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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 01:00

Pour la Libération des prisonnier(ère)s politiques

communistes et antifascistes espagnol(e)s

gravement malades

et contre l'Extermination lente en prison

FLYER-azk

Organisée par les Secours Rouge Rome, Baiona et Arabe dans le cadre d'une Campagne de Solidarité Internationaliste lancée en Mars 2012 avec une tournée dans les États français et italien.

(Plus d'infos sur la Campagne initiée dans l'Etat espagnol)

 

La Campagne de Solidarité démarre à Toulouse (Occitanie), le mardi 20 mars 2012 par un acte à l'Université Le Mirail, de 12h45 à 17h (amphi 7) dont le collectif Coup pour Coup 31 est le co-organisateur :

 

- avec la "Camarade Betta" des Comités pour un SRI de Rome :

 ● Projection-débat autour du film

"435 jours en Grève de la Faim"

(1991) Film sur la Grève de la Faim 1989-1991 des Collectifs de prisonnier(ère)s politiques communistes et antifascistes

contre la Dispersion et l'Extermination lente

appliquée par l'État espagnol. 

● Exposition de dessins de prisonnier(ère)s politiques antifascistes (PCE(r), GRAPO et SRI) dans l'État espagnol.

 

- avec le "Camarade Mohamed" du Secours Rouge Arabe :

● Exposition Internationaliste sur les Luttes de Résistance de prisonnier(ère)s révolutionnaires en Europe et dans le monde

(Lettre d'une ex-prisonnière politique turque Marxiste-Léniniste (MLKP), hommage aux martyr(e)s tombé(e)s en prison au Maroc, hommages aux Luttes de Résistance en prison de femmes et hommes révolutionnaires en France, Allemagne, Espagne, Pays Basque, Irlande, Italie, Chili, Inde...)


  - et avec la présence de stands

d'organisations révolutionnaires solidaires de Toulouse...

 

Co-organisateur (Toulouse) COUP POUR COUP 31

 

CANAL SUD(30 ans de radio libre)

 

 

ENTRETIEN AVEC

LE COMITÉ POUR UN SRI BAIONA

REALISÉ ET DIFFUSÉ

PAR RADIO CANAL SUD

(13-14H) MERCREDI 21 MARS 2012


 

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 05:20

(Novembre 2011) Lettre de David Garaboa Bonillo, prisonnier politique du PCE(r)

David Garaboa2006"(...) Les fonctionnaires m'ont dit que le dialogue avec l'État espagnol nous intéresse ne serait-ce seulement pour régler auparavant, dès que possible, la situation de nos prisonnier(ère)s. J'ai alors parlé des négociations de 1996 et j'ai éclairci le fait que dès lors, notre Parti n'avait pas accepté la formule de négociation "Paix pour les prisonnier(ère)s" que l'État nous proposait car nous exigions «Paix par les Libertés»; autrement dit, la pleine Liberté pour défendre nos Idées et notre Programme Communiste. J'ai insisté sur le fait que la balle est dans les filets de l'État espagnol; sur le fait, que notre volonté de Résister est ferme et qu'il(elle)s le savent.

Malgré l'état actuel de nos forces, plus de 30 ans d'Histoire de Lutte Révolutionnaire

ont énormément de poids politique(...)"

 

 "(Prison de Villena-Alicante II). Cher(ère)s compagne(on)s : comme je vous l'ai déjà dit, je vais vous parler de la visite qu'on m'a faite en prison, quelques jours après l'annonce d'ETA sur son abandon de la Lutte armée. Comme je vous l'ai déjà dit au téléphone, je ne donne pas beaucoup d'importance à cette visite car je comprend que cela ne va pas plus loin que le fait de sonder l'ambiance qui existe entre nos rangs.

Donc, deux fonctionnaires sont venu(e)s me voir, un homme et une femme qui se sont identifiés comme étant des membres de «L'équipe de sécurité» de la prison. Leur attitude a été très correcte et respectueuse, autant dans les formes que sur le fond. Autrement dit, à aucun moment, il(elle) ne sont venu(e)s avec des conneries sur d'hypothétiques redditions ou repentirs. Cela fut un échange d'opinions autour de la nouvelle situation issue de l'abandon de la Lutte armée par ETA et si cela a une influence sur notre Collectif.

david1Sur le plan personnel, la seule chose qui m'a été demandée (la 1ère question) c'est comment je vis le fait d'être en Isolement et si je n'ai pas envie d'être dans un Module de "vie normale" bien qu'en Degré Maximal de Sécurité. Je leur ai répondu qu'il m'importe peu d'être dans un Module d'Isolement ou dans un autre et que je n'ai que 2 revendications relatives à ce sujet. Au niveau personnel : d'être réuni avec ma compagne dans une même prison, en règle avec leurs propres normes, en tant que Couple de Fait et en vertu de la décision du Juge de Vigilance Pénitentiaire qui nous reconnaît ce Droit; et au niveau collectif : le regroupement de tout(e)s les prisonnier(ère)s du SRI, PCE(r) et des GRAPO.

David Garaboa au Tribunal d'Exception fasciste

de l'Audiencia Nacional

david garaboa-2Ils ont reconnu le fait que ces 2 revendications ne dépendent pas de cette prison mais que ce sont des compétences de "Madrid". J'ai ajouté que s'ils étaient vraiment intéressés pour améliorer mes conditions de vie dans cette prison, je ferais une seule requête : qu'on me réunisse avec les prisonniers politiques basques. Ils m'ont alors informé du fait qu'ils avaient un Ordre écrit par la Direction Générale des Institutions Pénitentiaires selon lequel je ne peux pas partager un Module avec les prisonniers basques, ni même les croiser dans aucune activité.

La question suivante a portée sur mon opinion relative à la décision prise par ETA, ce à quoi je leur ai répondu que c'est à eux de me la dire car je suis isolé depuis plusieurs années des prisonnier(ère)s basques et mes seules nouvelles sont celles que j'écoute au travers de la radio et de la télévision. Les fonctionnaires m'ont alors dit que d'après leurs propos, ceux/celles-ci voient leur futur avec optimisme et que probablement des Mouvements d'une certaine profondeur se produiront dans le Collectif des Prisonnier(ère)s Basques, après les élections. Ils m'ont questionné avec insistance sur la décision d'ETA en me disant, avec raison, que je devais bien avoir une opinion là-dessus mais je me suis mordu la langue et je n'ai rien dit.

David Garaboa à l'Audiencia Nacional

lors du Procès-Farce intenté contre lui par l'Etat espagnol

David Garaboa au Tribunal fasciste de l'Audience NacionalCela a conduit au fait de me demander si nous ne nous attendons pas à bénéficier "par ricochet" des bénéfices pénitentiaires qui pourraient s'appliquer aux prisonnier(ère)s basques. Selon moi, cela dépendra si des changements d'une certaine ampleur se produisent. Par exemple, si la dérogation de la "Loi des Partis" ou de la dite "Doctrine Parot" a lieu, d'une façon ou d'une autre, nous pourrions en bénéficier. Sans compter que des bénéfices tels que l'obtention du troisième degré (1) ou de libertés conditionnelles seront probablement concédés d'une manière sélective et arbitraire sous la forme d'une distribution d'aumônes, en excluant nos prisonnier(ère)s. C'est pourquoi nous verrons bien.

Là où il/elle ont le plus insisté c'est en me questionnant sur le fait de savoir si notre Parti, le PCE(r) a prévu de prendre une quelconque initiative dans la même direction que le MLNV (Mouvement de Libération National Basque). Je leur ai répondu que pour ce que j'en sais, la balle est dans les filets de l'État espagnol étant donné que notre Parti s'est déjà prononcé en son temps (et nous l'avons fait par écrit dans les pages de “Resistencia” : Résistance) en montrant sa disposition pour que ce dialogue puisse se produire à propos de la réunification dans une même prison de tout(e)s les prisonnier(ère)s du PCE(r) et des GRAPO. Dans le cas contraire, nous n'avons rien à dire.

Liberté aux prisonnier(ère)s politiques

Prison à ceux/celles qui répriment le Peuple !

Liberté pour les presxsLes fonctionnaires ont abordé le fait que récemment, nous nous sommes tou(te)s mis(e)s d'accord pour continuer à réaliser différentes protestations carcérales en solidarité avec l'un de nos compagne(on)s (ils se référaient au Camarade Arenas), sans nécessité d'être ensemble. Je leur ai expliqué qu'il s'agit de différents niveaux : si un Camarade a de graves problèmes ceux-ci deviennent alors un problème du Collectif et nous agissons tou(te)s ensemble, là, il n'y a rien à discuter. Cependant, si parlons de Lutte armée ou de toute autre question qui affecte notre Ligne Politique, il est nécessaire de réunir tou(te)s nos prisonnier(ère)s pour que nous puissions en discuter collectivement, avant de transmettre notre opinion à la Direction du Parti. De plus, que pouvons-nous attendre d'un État même pas disposé à réunir un peu plus d'une trentaine de prisonnier(ère)s, en sachant déjà qu'il peut ensuite de nouveau les séparer ?

2012. Dehors et Dedans : Résistance !

2012-Dedans et Dehors-RésistanceLes fonctionnaires m'ont dit que le dialogue avec l'État espagnol nous intéresse ne serait-ce seulement pour régler auparavant, dès que possible, la situation de nos prisonnier(ère)s. J'ai alors parlé des négociations de 1996 et j'ai éclairci le fait que dès lors, notre Parti n'avait pas accepté la formule de négociation "Paix pour les prisonnier(ère)s" que l'État nous proposait car nous exigions «Paix par les Libertés»; autrement dit, la pleine Liberté pour défendre nos Idées et notre Programme Communiste. J'ai insisté sur le fait que la balle est dans les filets de l'État espagnol; sur le fait, que notre volonté de Résister est ferme et qu'il(elle)s le savent. Malgré l'état actuel de nos forces, plus de 30 ans d'Histoire de Lutte Révolutionnaire ont énormément de poids politique. Ceci est quelque chose qu'ils reconnaissent eux-mêmes. Nous sommes aussi d'accord sur le fait que malgré les propos de la propagande officielle, il n'est pas possible d'achever un Mouvement Révolutionnaire seulement par la voie policière car tant que la volonté de Résister existe, tôt ou tard, quelqu'un(e) sera prêt(e) à reprendre la Lutte.

En résumé, au fond, les fonctionnaires se sont intéressés au fait de savoir si nous avions prévu un Mouvement dans le même sens que la Gauche Abertzale (Gauche nationaliste basque). J'ai alors insisté sur le fait que si l'État veut parler d'une façon sérieuse avec nous, il lui faudra d'abord rassembler l'ensemble de notre Collectif de prisonnier(ère)s dans une seule prison, comme condition préalable et indispensable pour que ce dialogue puisse se produire...

Compagnes et compagnons, c'est tout pour aujourd'hui ! Recevez une énorme étreinte pleine de force et d'énergie et une autre bien forte pour toute la troupe solidaire que nous avons à A Coruña (Galice). Une multitude baisers ! Nous vaincrons!"

NOTE. (1) Troisième Degré pénitentiaire : forme de semi-liberté appliquée par l'État pénitentiaire.

Version Originale en galicien

du Comité de SOLIDARIEDADE (SRI de Galice)


Autocolante-David

Interdiction des étoiles rouges

et de mentionner toute militance

(Décembre 2011) Lettre de David Garaboa Bonillo, prisonnier politique du PCE(r)

Lettre de David Garaboa"(Prison de Villena, 26 décembre 2011) "Ils appellent ça démocratie mais ce n'en est pas une. Cher(ère)s compagne(on)s : récemment, ils m'ont imposé une nouvelle interdiction, une de plus. Désormais, je ne peux pas écrire sur mes lettres la signature «prisonnier politique», ni non plus dessiner aucune étoile rouge. Contrairement à ce que je le faisais jusque-là, ces lettres seront désormais retenues. Cette interdiction est une mesure de censure politique dirigée exclusivement contre les prisonnier(ère)s politiques. De fait, par un mélange de racisme et d'ignorance, certain(e)s prisonnier(ère)s de Droit commun dessinent des svastikas et d'autres symboles nazis dans leur correspondance, sans que cela ne pose aucun problème aux autorités pénitentiaires. Leur léGALité "démocratique" tolère et protège les symboles nazis et fascistes mais, au contraire, elle interdit l'étoile rouge, symbole de la Lutte prolétarienne. Depuis déjà bien longtemps, je suis moi aussi indigné et de même que la jeunesse dans la rue, je crie bien fort : «Ils appellent ça démocratie mais ce n'en est pas une»... C'est du Fascisme !

Il est probable que je dénonce cette nouvelle restriction face au Juge de Surveillance Pénitentiaire à cause de l'atteinte évidente à mon Droit à la liberté d'expression. Mais, ma confiance dans la "Justice" de l'État fasciste espagnol est nulle. Par ma propre expérience, j'ai plus que vérifié la certitude de ces vers du poète antifasciste León Felipe qui disaient que la "Justice" espagnole vaut moins, infiniment moins, que les merdes des chiens et qu'elle a moins, infiniment moins, de tenue que le fumier.

FASCISMOJe ne sais pas exactement pourquoi cette interdiction arrive maintenant. Mais il est évident que ces fascistes sont très emmerdé(e)s du fait que nous baissions pas la tête, que nous ne renoncions pas à nos principes et comme si cela ne suffisait pas que nous nous montrions très orgueilleux/euses de notre militance communiste et révolutionnaire. Leur problème c'est que malgré toutes ces restrictions et mesures répressives qu'ils voudraient réussir à nous imposer, il existe une réalité qu'ils ne pourront jamais faire taire : nous sommes des prisonnier(ère)s politiques... et nous continuerons à résister ! Recevez une énorme étreinte chargée de force et d'énergie. Baisers ! Nous vaincrons!"

Version Originale en galicien

du Comité de SOLIDARIEDADE (SRI de Galice)

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 07:00

MASSACRE DU 19 DÉCEMBRE 2000

DANS LES PRISONS TURQUES

COMMIS PAR L'ÉTAT FASCISTE TURC

CONTRE LES PRISONNIER(ÈRE)S RÉVOLUTIONNAIRES

TURCS ET KURDES

 

NI OUBLI, NI PARDON !

28 martyres revolutionnaires turcs et kurdes(19.12.2000)

TOUJOURS PRÉSENT(E)S !

Martyr(e)s des Grèves de la Faim de l'année 2000 et du Massacre criminel perpétré par l'État turc contre les prisonnier(ère)s politiques révolutionnaires turcs et kurdes : le 19 décembre 2000 dans les prisons de Turquie.

 

MLKP (Parti Communiste Marxiste-Léniniste de Turquie)

"Le 19 décembre 2000, la Dictature fasciste de l'État turc assassine 28 prisonnier(ère)s révolutionnaires et elle en rend 12 autres infirmes à vie, lors d'une Opération militaire de transfert dans des prisons de "Type F" (1) qui a eu lieu simultanément dans 20 prisons turques.

Le massacre du 19 décembre 2000 a été commis dans le cadre d'un concept large visant à contenir la Lutte de la classe ouvrière, des masses laborieuses et de la nation kurde, visant à contenir les révoltes de rues en assaillant les prisons et à contenir les masses en prenant en otage leurs leaders; Tandis que les prisonnier(ère)s révolutionnaires étaient transféré()e dans des prisons de Type-F, "Made in Europe" (portant la criminelle marque de fabrique de l'Europe Capitaliste et Impérialiste) : au même moment, le massacre avait l'objectif de créer un climat de Peur et d'Impuissance au sein de la société toute entière en employant une brutalité et une violence sans limite.

Les prisonnier(ère)s révolutionnaires ont répondu à cette attaque par la Résistance. Leur grève de la faim à mort a ruiné les plans de l'État fasciste turc visant à les forcer à renoncer à la Lutte.

Les prisons de "Type-F" ont démontré que la Résistance et la Lutte ont continué dans les cellules dites "cellules de la mort" et que la Vie, le travail, la production politique et théorique ont fait un bond en avant. Cela est la grande réussite idéologique de la fameuse grève de la faim à mort."

NOTE. (1) Prison de "Type-F" : voir (cliquer)

 

Voir l'album du MLKP Résistances dans les prisons

presxs politiques turcs et kurdesNoms des 28 femmes et hommes

Révolutionnaires turcs et kurdes assassiné(e)s

TOUJOURS PRÉSENT(E)S !

NI OUBLI, NI PARDON !

-Ahmet Ibili - DHKC*

-Ali Ates - DHKC*

-Ali Ihsan Ozkan - TKP(ML)*

-Alp Ata Akcagoz - DHKC*

-Asur Korkmaz - DHKC*

-Berrin Bickilar - DHKC*

-Cengiz A. Koparan - DHKC*

-Ercan Polat - DHKC*

-Fahri Sari - PKK/ DCS*

-Fidan Kalsen - DHKC*

-Firat Tavuk - DHKC*

-Gulser Tuzcu - DHKC*

-Halil Onder - DHKC*

-Hasan Gungormez - DHKC*

-Ilker Babacan - DHKC*

-Irfan Ortakci - DHKC*

-Murat Ordekci - TKEP/L*

-Murat Ozdemir - DHKC*

-Mustafa Yilmaz - DHKC*

-Nilufer Alcan - DHKC*

-Ozlem Ercan - DHKC*

-Riza Poyraz - DHKC*

-Sefinur Tezgel - DHKC*

-Seyhan Dogan - DHKC*

-Sultan Sari - PKK / DCS*

-Umut Gedik - DHKC*

-Yasemin Canci - DHKC*

-Y. Guder Ozturk - DHKC*

*DHKC : Front du Parti révolutionnaire de libération du peuple.

TKP(ML) : Parti communiste de Turquie/marxiste-léniniste.

PKK/DCS : Parti des travailleurs du Kurdistan/Combattant(e)s de Ligne Révolutionnaire.

TKEP/L : Parti travailliste communiste de la Turquie Léniniste)

PLUS D'INFOS (en français)

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 07:00

DÉNONCIATION DE LA FAMILLE

DE MANUEL PÉREZ MARTÍNEZ,

LE "CAMARADE ARENAS"

1-AFFICHE(mai1er)-fr“Nous vous faisons part de la nouvelle dénonciation que nous réalisons auprès du Juge de Surveillance Pénitentiaire et qui a ensuite été remise aux Institutions Pénitentiaires à l'attention de sa Secrétaire Générale : Mercedes Gallizo. Rien d'autre pour aujourd'hui. Nous espérons que cela ne soit pas le début d'une autre Campagne d'acharnement. Une embrassade"

 

La famille de Manuel Pérez Martínez,

prisonnier politique secrétaire général du PCE(r).

 

LETTRE AU JUGE DE SURVEILLANCE PÉNITENTIAIRE

ET AUX INSTITUTIONS PÉNITENTIAIRES

DE L'ÉTAT ESPAGNOL

LIBERTE D'EXPRESSION"À Madrid, le 18 novembre 2011. À l'attention de Monsieur le Juge de Surveillance Pénitentiaire. Pour la 3ème fois, nous formulons une nouvelle dénonciation auprès de vous à cause d'une nouvelle atteinte aux Droits de notre parent Manuel Pérez Martínez, prisonnier politique communiste qui se trouve dans la prison d'Albocàsser (Castellón).

Depuis que Manuel a été transféré dans ce Centre Pénitentiaire, une succession constante d'abus et de provocations n'a pas cessé de se produire. De façon très résumée, nous vous informons de ces faits. À peine arrivée à la prison de Castellón, il a été confiné en Module de châtiment et à celui d'Isolement en lui retenant toutes ses affaires personnelles jusqu'à la prothèse dentaire dont l'usage lui a été refusé. Une Campagne de Harcèlement et de fouilles intégrales a chaque fois sortie de la cellule est venue s'ajouter et cela l'a conduit à devoir réaliser une Grève de la Faim indéfinie dans laquelle sa vie a été en jeu comme vous devez le savoir; celle-ci fut suivie par la Grève de la Faim de la totalité du Collectif des Prisonnier(ère)s Politiques du PCE(r) et des GRAPO. Après cette "bataille", les Institutions Pénitentiaires ont cédé et elles lui ont "reconnu" le Droit de passer le reste de ses jours en prison comme le dictent les sentences des Tribunaux d'Exception mais dans des conditions de Dignité minimale.

presxsPostérieurement, le chantage et la provocation sont apparus avec les visites de sa propre famille, autrement dit, avec nous. Le système informatique de gestion des visites ne nous a pas reconnu comme étant de la famille parce qu'il n'y avait personne pour faire en sorte que ce système fonctionne correctement et que personne ne s'occupait de nous. Cette situation ne s'est résolue qu'après avoir interposé une dénonciation auprès de vous et des Institutions Pénitentiaires.

Aujourd'hui, c'est au tour de la lecture et de son goût pour le dessin. Lors de notre dernière visite en prison (le samedi 5 novembre 2011), nous lui avons apporté des vêtements chauds, du matériel de dessin (des planches blanches et des crayons) avec quelques livres que nous avons mis à l'intérieur du paquet mensuel qui lui revient. Or, à ce jour, il ne lui a été remis ni le matériel de dessin ni les livres; Pourquoi ? Nous vous le demandons. Cela doit être du fait que, dans cette prison, tout ce qui a voir avec la littérature et la culture est détesté. Mais il n'en est pas ainsi car à d'autres occasions les livres lui ont été remis. Alors pourquoi non, aujourd'hui ? Nous restons avec nos doutes car Manuel lui-même n'a pas obtenu de réponse aux demandes qu'il a réalisé pour obtenir les matériels refusés. Tout simplement, IL N'Y A EU AUCUNE RÉPONSE.

dessin d'arenasdessins du Camarade Arenas

Comme vous le savez déjà (vous-même ainsi que les Responsables des Institutions Pénitentiaires), cela implique une violation de ses Droits en tant que prisonnier. La lecture NE PEUT PAS être refusée à un(e) prisonnier(ère) (et encore moins la lecture légale, autrement dit avec un dépôt légal). Et cela d'autant moins dans un État qui prétend être un État de Droit comme celui-ci a l'habitude de nous le dire. De plus, 20 heures en cellule de prison quasiment ininterrompues, en maintenant un(e) prisonnier(ère) sans lecture et sans matériel pour la distraction et la détente implique une méthode de torture très subtile surtout envers un prisonnier politique communiste comme Manuel; un malade chronique âgé de 68 ans récemment accomplis dont 20 de prison sur les épaules.

PRISON D'ALBOCASSERPrison d'Albocasser (Castellon)

Tout l'exposé que nous venons de vous faire démontre qu'un nouveau tour de vis se réalise dans sa situation de réclusion et nous sommes obligé(e)s de réaliser ces dénonciations opportunes. Nous en profitons aussi pour vous laisser un numéro de téléphone (...) au cas où vous voudriez vous mettre en contact avec nous et nous expliquer une fois pour toutes pourquoi tout ceci a lieu régulièrement avec notre parent et depuis qu'il a été transféré de prison (lorsqu'il était à la prison de Meco cela ne s'est jamais produit). Nous écouterons attentivement vos explications. Pour notre part, nous avons une théorie. Nous pensons que tout cela a lieu à cause de sa condition de Secrétaire Général du Parti Communiste (1), du fait de ne pas se repentir de sa juste militance car les motifs de sécurité ne peuvent être invoqués à propos de livres qui n'impliquent aucun danger pour l'intégrité des personnes. Nous attendons une résolution rapide. Sans rien d'autre de particulier, recevez notre salut cordial."

NOTE. (1) PCE(r) : Parti Communiste d'Espagne (reconstitué, le 8 juin 1975).

DOCUMENT ORIGINAL

21.11.11-DENUCIA(3er escrito)

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 08:40

TÉMOIGNAGE SUR LA LUTTE EN PRISON

  Extraits de : "Mémoire Antifasciste.

Souvenirs au milieu du chemin"

de Francisco BROTÓNS*, militant du PCE(r).

Éditions Kale Gorria. Sept.2002 (en castillan).

 

peinture(presx)-1

(1. Prison de Carabanchel)

«Les révolutionnaires (...) nous savons ce qui nous attend

quand nous nous lançons dans la Lutte Antifasciste,

dans la Lutte pour le Socialisme (...)

nous combattons sans craindre les conséquences négatives

que peuvent avoir nos actions pour nous,

comme individu ou groupe politique,

parce qu'à long terme ces conséquences peuvent qu'être bénéfiques pour tout(e)s les travailleur(euse)s, à long terme

notre Lutte peut qu'aboutir à l'Écroulement

du Système que nous combattons»

 

Francisco Brotons Beneyto, ex-prisonnier politique du PCE(r)                         

Francisco Brotons BeynetoVengeance de l'État pour l'évasion.

L'une des questions dont nous avons débattu en profondeur entre nous durant ce séjour à la prison de Carabanchel a été la réaction de l'État face à l'évasion de la prison de Zamora. Nous avions déjà des éléments de jugement plus que suffisant pour savoir qu'elle avait été utilisée pour la recrudescence de la Répression contre nous, de même que nous savions que la répression s'étendrait à l'ensemble du Mouvement de Résistance Populaire.

Tout ce qui est arrivé au cours des années suivantes est venu confirmer ces prévisions lesquelles étaient par ailleurs faciles à réaliser : si l'évasion a fait en sorte que la Police se centre sur nous, le "désenchantement" prévisible face à la farce de la "Transition" (1), les successives mesures économiques contre les Masses suivi de l'essor des Luttes ouvrières et populaires pouvaient seulement conduire à une offensive terroriste de la part de l'État, dirigée contre tout ce qui s'opposait au Système. La vengeance de l'État pour l'évasion de la prison de Zamora était, simplement, un aspect de plus dans ses plans contrerévolutionnaires pour éliminer toute Résistance, toute possibilité de réponse à ses Crimes, à son Exploitation, à l'Oppression dont souffraient les ouvrier(ère)s et tout les Peuples soumis à l'État espagnol.

Il est important de relever cette question parce que c'était quelque chose de prévisible : depuis que nous avions commencé les travaux pour l'évasion de la prison de Zamora, nous pouvions prévoir que la réponse de l'État allait être aussi brutale qu'elle l'a effectivement été. Et cela n'a pas empêché que les compagnons qui connaissaient le plan d'évasion, mais qui n'allaient pas s'échapper avec nous cinq (2), d'être autant enthousiasmés que nous-mêmes et de participer dans tout les préparatifs, bien qu'ils étaient conscients des conséquences que notre action allait avoir sur eux. Il s'est passé la même chose avec l'essor prévisible des Luttes ouvrières et populaires face aux mesures économiques et politiques répressives que le Gouvernement préparait : celui-ci répondra aussi par un durcissement dans la Législation Fasciste et dans la Répression.

2011. Prison de Zamora

prison de ZamoraLes opportunistes, ceux/celles qui tentent toujours de trouver une place au soleil du Système en se moulant dans les conditions imposées par les Fascistes, tentent d'expliquer leur position en disant que toute action véritablement révolutionnaire peut «irriter» la furie fasciste, peut déboucher sur l'augmentation des mesures répressives ce pourquoi «Il faut attendre des temps meilleurs». Naturellement, ce n'est pas quelque chose de nouveau, MARX avertissait déjà que la Révolution génère dans son avancée une contrerévolution chaque fois plus brutale et organisée pour le simple fait que les Puissant(e)s ne permettront jamais qu'on touche à leur Pouvoir, leurs Privilèges, leur style de vie pourri basé sur la Misère et la Mort de millions de personnes. Avant que cela arrive, sans hésitation la mort et la souffrance seront répandus parmi tou(te)s ceux/celles qui s'y opposent.

Mais MARX signalait aussi les batailles qui devaient se livrer pour avertir de la dureté du chemin que nous avons devant nous, pour inciter à la Lutte la plus conséquente et décidée, tout le contraire de ce que font les opportunistes, les révisionnistes, les vendu(e)s de tout type : ceux/celles-ci signalent les «conséquences néfastes» des actions révolutionnaires pour démobiliser cette situation d'Esclavage salarié et de Misère morale. Les révolutionnaires, nous sommes très attentifs aux paroles de MARX, nous savons ce qui nous attend quand nous nous lançons dans la Lutte Antifasciste, dans la Lutte pour le Socialisme, nous ne pensons pas que les réactions brutales du Fascisme soient un signe de force, que son Pouvoir soit pleinement établit, sinon tout le contraire : nous voyons dans sa brutalité un signe évident de sa faiblesse et nous combattons sans craindre les conséquences négatives que peuvent avoir nos actions pour nous, comme individu ou groupe politique, parce qu'à long terme ces conséquences ne peuvent qu'être bénéfiques pour tout(e)s les travailleur(euse)s, à long terme notre Lutte ne qu'aboutir à l'Écroulement du Système que nous combattons.

pcerQuand à ce qui nous revenait, il était évident qu'en apprenant la nouvelle de l'évasion, la Police avait dicté la peine de mort sur les 5 évadés. Pour les forces de Répression, cela avait été un coup très dur qui les affectait sur le plan personnel car cela les avait ridiculisé; les mêmes policiers qui nous avaient détenus et torturés étaient ceux qui venaient régulièrement dans la prison de Zamora effectuer de minutieuses fouilles de toutes nos affaires et, en particulier, pour s'assurer que nous n'avions commencé aucun tunnel pour nous échapper. S'ils nous avaient toujours persécutés avec acharnement, produit de leur Haine de Classe contre nous, à partir de l'évasion, ils ont intensifié encore plus leur travail visant à nous détruire comme Organisation et à nous assassiner là où ils nous trouveraient. Ils n'ont pas pu le faire dans le cas de Fernando (3) (détenu à Vigo en Juillet), ni avec moi car au moment de nos détentions beaucoup de gens ont été témoins de ces faits dans la rue. Mais cette Peine de Mort s'est accomplie avec les 3 autres Camarades (4).

Drapeau des GRAPO (République Populaire Socialiste)

repop6Avec eux, les Forces de la Répression ont été plus patientes : elles les ont localisés, contrôlés tout leurs mouvements durant une courte période et elles ont cherché le moment pour les assassiner sans témoin. Après la mort d'Abelardo, Enrique sera assassiné le 5 septembre 1981 et Juan le sera le 5 décembre 1982. Trois de mes meilleurs amis, trois communistes qui ont toujours démontré leur fermeté et capacité dans les tâches de la Révolution se sont ainsi unis à la longue liste des travailleur(euse)s tombé(e)s dans la Lutte contre le Fascisme et pour le Socialisme. Mais leur exemple en tant que Révolutionnaires intègres et comme Guérrilleros et leur énorme qualité humaine resteront toujours parmi nous et ils continueront à orienter notre activité.

unidadNous sommes entrés dans une étape de grande aggravation des Luttes de Classe dans notre pays. Cela deviendra encore plus évident après le Coup d'État du 23 février (1981) avec la poussée brutale donnée par l'État à la Guerre Sale et aux Attaques contre les conditions de vie et de travail des travailleur(euse)s mais il existait des données plus que suffisantes qui l'annonçaient. Pour toutes ces raisons, il était facile de prévoir que le Gouvernement n'allait pas en rester seulement à l'accomplissement de la Peine de Mort policière dictée contre les fugitifs. Nous connaissions déjà la situation des Camarades dans les prisons et nous savions qu'elle se durcirait encore plus.

Si la Police a du attendre pour exécuter sa vengeance directement contre les fugitifs, dès le début, toute la Répression est tombée sur les prisonniers restés dans la prison de Zamora. Ils ont été isolés avec le retrait de toute possibilité d'avoir un contact entre eux et de poursuivre leurs activités de travail et d'étude (5), en même temps que les mesures répressives ont augmenté à l'intérieur de la prison. Fin décembre, la moitié d'entre eux a été transférée au Centre d'Extermination de la prison d'Herrera de la Mancha. En réalité, cela faisait depuis longtemps que cette mesure avait été décidée : l'évasion leur a servi d'excuse pour choisir le moment de lancer la Répression." (...)

NOTES.

(1) Transition démocratique (1975-77) : nouvelle "formule" pour assurer la continuité du Régime Monarco-Fasciste de l'Etat espagnol.

(2) Les 5 évadés de la prison de Zamora : Enrique CERDAN CALIXTO, Abelardo COLLAZO ARAUJO, Juan MARTIN LUNA et Fernando HIERRO CHOMON. 

(3) Fernando HIERRO CHOMON.

(4) Enrique CERDAN CALIXTO, Abelardo COLLAZO ARAUJO et Juan MARTIN LUNA

(5) Réalisé dans la Commune Karl Marx créée par les prisonniers politiques du PCE(r) et des GRAPO.

 

 

(2. Prison d'Herrera de la Mancha)

«Les gardien(ne)s de prison se fatigueront de nous frapper,

avant que nous soyons fatigué(e)s de Résister»

 

"Herrera de la Mancha : référence de la Terreur carcérale

reja5La prison d'Herrera de la Mancha a été la première d'une longue série de prisons d'Extermination dans lesquelles s'est concrétisé la menace du Directeur Général des prisons : il avait dit qu'il réussirait à en finir avec la Résistance au sein des prisons parce qu'il savait «construire des tombeaux de béton» pour les prisonnier(ère)s qui ne se soumettraient pas. Tout le système de normes de la prison d'Herrera était destiné à la destruction physique et morale des prisonnier(ère)s qui voulaient garder leur dignité en tant que personnes. Il(elle)s étaient aussi détruit(e)s physiquement : les coups étaient une chose courante; l'isolement auquel il(elle)s étaient soumis(e)s était total; la négligence médicale était froidement calculée pour que celui/celle qui sortirait de la prison d'Herrera de la Mancha, en transfert ou en liberté, traînerait à vie des maladies et des douleurs de toute sorte.

 

2011. Prison d'Herrera de la Mancha

Prison d'Herrera de la ManchaÀ leur arrivée dans cette prison, les prisonnier(ère)s étaient toujours reçu(e)s de la même façon : il(elle)s descendaient du fourgon qui les avait emmené jusque-là sous la surveillance de la Guardia Civil et il(elle)s devaient traverser une dizaine de mètres jusqu'à l'entrée dans l'édifice carcéral. Il(elle)s le faisaient entre 2 files de fonctionnaires qui, armés de matraques et encouragés par les Guardia Civil, massacraient littéralement les nouveaux arrivant («Pour que vous sachiez où vous êtes désormais !», disaient les gardiens de prison tandis qu'il(elle)s les frappaient).

À l'entrée de la prison, les coups continuaient tandis que les prisonnier(ère)s voyaient comment leurs vêtements étaient arrachés transformés en lambeaux. Il(elle)s étaient laissé(e)s absolument nu(e)s, on leur remettait une combinaison bleue comme celle qu'on nous mettait à la DGS (Direction Générale de la Sécurité (1)) pour les sessions de Torture et, toujours sous les coups, il(elle)s étaient conduit(e)s à des cellules individuelles où il(elle)s passaient des heures sans que personne de leur fasse parvenir un repas et encore moins ne soigne leurs blessures.

reja6Parfois, il(elle)s allaient à la cellule du médecin de la prison mais celui/celle-ci ne manifestait aucune forme de reconnaissance hormis le regard de haine et de mépris adressé au prisonnier(ère); il/elle se limitait simplement à vérifier que celui/celle-ci n'était pas mort(e) et par conséquent pouvant recevoir encore plus de coups si cela était nécessaire et par cet acte, le/la médecin considérait sa fonction accomplie.

La vie quotidienne n'était pas très différente de cette accueil brutal. De même que les prisonnier(ère)s sociaux combatif(ve)s qui laissaient leurs os à Herrera, nos Camarades étaient toujours isolé(e)s, seul(e)s, sans voir personne excepté leurs gardien(ne)s. Il(elle)s sortaient dans la cour de promenade une heure chaque jour, un(e) par un(e), et dans leur trajet jusqu'à la cour, ou quand il(elle)s devaient voir leur avocat(e), ou les rares jours où il(elle)s pouvaient avoir une visite au parloir avec leurs familles : il(elle)s étaient obligé(e)s de marcher en longeant le mur avec la tête baissée vers les sol, les mains derrière le dos, menottées à de nombreuses occasions, sans pouvoir se défendre des insultes et des agressions constantes des gardien(ne)s de prison qui les accompagnaient sur le trajet.

reja-2Durant de longues périodes, il(elle)s ne pouvaient pas avoir dans leur cellule ni un stylo, ni un papier sur lequel écrire, ni de rasoir électrique. Rien. Leurs affaires dans la cellule se réduisaient à une paire de linge et tout le reste était mis au rebut, pourrissant dans un dépôt auquel seul(le)s les fonctionnaires avaient accès. Les cellules étaient visitées de façon répétée par des groupes de gardiens, armés de matraques et de sprays qui profitaient de n'importe quel prétexte pour se lancer sur les prisonnier(ère)s et leur faire goûter aux vertus de la "Démocratie d'Herrera". Et cela, jour après jour, mois après mois.

Une bonne partie des 23 heures quotidiennes de cellule (et parfois 24 car sous n'importe quelle excuse il(elle)s avaient l'habitude d'empêcher les prisonnier(ère)s de descendre dans la cour de promenade), les haut-parleurs installés dans la cellule vomissaient des hymnes militaires à plein volume qui arrivaient à rendre quelques prisonnier(ère)s comme des loques.

Tarjeta155 (32)Celles-ci étaient certaines des mesures appliquées sur les prisonnier(ère)s pour les aider à se réintégrer dans la société. Elles faisaient partie du «Traitement individualisé» dont parlaient les Lois Pénitentiaires en vue d'obtenir ce qu'ils appellent avec un trait d'imagination et de démagogie : la «Réinsertion Sociale».

Dès le premier instant, les Camarades transféré(e)s à la prison d'Herrera savaient très bien ce qui les attendait. La construction de la prison avait été annoncée avec cris et tambours, tout comme l'annonce publique que le Régime intérieur dans cette prison serait spécialement dur (évidemment, ce mot était un euphémisme, il ne décrivait pas la Terreur vécue à la prison d'Herrera mais nous savions le traduire car l'expérience nous a permise de très bien connaître le langage des oppresseur(e)s). C'est pourquoi, alors que la prison était encore en construction, un Commando des GRAPO (Groupes de Résistance Antifasciste Premier Octobre 1975) a planifié une action contre les travaux : l'objectif était de les faire voler en éclat avec près d'une tonne d'explosifs qui avaient déjà été fabriqués et prêts à être utilisé. Seule la détention de ce Commando, peu de temps avant l'action prévue, a empêché que la prison d'Herrera saute dans les airs.

Bien plus que notre seul fusil,

c'est un peuple esploité qui nous unit

SRI-presos3Ce que le Gouvernement visait avec la construction de la prison d'Herrera était évident. À partir de l'été 1977, une grande quantité de mutineries avaient eu lieu dans les prisons espagnoles avec toute sortes de Luttes pour exiger de meilleures conditions de vie dans les prisons, la fin des coups et pour un traitement plus digne. Peu de temps après avoir concédé la dite "Amnistie", les prisons se sont de nouveau remplies de prisonnier(ère)s politiques et on y continuait à Résister, à Lutter, à Dénoncer le caractère Fasciste de l'État.

D'autre part, les Communes de prisonnier(ère)s politiques, obtenues après de dures et longues Luttes durant les années antérieures, signifiaient une gêne évidente pour la mise en oeuvre du «Traitement» que les gardien(ne)s voulaient imposer dans les prisons car elles servaient aussi d'exemple aux prisonnier(ère)s sociaux sur comment organiser la vie en prison et faire Front face aux attaques des gardien(ne)s. Le Gouvernement a voulu couper d'un trait l'ascension des revendications carcérales et détruire l'exemple de vie que signifiaient les Communes et c'est pourquoi il a mis en pratique son Plan de construction de Prisons d'Extermination avec d'abord celle d'Herrera. Au moyen du démentiel Régime interne de ces prisons, il voulait répandre la Terreur entre tou(te)s les prisonnier(ère)s : bientôt les atrocités commises à la prison d'Herrera de la Mancha seront connues dans toutes les prisons tandis que les stratèges de la Répression calculaient que la peur d'être transféré(e) dans ce Centre d'Extermination ferait "Revenir à la raison" les prisonnier(ère)s les plus combatif(ve)s.

A peine arrivé(e)s depuis la prison de Zamora, les Camarades ont lancé le début de la Bataille d'Herrera avec une Grève de normes qui a fait trembler le Régime interne de la prison laquelle -au prix de nombreux sacrifices, de coups reçus et de nombreuses Grève de la Faim- a réussi à faire que ces normes arbitraires et destructrices de la personnalité aient dû être "ignorées" par les gardien(ne)s de prison eux/elles-mêmes : chaque tentative d'imposer une norme, quelle qu'elle soit, rencontrait la ferme Résistance des Camarades. Et cette Résistance se maintenait face aux châtiments consécutifs à l'inaccomplissement de la norme : ni l'augmentation de l'isolement, ni les coups, ni l'incommunication (2) n'ont pu atteindre la ferme volonté des prisonnier(ère)s politiques. Même dans les pires moments, aussi bien dans à la prison d'Herrera comme dans le reste des autres prisons, nous avions l'habitude de répéter une phrase : «Les gardien(ne)s se fatigueront de nous frapper avant que nous soyons fatigué(e)s de Résister.»" (...)

NOTES.

(1) Direction Générale de la Sécurité : Centre de tortures en plein coeur de Madrid.

(2) Incommunication : privation de tout contact avec l'extérieur (visite au parloir, téléphone, courrier)

 

 

(3. Prison de Puerto de Santa Maria)

«Ces murs avaient été témoins de centaines de scènes de Terreur.

Ces murs parlaient et je peux assurer que

ce n'est pas une image littéraire,

c'est quelque chose de très exact»

 

" Chapitre 17.Dans le Centre Pénitencier de Puerto de Santa Maria. (...).

Un musée des horreurs.

18 juillet 1977. Prison de Puerto II.

Mutineries des prisoniers sociaux de la COPEL

(Coordination des Prisonnier(ère)s En Lutte)

et des prisonnier(ères) politiques.

prison de Puerto 2 (cadiz)J'ai été un peu plus de 2 mois dans la prison de Carabanchel, jusqu'à ce qu'un jour, on me dise de prendre mes affaires (ce qui fut évidemment très rapide) et qu'on me mette dans un fourgon pour la prison de Puerto de Santa Maria. J'avais toujours des séquelles des tortures reçues à la DGS, aussi le très long voyage, menotté, sans à peine pouvoir bouger dans le fourgon étroit, affamé et endolori, m'a paru une éternité. Je n'avais pas non plus beaucoup d'espérances de me reposer à mon arrivée au vieux Centre Pénitencier de Puerto car dans la prison de Carabanchel, on m'avait parlé des conditions dans lesquelles les Camarades étaient là-bas : j'y allais bien informé de ce que je rencontrerai, on m'en avait parlé avec tout un luxe de détails, on m'avait raconté une montagne "d'exploits" de sinistres personnages dont leurs uniformes passaient par cette prison mais, à mon arrivée, j'ai compris la difficulté de transmettre ce qui s'y passait réellement, la difficulté de raconter l'Horreur, la Brutalité, la Mesquinerie dont les gardien(ne)s de cette prison faisaient étalage contre les prisonnier(ère)s politiques (en cela ils ne faisaient pas beaucoup de différence : ils traitaient comme des animaux jusqu'à ceux/celles qui collaboraient ouvertement avec les fonctionnaires).

Macro-prison de Puerto II

nouvelle macro-prison de Puerto IICe très vieux Centre Pénitentiaire avait une longue histoire de brutalités, spécialement contre les prisonnier(ère)s politiques qui depuis le début de la Guerre Civile ont toujours remplis leurs cellules. Et bientôt, je vérifierai personnellement le fait que cette réputation non seulement était méritée, sinon qu'elle était très en deçà de ce qui se passait réellement entre ces murs. J'ai vu beaucoup de prisons scabreuses, avant et après mon arrivée a Puerto. J'ai été témoin et j'ai vécu des scènes de Terreur, des faits qui répugneraient au plus méprisable des humains, des situations d'Injustice, des volontés de Domination absolue sur les personnes, des tentatives d'Annulation complète de la personnalité mais jamais à un degré tel que je l'ai vu dans ce Centre Pénitencier. Tout ce que m'avaient raconté les compagnons était certain mais leurs paroles n'avaient pas réussi à décrire ni une petite partie de cette nauséabonde réalité.

On m'a mis dans une cellule qui aurait été spacieuse s'il n'y avait pas le "crabe", un double mur formé par une grille de fer qui occupait quasiment la moitié de la cellule. Les murs de presque un mètre d'épaisseur étaient recouverts d'une espèce de couche de saleté : sang et excréments, une croûte noire qui avait tardé des décennies d'années à se former. Ces murs avaient été témoins de centaines de scènes de Terreur. Ces murs parlaient, et je peux assurer que ce n'est pas une image littéraire, c'est quelque chose de très exact. Sur les murs, sur les couches de crasse successives, des dizaines de prisonniers avaient gravé tout au long des années des paroles qui racontaient leurs souffrances, des paroles de haine contre ceux/celles qui les leur avaient causées, des paroles d'espérance de sortie -un jour-de cet enfer, de pathétiques appels au secours vers leurs êtres chers.

Mural

Dans tout les coins, de petits groupes de quatre traits verticaux, croisés en diagonal par une cinquième rayure avaient servis à réaliser le compte des jours passés entre ces quatre murs. Il y avait des écrits ingénus, des vers pleins de douleur et de sentiment, il y avait des cris de Lutte et des appels à Résister remplis de beaucoup d'admiration; il y avait des gravures grossières, des dessins représentant les scènes de torture souffertes, des images des êtres aimés. Toute l'Histoire de cette cellule, tellement similaire à celle de toutes les autres de la galerie d'Isolement dans laquelle ils m'ont mis, était écrite sur ces murs.

Tarjeta155 (38)Et du sang, beaucoup de sang sur les murs; le sang de ceux/celles qui ne résistaient pas à plus de coups, plus de vexations et qui s'automutilaient, se coupaient un doigt, se faisaient une énorme coupure au ventre pour pouvoir sortir à l'hôpital et se reposer durant quelques jours, pour revenir occuper la même cellule avant même d'avoir récupéré; le sang des coups que donnaient les fonctionnaires à ceux/celles qui malgré cette terrible situation avaient encore des forces pour protester, pour Résister. Les toilettes, au sein de la cellule elle-même, étaient une tâche noire dans l'obscurité. Ils n'étaient pas "illustrés" comme les murs, mais ils avaient encore plus de couche de crasse qu'eux. L'une de mes premières tâches a été d'acheter une boîte de conserve et avec le couvercle de passer plusieurs jours en grattant "l'inodore" (quel mot peut approprié dans ce cas !), jusqu'à ce que j'ai pu lui rendre une couleur proche du blanc. Évidemment, demander de l'eau de javel, demander un produit pour le désinfecter était parfaitement inutile; je l'ai fait de façon répétitive avec le résultat prévu de devoir acheter la boîte de conserve pour gratter consciencieusement les toilettes.

LUTTER-RESISTER-VAINCREDans ma galerie, il y avait quatre Camarades, dans des cellules discontinues. Je n'ai pu les voir qu'au bout de quelques mois car nous sortions dans la cour de promenade durant une heure et toujours en solitaire. Et, à la différence de ce qui se passait à la prison d'Herrera, je ne pouvait pas les entendre non plus étant donnée la distance d'une cellule à l'autre et l'énorme épaisseur des murs. Durant les premiers mois, mon unique compagnon a été le silence; les uniques personnes que je voyais étaient les gardiens et, quand je descendais à la cour de promenade, le prisonnier à l'économat quand j'achetais quelques petites choses.

Je ne pouvais même pas me mettre à l'étroite meurtrière qui était près du toit, unique source de lumière naturelle de la cellule. Bien qu'elle était protégée par d'épais barreaux et par un grillage métallique serré qui empêchait pratiquement le passage de la lumière, il était catégoriquement interdit de regarder à l'extérieur : chaque fois que je mettais ma tête, le Guardia Civil que j'avais dans la guérite en face (à 10 mètres à peine de ma "fenêtre") montait le cetme (1), il me visait de son arme et il actionnait l'alarme à laquelle les gardiens se rendaient avec rapidité puis ils m'arrachaient de mon observatoire. Je n'avais pratiquement rien dans ma cellule, ni livres, ni journaux, ni revues, rien qui puisse me distraire, qui aurait pu me rendre la situation plus légère. Le reste des Camarades étaient dans les mêmes conditions.

J'ai trouve une occupation pour passer le temps dans la cellule. J'étais déjà depuis quelques semaines à la prison de Puerto quand j'ai pu acheter des carnets et un stylo et durant quelques jours je me suis consacré à déduire les formules de trigonométrie plane, à démontrer les théorèmes de géométrie dont je me souvenais pour les avoir étudié des années auparavant. J'ai rempli plusieurs carnets avec des formules et des symboles mathématiques, cela me surprenait moi-même que mes vieilles connaissances me viennent en tête d'une façon si fluide.

Dedans et dehors : Résistance !

tarjeta046Mes moments face au carnet, tout comme mes pensées sur la situation que nous traversions dans toutes les prisons, m'ont aidé à déjouer la folie dans cet Isolement, dans ce silence seulement rompu par les sinistres bruits carcéraux. Me submerger dans cette tâche, comprendre les raisons par lesquelles les autorités pénitentiaires faisaient cette exhibition de Sadisme et Cruauté envers les prisonnier(ère)s m'aidait à continuer à Résister : l'État se montrait tel qu'il était réellement, sans masque et seulement avec cela, je réussissais à me réaffirmer dans mes idées, dans la nécessité de les combattre avec toutes mes forces.

J'ai aussi utilisé mes brèves sorties dans la cour de promenade pour prendre quelque vieux journal ou revue qui aura échappé à la vue des gardiens lesquels se préoccupaient du fait qu'il n'y ait rien dans la cour de promenade qui puisse servir d'entraînement pour les prisonniers. Je recueillais ces feuilles comme un trésor, je les gardais et ensuite, seul dans ma cellule, je les lisais de bout en bout. Mais certaines fois, cela ne m'était même pas possible. Normalement, au moment où je devais descendre dans la cour, je devais me lever. Mais si je voyais qu'il pouvait pleuvoir ce jour-là, je savais déjà que mon heure de promenade serait retardée : le gardien m'ouvrait la porte de la cellule uniquement au moment où il pleuvait le plus, ce qui, dans cette cour dépourvue de tout lieu couvert, signifiait que je finirai trempé comme une soupe et que je ne pourrai utiliser aucun papier imprimé qui serait dans la cour, naturellement. Ce jour-là, il n'y aurait pas de possibilité de lecture.

Peinture du Collectif des prisonnier(ère)s politiques

du PCE(r), des GRAPO et du SRI

peinture(presx)-2Les communications orales et écrites faisaient l'objet d'interventions permanentes, ce qui fait que, du dehors, rien ne pouvait me parvenir de significatif dans l'information, un souffle d'air frais pour balayer autant de solitude. Une fois, ma famille est venue me voir et j'ai alors vérifié que malgré le fait que le gardien qui m'accompagnait depuis la cellule jusqu'aux parloirs doive être présent durant la visite familiale, dans la pratique il ne le faisait jamais : il allait parler avec l'un de ses congénères et il apparaissait seulement pour me dire que la visite était terminée. Mais il était pratiquement impossible de se faire entendre dans ces parloirs. Nous devions nous parler avec des cris et le fait que nous étions toujours seuls dans les visites (je n'ai jamais été avec aucun autre prisonnier car les gardiens étaient très attentifs au fait que je ne puisse parler ni contacter personne d'aucune manière, dans l'objectif de rendre mon Isolement encore plus dur). De même, je pouvais à peine voir mes proches. Entre eux et moi, il y avait un petit passage, de quelques 2 mètres de large, flanqué de 2 grilles métalliques avec du grillage barbelé : il était impossible de les distinguer, soumis comme ils l'étaient à la pénombre par le manque total d'illumination de ce taudis.

Tarjeta155 (35)L'intervention des communications affectait aussi les entretiens avec nos avocat(e)s, quelque chose qui ne m'était jamais arrivé dans aucune autre prison car, en théorie, cette intervention atteint directement le Droit à la Confidentialité de la Défense. Mais ces raffinements juridiques étaient complètement inconnus à la prison de Puerto de Santa Maria, au moins en ce qui concerne les prisonnier(ère)s politiques, et pour autant que les avocat(e)s aient protesté, aussi bien dans la prison qu'au Collège des Avocat(e)s et face aux Juges du Tribunal de l'Audiencia "Nazional", il n'a pas été obtenu que cesse cet acte arbitraire. Les Guardia Civil de l'entrée en sont venus à blesser l'une de mes avocates. Face à aux exigences vexatoires et au refus des gens en uniformes relatif à son entrée dans la prison pour me voir (bien qu'elle emportait tout les permis adéquats), elle a refusé de s'en aller sans me visiter. Ils lui ont renversé le contenu de son sac au milieu de la rue et au moyen d'empoignades, ils la sortirent de là jusqu'à ce que son insistance et sa menace d'interposer une dénonciation réussisse enfin à ce qu'ils la laissent passer." (...)

NOTE. (1) Cetme : fusil d'assaut officiel de l'Armée espagnole.

 

(3. Prison de Puerto de Santa Maria)

«Nous représentions deux Mondes, deux Classes,

non seulement différents mais s'affrontant»

 

"Petites améliorations.

1939. Prison de Puerto (Cadiz) ou celle d'Ocana (Valencia)

Prisonniers politiques républicains.

presos ocaña o el puertoÉvidemment, la Direction de la prison avait reçue des instructions très concrètes sur ce qu'il fallait faire avec nous, de même que l'avaient reçue toutes les autres Directions des prisons dans lesquelles nous étions. Mais certain(e)s gardien(ne)s appréciaient vraiment leur sale travail, ils débordaient d'imagination, d'initiative, de créativité pour nous appliquer les directives reçues au plus haut degré de dureté, en ajoutant leur touche personnelle laquelle dans certains cas révélaient un sadisme pur. (...) Mais la Terreur qui régnait dans cette prison ne se répandait pas seulement parmi les prisonnier(ère)s. Certain(e)s fonctionnaires agissaient aussi de façon permanente sous le dictat de la Peur (...).

Quand nous avons obtenons une cellule commune dans laquelle passer les après-midi nous l'avons vraiment célébré. Nous avions fait plusieurs Grèves de la Faim jusqu'à arriver à ce moment et nous l'avons considéré comme une grande Victoire. Nous étions seulement cinq mais, immédiatement, nous avons décidé d'un plan de travail, de discussions, d'études. Nous avions véritablement faim de conservations, d'échanger les expériences des 2 dernières années et le peu de données que nous avions sur la situation dans le reste des prisons. (...) Au début, la vigilance des gardiens était très intense tandis que nous étions dans la cellule commune.

1939. Femmes républicaines tondues par les fascistes dans la prison d'Oropesa (Toledo)

Mujeres republicanas rapadas en Oropesa Toledo

La porte était fermée mais nous notions comment, de temps en temps, le viseur de la porte s'obscurcissait : un oeil nous espionnait. Ils voulaient connaître les grands secrets, les conversations tortueuses dont ils étaient persuadés que les prisonniers isolés devaient maintenir et ils pensaient peut-être que nos conversations devaient être un choeur de lamentations et de malédictions sur ce qui se réalisait. Je suis certain que lorsqu'ils ont vu apparaître des figures géométriques sur le tableau, lorsqu'ils nous ont entendu parler du concept mathématique de tangente, ou de point à l'infini, ou de matérialisme dialectique, ou de l'un des toutes sortes de sujets qui surgissaient dans nos conversations : cela leur a procuré une énorme déception.

Prisonniers politiques républicains dans les Camps de concentration

de l'État espagnol Fasciste.

Prisioneros en el campo de concentración de SantanderIls ne pouvaient pas comprendre que toute la Terreur qu'ils avaient déployé contre nous ne paraisse pas nous avoir affecté d'aucune façon, que notre moral soit celui de gens identifiés avec leurs idées, travaillant toujours, intéressé(e)s aux sujets les plus divers et jusqu'à être de bonne humeur. De même, ils n'ont jamais pu comprendre que nous nous affrontions toujours à eux à cause d'une norme vexatoire, d'une mesure arbitraire qu'ils voulaient nous appliquer, en le faisant chargés de raisons et en même temps que nous luttions au moyen de dures Grèves de la Faim contre cette situation, sans donner aucun symptôme de défaillance. Depuis longtemps, notre comportement ne cadrait pas dans le monde qu'ils connaissaient : nous représentions deux Mondes, deux Classes, non seulement différents mais s'affrontant.

Peu à peu, ces surveillances derrière la porte se sont espacées jusqu'à disparaître, de même qu'ils ont cessé de pratiquer le «Traitement» qu'ils avaient eu avec nous avec tellement peu de succès. La situation à la prison de Puerto n'a jamais pu être décrite comme normale mais le moment est arrivé où nous avons vu que les gardien(ne)s avaient effectivement renoncé à continuer de nous harceler à chaque minute de la journée, notre séjour dans cette prison arrivait à sa fin. Ils avaient une nouvelle fois échoué dans leur plans élaborés pour nous réinsérer au moyen de la Terreur." (...)

 

(3. Prison de Puerto de Santa Maria)

Contexte politique : Coup d'État en 1981

Bunkérisation du Régime : retour aux origines en 2011

 

"L'échec d'un Coup d'État" avec beaucoup de succès.

23 F-3Le 23 février 1981, les nouvelles du nouveau "tejerazo" (1) ont commencé à arriver. A cette époque, nous sortions déjà tout les cinq ensemble à l'heure de la promenade. Malgré cette petite conquête, la situation était insoutenable c'est pourquoi à cette période-là nous étions dans une nouvelle Grève de la Faim depuis déjà presque 1 mois, pour obtenir la sortie de cette prison et pour la Réunification des prisonnier(ère)s politiques.

Ce que nous venions d'entendre à la radio (l'unique source d'informations que nous possédions à ce moment-là) était alarmant : après son précédent échec dans la dite "Opération Galaxie", TEJERO (1) avait pris d'assaut le Congrès des Députés en tête d'une troupe de Guardia Civil et il maintenait retenu le Gouvernement et tou(te)s les Parlementaires. À Valencia, MILÁNS DE BOSCH (2) avait sorti ses tanks dans la rue, en s'unissant au Coup d'État qui semblait avoir des appuis dans l'État-Major de l'Armée, en tête de laquelle était le BOURBON (3). La radio disait qu'on attendait qu'apparaisse d'un moment à l'autre au Congrès, "l'éléphant blanc", une haute personnalité ("militaire, évidemment", avait nuancé l'un des assaillants) qui prendrait la charge du Gouvernement de la nation et qui dès lors marquerait les règles. Mais ils n'étaient pas les seuls dans leur aventure. Comme cela s'est vérifié plus tard, de Hauts Responsables du PSOE (Parti "Socialiste Ouvrier" Espagnol), parmi lesquels se trouvait Enrique MÚGICA HERZOG (4), ont maintenu des conversations au cours des mois immédiatement antérieurs au 23 F avec l'un de ses artifices, le Général ARMADA, un homme de confiance du roi dont tout indique qu'il était le dit "éléphant blanc" qui attendait dans les Cortes (5).

23 f-2En réalité, le Coup d'État a été une opération de l'État; le fait qu'il ait été fait de façon grossière, sans au moins une coordination entre leurs auteurs (on parle de l'existence d'au moins 3 Coups d'État parallèles qui se sont dissimulés entre eux), dénotait l'état de nervosité qui régnait dans les Hautes sphères de l'État face à la détérioration de la situation et leur peur que surgisse une situation Révolutionnaire, au travers de la connexion des Luttes des Masses et celle que pratiquaient les Organisations révolutionnaires. Si les espoirs relatifs à ce qui avait été présenté comme étant la "Transition" avaient disparu, si les Réformistes ne pouvaient contrôler les Masses populaires, si la Répression grandissait et que les conditions de vie des travailleur(euse)s empiraient constamment, ce n'était plus qu'une question de temps que cette connexion devienne réalité et c'était quelque chose que l'État monopoliste ne pouvait pas accepter.

mani-8Par conséquent, l'objectif était évident : durcir encore plus la Répression contre le Mouvement Ouvrier et Populaire car les Masses étaient en train de passer du "désenchantement", provoqué par le fait de vérifier dans la pratique la véritable portée du "changement" produit, à une prise de position plus active contre la nouvelle situation en même temps que les Organisations armées continuaient leur activité en s'affrontant au Terrorisme d'État et en mettant en danger la Gouvernance du pays. De fait, au moment de la prise du Congrès, les député(e)s étaient en train d'élire le nouveau Président qui devait se substituer à SUÁREZ (6) totalement déchu de tout prestige. Il n'avait pas réussi à en finir avec la Résistance des Masses ni avec les actions armées révolutionnaires et c'est pourquoi, les député(e)s se trouvaient face à l'opposition des militaires.

L'un des premiers mouvements de troupes en assaut s'est dirigé précisément contre les prisonnier(ère)s politiques, quelque chose qui n'a alors pas mérité l'attention des médias de désinformation mais qui s'est su immédiatement à la prison de Carabanchel. Une colonne de Guardia Civil s'est déplacée jusqu'à cette prison avec l'objectif «de prendre en charge» les nombreux(euses) prisonnier(ère)s politiques qui y étaient, quasiment tou(te)s en attente de Procès avec des militant(e)s fondamentalement d'ETA (Euskadi eta Askatasuna : Pays Basque et Liberté), du PCE(r) (Parti Communiste d'Espagne reconstitué le 8 Juin 1975) et des GRAPO (Groupes de Résistance Antifasciste Premier Octobre 1975). Il n'est pas difficile d'imaginer ce qui attendait ces compagne(non)s s'il(elle)s étaient tombé(e)s dans les mains des assaillants mais les doutes des Guardia Civil qui surveillaient la prison de Carabanchel sur les possibilités de triomphe du "tejerazo" (1) ont fait gagner du temps, juste le nécessaire pour vérifier que cette aventure se reconduirait par les Voies Officielles.

23 février 1981. Le Lieutenant-Colonel Antonio TEJERO lors du Coup d'État au Parlement.

23 F

La situation de désordre a peu duré. L'État-Major militaire et politique de l'État partageait pleinement les inquiétudes des auteurs du Coup d'État qu'il avait lui-même encouragé, dont il connaissait en détail chacun de leurs mouvements et qu'il avait utilisé pour en arriver à cette situation. Celui-ci leur a donné suffisamment de garanties relatif au fait que leurs objectifs seraient suivis par les mécanismes Constitutionnels : l'État-Major ne voulait pas que l'État espagnol devienne, une nouvelle fois, une exception en Europe, il ne voulait pas revenir aux temps de FRANCO.

Aus portes mêmes du Congrès, avec les caméras de télévision filmant l'acte «historique», le dit "Pacte du Capo" a été signé. En vertu de ce pacte, tout les Guardia Civil et autres militaires qui avaient participé à la farce sont restés en liberté, excepté les plus significatifs qui ont passé quelque temps retenus dans des prisons de luxe ou à leurs propres domiciles. Mais, surtout, ils leur firent une autre «concession» : l'État a adopté le Programme du Coup d'État, ce qui dans la pratique s'est concrétisé par un plus important développement et financement de la Guerre Sale et le durcissement des peines et des conditions de réclusion pour les militant(e)s révolutionnaires détenu(e)s. A partir d'octobre 1982, le Gouvernement du PSOE sera celui chargé de mettre ce Programme en pratique." (...)

NOTES.

(1) "Tejerazo" : surnom du Lieutenant-Colonel Antonio TEJERO

(2) Jaime MILANS DEL BOSCH, Lieutenant-Général

(3) Le roi bourbon Juan Carlos d'Espagne.

(4) Enrique MÚGICA HERZOG, Ministre de la Justice (1988-1991)

(5) Cortes : le Parlement dans l'État espagnol.

(6) Adolfo SUÁREZ, président du Gouvernement UCD de l'État espagnol (1976-1981)

 

(3. Prison de Puerto de Santa Maria)

«La Conquête de leurs objectifs :

tenter d'éliminer toute Résistance Ouvrière et Populaire»

 

23 février 1981. Le Général ARMADA lors du Coup d'État

au Parlement de l'État espagnol Monarco-Fasciste.

"Une opinion autorisée.

general-Armada-su-llegada-Congreso

Tout ce que j'ai dit sur les objectifs du 23 F et sur le degré de son accomplissement n'a évidemment rien à voir avec ce qu'on entend habituellement dans les médias de désinformation. Sur ce sujet, l'Histoire officielle va dans une autre direction. Ils présentent le fait comme une folie de quelques nostalgiques qui se seraient opposés à la «nouvelle situation démocratique» qui était en train de se consolider dans l'État espagnol. Les «héros» de cette histoire seraient le petit roi et les politiques «démocrates» qui se seraient vaillamment affrontés au Coup d'État et qui auraient réussi à l'écraser sans écoulement de sang.

1939. Prison de Puerto (Cadiz)

Centaines de prisonniers politiques républicains.

centenares de presos politicos republicanos sanmiguel2 o elIl n'en fut pas ainsi. Dès les premiers moments de cette mascarade manipulée du début à la fin par ceux qui ont été présentés comme des sauveurs, les commentaires et données qui apparaissent plus haut ont été rendus publics par notre Parti. Le développement postérieur des faits a confirmé nos premières impressions. Mais, malgré tout ce qui s'est passé depuis lors, au moins d'après ce que je sais, pas une seule fois -excepté la nôtre- tout cela n'est sorti dans l'arène pour offrir une vision différente de la version officielle jusqu'à il y a quelques mois quand le Général ARMADA -main droite de l'idiot ("le bobon") à cette période-là et l'une des têtes visibles du Coup d'État- a fait des déclarations face aux caméras de "Television Española". Ce fut le 20 février 2001, quelques jours avant le 20° anniversaire du Coup d'État, dans un programme spécial qui remémorait (et prétendait approfondir) ces faits, les acteurs et les conséquences.

Et bien, ce militaire dont il faut supposer qu'il soit parfaitement informé des objectifs du Coup d'État comme de ce qui se tramait durant ces jours-là et postérieurement, a dit une phrase pour l'Histoire, une phrase qui évidemment a été curieusement occultée par la suite malgré son importance. Il a dit quelque chose comme «Le Coup d'État a triomphé parce qu'il a servi à endurcir la généreuse Direction du pays». Il n'est pas difficile d'interpréter ce qu'entend un requin de l'envergure d'ARMADA quand il parle «d'endurcir la généreuse Direction». Enfin, on peut conclure que si le dictateur a tout laissé «ficelé et bien ficelé», par le Coup d'État du 23 F, ils ont voulu en plus tout laisser parfaitement «endurci» jusqu'à la Conquête de leurs objectifs : tenter d'éliminer toute Résistance Ouvrière et Populaire." (...)

 

(4. Prison de Soria)

«Les Fascistes connaissaient parfaitement

notre rôle dans la diffusion des idées communistes

et le caractère d'exemple pour de nombreux jeunes

de notre Activité et Résistance dans les prisons»

comunaParis

 

"La Commune (1) dans la ligne de mire de la Réaction européenne.

2011. Prison de Soria

carcel soria110 ans avaient passé depuis ma 1ère détention, 10 ans durant lesquels nous avions tissé de nombreuses et importantes expériences. Cela avait été un temps de Lutte constante pour imposer et défendre la Commune, pour maintenir le type de vie qu'en tant que militant(e)s nous voulions mener.

10 ans de travail infatigable, durant lesquels nous avions produit un nombre énorme d'écrits et de manuels qui avaient été amplement diffusés.                                                                                     

10 ans durant lesquels nous avions impulsé le Mouvement de Solidarité avec les prisonnier(ère)s politiques, contribué à étendre et à renforcer le Mouvement de Résistance Antifasciste et durant lesquels nos relations avec un grand nombre de collectifs et de personnes qui luttaient dans la rue s'étaient multipliées.

Nous avions aussi jetés à terre les Plans du Gouvernement pour nous éliminer en silence et nous avions détruit le symbole que représentait la prison d'Herrera de la Mancha.

Nous avions obtenu de nombreux succès, en transformant chaque prison par laquelle nous passions en un Front de Lutte contre le Capitalisme et le Fascisme, ce qui ne pouvait pas rester sans contrepartie.

Contre la Guerre Révolutionnaire

tarjeta134Nous étions très conscient(e)s du fait qu'à mesure du développement de notre intense travail politique, nous courrions le risque que le Gouvernement s'alerte et qu'il mette fin à cette situation : le sujet de la possible Dispersion était toujours présent parmi nous. Nous savions cela et nous l'acceptions car nous étions conscient(e)s précisément du fait que nous avions beaucoup lutté pour atteindre cette situation; mais nous n'avions pas combattu pour la "commodité" que représentait le fait d'atteindre nos revendications, nous n'avions pas lutté seulement pour en finir avec la Torture dont nous souffrions, pour en finir avec l'Isolement, sinon, fondamentalement pour pouvoir réaliser notre travail, pour continuer à combattre depuis la prison avec toutes nos forces.

C'est pourquoi, malgré la certitude que nous avions sur le fait que les conditions dans lesquelles nous vivions ne pouvaient pas continuer longtemps, nous nous sommes impliqué(e)s dans notre travail, nous avons déployé toute notre initiative, nous avons frappé l'ennemi de la m

eilleure façon dont nous le pouvions à ce moment-là : avec notre travail militant.

puno-6Au début de l'année 1987, nous avons eu un premier avertissement sur ce qui nous attendait. Comme nous l'avions imaginé, l'activité que nous mettions en oeuvre n'était pas passé inaperçue pour la Police politique espagnole ni pour le Ministère Public Allemand. Un jour, ils nous ont surpris par une déclaration de cet Organe de la Répression en Allemagne Fédérale qui disait que la Commune Karl MARX était «une organisation terroriste opérative qui agit depuis la prison de Soria». Tout comme aujourd'hui, la République Fédérale d'Allemagne s'employait alors à se constituer comme la force prédominante parmi les Puissances Impérialistes européennes et elle a fait pression sur le Gouvernement "socialiste" espagnol pour enrayer la situation et rompre notre Commune en éliminant l'exemple que nous donnions.

Dès que nous avons eu connaissance de ce fait, nous avons continué notre travail avec une attention encore plus grande mais en sachant déjà que les jours de la Commune dans la prison de Soria étaient comptés, au moins dans la forme par laquelle elle avait fonctionné jusque-là.

Beaucoup d'autres facteurs conduisaient à cette certitude. D'une part, au Gouvernement depuis 1982, le PSOE s'était lancé dans la Répression contre le Mouvement Révolutionnaire. Notre Parti était en train de se réorganiser grâce, entre autres, à la sortie de prison en 1984 du "Camarade Arenas" (Manuel Pérez Martínez) et il commençait à avoir de nouveau une forte influence dans d'amples secteurs ouvriers et populaires. Les Fascistes connaissaient parfaitement ces choses, de même que notre rôle dans la diffusion des idées communistes et le caractère d'exemple pour de nombreux jeunes de notre Activité et Résistance dans les prisons.

Dans ces conditions, penser qu'on nous permettrait de continuer le travail que nous continuions à développer dans la Commune était tout simplement une ingénuité. Le Gouvernement avait été remis au PSOE pour en finir avec toute Résistance et nous, en qualité d'otages aux mains de l'État, nous étions constamment dans leur ligne de mire, à la portée de toutes leurs vengeances." (...)

Notes. (1) Commune Karl MARX créée par le Collectif des prisonniers politiques du PCE(r) et des GRAPO.

 

 

Memoria Antifascista*(Présentation extraite du livre "Memoria Antifascista. Recuerdos en medio del camino", Mémoire Antifasciste. Souvenirs au milieu du chemin).

"Francisco BROTÓNS BENEYTO "Miguel" a abandonné le Centre Pénitentiaire de Sevilla II, le 26 août 2002, après 25 ans d'enfermement dans les prisons espagnoles. Sa 1ère déclaration publique face à la presse rassemblée à sa sortie a été celle-ci : «Je ne fais pas de déclarations aux médias fascistes». "Miguel" savait parfaitement de quoi il parlait car il est -parmi de nombreuses choses- le prisonnier politique antifasciste qui a souffert le plus longtemps des geôles de la Répression pénitentiaire (de même que Jaime SIMON QUINTELA "Moreno" des GRAPO détenu à ce jour depuis 25 ans). Il s'agit de 25 ans de Résistance intramuros qu'aucun livre ne peut contenir, c'est évident. Durant des années, on a parlé et publié de façon permanente sur les GRAPO et le PCE(r). Sur eux et surtout, contre eux. Mais peu de fois -pour ne pas dire jamais- nous avons eu la possibilité d'entendre de leurs propre voix, leurs propres opinions et expériences, leurs trajectoires militantes. Dans MÉMOIRE ANTIFASCISTE, de sa propre main, BROTÓNS parcourt sa militance dans l'autre Histoire : celle qui surgit d'en bas et qui ne compte pas avec l'Histoire Officielle écrite par les Vainqueur(e)s mais qui est remplie de Dignité et de Solidarité. Dignité et Solidarité que les Technocrates ne peuvent pas déchiffrer, que les Marchés ne peuvent pas acheter et les Casernes ne peuvent pas contrôler."


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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 08:35

CAMPAGNE POUR LA LIBÉRATION

DES PRISONNIER(ÈRE)S POLITIQUES MALADES

folletosri

La négligence médicale met toujours en péril

la santé des prisonnier(ère)s politiques

(Extrait de la brochure publiée par le Secours Rouge International : "La négligence médicale c'est la Mort lente des prisonnier(ère)s politiques")


Voir la version originale du Comité de Solidariedade (SRI de Galice)


presos-politicos"Durant plus de 30 ans, l'État Fasciste espagnol a utilisé la prison, la répression aveugle, la torture à mort pour obtenir le repentir des militant(e)s du Mouvement de Résistance organisé et leur faire abandonner leurs justes objectifs Révolutionnaires.


30 ans de coups, d'humiliations, de mitard, tout cela en Isolement total. Tandis que pour le Collectif des prisonnier(ère)s politiques du PCE(r) et des GRAPO ce sont 30 ans de Résistance tenace, de revendications, de désobéissance aux normes, de grèves des visites au parloir, de Grèves de la Faim dans laquelle Kepa et Sevillano ont du donner leur vie et où beaucoup d'autres compagne(on)s sont resté(e)s dans des chaises roulantes à vie ou avec des maladies incurables, tout cela pour rompre, d'abord, le Régime d'Extermination de la prison d'Herrera de la Mancha et ensuite, la criminelle politique de Dispersion.


SRI-presos15Ce sont aussi 30 ans de Solidarité dans la rue, de soutiens et d'initiatives, de mobilisations, de piquets... 30 années qui montrent qu'avec la Lutte dans les prisons et le soutien des Solidaires au dehors, malgré les pires conditions imaginables, il est possible de Résister, on peut Lutter, on peut Avancer, on peut Vaincre.

Ils savent qu'il est impossible de nous tromper, qu'ils n'arriveront jamais à obtenir leur repentir, que jamais il(elle)s ne consentiront à renoncer à leurs idées et principes. Et comme ils le savent, ils veulent les annihiler.

 

SRI-presos18De plus, ils veulent le faire en cachette et en silence, sans scandale mais inexorablement et lentement, en exerçant un répugnant chantage à l'assistance médico-sanitaire : «Où tu te repends ou bien tu vas mourir de n'importe quelle maladie». Tels des vautours, ils veulent frapper sur leurs flancs, sur la santé très atteinte et détériorée des prisonnier(ère)s politiques après d'innombrables Grèves de la Faim, coups et mauvaise alimentation. Ces vautours sont là pour corroborer : les retards injustifiés tout comme les refus manifestes de les emmener à l'hôpital pour aussi évidente et visible que soit leur besoin de soins, les fouilles dégradantes allant jusqu'à la nudité qu'ils veulent imposer au prisonnier(ère) pour que ce soit lui/elle qui refuse d'aller à la consultation de spécialistes médicaux, les omissions volontaires de mise en œuvre du traitement médical prescrit par les médecins et hôpitaux, ainsi qu'un très long etcetera...

 

La négligence médicale est un Plan macabre, spécialement destiné à exterminer lentement les prisonnier(ère)s politiques, de façon "démocratique", en les laissant mourir du fait de ne pas renoncer à leurs idéaux. Nous devons faire cesser cette Mort lente à laquelle ils veulent les conduire. Embrassons la Solidarité, la Lutte, la Mobilisation et avec elles : bloquons la centrale téléphonique par des avalanches de soutien, envoyons des montagnes de télégrammes et de cartes postales de dénonciation aux responsables des prisons, réalisons des rassemblements devant leurs murs avec une foule d'autres initiatives qui nous passent par la tête et faisons savoir et sentir aux détenu(e)s qu'il(elle)s ne sont pas seul(e)s et qu'il(elle)s peuvent compter sur notre Solidarité.

Finissons-en avec la Criminelle négligence médicale !

Liberté immédiate pour les prisonnier(ère)s politiques enfermé(e)s !

Amnistie maintenant !

 

PRESXS MALADES

 

ÉDITION D'UNE BROCHURE SRI

 

Voir la version originale du Comité de Solidariedade (SRI de Galice)


Le Secours rouge International vient d'éditer le travail : "La négligence médicale c'est la mort lente des prisonnier(ère)s politiques", une brochure avec des articles d'opinion, de dénonciation et des biographies qui servira de base à la Campagne pour la Libération des prisonnier(ère)s politiques malades qui aura lieu dans les prochaines semaines. Il s'agit d'une Campagne à laquelle adhère évidemment notre Comité de Solidarité. Nous publions à la suite, l'Introduction de ce magnifique travail édité par les compagne(on)s du SRI.


En forme d'Introduction.


1936"L'objet de ce travail est de donner à connaître la situation du Collectif des prisonnier(ère)s politiques du PCE(r) et des GRAPO et avant tout de dénoncer la dramatique situation dont souffrent ceux/celles qui sont gravement malades.

Les décennies de condamnation que la majorité d'entre eux/elles portent sur le dos, en plus des conditions extrêmes auxquel(le)s ils/elles sont soumis(es) placent ces Révolutionnaires au bord de la Mort.

 1936. Militant du Font populaire durant la Guerre Révolutionnaire en Espagne.


La liste des prisonnier(ère)s politiques qui contractent des maladies en prison ou qui en sont mort est très longue et elle ne date pas d'aujourd'hui. Des milliers de prisonnier(ère)s politiques, comme le leader ouvrier José DÍAZ (1) ont contracté des maladies en prison qui les ont ensuite conduit à la mort : d'autres comme Joan COMORERA (2) ou le prolifique poète et écrivain communiste Miguel HERNÁNDEZ (3) sont morts victimes de maladies comme la tuberculose ou la pneumonie dans les cachots froids et insalubres de la dictature franquiste du fait de Lutter pour la Liberté.


(2066) A l'ouvrier(ère) soudeur inconnu(e).

Dessin d'Arenas à la prison de Bapaume dans l'Etat français.

SRI-presos10Il arrive aujourd'hui quelque chose de semblable. A cause de la torture soufferte durant leur détention, de la négligence sanitaire, des conditions précaires en prison, d'une alimentation déficiente et de longues Grèves de la Faim menées : les prisonnier(ère)s politiques sont plus propices à contracter de graves maladies. Sous l'excuse de la "sécurité", il(elle)s doivent attendre durant des mois pour sortir des hôpitaux et être reconnu(e)s comme malades et soigné(e)s par des spécialistes. Une fois que leur transfert à l'hôpital est obtenu, la Guardia Civil veut être présente au moment des examens médicaux ce qui dans de nombreuses occasions rend impossible leur réalisation, spécialement quand il s'agit de femmes. D'autre part, tout professionnel(le) peut refuser de réaliser ces examens du fait de se sentir contraint(e) et intimidé(e) par la présence d'agents les visant de leurs armes.


mujerCe fut précisément au mois de décembre 2010 quand le Collectif des Prisonnier(ère)s Politiques du PCE(r), des GRAPO et du SRI a réalisé une protestation pour, entre autres revendications, exiger la mise en liberté des prisonnier(ère)s malades. Cette protestation a consisté en 2 jours de jeûne par semaine pour dénoncer les traitements vexatoires et humiliants, comme les fouilles avec violence réalisé par l'État Fasciste espagnol par les mains de son Corps spécialisé des Institutions Pénitentiaires appartenant au Ministère de l'Intérieur sur les prisonnier(ère)s quand ceux/celles-ci voulaient avoir une visite avec leurs familles et leurs proches; pour dénoncer aussi le dur Régime d'Isolement et la Dispersion auquel il(elle)s sont soumis(es) (dans de nombreux cas à des milliers de kilomètres de leur entourage familial) et le fait qu'on leur retient la presse, les livres ou les lettres de proches et solidaires avec l'unique objectif de leur empêcher toute communication avec l'extérieur ou au moins de la leur rendre plus difficile.


Le cycle de la vie s'est rompu comme une pierre lancée dans le lac

SRI-presos5Mais surtout, il(elle)s ont réalisé cette protestation pour dénoncer le fait que cet État criminel, sans scrupules, néglige les prisonnier(ère)s politiques malades et qu'il laisse faire que les maladies provoquées par les conditions décrites ci-dessus finissent par miner la Résistance des prisonnier(ère)s politiques, en les laissant mourir.

Il est indispensable de le souligner pour empêcher, par tout les moyens, qu'arrive de nouveau le fait qu'en Juillet 2010 sont morts les ex-prisonniers politiques : Enrique ÁLVAREZ ABALDE et Iñaki KUADRA ERXEANDIA, respectivement militants du PCE(r) et des GRAPO, après être sortis de l'incarcération parce qu'ils souffraient de maladies graves et incurables contractées en prison. Des années auparavant, en 2001, José Maria SÁNCHEZ CASAS est mort peu de temps après avoir été libéré alors qu'il attendait une transplantation de cœur. Nous ne pouvons pas oublier non plus la mort, en 2009, de José ORTÍN MARTÍNEZ qui souffrait d'une maladie cardiaque qui n'a évidemment pas pu être détectée, malgré les symptômes évidents qu'il présentait. Nous ne pouvons permettre qu'ils continuent à les assassiner lentement, d'une façon masquée et qu'ils présentent ensuite comme une mort "naturelle".

Nous n'allons pas accepter une seule mort de plus en prison !

Liberté immédiate pour les prisonnier(ère)s politiques malades !

NOTES. (1) José DÍAZ RAMOS (1896-1942) : ouvrier-boulanger andalou, secrétaire général du Parti Communiste d'Espagne (PCE) de 1932 à 1942.

(2) Joan COMORERA SOLER (1894-1958) : écrivain catalan, il fut 1er secrétaire général du PSUC (Parti Socialiste Unifié de Catalogne)

(3) Miguel HERNÁNDEZ (1910-1942) : berger et poète communiste (PCE) andalou qui s'est servi des mots comme des armes au travers de ses poèmes.

 

5-José Manuel SEVILLANO MARTIN-2

José Manuel SEVILLANO MARTIN, ouvrier antifasciste andalou

prisonnier politique des GRAPO exterminé le 25 Mai 1990

177ème jour d'une Grève de la Faim collective (Prison de Soria).

 

COMPAGNONS ANTIFASCISTES ET COMMUNISTES

DES GRAPO ET DU PCE(r)

ASSASSINÉS PAR LE PROGRAMME

D'EXTERMINATION LENTE EN PRISON

APPLIQUÉ SANS INTERRUPTION

PAR L'ÉTAT ESPAGNOL FASCISTE DEPUIS 1936

 

NI OUBLI, NI PARDON !


- (26 Juillet 2010) IÑAKI KUADRA ETXEANDIA, GRAPO

Ouvrier antifasciste basque exterminé à l'âge de 49 ans

durant sa "liberté" conditionnelle à cause d'une maladie incurable.

1-(26.07.2010)-INAKI ETXEANDIA-GRAPO

- (16 Juillet 2010) ENRIQUE ALVAREZ ABALDE, PCE(r)

Ouvrier communiste galicien exterminé à l'âge de 50 ans

durant sa "liberté" conditionnelle à cause d'une maladie incurable.

2-(16.07.2010)-ENRIQUE ALVAREZ-PCE(r)

- (21 Mars 2009) José ORTÍN MARTÍNEZ "Rafa", PCE(r)

Ouvrier communiste madrilène exterminé à l'âge de 64 ans

dans la Prison de Foncalent

d'une crise cardiaque durant une visite au parloir de sa famille.

3-José ORTIN MARTINEZ-PCE(r)

- (27 janvier 2001) Jose María SANCHEZ CASAS, Cádiz, PCE(r)

Ouvrier andalou exterminé à 55 ans.

Durant sa "liberté" conditionnelle, à l'hôpital de Cordoba

dans l'attente d'une transplantation du coeur.

4-José Maria SANCHEZ CASAS-PCE(r)

- (25 Mai 1990) José Manuel SEVILLANO MARTIN "Sevi", GRAPO

Ouvrier antifasciste andalou exterminé à l'âge de 31 ans

dans la Prison de Soria

le 177ème jour d'une Grève de la Faim collective

contre le Régime d'Extermination Fasciste

5(25.05.11)-JOSE MANUEL SEVILLANO-GRAPO

- (19 Juin 1981) Juan José Crespo Galende "Kepa", PCE(r)

Ouvrier communiste basque exterminé à l'âge de 28 ans

dans la prison d'Herrera de la Mancha

le 90ème jour d'une Grève de la Faim collective

contre le Régime d'Extermination Fasciste

6-(19.06.1981)-JOSE CRESPO GALENDE-PCE(r)

- (3 janvier 1986) Txomin MUIÑOS FORMOSO, PCE(r)

Ouvrier communiste basque exterminé à l'âge de 32 ans.

Quelques mois après sa sortie de prison.

7-Txomin MUIÑOS FORMOSO-PCE(r)

 

(Note de la dynamique SRI de Baiona)

Nous n'oublions pas

tou(te)s les autres compagne(on)s antifascistes et communistes

prisonnier(ère)s politiques sorti(e)s des «tombeaux de béton»

(miroir de l'Etat espagnol Monarco-Fasciste qui s'en vante)

et actuellement en "liberté" conditionnelle :

harcelé(e)s, surveillé(e)s, menacé(e)s, illégalisé(e)s,

en attente d'autres procès

aujourd'hui en chaise roulante, avec des maladies incurables

et portant toutes les conséquences physiques et psychologiques

des tortures subies avant et durant la prison...

vécue dans l'État français puis l'État espagnol

Maîtres depuis plusieurs siècles

dans la Répression et l'Impérialisme.

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 06:00

ÉCRIRE POUR ROMPRE LE SILENCE !

Actualisé le 04.07.2013

CAMPAGNE DE SOLIDARITÉ

(Plus d'infos)

 

(cliquer pour agrandir les images)

P1-ADRESSES PRESXS(04.07.2013)azkRÉSISTANCE ET SOLIDARITÉ DEHORS ET DEDANS !

 

P2-ADRESSES PRESXS(04.07.2013)ÉCRIRE POUR ROMPRE L'ISOLEMENT !

P3-ADRESSES PRESXS(04.07.2013)LA SOLIDARITÉ DE CLASSE EST NOTRE ARME !

P4-ADRESSES PRESXS(04.07.2013)PRES.O.S : INFOS ACTUALISÉES

SUR LE COLLECTIF

DES PRISONNIER(ÈRE)S POLITIQUES

DU PCE(r) DES GRAPO ET DU SRI

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DYNAMIQUE DE BAIONA

jpg-SR BAIONA-okPLUS D'INFOS (cliquer)

SOLIDARITÉ PCE(r), GRAPO ET SRI!

 AMNISTIE TOTALE !!!

SANS CONDITIONS !

AMNISTIA TOTALE

2013 : ADRESSES

COLLECTIF DES PRESXS DU PCE(r), GRAPO ET SRI

(2013) PRESXS-adresses

ENCORE 1 PROCÈS-FARCE !!!

PROCES FARCE 13.09.2012 (arenas)-azkPROCES FARCE 13.09.2012 (victoria)-azkMADRID, LE 13 SEPT 2012 :

PITOYABLE TRAGI-COMÉDIE !!!

Audios du dernier Procès-Farce contre "Arenas" et Victoria Gómez. Il n'y a rien de mieux pour rompre la Guerre Sale déployée contre le PCE(r) qui tente de le relier au faux amalgame criminalisateur : PCE(r)-GRAPO... que d'écouter leurs propre paroles. Quand "Arenas" parle sur la politique la Juge l'interrompt et l'expulse. L'avocat de la Défense rompt avec des données tranchantes et sans appel les inventions mises dans les Dossiers judiciaires pour impliquer "Arenas" dans les GRAPO.

  NI OUBLI, NI PARDON !

ABELARDOLIBERTÉ POUR LE COLLECTIF

DES PRESXS POLITIQUES

DU PCE(r), DES GRAPO ET DU SRI

DONT LE CAMARADE ARENAS!

camarade ARENAS

République Populaire

CAMPAGNE DE SOLIDARITÉ AVEC LES PRESXS MALADES

PRESXS MALADESPLUS D'INFOS (cliquer)

7 PRES@S DU COLLECTIF DES COMMUNISTES, ANTIFASCISTES ET SOLIDAIRES DU PCE(R), DES GRAPO ET DU SRI ONT DE GRAVES MALADIES INCURABLES ET ILS/ELLES SONT SÉQUESTRÉ/ES DE FACTO. NOUS EXIGEONS LEUR MISE EN LIBERTÉ IMMÉDIATE!

1-CARTE DIRECTEUR INSTITUTIONS PENITENTIAIRE-azk

MONTRE  TA SOLIDARITÉ !

IMPRIME LA CARTE ET ENVOIE-LA !

COPIE-LA ET FAIS-LA CIRCULER !

1bis-CARTE DIRECTEUR INSTITUTIONS PENITENTIAIRE

12-Enrike KUADRA ETXEANDIA-GRAPO

Enrique KUADRA ETXEANDIA, prisonnier politique des GRAPO. Né à Barakaldo (Bizkaia, Pays Basque) le 9 juin 1950. Militant des GRAPO et Historique militant du PCE(r), âgé de 62 ans. En prison 2 fois (22 ans au total). Sauvagement torturé. Mis une nouvelle fois en prison en 1995 : il est devenu gravement malade. Il se trouve actuellement dans la Prison de Daroca (Zaragoza). Opéré d'un cancer à la prostate. Prisión de Daroca Ctra. Nombrevilla 50360 Daroca (Zaragoza)

1-Manuel PEREZ MARTINEZ-PCE(r)-fr

Manuel PÉREZ MARTÍNEZ, prisonnier politique du PCE(r). Né à Melilla le 1er novembre 1944. Secrétaire Général du PCE(r), âgé de 68 ans. En prison 3 fois (19 ans au total). Toujours en situation d'Isolement extrême. Mis une nouvelle fois en prison 2000 : il est devenu un malade chronique. Actuellement, il se trouve dans la Prison de Castellón II. Il souffre de graves problèmes occulaires, de cataractes, migraine chronique, de rhumes continuels qui le maintiennent prostré, d'une hernie du hiatus et de plusieurs maux associés. Prisión de C.P. Castellón II 12140 Albocasser 

11-MARIA JOSE BAÑOS-GRAPO-fr

María José BAÑOS ANDUJAR, prisonnière politique des GRAPO. Née dans le Sud-Est de l'État français le 11 novembre 1964. Militante des GRAPO âgée de 48 ans. 18 ans en prison. Mise en prison en 2002 : elle est devenue encore plus gravement malade. Elle se trouve actuellement dans la Prison de Valencia II. Foie dans un très mauvais état. VIH. Elle a besoin d'une déviation coronaire. Fortement médicalisée. Prisión de Picassent-Valencia II - a.c. 1002, 46225 PICASSENT (Valencia).

28-Manuel R. ARANGO-PCE(r)

Manuel ARANGO RIEGO, prisonnier politique du PCE(r). Né à Villaseca de Laciana (León) le 12 décembre 1948. Historique militant du PCE(r), âgé de 64 ans. Il a été plus de 20 ans en clandestinité après avoir été détenu et incarcéré à de nombreuses occasions et blessé par les tirs de la Police lors de l'une d'entre elles. Mis en prison une nouvelle fois en 2007 : il est devenu gravement malade. Il est actuellement dans la Prison de Zuera (Zagazoza). Dans cette prison, il manque de physiothérapeute et de plusieurs médicaments dont il a besoin. Il a une sciatique chronique qui l'oblige à marcher en étant aidé; arthrose générale; hépatite chronique avec perte de masse hépatique. Ulcère duodénal chronique car il a été emputé de l'intestin grêle. Hypermédicalisé. Prisión de Zuera-Zaragoza - CN 338, km . 539, 50800 ZUERA (Zaragoza).

2-ISABEL APARICIO-PCE(r)-fr

Isabel APARICIO SÁNCHEZ, prisonnière politique du PCE(r). Née à Madrid le 2 février 1954. Militante du PCE(r), âgée de 58 ans. En prison 2 fois (9 ans au total). Incarcérée en 2007 : elle est devenue gravement malade. Elle se trouve actuellement dans la Prison de Zuera (Zaragoza). Arthrose générale, ostéoporose, hernies lombaires et discales, sinusite chronique, elle a besoin de plusieurs opérations. Récemment opérée de cataractes aux 2 yeux. Prisión de Zuera-Zaragoza - CN 338, km . 539, 50800 ZUERA (Zaragoza). 

21-Paco CELA SOANE-PCE(r)Paco CELA SEOANE, prisonnier politique du PCE(r). Né à Verin (Ourense) le 29 octobre 1958. Militant du PCE(r), âgée de 56 ans. En prison depuis 26 ans, en 3 fois. Incarcéré en 2007: il est gravement malade. Il se trouve actuellement dans la Prison de Picassent (Valencia). Diabète très problématique. Jusqu'en novembre 2010, il a eu besoin de 5 injections d'insuline par jour. Prisión de Picassent -Valencia II. ac 1002. 46225 PICASSENT (Valencia).

4-Résister c'est vaincre-fr3-adosB

HOMMAGES DÉC 2014

NI OUBLI,NI PARDON! 

xc-29 AOUT 2013 VIGO

BIOGRAPHIE (Lire) 

au-(05.12.1982)-JUAN MARTIN LUNA-PCE(r)NI OUBLI,NI PARDON!

ACTE DE SOLIDARITÉ

ÉLECTIONS BOURGEOISES :

BOYCOTT !!!

LA LUTTE EST DANS LA RUE PAS AU PARLEMENT-2

Lutte et organise-toi avec le SRI ! A l'école, université, usine, entreprise, quartier : partout tu peux Lutter pour abolir le Capitalisme et l'Exploitation de Classe en oeuvrant pour  LA RÉVOLUTION SOCIALISTE afin d'abolir définitivement toute Classe et Exploitation par LE COMMUNISME ! ET N'OUBLIE PAS LA SOLIDARITÉ AVEC LES ANTIFASCISTES ET COMMUNISTES EN PRISON : DEDANS ET DEHORS FACE A LA RÉPRESSION   !

  

  PREKARIOEN GAUA

CONTRE L'EXPLOITATION

Pour l'Unité des prolétaires

jpeg-xuria-KARTELA 08.12.2012-azk

  SAMEDI 8 DÉCEMBRE 2012

(à partir de 18h.  23bis Rue des Tonneliers. BAYONNE)

(plus d'infos) et Gadafiste Brothers

PHOTOS DE LA SOIRÉE

jpeg-IMP+WEB-rouge-AFFICHE NUIT DES PRECAIRES-BAIPRESOAK KALERA !

PRESOAK ETXERAT !

PRESOAK KALERA

SAMEDI 10 NOVEMBRE 2012 (BAIONA)

(15h30. Place des Basques)

Manifestation pour la liberté

des prisonnier-ère-s politiques basques

  Aux personnes qui ont Lutté

et qui Luttent contre le Fascisme...

LUCHA ANTIFA

VENDREDI 9 NOVEMBRE 2012

(18h30. Place Louis XIV. ST-JEAN-DE-LUZ)

JOURNÉE INTERNATIONALE : NUIT DE CRISTAL

Rassemblement contre le Fascisme : sexisme,

discriminations et racisme... (plus d'infos)

(9 NOV) KRISTALL NACHT 1938-2012-azk

  ZYED ET BOUNA

NI OUBLI, NI PARDON !

Zyed et BounaLUTTE CONTRE LE NON-LIEU ! (plus d'infos)

 

 

presosenferGrève de la Faim de Solidarité avec Iosu 

Dans les États français et espagnol : plus de 250 prisonnier(ère)s politiques sont en Lutte ouverte avec des Grèves de la Faim, refus des conditions de détention, protestations...

Le prisonnier politique des GRAPO : Enrike Kuadra Etxeandia s’est mis en Grève de la Faim illimitée en Solidarité avec la Grève de la Faim de Iosu Uribetxeberria Bolinaga, un prisonnier politique basque gravement malade en phase terminale dans la prison de Daroca à Zaragoza. Une Grève de la Faim de Solidarité a aussi été commencée par les militants des GRAPO : Nacho Varela Gómez (prison de Puerto I) et Marcos Martín Ponce (prison de Morón de la Frontera, Sevilla). Les autres prisonnier(êre)s du Collectif des prisonnier(ère)s poltiques du PCE(r), GRAPO et SRI informé(e)s rejoignent aussi cette Grève...

LIBERTÉ POUR LES PRISONNIER(ERE)S POLITIQUES !!!

Si l'Etat espagnol a concédé la "Liberté" conditionnelle à Iosu : celle-ci n'est toujours pas effective. En Italie et depuis le Secours Rouge International : des messages et des cartes de dénonciation de cette situation sont envoyées au Ministre de l'Intérieur  de l'État espagnol à Madrid.

Appel du Comité pour un SRI (Italie) : L'Etat espagnol laisse mourir en prison un prisonnier politique malade en phase terminale. Iosu Uribetxeberria Bolinaga est atteint d'un cancer maintenant en phase terminale. Selon les médecins de la prison elle-même, il ne dispose que d'une chance de 10% de vivre encore une autre année. Néanmoins, les "Autorités" refusent de lui concéder la Liberté et désormais 7 autres personnes de plus sont en prison car elles ont participé à une Marche de Solidarité pour Iosu lequel est incarcéré suite à l'accusation d'avoir tué un employé de la prison... Dans les Etats espagnols, français et turc : plus de 500 personnes sont en Grève de la Faim pour réclamer la liberté de ce prisonnier politique gravement malade. Le Collectif des prisonnier(ère)s politiques Antifascistes espagnol(e)s (1) souscrit à cette grève illimitée. Quiconque veut se solidariser avec Iosu peut envoyer une carte ou un télégramme au Ministre de l'Intérieur de l'État espagnol. Pour le texte il suffit de mettre : «NOUS EXIGEONS LA LIBERTÉ IMMÉDIATE DE Iosu Uribetxeberria Bolinaga» (N'oubliez de mettre la signature et le nom de l'expéditeur/trice !)" (1) PCE(r), GRAPO et SRI

IOSU ASKATULeçon de dessin. (Nizar Qabbani, poète syrien) Mon enfant pose en face de moi sa boîte de peintures et il me demande de lui dessiner un oiseau. Je trempe le pinceau dans la couleur grise et je dessine un carré avec des fermetures et des barreaux. Ses yeux se remplissent d’obscurité : “Mais... c’est une prison, papa ! Tu ne sais pas dessiner un oiseau ? Et je lui dis : “Mon enfant, pardonne-moi... J’ai oublié la forme des oiseaux.” Mon enfant pose alors en face de moi son carnet de dessin et il me demande de lui dessiner un épis de blé. Je prend la plume et je dessine une arme à feu. Mon enfant se moque de mon ignorance et il s’exclame : “Papa ! Tu ne connais pas la différence entre un épis de blé et une arme à feu ?“. Je lui dis : “Mon enfant, oui j’ai connu les formes des épis de blé, celle de la miche de pain, celle de la rose mais dans cette époque très dure que nous vivons actuellement les arbres de la forêt se sont unis à la Résistance pour Lutter.(…)”

Dessin d'AURORA(Juin 2012)(Juin 2012) Dessin d'Aurora Cayetano 

prisonnière politique du PCE(r) en Prison

  

  

(gorria)Résistance-1

(TOULOUSE) : PROCES-FARCE ! Face à la Répression de l'Etat français Solidarité avec le CREA (OKUPA) RÉSISTER C'EST VAINCRE ! (plus d'infos) SOLIDARITÉ !

21 JUIN 2012

JEUDI 21 JUIN 2012 (PARIS) (19H) RASSEMBLEMENT DEVANT LA PRISON DE LA SANTÉ Concert de dénonciation contre la Terreur d'État Plus d'infos (cliquer)

 

lamine-diengmanifestation-lamine-dieng-2011-avenue-gambettaNI OUBLI ! NI PARDON ! lamIne dieng, Un ouvrier assassinÉ par la Police de l'État français MARCHE COMMÉMORATIVE À PARIS (14h) Samedi 16 Juin 2012 (Plus d'infos)

vérité et justice pour ali ziri-2NI OUBLI ! NI PARDON ! ALI ZIRI, Un ouvrier assassinÉ le 9 Juin 2009 par la Police de l'État français Rassemblement À Argenteuil (14h30) Samedi 9 Juin 2012 (Plus d'infos)

LIBERTÉ POUR DENIZ

VENDREDI 25 MAI 2012 (NUREMBERG, ALLEMAGNE)15H RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ CONTRE LE PROCES-FARCE DE DENIZ : UN ANTIFASCISTE (plus d'infos)

 

jpeg-A3 AFFICHE 19-20 MAI 2012-azk

OU SONT-ILS ? OU SONT-ELLES ? CONTRE LA TERREUR D'ETAT SEMAINE CONTRE LES DISPARITIONS POLITIQUES (17-31 MAI 2012)  

Organisée par l'ICAD-Section française PLUS D'INFOS (cliquer)

euskal presoak euskal herriraJEUDI 31 MAI 2012 (devant la mairie de BAIONA) Jour du Procès en appel à Paris (19 H) RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ AVEC JON KEPA PAROT prisonnier politique basque d'ETA PRIS EN OTAGE PAR L'ÉTAT FRANCAIS DEPUIS 23 ANS

jpeg-(09.05.1976) ULRIKE MEINHOFazkPlus d'infos (en cours rédaction)

IBAI ASKTATU-1

IBAI ASKTATU-2 IBAI ASKATU ! GUK ZUREKIN ! LIBERTÉ POUR IBAI PEÑA BALANZATEGUI ! ON EST AVEC TOI ! EUROAGINDUEI EZ !  Plus d'infos  et Lutte Antifasciste  (Originaire de Gasteiz et réfugié politique à Baiona.Transféré en Juin 2012 de la prison de Seysses dans l'État français à celle de Soto del Real dans l'État espagnol) Pour lui écrire : IBAI PEÑA BALANZATEGUI - MADRID-V SOTO DEL REAL CENTRO PENITENCIARIO - CARRETERA COMARCAL 611 - 28.791 SOTO DEL REAL (MADRID) ESPAÑA.

 

 

 

HOMMAGE A LA CAMARADE YASEMIN DU MLKP

Yasemin Yoldas-3

La "Camarade Yasemin" du MLKP est morte le 9 février 2012

en luttant contre l'Etat turc fasciste

pour la révolution socialiste et le Communisme

en Turquie et au Kurdistan

PLUS D'INFOS (cliquer)

HOMMAGE, GRÈVE DE LA FAIM ET DÉTENTION

SOLIDARITÉ AVEC MANUEL ARANGO RIEGO

PRISONNIER POLITIQUE DU PCE(r)

LE 19 OCTOBRE 2011

FIN DE LA PROTESTATION AVEC

GRÈVE DE LA FAIM

DEPUIS LE 16 SEPTEMBRE 2011

CONTRE LE DÉNI DE LA CONDITION DE PRISONNIER/ÈRE POLITIQUE ET DE MILITANCE

MIS EN OEUVRE PAR L'ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE ET L'ÉTAT ESPAGNOL

28-Manuel R. ARANGO-PCE(r)-castLA SOLIDARITÉ DE CLASSE EST NOTRE ARME ! ÉCRIS-LUI !

Prision de C.P. Madrid VI - Aranjuez

C.P. Madrid VI 28300 Aranjuez (Madrid)

02.10.11-im1(lettre interceptée)

  11 OCTOBRE 2011 (BAIONA). DIFFUSION DE 300 TRACTS SRI* À DES PROLÉTAIRES DURANT UNE MANIFESTATION NATIONALE DANS L'ÉTAT FRANÇAIS CONTRE LA PRÉCARITÉ.

* En Solidarité avec la Grève de la Faim du Camarade Manuel Arango Riego, Prisonnier Politique du PCE(r) et pour rappeler l'existence de la Lutte dans les prisons du Collectif des presxs politiques du PCE(r), des GRAPO et du SRI.

BLOG(Manif 10oct2011)TRACT SRI-jpeg DÉTENTION ET MISE EN "LIBERTÉ" AVEC CHARGES

DE PABLO HASÉL, RAPPEUR DE 22 ANS 

LIBERTÉ POUR CE CAMARADE SOLIDAIRE ET COMBATIF!

pablo Liberté !LIBERTÉ IMMÉDIATE DE PABLO HASÉL !

Il est Communiste, les terroristes c'est vous.

SOLIDARITÉ AVEC PABLO HASÉL !

-COMMUNIQUÉ DE PABLO HASÉL

ET CAMPAGNE DE SOUTIEN

logo-radio-clash

RADIO CLASH DE LIMOGES

-Émission du 4 octobre 2011

-Émission du 11 octobre 2011

-Emission du 18 octobre 2011