelle ” et il restera donc en prison jusqu’en 2020. Rappelons qu'en janvier 1990 : Suso a été enlevé par les GAL ("Grupo Antiterrorista de Liberación" : Groupes Antiterroriste de Libération) -l'un des instruments de la Terreur d'État en Espagne- drogué et torturé puis remis en liberté uniquement parce qu’il n’était pas en mesure de fournir les informations dont l’État avait besoin. Ses persécuteurs, des Guardia civil (2) du Service de Sécurité non seulement n’ont pas été condamnés mais ils ont même reçu une “récompense” (dans le sens où ils ont “fait carrière” en accédant à des Grades supérieurs).

- María Jesús ROMERO VEGA et Olga OLIVEIRA ALONSO. Elles sont toutes les deux condamnées à 21 ans de prison, une peine qu'elles ont déjà accomplie. On leur a appliqué la “chaîne perpétuelle” et elles resteront donc en prison jusqu’en 2020.

 

5. Les 7 prisonnier(ère)s politiques

communistes et antifascistes gravement malades

Quant à la situation sanitaire, objet de cette Campagne, voilà la situation médicale et les biographies des prisonnier(ère) politiques malades :

MANUEL ARANGO- Manuel ARANGO RIEGO. Il est né à Villaseca de Laciana (León, Espagne) le 12 décembre 1948. Très jeune, il commence à militer au PCE(r). Emprisonné plusieurs fois alors qu'il réalise son travail politique dans la zone minière de León, à cause de la pression de la Police, il est obligé d’entrer dans la clandestinité; il a toujours travaillé à la propagande.

Arrêté à Barcelone en 2007, il est condamné à 12 ans de prison. Au cours d’une des arrestations survenue alors qu'il travaille politiquement dans les zones minières (León et Asturies), la Guardia Civil fait irruption dans la maison de ses parents et Manuel est atteint par des coups de feu sous leurs yeux. Il est transporté dans un état grave à l’hôpital de León mais là les médecins ne permettent pas à la Guardia Civil de l’interroger; alors, bien qu’il perde beaucoup de sang et qu’il ait un besoin urgent d’être opéré, la Guardia Civil le transporte à l’Hôpital pénitentiaire de Carabanchel où les médecins-bourreaux n’empêchent pas qu’il soit interrogé.

À Carabanchel il est, pour ainsi dire, opéré : on lui ampute une grande partie de l’intestin et, avec les transfusions de sang, il contracte l’hépatite C. Actuellement, à cause de cette maladie incurable et de la nécrose cellulaire, il a perdu 18% de son foie, ce qui lui provoque une énorme fatigue physique et des problèmes digestifs. Récemment, on lui a diagnostiqué un ulcère duodénal chronique. En outre, il souffre de sciatique avec des crises aigües qui l’obligent à marcher avec des béquilles. Ceci a aggravé les douleurs provoquées par l’arthrose générale dont il souffre. Ses quatre premières vertèbres cervicales sont déviées et deux d’entre elles présentent des hernies discales en état très avancé.

 

7-Laureano Ortega- Laureano ORTEGA ORTEGA. Il est né à Saturtzi (Bizkaia, Pays Basque) le 7 février 1962. De famille prolétaire, serveur de profession, en 1980 : il entre dans les GRAPO. Arrêté en janvier 1981 : il est condamné à 3 ans de réclusion. Il sort de prison le 14 octobre 1984. Il est de nouveau incarcéré en janvier 1985 et libéré pour une erreur bureaucratique; aussi, le 13 mai 1984 : il est recherché et en outre, il est déclaré «Ennemi numéro 1» dans la "Lutte Anti-Terroriste".

En décembre 1992 : il est de nouveau arrêté à Santander et brutalement torturé. Soumis à de nombreux Procès, il est transféré dans la prison de Puerto Santa Maria I, à 1.200 kilomètres de sa famille et placé en Régime d’Isolement total (FIES 1er degré) (3). Le 22 septembre 2010 : il fait un infarctus du myocarde et il est conduit à l’Hôpital. Le 2 octobre 2010 : il sort de l’hôpital et il est transféré à l’infirmerie de la prison de Puerto Santa Maria II où il aurait du rester 6 mois et suivre un traitement médical spécial. Au lieu de cela, à la mi-octobre : il est transféré dans un module d’isolement de la même prison et le traitement médical est suspendu, ce qui sous-entend un grave danger pour sa santé.

 

2-ENRIKE KUADRA ETXEANDIA-GRAPO gravement malade- Enrique KUADRA ETXEANDIA. Natif du Pays Basque, il est incarcéré plusieurs fois, avec au total 24 ans de prison. Récemment, on lui a diagnostiqué un cancer de la prostate et il attend d’être opéré. Comme on le sait, le cancer à la prostate est une maladie à mortalité élevée et il est inutile de dire qu’entre les nombreuses années de prison, les conditions alimentaires précaires et les conditions carcérales, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour soigner une telle maladie.

Il commence à travailler comme soudeur en 1967 et il participe tout de suite aux Luttes syndicales de l’entreprise où il travaille. En 1973 : il prend contact avec l'OMLE (Organisation des Marxistes Léninistes d’Espagne) et, à partir de ce moment, à son activité syndicaliste il ajoute l'activité politique visée par cette Organisation. Autrement dit, il fonde un cercle de sympathisants de l'OMLE.

En juin 1975 : se tient le Congrès pour la Reconstruction du Parti Communiste en Espagne, l’un des objectifs les plus importants de l'OMLE.

En 1979 : il prend une importante décision pour son avenir; à la demande du Parti mais aussi à cause des persécutions de la part de la Police, il entre dans la clandestinité et fait partie de la Commission Organisatrice du Comité Central du Parti. Après un peu moins d’1 an d’activité, il est arrêté pour la première fois en 1981, à Barcelone. A cause de l'évasion de 5 détenus de la prison de Zamora, la Police est à la recherche de “terroristes” qui généralement sont tué(e)s immédiatement ou torturé(e)s de façon barbare puis offciellement arrêté(e)s.

KUADRA comparaît devant un Juge avec le visage dévasté par les coups, urinant du sang et les pieds réduits en bouillie; bien qu'il n’y ait pas de preuve de son appartenance au Parti, KUADRA est emprisonné dans la prison de Carabanchel, où il rejoint le Collectif des prisonnier(ère)s politiques (Les Communes : "Comunas") avec la participation à diverses Grèves de la Faim.

En 1986 : sorti de prison, il entre de nouveau dans la clandestinité à Paris où il est arrêté et condamné par l'État français à 4 ans de réclusion. A sa sortie de prison, il entre de nouveau dans la clandestinité, toujours en France.

Début 1992 : il est volontaire pour faire partie des GRAPO. Son activité dans l’Organisation de Guerrilla va de la Direction de Commandos d’actions, en passant par la logistique ou la falsification de documents. Le 1er novembre 1995 : il est arrêté en tant que militant des GRAPO, à Barcelone. Tout à fait par hasard, il est arrêté par les mêmes policiers qui l’avaient arrêté 15 ans auparavant lesquels, malgré les dénonciations pour les tortures subies, ont été promus à un Grade supérieur au lieu d’être condamnés. Depuis, il n’a fait qu’être transféré d’une prison à l’autre.

 

1-CARMEN MUÑOZ PCE(r) gravement malade- Carmen MUÑOZ MARTINEZ. Née à Madrid en 1955, elle est atteinte d’un cancer du sein. Opérée, elle continue à faire de la chimiothérapie. Fille d’un militaire, elle vit dans un quartier populaire où elle passe beaucoup de temps dans la rue avec les jeunes de son âge, ce qui la porte à bien connaître les différences sociales et idéologiques entre vainqueur(e)s et vaincu(e)s. Au début des années 70, elle étudie pour devenir infirmière : outre les leçons théoriques, ses études impliquent quelques journées de travail volontaire, avec des horaires de travail intenses de 8 à 12 heures. Cela lui permet de se rendre vraiment compte des effets de l’Exploitation sur la santé des travailleur(euses)s.

Simultanément, elle commence à penser aux vraies causes des problèmes politiques et sociaux. Comme de nombreux autres jeunes Antifascistes, elle a été très impressionnée par le climat de Terreur que le Régime veut imposer avec l'exécution par fusillade du 27 septembre 1975 de 5 Antifascistes. La réponse, le 1er octobre 1975, d’un groupe jusque là inconnu (les GRAPO) par l'élimination de 5 policiers est pour elle comme un Appel à la Résistance.

Grâce à un camarade de travail, elle découvre la revue "Solidaridad" (Solidarité), imprimée par le Socorro Rojo (Secours Rouge) et elle devient membre de cette Organisation. Au même moment, elle commence à étudier la sociologie et à l’université où elle a l’occasion de connaître des étudiants de l’ODEA (Organisation Démocratique des Étudiant(e)s Antifascistes) et de collaborer avec eux.

La Répression se fait toujours plus lourde à l’égard de ces Organisations nées sur impulsion du PCE(r) et de nombreux militant(e)s sont contraints à entrer dans la clandestinité tandis que ces Organisations sont démantelées par les manœuvres de la Répression. Toutefois, la Solidarité à l’égard des prisonniers et prisonnières politiques continue surtout grâce à l’activité des mères qui, pendant ces dures années, ont été le moteur de diverses associations antirépressives qui sont ensuite devenues les AFAPP (Association des Familles et Ami(e)s des Prisonnier(ère)s Politiques).

Dès lors, Carmen sent la nécessité de se consacrer totalement à la politique : l'assassinat le 14 décembre 1979 de 2 camarades de l’Université : Juan Luis Montañes et Emilio Martinez (avec qui elle avait participé à une manifestation) est l’étincelle qui la décide à s’unir à la Lutte clandestine contre le Fascisme et pour le Socialisme. Elle est arrêtée en octobre 1980, alors qu'elle fait partie du bureau de propagande du PCE(r) et elle est condamnée pour «Collaboration à bande armée» à 2 ans de réclusion.

Elle recouvre la Liberté durant le déroulement de la Campagne électorale (1982) et elle travaille à des activités ouvertes (non clandestines) du Parti : en revendiquant la sortie de l'État espagnol de l'OTAN, des améliorations sociales et économiques, la Liberté pour les prisonniers et prisonnières politiques, etc. Elle est de nouveau arrêtée lors d’un coup de filet répressif contre les familles et ami(e)s des prisonnier(ère)s politiques, en représailles de certaines actions des GRAPO qui appellent au boycott des élections. La Police politique profitera de ces arrestations pour placer des micros dans les habitations des prisonnier(ère)s politiques et de leurs familles.

À deux mois de la victoire électorale du PSOE (Parti "Socialiste Ouvrier" Espagnol), le dirigeant des GRAPO : Juan MARTIN LUNA est assassiné. Le Gouvernement, au travers du Ministre de l’Intérieur José BARRIONUEVO, déclare publiquement que cette action de la Police est «méritoire et exemplaire», ce qui va convaincre Carmen à faire partie de la Guérilla.

Arrêtée à nouveau durant l’été 1983 : elle est torturée pendant 10 jours, ensuite transférée à la Prison de Yeseria puis à celle de Carabanchel où elle commence en 1989 une Grève de la Faim qui durera 435 jours contre l’Éloignement et pour la Réunification.

En septembre 1999 : elle est remise en liberté. En juillet 2002 : elle est de nouveau arrêtée et torturée tandis qu’elle effectue un travail politique et solidaire en toute légalité. Le montage politico-judiciaire : «Tout est GRAPO» permet à un Procès-Farce de la condamner à 11 années de détention. Elle est actuellement dans la Prison de Cordoba.

 

11-Marijose BAÑOS-GRAPO- Maria José BAÑOS ANDUJAR. Née le 11 novembre 1964 dans le Sud de la France de parents espagnols émigrés, en 1972 : elle rentre avec eux à Murcia (en Pays Valencien). Depuis toute petite, elle a connu le monde de la drogue et de la délinquance. En 1992, avec une fille et en prison, on lui apprend qu’elle est séropositive. Cela lui est indifférent jusqu’à ce qu’elle connaisse quelques prisonnières politiques. A travers elles, elle découvre un monde assez différent du sien, elle entend parler de Solidarité, de Lutte, de Refus de compromis, de Dignité…

Un an plus tard, Maria José est une autre personne; en 1993 : ses geôlier(ère)s commencent à la soumettre à un chantage continu qui vise à briser son rapport d’amitié avec les prisonnières politiques. Bien qu’elle soit transférée 2 fois, elle continue à s’informer, à étudier et elle établit un rapport toujours plus étroit avec les prisonnières politiques.

La Direction Générale des prisons ne voit pas d’un bon œil ce changement de la prisonnière et en 1997, pendant un transfert, elle est menacée de mort par la Guardia Civil parce qu’elle est «L'amie des terroristes». Ils lui rendent la vie infernale, en la changeant continuellement de cellule et en l’obligeant à vivre avec des prisonnières atteintes de maladies contagieuses et /ou de syndromes d’abstinence. Contrainte à prendre des médicaments dont elle n’a pas besoin, elle est souvent frappée. Mais les sévices ne servent à rien : Maria José est devenue une prisonnière politisée. Ils la font passer d’une prison à l’autre, la privent des photos de sa fille, lui détruisent ses effets personnels et, surtout, ils “jouent” avec sa santé.

Mais les policiers ne peuvent pas savoir qu'outre le fait d'être devenue une Résistante, Maria José peut compter sur la Solidarité avec l’extérieur. Une Campagne Internationale est lancée en faveur de sa Libération qu’elle obtient en février 2000.

En mai 2001 : elle s’unit à un commando des GRAPO, «pleinement consciente, orgueilleuse et convaincue» : comme elle le relate elle-même.

En juillet 2002 : elle est arrêtée avec 18 autres Antifascistes, la majeure partie desquel(le)s appartiennent à des Organisations de Solidarité. Torturée et malgré son état de santé, elle se trouve actuellement dans la Prison de Picassent (Valence).

Elle a des problèmes hépatiques si graves qu’elle aurait besoin d’une greffe du foie. En 2007 : on lui a diagnostiqué de gros caillots sanguinolents dans le foie, ce qui peut conduire à une cirrhose. Elle devrait prendre des médicaments pour régénérer son foie mais les conditions carcérales ne le permettent pas. Elle est atteinte du Sida, actuellement sous contrôle. Souvent, elle est incapable de marcher à cause de problèmes circulatoires pour lesquels elle est en attente d’une intervention chirurgicale. En outre, elle attend un pontage coronarien mais chaque fois qu’on s’apprête à effectuer l’opération, elle est transférée ailleurs et doit recommencer le dossier depuis le début.

 

21-Paco CELA SOANE-PCE(r)- Francisco CELA SEOANE. Né à Verín (en Galice) le 29 octobre 1958, il a deux frères : Suso, lui aussi prisonnier politique et Carlos, en "liberté provisoire" après 10 mois de prison pour son activité dans les Comités pour un Secours Rouge International dans l'État espagnol. La mère : Pepita SEOANE est une infatigable “mère courage" qui travaille depuis 1980 en faveur des prisonniers et prisonnières politiques.

Paco commence la Lutte avec les Anarchistes avec lesquel(le)s il est arrêté et mis en prison. Quand il est libéré, il entre aux GRAPO puis immédiatement en clandestinité. En 1983 : il est arrêté et, une fois en prison, il entre au PCE(r). il participe à de nombreuses Grèves de la Faim, dont celle de 435 jours, la plus longue dans l’Histoire des prisonniers et prisonnières politiques – une Grève conduite pour la Réunification et contre la Torture blanche (Éloignement, Isolement, Coups). Après 22 ans : il est remis en liberté et retourne à la Lutte politique.

En juin 2007 : il est de nouveau arrêté pour son action de militant au sein du PCE(r) et il est condamné à 12 ans de détention, en application de la Loi Fasciste dite : “Lois des Partis” (1). Paco écrit de petits récits et poésies politiques, traduits en plusieurs langues et publiés dans des revues, sur Internet, dans des manifestes. Francisco CELA souffre d’une grave forme de diabète sucré et il a besoin d’injections d’insuline 5 fois par jour. Il est évident que les conditions carcérales, ainsi que les pressions auxquelles sont soumis les prisonnier(ère)s politiques, l’Isolation totale et l’impossibilité de suivre un régime alimentaire adapté mettent sa vie sérieusement en danger.

 

2-ISABEL APARICIO-PCE(r)-fr- ISABEL APARICIO SANCHEZ. Née à Madrid le 2 février 1954, elle commence à militer au PCE(r) quand elle est encore adolescente. Arrêtée en 1980 : elle est soumise à un Procès dans de telles conditions qu’un véritable scandale éclate car, de fait, on lui refuse le Droit à la Défense. En effet, ses quatre avocats sont poursuivis et le “Batallón Vasco” (le Bataillon Basque : un instrument de la Terreur d'État équivalent aux GAL) place une bombe dans la voiture et le studio de l’un d’entre eux. Pour pouvoir rester en liberté, les avocats sont contraints de payer une caution et de se présenter constamment aux autorités, etc.

Bien que militante du Parti, Isabel est condamnée à 12 ans de réclusion avec l’accusation d’appartenir aux GRAPO. De nouveau libre, elle réintègre le militantisme et entre dans la clandestinité où elle y reste pendant 20 ans. Elle est arrêtée le 6 juin 2007 à Barcelone avec d’autres militants du PCE(r).

Elle souffre d’une forme de sinusite très grave qui lui provoque des attaques d’asphyxie. En outre, elle souffre d’arthrose déformante aux pieds, aux mains et dans toute la colonne vertébrale. En juin 2008 : elle subit l’ablation des ovaires et le manque d’hormones qui s’ensuit lui provoque l’ostéoporose, maladie pour laquelle il ne lui est permis de suivre aucun traitement. Elle est atteinte de cataracte assez avancée à l’œil droit et ne voit presque plus rien.

Elle a également des problèmes à la colonne vertébrale : hernie du disque et restriction du canal de la moelle osseuse qui comprime les racines des nerfs, provoquant d’indicibles douleurs. Les médecins de la prison, par deux fois, lui ont administré des analgésiques, médicaments complètement inadaptés pour faire face à ce problème qui pourrait être résolu par une intervention chirurgicale. Isabel a demandé à la Direction de la prison de pouvoir être auscultée dans le service de neurochirurgie de Salamanque, mais jusqu’à aujourd’hui et malgré les insistances et protestations non seulement de l’intéressée mais aussi des autres prisonnières politiques, elle n’a reçu aucune réponse.

 

6. "435 jours en Grève de la Faim"

(1989-91. Lutte de Résistance dans les prisons

contre la destruction des Communes en prison)

DVD-435 dias de Huelga de HambreJe ne sais pas si vous avez déjà vu ou si vous allez voir le documentaire sur la Grève de la Faim. Ce film a été entièrement réalisé par les prisonniers politiques du PCE(r) et des GRAPO. La Direction de la prison n’en savait rien : la caméra, en réalité, avait été donnée à un groupe de détenus “communs” (ou sociaux) qui suivaient un cours de cinéma et qui l’avaient prêtée aux Camarades. Dans le film vous avez vu (ou vous verrez) comment vivaient les prisonniers quand ils étaient tous ensemble: outre le nettoyage des espaces communs, les prisonniers avaient subdivisé leur journée de façon rationnelle, pour utiliser au maximum le fait d’être unis.

Il y avait donc des heures d’études, des heures de débat, des heures d’activité de laboratoire pendant lesquelles ils réalisaient des objets à la main (épingles, poupées, objets en bois, dessins, etc) qui étaient ensuite confiés aux proches et aux ami(e)s qui venaient au parloir et qui, à leur tour, les portaient dans différents points de vente, en particulier au “rastro” de Madrid. L’argent gagné était envoyé aux prisonnier(ère)s. Il y avait bien sûr les “heures de plein air” qu’ils passaient en jouant au foot ou en renvoyant le“ballon au mur” ou en se promenant et en discutant.

 

7. Extermination lente (prison d'Herrera de la Mancha)

Photo 2 (article Betta Campagne Solidarité)En ce qui concerne la Grève de la Faim, les prisonnier(ère)s politiques du PCE(r) et des GRAPO l’ont toujours utilisée comme ultime ressource, pour faire face aux mesures répressives mises en place par l’État espagnol avec l’objectif d’isoler au maximum tous les Collectifs de prisonnier(ère)s politiques (et donc pas seulement ceux du PCE(r) et des GRAPO).

Le “joyau” de l’Absence absolue de communication appliquée par la Direction Générale des Prisons a été la Prison de Herrera de la Mancha, à Ciudad Real. La prison, située à 200 kilomètres de Madrid au milieu de la Meseta et desservie par aucun transport public, permettait d’exercer un contrôle maximum sur les prisonnier(ère)s.

Finie de construire en février 1979 : elle a été inaugurée le 22 juin de la même année et y est transféré un premier groupe de prisonniers “communs” retenus “très dangereux” (il s’agit des dirigeant(e)s de la COPEL (Coordination des Prisonnier(ère)s en Lutte) encore vivant(e)s après les massacres de 1977 et de 1978, suite aux mutineries). Les premiers mois, les coups, les tortures et les mauvais traitements étaient à l’ordre du jour. Toutefois, les médias n’en parlaient pas tandis que les politiciens applaudissaient la nouvelle politique carcérale. GARCIA VALDES, le Directeur des IIPP (Institutions Pénitentiaires) avait l’habitude de dire: «La Réforme pénitentiaire totale ce n’est pas Herrera, mais elle passe par Herrera».

Le 17 décembre 1979 : 5 dirigeants des GRAPO s’enfuient de la prison de Zamora. Les Institutions Pénitentiaires se trouvent au cœur de la tourmente et, pour faire taire les nombreuses critiques, le 26 décembre 1979 : 22 prisonnier(ère)s du PCE(r) et des GRAPO sont transféré(e)s de la prison de Zamora vers celle d'Herrera, où ils sont frappé(e)s, dénudé(e)s et placé(e)s immédiatement en Isolement. Il était évident pour tout le monde que cette prison avait pour objectif d’exterminer la dissidence politique.

Les protestations commencent tout de suite et le 11 février : GARCIA VALDÉS en personne déclare sur Radio Nacional : «Les GRAPO sont des fous dangereux, il faudrait les enfermer dans des caisses en ciment». Aussitôt dit, aussitôt fait : la Répression et l’Isolement s’intensifient de façon démesurée : censure absolue sur la correspondance, mauvais traitements continus, réveils en pleine nuit et plusieurs fois par nuit avec l’excuse de compter les prisonnier(ère)s, etc.

Manuel PEREZ MARTINEZ (le "Camarade Arenas") est isolé dans un cube de 2 mètres sur 3, sans fenêtre et avec une seule ampoule de 20 Watt, sans pouvoir rien lire d’autre que la petite feuille distribuée par la paroisse !!!

En 1980 : la prison d'Herrera voit se dérouler 3 Grèves de la Faim de militant(e)s communistes, avec 62 jours de jeûne en tout. La situation devient insoutenable pour VALDÈS qui, accusé de permettre que les prisonnier(ère)s soient torturé(e)s, est contraint de démissioner.

Le 23 février 1981 : un Coup d’État est réalisé et il est dit que le Général PARDO aurait l’intention de fusiller tou(te)s les prisonnier(ère)s politiques détenu(e)s dans la prison de Carabanchel (Madrid), pour passer ensuite à ceux de la prison d'Herrera. Deux semaines plus tard commence la Grève de la Faim à outrance de tou(te)s les prisonnier(ère)s du PCE(r) et des GRAPO pour protester contre le Régime d’Extermination qu’ils vivent.

ak-(19.06.1981)-JUAN JOSE CRESPO GALENDE-PCE(r)Le 19 juin 1981 : "Kepa" CRESPO GALENDE, un prisonnier politique basque, militant du PCE(r), meurt après 90 jours de Grève de la Faim. 12 autres s’en sortent avec de graves lésions irrécupérables. GALAVIS, le nouveau Directeur des Institutions Pénitentiaires signe, fin juin 1981, un document par lequel il promet de respecter les prisonnier(ère)s et de les regrouper hors de la prison d'Herrera, avant 6 mois. Les 6 mois deviennent en réalité 2 ans car jusqu’en octobre 1983 il restait encore dans la prison de Herrera des prisonnier(ère)s communistes, soumis(es) à de très dures conditions de détention.

«Mourir pour survivre» : c’est le mot d’ordre de Juan José ("Kepa") CRESPO GALENDE. Le "Camarade Kepa" est le premier prisonnier politique mort d’une Grève de la Faim dans l’État espagnol. Comme le dit Mikel : «Sa générosité en faveur de la Lutte du peuple est évidente : il a donné sa vie». Malgré les protestations des médecins, Kepa mourra entouré de policiers, pieds et mains attachés au lit.

ah-(25.05.90)-JOSE MANUEL SEVILLANO-GRAPOJosé Manuel Sevillano ("Sevi") est entré en prison juste au moment où commençait la Dispersion des prisonnier(ère)s politiques du PCE(r), des GRAPO et d’ETA, décrétée par le Gouvernement (PSOE) de Felipe GONZÁLEZ, avec l’objectif de contraindre ces Organisations révolutionnaires à abandonner la Lutte.

Évidemment, il s’agissait d’un chantage conçu par les “cerveaux” de la Guardia Civil : la Vie des prisonnier(ère)s en échange de leur Renoncement à combattre le Régime. "Sevi" et ses Camarades luttèrent dès le début contre la Dispersion en essayant de garder des forces en vue de la bataille finale. Il(elle)s ne voulaient pas tomber dans la provocation du Gouvernement mais il(elle)s ne pouvaient cependant pas permettre qu’ils fassent ce qu’ils voulaient des prisonnier(ère)s.

L’heure de vérité arriva début novembre 1989 : quand le Directeur Général des prisons, Antoni ASUNCIÓN, communiqua aux prisonnier(ère)s qu’il n’entendait pas maintenir la promesse qu’il avait faite c’est-à-dire de les réunir dans une seule prison. ASUNCIÓN l’avait promis aux prisonnier(ère)s des GRAPO qui, dans la prison d’Almeria, avaient fait une Grève de la Faim du 25 août jusqu’à fin septembre 1989, peu avant les élections générales.

La provocation était nettement insupportable et les prisonnier(ère)s politiques décidèrent de répondre par le seul moyen qu’ils avaient à leur disposition: la Grève de la Faim à outrance, jusqu’à la mort.

Le 30 novembre 1989 : "Sevi" commença, avec 60 de ses camarades, une Grève de la Faim contre la Dispersion.

Le 15 mai 1990 : après avoir été contraint à une alimentation obligatoire, il est transféré à l’Hôpital Pénitentiaire Gregorio Marañon de Madrid. Même les mères des prisonnier(ère)s s’étaient prononcées contre l’alimentation forcée, la considérant une méthode inhumaine pour maintenir leurs enfants en non-vie : les dommages causés par cette alimentation forcée sont présents encore aujourd’hui chez ceux/celles qui l’ont subie. Le Ministre de la Justice Enrique MÚGICA continuait à déclarer à la presse que : «La Grève de la Faim était fictive et que l’on aurait maintenu la Dispersion parce qu'elle est une bonne solution et nécessaire».

ah-bis-HOMMAGE KEPA+SEVILe 25 mai 1990 : après 175 jours de Grève de la Faim, "Sevi" meurt après 5 jours de coma durant lesquels le Ministre de l’Intérieur CORCUERA, et le Ministre de la Justice MÚGICA, essayèrent d’obliger les médecins à le maintenir en vie, comme un légume.

Comme ultime torture brutale, il a été interdit à sa compagne et à leur fille (née en prison) de le voir une dernière fois... Dès l’annonce de la mort de "Sevi", des milliers de personnes ont envahi les places à Vigo, Coruña, Madrid, Barcelone, Saragosse, Cadix, Séville, Vitoria, Bilbao, Margen Izquierda, Donosti, Arrasate, Hernani, Orereta et Iruña pour rendre hommage à sa Mémoire; la Police a répondu brutalement en chargeant les manifestant(e)s et en blessant gravement l’un d’entre eux : Eduardo Albéniz.

 

Merci de votre attention !

Amour et Force !

LA "CAMARADE BETTA"

 

NOTES (dynamique de Baiona des Comités pour un SRI)

(1) LOIS DES PARTIS : instaurée le 27 juin 2002 par l'Etat espagnol, elle permer d'illégaliser des Partis politiques en les assimilant à des organisations terroristes, sous le prétexte de protéger un pseudo Régime de Libertés "démocratiques".

(2) GUARDIA CIVIL : Elle est le 1er Corps de Sécurité publique d'engergure national surgit dans l'Etat espagnol en 1844 et désigné comme la "Benemérita" (Bien-méritée). Cet Institut Armé de nature militaire fait partie des Forces et des Corps de Sécurité de l'État espagnol.

(3) FIES 1er Degré : l'équivalent du Régime pénitentiaire de Sécurité Maximale appliqué aux détenu(e)s politiques dans l'Etat français.

21.03.12-toulouse1620 mars 2012. Université du Mirail. Toulouse.

EXPOSITION INTERNATIONALISTE (partielle)

Luttes de Résistance des Révolutionnaires

dans les prisons des ÉtatsTurc, Marocain, Allemand,

Français et du Moyen-Orient

avec la contribution du Secours Rouge Arabe,

et d'une ex-prisonnière politique communiste turque

 

 

ORGANISATIONS SOLIDAIRES PRÉSENTES (*)

1. AVEC DES STANDS :

LE CREA (Centre Social Autogéré de Toulouse)

UAT (Union Antifascistes Toulousaine)

ICAD (Comité International contre les Disparitions Politiques)

AGET-FSE (Fédération Syndicale étudiante) et OCML-VP

2. AVEC UNE DÉCLARATION SOLIDAIRE :

Comité de soutien aux prisonnier(ère)s politiques marocain(e)s

en Grève de la Faim (en attente de publication)

 

(*) Hormis le collectif co-organisateur local COUP POUR COUP 31  


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DYNAMIQUE DE BAIONA

jpg-SR BAIONA-okPLUS D'INFOS (cliquer)

SOLIDARITÉ PCE(r), GRAPO ET SRI!

 AMNISTIE TOTALE !!!

SANS CONDITIONS !

AMNISTIA TOTALE

2013 : ADRESSES

COLLECTIF DES PRESXS DU PCE(r), GRAPO ET SRI

(2013) PRESXS-adresses

ENCORE 1 PROCÈS-FARCE !!!

PROCES FARCE 13.09.2012 (arenas)-azkPROCES FARCE 13.09.2012 (victoria)-azkMADRID, LE 13 SEPT 2012 :

PITOYABLE TRAGI-COMÉDIE !!!

Audios du dernier Procès-Farce contre "Arenas" et Victoria Gómez. Il n'y a rien de mieux pour rompre la Guerre Sale déployée contre le PCE(r) qui tente de le relier au faux amalgame criminalisateur : PCE(r)-GRAPO... que d'écouter leurs propre paroles. Quand "Arenas" parle sur la politique la Juge l'interrompt et l'expulse. L'avocat de la Défense rompt avec des données tranchantes et sans appel les inventions mises dans les Dossiers judiciaires pour impliquer "Arenas" dans les GRAPO.

  NI OUBLI, NI PARDON !

ABELARDOLIBERTÉ POUR LE COLLECTIF

DES PRESXS POLITIQUES

DU PCE(r), DES GRAPO ET DU SRI

DONT LE CAMARADE ARENAS!

camarade ARENAS

République Populaire

CAMPAGNE DE SOLIDARITÉ AVEC LES PRESXS MALADES

PRESXS MALADESPLUS D'INFOS (cliquer)

7 PRES@S DU COLLECTIF DES COMMUNISTES, ANTIFASCISTES ET SOLIDAIRES DU PCE(R), DES GRAPO ET DU SRI ONT DE GRAVES MALADIES INCURABLES ET ILS/ELLES SONT SÉQUESTRÉ/ES DE FACTO. NOUS EXIGEONS LEUR MISE EN LIBERTÉ IMMÉDIATE!

1-CARTE DIRECTEUR INSTITUTIONS PENITENTIAIRE-azk

MONTRE  TA SOLIDARITÉ !

IMPRIME LA CARTE ET ENVOIE-LA !

COPIE-LA ET FAIS-LA CIRCULER !

1bis-CARTE DIRECTEUR INSTITUTIONS PENITENTIAIRE

12-Enrike KUADRA ETXEANDIA-GRAPO

Enrique KUADRA ETXEANDIA, prisonnier politique des GRAPO. Né à Barakaldo (Bizkaia, Pays Basque) le 9 juin 1950. Militant des GRAPO et Historique militant du PCE(r), âgé de 62 ans. En prison 2 fois (22 ans au total). Sauvagement torturé. Mis une nouvelle fois en prison en 1995 : il est devenu gravement malade. Il se trouve actuellement dans la Prison de Daroca (Zaragoza). Opéré d'un cancer à la prostate. Prisión de Daroca Ctra. Nombrevilla 50360 Daroca (Zaragoza)

1-Manuel PEREZ MARTINEZ-PCE(r)-fr

Manuel PÉREZ MARTÍNEZ, prisonnier politique du PCE(r). Né à Melilla le 1er novembre 1944. Secrétaire Général du PCE(r), âgé de 68 ans. En prison 3 fois (19 ans au total). Toujours en situation d'Isolement extrême. Mis une nouvelle fois en prison 2000 : il est devenu un malade chronique. Actuellement, il se trouve dans la Prison de Castellón II. Il souffre de graves problèmes occulaires, de cataractes, migraine chronique, de rhumes continuels qui le maintiennent prostré, d'une hernie du hiatus et de plusieurs maux associés. Prisión de C.P. Castellón II 12140 Albocasser 

11-MARIA JOSE BAÑOS-GRAPO-fr

María José BAÑOS ANDUJAR, prisonnière politique des GRAPO. Née dans le Sud-Est de l'État français le 11 novembre 1964. Militante des GRAPO âgée de 48 ans. 18 ans en prison. Mise en prison en 2002 : elle est devenue encore plus gravement malade. Elle se trouve actuellement dans la Prison de Valencia II. Foie dans un très mauvais état. VIH. Elle a besoin d'une déviation coronaire. Fortement médicalisée. Prisión de Picassent-Valencia II - a.c. 1002, 46225 PICASSENT (Valencia).

28-Manuel R. ARANGO-PCE(r)

Manuel ARANGO RIEGO, prisonnier politique du PCE(r). Né à Villaseca de Laciana (León) le 12 décembre 1948. Historique militant du PCE(r), âgé de 64 ans. Il a été plus de 20 ans en clandestinité après avoir été détenu et incarcéré à de nombreuses occasions et blessé par les tirs de la Police lors de l'une d'entre elles. Mis en prison une nouvelle fois en 2007 : il est devenu gravement malade. Il est actuellement dans la Prison de Zuera (Zagazoza). Dans cette prison, il manque de physiothérapeute et de plusieurs médicaments dont il a besoin. Il a une sciatique chronique qui l'oblige à marcher en étant aidé; arthrose générale; hépatite chronique avec perte de masse hépatique. Ulcère duodénal chronique car il a été emputé de l'intestin grêle. Hypermédicalisé. Prisión de Zuera-Zaragoza - CN 338, km . 539, 50800 ZUERA (Zaragoza).

2-ISABEL APARICIO-PCE(r)-fr

Isabel APARICIO SÁNCHEZ, prisonnière politique du PCE(r). Née à Madrid le 2 février 1954. Militante du PCE(r), âgée de 58 ans. En prison 2 fois (9 ans au total). Incarcérée en 2007 : elle est devenue gravement malade. Elle se trouve actuellement dans la Prison de Zuera (Zaragoza). Arthrose générale, ostéoporose, hernies lombaires et discales, sinusite chronique, elle a besoin de plusieurs opérations. Récemment opérée de cataractes aux 2 yeux. Prisión de Zuera-Zaragoza - CN 338, km . 539, 50800 ZUERA (Zaragoza). 

21-Paco CELA SOANE-PCE(r)Paco CELA SEOANE, prisonnier politique du PCE(r). Né à Verin (Ourense) le 29 octobre 1958. Militant du PCE(r), âgée de 56 ans. En prison depuis 26 ans, en 3 fois. Incarcéré en 2007: il est gravement malade. Il se trouve actuellement dans la Prison de Picassent (Valencia). Diabète très problématique. Jusqu'en novembre 2010, il a eu besoin de 5 injections d'insuline par jour. Prisión de Picassent -Valencia II. ac 1002. 46225 PICASSENT (Valencia).

4-Résister c'est vaincre-fr3-adosB

HOMMAGES DÉC 2014

NI OUBLI,NI PARDON! 

xc-29 AOUT 2013 VIGO

BIOGRAPHIE (Lire) 

au-(05.12.1982)-JUAN MARTIN LUNA-PCE(r)NI OUBLI,NI PARDON!

ACTE DE SOLIDARITÉ

ÉLECTIONS BOURGEOISES :

BOYCOTT !!!

LA LUTTE EST DANS LA RUE PAS AU PARLEMENT-2

Lutte et organise-toi avec le SRI ! A l'école, université, usine, entreprise, quartier : partout tu peux Lutter pour abolir le Capitalisme et l'Exploitation de Classe en oeuvrant pour  LA RÉVOLUTION SOCIALISTE afin d'abolir définitivement toute Classe et Exploitation par LE COMMUNISME ! ET N'OUBLIE PAS LA SOLIDARITÉ AVEC LES ANTIFASCISTES ET COMMUNISTES EN PRISON : DEDANS ET DEHORS FACE A LA RÉPRESSION   !

  

  PREKARIOEN GAUA

CONTRE L'EXPLOITATION

Pour l'Unité des prolétaires

jpeg-xuria-KARTELA 08.12.2012-azk

  SAMEDI 8 DÉCEMBRE 2012

(à partir de 18h.  23bis Rue des Tonneliers. BAYONNE)

(plus d'infos) et Gadafiste Brothers

PHOTOS DE LA SOIRÉE

jpeg-IMP+WEB-rouge-AFFICHE NUIT DES PRECAIRES-BAIPRESOAK KALERA !

PRESOAK ETXERAT !

PRESOAK KALERA

SAMEDI 10 NOVEMBRE 2012 (BAIONA)

(15h30. Place des Basques)

Manifestation pour la liberté

des prisonnier-ère-s politiques basques

  Aux personnes qui ont Lutté

et qui Luttent contre le Fascisme...

LUCHA ANTIFA

VENDREDI 9 NOVEMBRE 2012

(18h30. Place Louis XIV. ST-JEAN-DE-LUZ)

JOURNÉE INTERNATIONALE : NUIT DE CRISTAL

Rassemblement contre le Fascisme : sexisme,

discriminations et racisme... (plus d'infos)

(9 NOV) KRISTALL NACHT 1938-2012-azk

  ZYED ET BOUNA

NI OUBLI, NI PARDON !

Zyed et BounaLUTTE CONTRE LE NON-LIEU ! (plus d'infos)

 

 

presosenferGrève de la Faim de Solidarité avec Iosu 

Dans les États français et espagnol : plus de 250 prisonnier(ère)s politiques sont en Lutte ouverte avec des Grèves de la Faim, refus des conditions de détention, protestations...

Le prisonnier politique des GRAPO : Enrike Kuadra Etxeandia s’est mis en Grève de la Faim illimitée en Solidarité avec la Grève de la Faim de Iosu Uribetxeberria Bolinaga, un prisonnier politique basque gravement malade en phase terminale dans la prison de Daroca à Zaragoza. Une Grève de la Faim de Solidarité a aussi été commencée par les militants des GRAPO : Nacho Varela Gómez (prison de Puerto I) et Marcos Martín Ponce (prison de Morón de la Frontera, Sevilla). Les autres prisonnier(êre)s du Collectif des prisonnier(ère)s poltiques du PCE(r), GRAPO et SRI informé(e)s rejoignent aussi cette Grève...

LIBERTÉ POUR LES PRISONNIER(ERE)S POLITIQUES !!!

Si l'Etat espagnol a concédé la "Liberté" conditionnelle à Iosu : celle-ci n'est toujours pas effective. En Italie et depuis le Secours Rouge International : des messages et des cartes de dénonciation de cette situation sont envoyées au Ministre de l'Intérieur  de l'État espagnol à Madrid.

Appel du Comité pour un SRI (Italie) : L'Etat espagnol laisse mourir en prison un prisonnier politique malade en phase terminale. Iosu Uribetxeberria Bolinaga est atteint d'un cancer maintenant en phase terminale. Selon les médecins de la prison elle-même, il ne dispose que d'une chance de 10% de vivre encore une autre année. Néanmoins, les "Autorités" refusent de lui concéder la Liberté et désormais 7 autres personnes de plus sont en prison car elles ont participé à une Marche de Solidarité pour Iosu lequel est incarcéré suite à l'accusation d'avoir tué un employé de la prison... Dans les Etats espagnols, français et turc : plus de 500 personnes sont en Grève de la Faim pour réclamer la liberté de ce prisonnier politique gravement malade. Le Collectif des prisonnier(ère)s politiques Antifascistes espagnol(e)s (1) souscrit à cette grève illimitée. Quiconque veut se solidariser avec Iosu peut envoyer une carte ou un télégramme au Ministre de l'Intérieur de l'État espagnol. Pour le texte il suffit de mettre : «NOUS EXIGEONS LA LIBERTÉ IMMÉDIATE DE Iosu Uribetxeberria Bolinaga» (N'oubliez de mettre la signature et le nom de l'expéditeur/trice !)" (1) PCE(r), GRAPO et SRI

IOSU ASKATULeçon de dessin. (Nizar Qabbani, poète syrien) Mon enfant pose en face de moi sa boîte de peintures et il me demande de lui dessiner un oiseau. Je trempe le pinceau dans la couleur grise et je dessine un carré avec des fermetures et des barreaux. Ses yeux se remplissent d’obscurité : “Mais... c’est une prison, papa ! Tu ne sais pas dessiner un oiseau ? Et je lui dis : “Mon enfant, pardonne-moi... J’ai oublié la forme des oiseaux.” Mon enfant pose alors en face de moi son carnet de dessin et il me demande de lui dessiner un épis de blé. Je prend la plume et je dessine une arme à feu. Mon enfant se moque de mon ignorance et il s’exclame : “Papa ! Tu ne connais pas la différence entre un épis de blé et une arme à feu ?“. Je lui dis : “Mon enfant, oui j’ai connu les formes des épis de blé, celle de la miche de pain, celle de la rose mais dans cette époque très dure que nous vivons actuellement les arbres de la forêt se sont unis à la Résistance pour Lutter.(…)”

Dessin d'AURORA(Juin 2012)(Juin 2012) Dessin d'Aurora Cayetano 

prisonnière politique du PCE(r) en Prison

  

  

(gorria)Résistance-1

(TOULOUSE) : PROCES-FARCE ! Face à la Répression de l'Etat français Solidarité avec le CREA (OKUPA) RÉSISTER C'EST VAINCRE ! (plus d'infos) SOLIDARITÉ !

21 JUIN 2012

JEUDI 21 JUIN 2012 (PARIS) (19H) RASSEMBLEMENT DEVANT LA PRISON DE LA SANTÉ Concert de dénonciation contre la Terreur d'État Plus d'infos (cliquer)

 

lamine-diengmanifestation-lamine-dieng-2011-avenue-gambettaNI OUBLI ! NI PARDON ! lamIne dieng, Un ouvrier assassinÉ par la Police de l'État français MARCHE COMMÉMORATIVE À PARIS (14h) Samedi 16 Juin 2012 (Plus d'infos)

vérité et justice pour ali ziri-2NI OUBLI ! NI PARDON ! ALI ZIRI, Un ouvrier assassinÉ le 9 Juin 2009 par la Police de l'État français Rassemblement À Argenteuil (14h30) Samedi 9 Juin 2012 (Plus d'infos)

LIBERTÉ POUR DENIZ

VENDREDI 25 MAI 2012 (NUREMBERG, ALLEMAGNE)15H RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ CONTRE LE PROCES-FARCE DE DENIZ : UN ANTIFASCISTE (plus d'infos)

 

jpeg-A3 AFFICHE 19-20 MAI 2012-azk

OU SONT-ILS ? OU SONT-ELLES ? CONTRE LA TERREUR D'ETAT SEMAINE CONTRE LES DISPARITIONS POLITIQUES (17-31 MAI 2012)  

Organisée par l'ICAD-Section française PLUS D'INFOS (cliquer)

euskal presoak euskal herriraJEUDI 31 MAI 2012 (devant la mairie de BAIONA) Jour du Procès en appel à Paris (19 H) RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ AVEC JON KEPA PAROT prisonnier politique basque d'ETA PRIS EN OTAGE PAR L'ÉTAT FRANCAIS DEPUIS 23 ANS

jpeg-(09.05.1976) ULRIKE MEINHOFazkPlus d'infos (en cours rédaction)

IBAI ASKTATU-1

IBAI ASKTATU-2 IBAI ASKATU ! GUK ZUREKIN ! LIBERTÉ POUR IBAI PEÑA BALANZATEGUI ! ON EST AVEC TOI ! EUROAGINDUEI EZ !  Plus d'infos  et Lutte Antifasciste  (Originaire de Gasteiz et réfugié politique à Baiona.Transféré en Juin 2012 de la prison de Seysses dans l'État français à celle de Soto del Real dans l'État espagnol) Pour lui écrire : IBAI PEÑA BALANZATEGUI - MADRID-V SOTO DEL REAL CENTRO PENITENCIARIO - CARRETERA COMARCAL 611 - 28.791 SOTO DEL REAL (MADRID) ESPAÑA.

 

 

 

HOMMAGE A LA CAMARADE YASEMIN DU MLKP

Yasemin Yoldas-3

La "Camarade Yasemin" du MLKP est morte le 9 février 2012

en luttant contre l'Etat turc fasciste

pour la révolution socialiste et le Communisme

en Turquie et au Kurdistan

PLUS D'INFOS (cliquer)

HOMMAGE, GRÈVE DE LA FAIM ET DÉTENTION

SOLIDARITÉ AVEC MANUEL ARANGO RIEGO

PRISONNIER POLITIQUE DU PCE(r)

LE 19 OCTOBRE 2011

FIN DE LA PROTESTATION AVEC

GRÈVE DE LA FAIM

DEPUIS LE 16 SEPTEMBRE 2011

CONTRE LE DÉNI DE LA CONDITION DE PRISONNIER/ÈRE POLITIQUE ET DE MILITANCE

MIS EN OEUVRE PAR L'ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE ET L'ÉTAT ESPAGNOL

28-Manuel R. ARANGO-PCE(r)-castLA SOLIDARITÉ DE CLASSE EST NOTRE ARME ! ÉCRIS-LUI !

Prision de C.P. Madrid VI - Aranjuez

C.P. Madrid VI 28300 Aranjuez (Madrid)

02.10.11-im1(lettre interceptée)

  11 OCTOBRE 2011 (BAIONA). DIFFUSION DE 300 TRACTS SRI* À DES PROLÉTAIRES DURANT UNE MANIFESTATION NATIONALE DANS L'ÉTAT FRANÇAIS CONTRE LA PRÉCARITÉ.

* En Solidarité avec la Grève de la Faim du Camarade Manuel Arango Riego, Prisonnier Politique du PCE(r) et pour rappeler l'existence de la Lutte dans les prisons du Collectif des presxs politiques du PCE(r), des GRAPO et du SRI.

BLOG(Manif 10oct2011)TRACT SRI-jpeg DÉTENTION ET MISE EN "LIBERTÉ" AVEC CHARGES

DE PABLO HASÉL, RAPPEUR DE 22 ANS 

LIBERTÉ POUR CE CAMARADE SOLIDAIRE ET COMBATIF!

pablo Liberté !LIBERTÉ IMMÉDIATE DE PABLO HASÉL !

Il est Communiste, les terroristes c'est vous.

SOLIDARITÉ AVEC PABLO HASÉL !

-COMMUNIQUÉ DE PABLO HASÉL

ET CAMPAGNE DE SOUTIEN

logo-radio-clash

RADIO CLASH DE LIMOGES

-Émission du 4 octobre 2011

-Émission du 11 octobre 2011

-Emission du 18 octobre 2011